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EAN : 9782246856085
96 pages
Éditeur : Grasset (07/01/2015)
3.64/5   186 notes
Résumé :
« On m’a élevée ainsi : les garçons et les filles sont à égalité. Je suis aussi libre que mon frère, ma mère est aussi libre que mon père. C’est faux. Je suis une fille, pas un garçon. J’ai 17 ans, mon corps me trahit, je vais avorter.
J’y pense toujours, je n’en parlerai jamais à personne. Parfois, je ne suis pas loin de dire le mot, de le partager avec une amie proche. Et puis non, je renonce. Pourquoi ce silence ? »
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
3,64

sur 186 notes

gonewiththegreen
  03 avril 2021
Minuscule livre autobiographique , .
L'auteur a dix-sept ans , des parents permissifs, un petit ami, de bons résultats scolaires, l'univers des possibles est infini.
Et puis, l'insouciance, la malchance ?, engendre la grossesse.
L'auteur revient sur l'avortement , comment elle l'a vécu, comment elle a vécu,avant, après , les conséquences . Ce que ça a bouleversé en elle.
Ce livre est un exutoire. Il est tendre, sans soubresaut, plein de délicatesse.Il permet à l'être perdu de devenir immortel. Trente ans après les faits, l'auteure peut enfin s'exprimer.
J'ai beaucoup aimé , touché par l'histoire vécue en tant que père.
J'ai beaucoup aimé la vision de l'avortement à travers le temps qui aurait pu être développée mais on sortait de l'intime et ce n'était pas le but. J'ai beaucoup aimé la façon d'assumer , j'ai beaucoup aimé le papa, j'ai beaucoup aimé le message adressé aux femmes qui l'ont vécu.
J'ai beaucoup aimé.
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Aela
  04 mars 2015
C'est un récit autobiographique court mais très chargé en émotion et en finesse psychologique.
L'auteur , à l'instar d'Annie Ernaux à qui elle rend hommage ici, raconte comment elle a dû subir un avortement à l'âge de 17 ans, pendant l'année 1984, juste au moment où elle passait le bac.
Le contexte était très différent de celui qu'avait vécu Annie Ernaux qui parlait d'un événement similaire mais survenu, lui, en 1964, à l'époque où avorter était encore illégal.
Le mérite de ce livre est avant tout de rappeler que les conquêtes "féministes" peuvent être fragiles et qu'il faut être vigilant pour veiller à ce que certains droits soient maintenus.
L'héroïne du livre vit dans un milieu aisé, "intellectuel", "progressiste", ouvert et tolérant. Elle avait librement accès à la contraception et cependant, un "accident" est survenu.
Que deviendraient ses projets d'avenir, de faire Sciences Po, de devenir une journaliste réputée, si elle gardait le bébé?
D'emblée la décision est prise: il faut interrompre la grossesse.
Même si ses parents jouent un rôle non négligeable d'appui et d'écoute, le ressenti reste douloureux.
Longtemps après, ce "bébé" non né laissera des traces dans la mémoire et la conscience de l'héroïne. Inconsciemment elle lui parlera en l'appelant "l'absent".
Le fait de donner une identité, même incomplète à ce bébé non né, est vraiment émouvant à mon sens.
C'est un beau livre courageux et qui traite d'un sujet encore difficile avec beaucoup de délicatesse.
C'est le premier livre de Colombe Schneck que je lis mais je pense qu'il y en aura d'autres...
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Commenter  J’apprécie          360
rabanne
  05 février 2016
90 pages. Des mots qui ne noircissent même pas toute la page.
L'auteure nous livre un témoignage sous forme de confession intime, mais également d'hommage posthume. Épuré, authentique, poignant.
A 17 ans, gâtée, choyée, la vie lui sourit. Insouciance, impertinence, liberté sexuelle, et le bac comme objectif.
La vie s'ouvre devant elle en 1984. Mais elle se découvre enceinte...
Pas de reproches ni blâmes. Pas de consolation, puisqu'elle ne pleure pas. Juste les avertissements d'un père aimant.
Ensuite, l'ordinaire, la vie qui s' accomplit avec cette amnésie partielle.
Et puis, trente ans après, l'omniprésence de l' "absence", vouloir donner la vie et la recevoir comme un cadeau.
Apprendre à se pardonner, et surtout LUI demander pardon...
(niveau 1ere-terminale)
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Annette55
  17 mars 2016
Voici un récit autobiographique concis, sec, sobre, sans fioritures ni pathos, vrai, simple, un texte épuré, déchirant, riche d'émotions .....
Colombe a dix sept ans, des parents médecins qui votent à gauche. Ils la choient, la gâtent, la respectent, l'entourent ,ne lui refusent rien.
Elle est insouciante, impertinente, trés libre sexuellement.
A l'instar d'Annie Ernaux à qui elle rend hommage, elle nous conte comment elle a dû subir un avortement l'année de son bac.
Physiquement, elle n'a pas souffert, ce fut une opération silencieuse, glacée,....
Cette confession intime n'est en rien un apitoiement sur soi, au contraire trente ans après, elle n'éprouve ni remords , ni regrets.
Elle rend hommage à l'enfant qu'elle n'a pas eu , elle est consciente que cette absence qui l'accompagne depuis près de trente ans......cette décision lui a permis d'être la femme et la mére qu'elle est aujourd'hui. Elle nous rappelle avec pudeur que le geste d'avorter n'est ni banal, ni anodin.
Un court récit touchant et émouvant !
J'avais lu : Val de Grâce en 2008 avec bonheur!j'ai découvert cet ouvrage presque par hasard......
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Shan_Ze
  10 août 2017
Dix-sept ans, c'est l'âge qu'a Colombe Schneck quand elle avorte. A l'époque, elle n'était qu'une jeune fille pleine d'insouciance, de liberté. Elle a pris la bonne décision, sans regrets et pourtant, le temps passe et rappelle toujours ce petit acte qui sur le moment lui paraissait insignifiant. Cette petite graine qui aurait pu être quelqu'un, une personne. Ce témoignage qui en rappelle d'autres, n'est ni une diatribe contre l'avortement ni son contraire mais un rappel sur une décision qui doit être mûrement réfléchie. Simplet et touchant.
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critiques presse (3)
LeFigaro   27 février 2015
Colombe Schneck a écrit son récit en dix minutes, ça parle de son avortement. On n'est pas sérieux quand on a 17 ans.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeSoir   18 février 2015
Il faut qu’elle raconte ce printemps 1984. Et Colombe Schneck le fait avec son écriture simple, sèche, sans fioritures, à l’os. Sans effets, mais terriblement déchirant. Sans aucun apitoiement sur soi, mais ça touche, ça émeut. Pour que ce qui lui est arrivé serve aux autres, aujourd’hui, dit-elle.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Culturebox   05 janvier 2015
Le ton sonne juste. Les lecteurs-trices de Colombe Schneck y reconnaîtront les signes de reconnaissance des beaux quartiers parisiens, à l'aube des années 80. Les T-shirts Agnès B, les vacances dans le Lubéron, une sexualité qui se pensait libre, avant l'arrivée des années SIDA.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   11 janvier 2015
« On m’a élevée ainsi : les garçons et les filles sont à égalité. Je suis aussi libre que mon frère, ma mère est aussi libre que mon père. C’est faux. Je suis une fille, pas un garçon. J’ai 17 ans, mon corps me trahit, je vais avorter.
J’y pense toujours, je n’en parlerai jamais à personne. Parfois, je ne suis pas loin de dire le mot, de le partager avec une amie proche. Et puis non, je renonce. Pourquoi ce silence ? »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          61
JmlyrJmlyr   23 octobre 2016
Aujourd'hui Vincent est un homme, un père de famille.
Pense-t-il à ce printemps 1984, à l'hiver 1985 où il aurait pu devenir père ? A-t-il des regrets ? Des remords ? Eprouve-t-il de la gêne, de la honte, de la tristesse . En a-t-il parlé à la mère de ses enfants .
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Annette55Annette55   17 mars 2016
"J'y pense toujours, je n'en parlerai jamais à personne. Parfois, je ne suis pas loin de dire le mot, de le partager avec une amie proche. Et puis non, je renonce.
Pourquoi ce silence?"
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Marti94Marti94   13 janvier 2015
L’an dernier, dans un entretien accordé au quotidien l’Humanité, Annie Ernaux rappelait qu’ « une immense solitude entoure les femmes qui avortent ».
Cette solitude, elle l’a vécue en 1964. Elle avait vingt-trois ans. A l’époque, avorter était un crime puni par la loi.
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celdadouceldadou   07 mai 2015
Enceinte à 17 ans , alors qu'elle va passer son bac un mois après.Décrit très bien l'histoire des jeunes femmes qui avortent et qui toute leur vie n'oublie jamais cet enfant à qui elle n'ont pas donné de "nom" et qui fait partie de leur vécu .
Histoire que toutes les jeunes filles devraient lire .
L'avortement n'est pas un acte anodin mais laisse des séquelles , l'auteur nous transmet parfaitement ses sentiments .
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Videos de Colombe Schneck (31) Voir plusAjouter une vidéo
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Colombe Schneck vous présente son ouvrage "Deux petites bourgeoises" aux éditions Stock.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2526569/colombe-schneck-deux-petites-bourgeoises
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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