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ISBN : 2226215204
Éditeur : Albin Michel (01/09/2010)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 166 notes)
Résumé :


Un jour, lors d'une exposition de masques, Beethoven revient dans la vie d'Eric-Emmanuel Schmitt. L'écrivain se rappelle l'avoir aimé passionnément autrefois, pendant son adolescence. Pourquoi Beethoven s'est-il éloigné ?

Pourquoi l'homme d'aujourd'hui n'éprouve-t-il plus ces émotions, ce romantisme, ces orages intérieurs et cette joie ? Qui a disparu ? Beethoven ou nous ? Et qui est l'assassin ?

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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
BrunoA
  13 mai 2016
Après avoir lu avec plaisir Ma vie avec Mozart, j'ai entamé ce second opus dédié cette fois à Beethoven.
Une fois de plus, les mots se mêlent tout naturellement à la musique et ils scandent le rythme des symphonies sans qu'il soit besoin de les écouter.
La nouvelle qui suit reprend la même thématique à travers l'expérience vécue par une femme et ses trois amies.
Eric-Emmanuel Schmitt emporte le lecteur dans un récit enlevé et intense, avec toujours le génie de a narration qui le caractérise.
Un moment plutôt agréable avec Beethoven.
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Kittiwake
  29 janvier 2012
Dans un deuxième ouvrage consacré à la musique, après Mozart, Eric Emanuel Schmidt aborde ici Beethoven. Ou plutôt son cheminement musical et le rôle qu'y a joué le compositeur. En effet, ne comptez pas apprendre de croustillantes anecdotes ou approfondir ce que furent la vie et l'oeuvre de Beethoven : hormis le fait que la surdité l'a enfermé dans un ghetto de silence, ce que tout le monde sait. Par contre l'auteur nous conte combien le musicien l'a accompagné tout au long de sa jeunesse à tout moment et de façon exclusive au point d'en arriver à une overdose, et de rester associé à cette période trouble qu'est l'adolescence. Il faudra des années plus tard une émotion intense ressentie au cours d'une représentation de Fidélio, à laquelle il s'était rendu à contre-coeur pour redécouvrir la beauté et la puissance d'évocation de cette musique.
Tout l'intérêt du récit réside dans le fait qu'il est accompagné d'un disque qui contient les principaux morceaux cités bien mis en exergue pour que le lecteur les écoute au bon moment, ce que je trouve très intéressant. Tant de romans font référence à des morceaux de musique que l'on aimerait partager en tant réel au cours de la lecture sans que cela soit immédiatement accessible.
Cette première partie du livre est très courte (106 pages écrites gros). Elle est suivie d'une pièce de théâtre, monologue d'une femme «sénior» qui s'inflige l'écoute de Beethoven et pousse la provocation jusqu'à l'imposer aux passants d'un parc public. Cette musique sera rédemptrice pour les amies de la narratrice, ainsi que pour sa belle fille avec qui elle est brouillée, et pour finir pour un jeune danseur de hip-hop bien loin de cette «musique d'église» comme il la désigne lors de leur première rencontre
La pièce est agréable bien que donnant l'impression d'avoir été écrite à la va-vite. Elle aurait mérité un peu plus de liant entre les scènes pour la rendre plus crédible
Cela reste un moment de lecture agréable à condition de ne pas y chercher plus que l'on ne peut y trouver

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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badpx
  17 juin 2018
Je n'y connais rien en musique. Il y a des choses qui me plaisent, d'autres non, mais je ne sais rien de ce que chacun veut raconter.
Alors j'ai ouvert ce livre, en imaginant qu'il allait me donner des clés d'écoute de la musique de Beethoven. Eh bien non ! Ce n'est pas du tout ça. C'est un essai sur la relation un peu chaotique entre EES et Beethoven ; une sorte de relation amoureuse "je t'aime moi non plus". C'est le récit de l'expérience de EES avec ce compositeur. Un peu comme je raconte mes expériences avec mes lectures, évidemment en beaucoup mieux écrit et avec de nombreuses références culturelles que je n'ai pas.... mais ça reste un récit d'expérience.... et je ne m'attendais pas du tout à ça, et pour tout dire, ça ne m'intéresse pas beaucoup.
Heureusement la toute fin du livre comporte une petite pièce de théâtre, un monologue qui reprend l'essai précédemment lu, mais de façon plus abordable, plus légère, plus sympathique et certainement beaucoup moins personnelle. Et je me suis sentie à à l'aise dans ces quelques pages.
Malheureusement, toute cette lecture ne m'a rien appris sur Beethoven, et ne m'a pas non plus donner envie d'essayer de comprendre.
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Pacomeux
  23 juin 2014
QUAND JE PENSE QUE SCHMITT ECRIT DE SUPERBES ROMANS ALORS QUE LA …
La psychanalyse par la musique ?
Un journal intime en partie articulé autour de la musique ?
Un pari fait avec ses amis ou son éditeur ?
J'avoue que j'ai du mal à comprendre…
E .E. SCHMITT écrit de superbes romans, c'est une évidence.
Son style est souple, épuré, fluide, très proche de notre réalité à nous les lecteurs.
C'est pour cela que personnellement je l'apprécie particulièrement.
Lorsque en plus vous rajoutez au roman un CD contenant des morceaux de musique classique abordés dans l'ouvrage, vous êtes à même de penser que vous allez découvrir un nouveau concept.
Vous sentez la recette qui pourrait faire bouger les lignes du roman classique.
Eh bien non !
Je dois confesser ma déception.
Je ne suis pas fan de l'introspection,
Surtout lorsque l'on possède une telle érudition.
Certes la musique est question de vibration,
Mais avec le texte point de collusion.
Du coup, je recherche l'intention
Mais n'ai toujours pas trouvé la solution.
Bon, vous l'aurez compris, à l'exemple du rap, E.E. SCHMITT s'essaie à un nouveau genre : « bavarder sur un fond rythmique », ce qui dans l'argot américain constitue l'étymologie de « rap ».
La seule différence est qu'ici le rythme est fourni par des productions musicales classiques.
A mes yeux l'essai n'est pas concluant
Par respect pour l'auteur je suis allé au bout de la première partie (110 pages).
Quelques saillies m'ont permis de constater que son style érudit demeurait intact mais sur le fond point de rythme dans la narration.
D'accord il a spontanément aimé Beethoven, puis l'a quitté, puis y est revenu avec la maturité.
D'accord, le musicien révèle en lui des étapes clefs de sa vie personnelle et intime.
Et alors ?
Par espoir, j'ai lu jusqu'au bout la seconde partie de l'oeuvre (65 pages), une comédie-monologue articulée autour d'une mamie : Kiki van Beethoven.
Quelques bonnes intentions mais là aussi un manque de rythme chronique.
Conclusion : essayez donc de conclure avec un tel passif ! – je relève néanmoins quelques atouts - le titre, probablement parmi les « meilleures pages » du récit - le concept novateur « narration + musique » - pour le reste, je cours vite démarrer un autre bouquin d'E.E. SCHMITT - un roman cette fois …
P@comeux - 2014/06 ©
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Cath36
  26 février 2011
Livre médiocre, lu en une journée. Si Beethoven écrivait de la musique plutôt que d'en parler, il avait ses raisons, qui valaient bien celles de l'auteur. Sa musique me semble infiniment plus grande que ce qu'Éric-Emmanuel Schmitt en dit, et si comme il le dit, les mauvais sentiments ne font pas un livre, je persiste à croire que les bons ne suffisent pas. Texte sympathique, sans plus et bourré de vérités toutes faites. Beethoven ne nous assène pas de la morale, quoiqu'en pense l'auteur, il nous aide à vivre et c'est beaucoup moins mortifère : la musique est vivante, elle ne nous enferme jamais dans des dogmes. Beaucoup d'excellents ouvrages ont été déjà écrit sur le grand homme et ce livre-ci n'ajoute rien à l'affaire.A zapper allègrement et mettre plutôt une bonne interprétation de l'hymne à la joie dans son lecteur de CD. (Cf d'ailleurs le CD qui accompagne le livre)
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Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
Cath36Cath36   26 février 2011
Je suis optimiste parce que je trouve le monde féroce, injuste, indifférent.
Je suis optimiste parce que j'estime la vie trop courte, limitée, douloureuse.
Je suis optimiste parce que j'ai accompli le deuil de la connaissance et que je sais désormais que je ne saurai jamais rien.
Je suis optimiste parce que je remarque que tout équilibre est fragile, provisoire.
Je suis optimiste parce que je ne crois pas au progrès, plus exactement, je ne crois pas qu'il y ait un progrès automatique, nécessaire, inéluctable, un progrès sans moi, sans nous, sans notre volonté et notre sueur.
Je suis optimiste parce que je crains que le pire n'arrive et que je ferai tout pour l'éviter.
Je suis optimiste parce que c'est la seule proposition intelligente que l'absurde m’inspire
Je suis optimiste parce que c'est l'unique action cohérente que le désespoir me souffle..
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Cath36Cath36   26 février 2011
Le but est d'habiter la condition humaine. Pour y parvenir, il faut d'abord accepter notre fragilité, nos défaillances, nos tourments, notre perplexité; abandonner l'illusion de savoir ; faire le deuil de la vérité ; reconnaître l'autre comme un frère en questionnement et en ignorance ; cela s'appelle l'humanisme. Pour s'y maintenir, il faut aussi lutter contre la peur, celle de l'échec, celle de la vie, celle de la mort; cela s'appelle le courage. Pour y persévérer, il faut exhaler ce qu'il y a de meilleur en l'homme, de beau dans le cosmos, d'admirable parmi la création ; cela s'appelle la hauteur. Pour s' y sentir bien, il faut dépasser la tristesse, le désarroi, la haine du provisoire, le besoin de posséder ; on doit préférer ouvrir les bras, privilégier l'énergie, célébrer l'existence ; cela s'appelle la joie. Humanisme, courage, culte de la hauteur, choix de la joie : voilà les quatre propositions de Beethoven. On appelle cela une morale.
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badpxbadpx   13 juin 2018
— Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent !
Mme Vo Than Loc avait lancé cette phrase, farouche.
Elle me consulta en essuyant la sueur sur son front.
— Vous n’êtes pas de mon avis ?
Je la fixai sans répondre. Elle insista.
— Il y a des gens dont la vie est vaine. Ils ne servent à rien.
— Ils font des enfants ?
— Oui, ils font des enfants ! Des enfants comme eux, des enfants qui ne servent à rien ! Ah ça, ils se reproduisent... Mais vous n’allez pas vous réjouir que des inutiles fabriquent de nouveaux inutiles, non ? Si c’est cela, le sens de la vie, très peu pour moi, je ne signe pas, je démissionne.
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TakateruTakateru   14 avril 2013
Beethoven me semblait spectaculaire, mais Mozart... Miraculeux. Une mélodie de Mozart, c'est une évidence claire, qui ravit, qui envoûte, qui annule le recul critique. Aucune mélodie de Beethoven n'atteint jamais cette simplicité radieuse,. Comme le soleil brille ainsi qu'un ruisseau coule, Les Noces de Figaro, Cosi Fan Tutte, la Flûte Enchantée déroulent des airs inouïs, mémorables, immortels, capables de séduire le vieillard ou l'enfant, le musicien savant autant que l'inculte, certains morceaux s'échappant parfois des enceintes élitistes de l'opéra pour courir les rues en devenant des chansons populaires.
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ondamaniaondamania   16 mai 2013
D'emblée, j'imaginais l'oeuvre fade, solennelle, antidramatique. L'excuse de Beethoven pour l'avoir écrite, c'est qu'il ne savait pas de quoi il parlait puisqu'il n'avait jamais été marié: seul un puceau de la vie à deux idéalise le couple ...
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Videos de Eric-Emmanuel Schmitt (89) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eric-Emmanuel Schmitt
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/eric-emmanuel-schmitt-journal-d-un-amour-perdu-51621.html
On ne présente plus Eric-Emmanuel Schmitt. Romancier, homme de théâtre, philosophe, il fait indéniablement partie de la vie littéraire et culturelle française mais sa relation aux lecteurs va bien au-delà. Très présent dans les librairies et les salons, on le voit aussi sur scène portant ses propres textes comme « M. Ibrahim et les fleurs du Coran » ou « Mme Pilynska et le secret de Chopin ». Ses livres se sont vendus à plusieurs millions d?exemplaires à travers le monde, qu?il s?agisse de romans, de nouvelles ou d?ouvrages prenant place dans son cycle de l?invisible. Citons notamment « Le monde selon Pilate », « Oscar et la dame rose » ou encore « Les perroquets de la place d?Arezzo » et « Ulysse from Bagdad ». Pudique, Eric-Emmanuel Schmitt ne se livre pas beaucoup dans ses livres invitant plutôt le lecteur à une introspection à travers chacune des histoires qu?il invente. Toutefois, il a partagé son expérience de la religion dans « La nuit de feu », expliquant comment il est devenu selon ses propres mots « un agnostique croyant ». Avec son nouveau titre « Journal d?un amour perdu », Eric-Emmanuel Schmitt réitère ce besoin de livrer une partie de lui-même. « Maman est morte ce matin et c?est la première fois qu?elle me fait de la peine ». Et l?auteur de nous faire partager son quotidien depuis la disparition de sa mère. Comme à un journal intime, Eric-Emmanuel raconte son désespoir, sa tristesse, sa résignation, le regard des autres, les mille et un détails à régler lors de la disparition d?un proche et le gouffre qui s?est ouvert devant lui face à cette absence. Et puis, au fil des pages, il nous parle d?amour, de résilience, de lumière et on referme le livre les larmes aux yeux mais le c?ur gonflé à bloc. C?est triste et joyeux à la fois, tendre et sans pathos, tragique et drôle, c?est la vie comme elle s?impose à nous. Quand l?expérience de la mort se transforme en une formidable leçon de vie « Journal d?un amour perdu » d?Eric-Emmanuel Schmitt est publié chez Albin Michel.
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