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ISBN : 2070314626
Éditeur : Gallimard (13/01/2005)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 8 notes)
Résumé :

" Je tiens ici le registre des morts imaginaires d'écrivains réels. J'ouvre le rideau au moment où La commedia è finita, ce qui n'est pas forcément un mal, si j'en crois plusieurs de ces mourants, écarquillés devant la merveille d'une robe qui bruit : alors, la vie leur apparaît toute neuve. " Avec émotion et érudition, Michel Schneider traite, à travers trente-six portraits d'écrivains saisis da... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
shalimar06
  06 mars 2013
« Nous disons la mort pour simplifier, mais il y en a autant que de personnes » (Marcel Proust), et c'est ce que Michel Schneider a entrepris dans ses Morts imaginaires, écrire des morts toutes différentes les unes des autres mais pas à la manière d'un biographe. A l'instar de ses prédécesseurs et particulièrement de Marcel Schwob, initiateur de la biographie fictive avec ses Vies imaginaires, l'auteur nous contera les morts qu'il aura choisi, sous un angle particulier, à travers des faits sélectionnés et développés et dans un but autre que la vérité historique qui, la plupart du temps, ne prend pour objet que les hommes illustres. La biographie fictive, selon le souhait de Schwob, aurait alors pour principe de raconter aussi bien les vies de personnes connues qu'inconnues. Chaque vie devant être l'égale d'une autre. Schneider suivra ce principe mais plus que d'écrire des morts, il tissera une réflexion sur les derniers instants, sur l'être et sa fin, sur ce que devient un écrivain après sa mort : « nous sommes faits de la mort des autres ».
Dans cet essai qui mêle réflexion et poésie, il apparaît que Michel Schneider utilise la fiction biographique comme un prétexte à la non-autobiographie, pour mieux appréhender sa propre mort.
Ce livre est à la fois une curiosité et une véritable réussite avec ses deux niveaux de lecture, touchant et instructif, pas tout à fait vrai, ni tout à fait faux mais à lire absolument !
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ivredelivres
  31 janvier 2019
Ecrire, raconter, imaginer parfois les morts d'écrivains célèbres, de poètes maudits ou non. Que se passe-t-il lorsque le rideau tombe ?
Ce sont les morts dont Michel Schneider nous fait le récit sous un angle particulier, un point de vue bien à lui.
C'est la réalité et en grande partie la vérité mais l'auteur nous les développe de façon très personnelle.
C'est un livre surprenant, que je lis pour la seconde fois pour vous en parler et je l'ai fait sans une once d'ennui, avec le même grand plaisir qu'à la première lecture de retrouver ces moments de vie ou plutôt de mort où poésie et réflexion s'invitent.
« Je tiens ici le registre des morts imaginaires d'écrivains réels. J'ouvre le rideau au moment où La commedia è finita »
Certains ont eu une mort douce, d'autres tragique, certaines sont un rien ridicules.
Michel Schneider nous offre ainsi les heures dernières de trente-six écrivains, mais la cérémonie n'est pas macabre du tout.
Il utilise les biographies, les correspondances, les bons mots de la fin restés célèbres de ces hommes et femmes à qui il offre ainsi un beau monument funéraire.
Certains derniers moments sont très révélateurs, d'autres totalement incompréhensibles, certains sont choquants d'autres risibles. Parfois l'on prend une leçon de courage et de dignité.
Je vous propose d'aller vous recueillir sur quelques tombes célèbres et de répondre à l'invitation de Michel Schneider, après avoir déposé vos fleurs il sera tant d'ouvrir les oeuvres.
Prenez Nabokov pense-t-il à sa Russie natale ? Pas le moins du monde, Nabokov dit « un certain papillon est déjà en vol » joli dernier rêve non ?
Montaigne qui souhaite mourir à cheval mais qui s'éteint parmi les siens lui qui disait avoir « continuellement la mort en bouche »
Tchékhov qui « était un médecin. Il savait un peu ce qu'était la mort » et réclame un peu de champagne.
Lev Nicolaïevitch Tolstoï en gare d'Astaopovo, fuyant sa femme, sa maison « fuir…fuir »
Robert Walser à la mort « malicieusement tragique » qui trouve la mort en promenade « D'un pas frêle mais assuré, il est parti sur la page du jour. »
Vous trouverez aussi Pascal, la belle marquise De Sévigné, Goethe ou Pouchkine, Kant et Flaubert, Rilke ou Zweig.


Lien : http://asautsetagambades.hau..
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madameduberry
  23 février 2014
Considérer la vie et l'oeuvre d'un écrivain ou d'un musicien à partir de son point d'orgue: sa mort et ce qui entoura celle-ci.. Utiliser une légende ou broder autour d'un ou plusieurs témoignages. Entreprise hardie et intéressante, de la part d'un psychanalyste et parfois polémiste dont les prises de position ne laissent pas indifférent.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
michdesolmichdesol   08 juin 2018
Huit ans il [Heinrich Heine] resta cloué au lit par une maladie dont il disait « C'est la mort, moins le repos. » Sur une pile de matelas, il accueillait connus et inconnus, presque tous les débris du passé, des naufragés de la politique et de l'amour, des poseuses titrées, des membres de cette société interlope qu'il appelait « le demi-monde princier ». A son chevet, défilent Balzac et Nerval, Gautier et Béranger, des princesses et des monstres. Mais Dieu, jamais ; bien que, comme il dit, il lui ait souvent envoyé sa carte. Un jour, un directeur de cirque vient voir le prodige et, tapotant le lit de sa badine - l'habitude des cages – il admire : « Je n'ai jamais vu quelqu'un qui mette autant de mal à mourir. » Puis, les plus fidèles se lassent d'une aussi persistante agonie, cessent de venir dans son « sépulcre matelassé » et il reste seul avec ses souvenirs et Théophile Gautier, qu'il prie, s'il le couchait un jour dans ses Mémoires, de le peindre en « beau comme les plus jolies femmes ».
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MedullaMedulla   16 mars 2018
Aimez que je vous souffre. Dans l'amour, ce n'est pas l'autre qui manque mais soi-même. La souffrance et la mort ont la cruelle vertu de vous rendre à vous-même.
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shalimar06shalimar06   06 mars 2013
Nous disons la mort pour simplifier, mais il y en a autant que de personnes (Marcel Proust)
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shalimar06shalimar06   06 mars 2013
toute biographie est un mensonge, toute autobiographie [est] une parodie ou un roman
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MedullaMedulla   16 mars 2018
Le meilleur remède à la mélancolie n'est pas l'amour, c'est la littérature.
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Videos de Michel Schneider (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Schneider
Michel Schneider - Miroirs des princes .Michel Schneider vous présente son ouvrage "Miroirs des princes" aux éditions Flammarion. Notes de Musique : "Leaving" by Kai Engel (http:kaiengelmusic.wix.com/kaiengel)
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues romanes. Littéraure française>Essais (404)
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