AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782072847257
Gallimard (01/04/2021)
3.75/5   2 notes
Résumé :
Dans ce voyage autour de sa bibliothèque, celui qui se nomme lui-même l'homme aux livres expose une maladie étrange. Porté par un même désir vers les femmes et les livres, longtemps il s'était couché tard, prenant les unes pour les autres. Et l'inverse. Marchant dans sa chambre bibliothèque parmi, et parfois sur les livres, il croise des amis écrivains perdus et retrouvés : Montaigne, Pascal, Flaubert, Borges, Sartre, Proust, Stendhal, Bernanos... Il se souvient s'ê... >Voir plus

critiques presse (3)
SudOuestPresse   12 janvier 2022
L’écrivain et psychanalyste nous entraîne dans un labyrinthe intime et signe un autoportrait singulier en interrogeant ce qu’il a cru être des remparts à l’angoisse et au manque.

Lire la critique sur le site : SudOuestPresse
LeFigaro   09 janvier 2022
Des livres et des femmes, quel ouvrage se cache derrière ce titre, qu’on peut juger cavalier? Réponse: l’une des plus singulières autobiographies qu’on ait lues.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaCroix   22 novembre 2021
Dans cet essai foisonnant, Michel Schneider poursuit une réflexion sur le sens de l’existence à travers une histoire de sa vie, des mutations de la société et des grands textes intemporels
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   16 octobre 2021
Les livres sont-ils des personnes ou des choses ? Des personnes, sans doute. À peine moins difficiles à ouvrir que des personnes de chair, et comme celles-ci ne s’ouvrant pas d’eux-mêmes. Des personnes avec voix, intonations, humeurs, sentiments, visages, idées. On les aime ou les hait comme des êtres de destin ou des personnages sur des scènes de théâtre. Des êtres vivants, sujets à bien des maux. Maladie des livres, l’expression est ambiguë. Qui est malade, celui qui souffre de leur prolifération comme autant de cellules malignes, ou bien sont-ce les livres qui souffrent de pathologies physiques, mais aussi mentales, qui les poussent à harceler leur possesseur ? L’homme aux livres aurait aimé ne pas aimer les livres. Pas à ce point. Bien qu’il se sentît exister plus et mieux en leur compagnie que parmi ses contemporains, il avait compris en vieillissant que les livres eux aussi étaient sujets au vertige et à la chute dans le temps. À l’infidélité. Ils le quitteraient un jour, comme ses muscles et ses articulations sur lesquels il ne pouvait plus compter, ou comme les femmes qui n’étaient plus présentes que dans de vieux répertoires d’adresses. Mais, en amour comme en lecture, le désir ne se commande pas, et la loyauté est plus rare que la trahison.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
rkhettaouirkhettaoui   17 octobre 2021
Admettre que certains livres n’auraient pas dû être écrits, ou que la plupart ne méritaient pas d’être lus est plus difficile que de se reprocher sa paresse ou son ignorance de lecteur. Avoir accueilli tant de livres en se disant : c’est pour plus tard – un tard qui souvent ne vient jamais – s’accompagne toujours de remords et de regrets. Le livre fermé n’est même pas mort. C’est comme s’il n’avait pas vécu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
rkhettaouirkhettaoui   17 octobre 2021
D’amour, sans doute, ce qui ne va pas sans mots, mais aussi de désir. Des choses désirantes et désirables. Ce que ne peut reconnaître tout un discours qui les confine dans l’amour dont les femmes auraient par essence, si ce n’est le monopole, du moins la faculté innée et illimitée. Non que l’homme aux livres crût un seul instant qu’il pouvait posséder ces choses. Il croyait que les livres étaient des choses solides, définies, pleines de sens, dont on jouissait à sa convenance, et les femmes des objets fugaces, discontinus, contradictoires, insensés. Puis, il avait découvert que, dans les uns et les autres, comme dans la vie, comme dans les rêves, on pouvait chercher un dessin, un parcours, et qu’il devait bien exister un sens, une forme. Mais où, le sait-on jamais une fois les livres ou les femmes refermées ? Dans les deux cas, il y avait une chose, une chose faite d’écriture ou de chair, un objet solide qui est déjà là, qu’on ne peut pas changer, mais à travers cette chose, il affrontait une autre chose qui appartient au monde matériel, invisible, une chose qui n’est pas présente, pas pensable, imaginable parce qu’elle existait et qu’elle n’existe plus, parce qu’elle est passée, perdue, inatteignable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   17 octobre 2021
Quoique quantiques, les livres sont des grandeurs solides, tangibles. L’espace n’y est que la mesure du temps et le temps y prend la forme d’un espace courbe. Dans l’espace comme dans le temps, toute bibliothèque est infinie. Elle contient des milliers de noms, des milliers de vies, des milliers de milliers de vérités toujours sur le point de se dire. Un labyrinthe de mots. Ce n’est pas qu’il n’y a pas d’issue. C’est qu’on passe sa vie à ne pas la trouver. De quoi vous déprimer ou vous rendre fou.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   17 octobre 2021
De plus en plus, dans des sociétés qui lisent de moins en moins, ce devoir s’impose au lecteur. Impérieux bienfaiteurs, ceux qui vous tancent de donner du temps aux livres avant d’avoir eu le temps de s’éprendre d’eux. Les critiques littéraires (« un essai capital… le roman qu’il faut lire absolument… ») ou les amis (« tu devrais lire ça de toute urgence… ») ne laissent d’autre choix au lecteur rétif que celui de se cabrer, indifférent au devoir lire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Videos de Michel Schneider (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Schneider
De janvier 1960 jusqu'au 4 août 1962, Ralph Greenson fut le psychanalyste de Marilyn Monroe. Dans cette brillante adaptation du texte de Michel Schneider, prix Interallié 2006, Louison retrace la relation tourmentée entre Marilyn et cet homme qui ne put la sauver d'elle-même, de ses peurs et de sa solitude. Elle nous révèle une femme brisée derrière l'image de la star. Ce sera en librairie le 5 octobre !
autres livres classés : livresVoir plus
Notre sélection Littérature française Voir plus






Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
3062 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre