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ISBN : 2259218865
Éditeur : Plon (15/11/2012)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 171 notes)
Résumé :
« Je vis avec l'autisme », écrit Josef Schovanec, soulignant ainsi ce qu'il considère plus comme une qualité que comme un handicap.
Ce voyageur passionné des civilisations anciennes maîtrise plusieurs langues étrangères, est diplômé de Sciences Po et possède un doctorat en philosophie. Il récuse pourtant les attributs qu'on lui prête, ceux d'un autiste « génial » aux capacités intellectuelles extraordinaires pour évoquer plutôt, avec beaucoup d'humour et de s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  07 avril 2016
Le témoignage de Josef Schovanec sur l'autisme repose sur des anecdotes de son propre parcours, sur la confrontation des théories psychanalytiques, sociologiques et philosophiques. le discours n'est pas des plus fluide, assez stéréotypé, mais ceux qui ont déjà vu et entendu l'auteur ne s'en étonneront pas.
Josef Schovanec ne tombe jamais dans le pathos, même en revenant sur les événements les plus difficiles de son enfance (harcèlement scolaire) et de cette longue période sous neuroleptiques, à l'époque où il n'avait pas été diagnostiqué "autiste Asperger", mais traité pour schizophrénie. Son authenticité est extrêmement touchante, son humour décapant, sa modestie probante et son regard d'une grande finesse et lucidité !
C'est une sorte de voyage au centre de la "folie" (ou sa normalité propre), un terme que Josef préfère presque à "handicap" pour désigner l'autisme, dans lequel il essaie de décrypter ses particularismes, ses difficultés, ses progrès. Ce n'est pas le témoignage d'un génie, d'un savant ou d'une bête à concours, mais d'un véritable passionné des civilisations anciennes, des langues disparues, des livres et des bibliothèques, dont le plus ardu des apprentissages fut, et est encore, celui des codes sociaux.
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Kittiwake
  13 avril 2014
Josef Schovanec se définit lui-même comme une personne avec autisme. Un autisme à haut potentiel, un syndrome d'Asperger. de ceux donc que les capacités de réflexion peuvent amener au devant de la scène, et qui peuvent faire sortir du ghetto cette communauté, dont le point commun est encore à établir (il est fort à parier que le terme général d'autisme ne survivra pas à quelques années de recherches, et que des entités nosographiques spécifiques seront mises en évidence, avec pour conséquence des méthodes thérapeutiques adaptées..
Ce témoignage est de ceux qui vous laisse une trace indélébile, par la profondeur de l'analyse proposée et la violence qu'il sous-tend.
Violence de notre monde, qui se défend d'évoluer vers un uniformisation normative, et tout ce qu'elle peut impliquer comme dérives eugénistes. Violence de la part même des défenseurs de la cause, puisque l'autisme est l'objet de polémiques passionnées, comme en témoignent les débats houleux lors des assemblées sensées trouver des solutions :
traiter : pourquoi? (diminuer la souffrance supposée, ou normaliser), comment? les méthodes rivalisent de résultats prometteurs (des diurétiques au modifications de flore intestinale, en passant par les psychotropes et le packing (enveloppement par des linges froids et humides), la psychanalyse moribonde semble bien devoir faire profil bas après des années d'hégémonie culpabilisante
cacher : instituts médico-éducatifs, voire hôpitaux psychiatriques
intégrer, ce qui suppose changer de modèle culturel et admettre la différence : c'est un gigantesque chantier.
Josef, de par son fonctionnement mental hors norme, est conscient de la supériorité de ses capacités d'analyse (au détriment de la synthèse, ce qui explique partiellement les difficultés d'élaboration de stratégies dans le domaine du comportement social, même dans des situations aussi banales que de dire bonjour). C'est ce qui confère à ce récit une puissance incroyable, et incite à l'humilité, à la prudence vis à vis des doctrines de tout poil.


Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Shan_Ze
  20 octobre 2017
A l'est ou à l'ouest ? A l'ouest, les personnes semblent un peu à côté de leurs pompes. A l'est, comme c'est le cas de Josef Schovanec, il est à côté du monde, des autres. Je suis à l'est ! est le long chemin qu'a parcouru l'auteur, autiste asperger, pour se comprendre, savoir qui était mais aussi une porte ouverte sur la compréhension des autistes.
Rien de mieux pour une autobiographie que de commencer par la petite enfance. Celle-ci est assez remarquable par les différentes performances qu'il affiche, déjà tout jeune. Par contre, il est souvent en décalage par rapport aux autres enfants. le personnel enseignant n'est pas forcément compréhensif avec lui, il voit souvent en lui qu'un enfant arrogant qui essaye de montrer sa supériorité… J'ai été choquée par les paroles de « la clique à psys » qui lui prescrit quantité de médicaments pour le soigner sans arriver vraiment à essayer de comprendre ce qui fait sa différence. J'ai trouvé les mêmes difficultés que celles traversées par Gabriel dans La bécassine de Wilson, baladé de psychologue en psychiatre avec des causes diverses et variées avancées, toutes fausses évidemment. Josef Schovanec parle de ses passions comme l'Egypte ou l'astronomie, des dizaines de langues apprises en mêlant quelques réflexions et caractéristiques des personnes avec autisme. Ça m'a d'ailleurs fait tiquer, évoque-t-il tous les types d'autisme ? Il répond à cette question (et à d'autres) dans la postface inédite (uniquement en version poche) après avoir eu à répondre à des lecteurs curieux et troublés par quelques points de cette autobiographie.
J'ai beaucoup aimé son écriture teintée d'humour (qui m'a un peu déstabilisée au début) mais je suis restée frustrée par certains moments où j'attendais plus de détails. Un témoignage très intéressant de Schovanec qui permet de comprendre les comportements d'un autisme Asperger mais aussi les difficultés qu'il peut traverser dans leur vie. Une très belle découverte et j'ai hâte de pouvoir suivre une de ses conférences.
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Luniver
  02 septembre 2014
Josef est atteint du syndrome d'Asperger, forme d'autisme qui se caractérise entre autres par une difficulté d'appréhender les codes sociaux. Il nous livre dans ce témoignage ses difficultés d'enfant, d'adulte, mais aussi ses réussites.
Le syndrome d'Asperger est peu connu en France, et mal défini de manière générale. Situé à la frontière d'autres comportements, il se plie mal aux catégories bien tranchées. À cet égard, le parcours de Josef fait froid dans le dos : bourré de médicaments, à deux doigts d'être placé définitivement en institut, alors qu'il mène aujourd'hui une vie dans les normes, l'aide qu'il escomptait recevoir du milieu médical semble lui avoir fait plus de tort que de bien.
Ce récit fournit une réflexion sur le besoin de normaliser à tout prix, ou de cacher quand ce n'est pas possible. Les changements à réaliser pour intégrer les personnes qui fonctionnent différemment semblent à la fois ridiculement simples et inaccessibles, puisqu'elles nécessitent un petit effort de la part de tout le monde.
Je suis tout de même déçu par la couverture : l'auteur regrette régulièrement que l'autisme ne soit médiatisé que par des numéros sporadiques de « singes savants »... ce qui n'a pas empêché l'éditeur de sous-titrer ce livre « autiste et savant : un témoignage unique ». Propager les clichés dans un livre qui tente de les démolir, il fallait quand même le faire !
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Cath36
  07 janvier 2013
Remarquable témoignage d'un jeune savant pas tout à fait comme les autres... Contre les idées reçues, Josef Schovanec décrit le quotidien et les difficultés d'un jeune autiste pour s'intégrer au monde de la "normalité", en butte à ses règles, ses rites, ses codes et.... sa tyrannie, toutes choses qui génèrent l'exclusion et la mise à l'écart de celui qui ne sait pas s'y prendre pour faire comme les autres. Avec beaucoup d'intelligence et de pédagogie, il nous fait entrer dans la logique de son univers qui pour être différente de la nôtre n'en est pas moins cohérente et possible à percevoir. Ce livre peut nous aider à comprendre ce handicap qu'est l'autisme avec ses souffrances et ses richesses, et il peut aussi aider d'autres personnes autistes et leurs familles à se retrouver en partie dans cette expérience, et à se sentir moins isolées -chaque personne ayant bien sûr un vécu différent. Souhaitons que ce livre passionnant aide chacun d'entre nous à porter un regard différent sur ces personnes qui ne communiquent pas de la même façon que les autres mais qui ont beaucoup de richesses à transmettre à leur manière.
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critiques presse (1)
Culturebox   28 novembre 2012
[Josef Schovanec] a accepté de se livrer pour défendre la cause des enfants et s'inscrire dans une démarche positive qui montre la singularité des autistes.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
TounetTounet   14 janvier 2013
Plus sérieusement, je me demande quelle est la prison intérieure des gens en général. Je connais des personnes qui passent pour parfaitement normales, qui vont travailler le matin, restent au bureau le soir jusqu'à je ne sais quelle heure, puis prennent le métro, rentrent chez elles, regardent la télé pendant une heure, se font à manger, se couchent, avant de recommencer le lendemain. Quand on entame une conversation avec elles, il y a peut-être deux ou trois sujets à aborder, et en dix secondes on est déjà parvenu au bout de leurs convictions. Par exemple, elles soutiennent tel ou tel club de foot, votent pour tel ou tel parti. Qand on essaie de leur demander pourquoi, elles répondent: mais tu vois bien que l'autre, c'est un imbécile! Lui, il va gagner, c'est évident, vous avez vu comme l'autre est nul! Ces gens-là sont considérés comme normaux et libres. Si on prend la peine de regarder honnêtement les personnes avec autisme, je crois qu'elles manifestent pour beaucoup, sur un bon nombre de points, une plus grande souplesse que ces autres personnes.
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FRANGAFRANGA   28 juillet 2013
Les enfants avec autisme ont souvent une démarche, un comportement général un peu étrange. Les autres remarquaient ainsi qu'en classe je ne réagissais pas de la même façon aux sollicitations de la maîtresse ou du prof. Très observateurs, ils se firent ainsi vite un jugement sur leur petit camarade. Instantanément, les enfants savent qui sera populaire ou aimé du groupe, et qui sera mis à l'écart. La société des adultes est similaire, seule son hypocrisie sociale est plus raffinée : au lieu de taper directement, on utilisera certaines phrases d'exclusion, certaines attitudes, pour un résultat à peu près analogue. Il était donc à peu près impensable pour les autres élèves que je participe à leurs jeux de groupe. Même en supposant qu'un jeu auquel je puisse participer fût mis en place, s'ils étaient habitués à ce que je sois exclu, ils ne m'acceptaient qu'avec peine dans leur groupe.
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FRANGAFRANGA   03 août 2013
Quand on me demande ce que j'ai fait ce week-end, je suis obligé de répondre des choses qui ne sont pas socialement valorisantes, ou ne passent pas pour intéressantes. Donc, soit j'évite la machine à café, quitte à m'exposer à divers ragots, soit j'essaie de naviguer entre l'écueil du mensonge et la vérité entière et nue que je ne peux pas non plus dire. Le soir, quand on rentre, on se dit : "Pourquoi tout cela ?" Les gens ne sont pas idiots, ils doivent bien se rendre compte que tout le monde triche, d'une manière ou d'une autre.
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rkhettaouirkhettaoui   29 novembre 2012
Chaque être humain a son univers, son monde intérieur, et s’il ne l’avait pas ce serait extrêmement triste. Il est toutes sortes de tentatives dans notre monde moderne de mettre fin à ce jardin intérieur, une pression publicitaire, médicale, économique de supprimer cette parcelle non productive, cette perte de temps, cette anomalie.
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strawberry33strawberry33   28 avril 2014
Je téléphone assez rarement. J'ai essayé d'apprendre.
A ce titre, j'ai remarqué que les autres, quand ils téléphonent, manifestent leur présence très régulièrement en disant des petites choses, en faisant des petits bruits, totalement inconscients en général. Donc je tente de faire de même. Il ne faut pas rester plus de quinze ou vingt secondes complètement silencieux, même quand l'autre est en pleine tirade sur je ne sais quel sujet ; il vaut mieux regarder toujours sa montre et essayer de faire un petit bruit de temps en temps. Que l'on ai ou non l'impression d'être au cirque ou à la foire, cela semble fonctionner.

Naturellement, il vaut mieux ne pas le faire quand on téléphone à une personne autiste, les bruits pouvant la perturber. De même que les signes d'approbation. Si les gens recherchent souvent l'approbation de l'autre, ce n'est pas aussi nettement le cas pour les personnes avec autisme.
Je suis toujours surpris de voir à quel point beaucoup d'hommes politiques sont littéralement dépendants de ces gestes d'approbation, du nombre d'applaudissement. Sans eux, je pense qu'il souffriraient, un peu comme un drogué privé de sa dose, pour se retrouver finalement dans une situation de grande faiblesse, étant incapables de passer ne serait-ce que quelques jours sans signes d'admiration de la part d'autres personnes.

Cela contribue peu-être à expliquer pourquoi les hommes politiques font parfois des folies. Ils sont tellement dépendants que soudain ils peuvent, par exemples pour certaines subventions associatives, donner une somme délirante parce que, pendant une fraction de seconde, ils ont reçu la petite dose de morphine qui leur manquait.

Cela donne à réfléchir.
Je n'ose pas imaginer à quoi ressemblerait un gouvernement composé d'autistes.
Cela finirait sans doute très mal.
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Videos de Josef Schovanec (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Josef Schovanec
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=54141
MON COMBAT POUR LES ENFANTS AUTISTES EN MARTINIQUE
L'expérience du centre Atoumaux, structure d'accueil de jour pour enfants : les raisons d'un échec
Gisèle Armange-Marb?uf
Avec la collaboration de Jean-Jacques Fouquet / Préface de Josef Schovanec
Après une vie active passée en France métropolitaine, l'auteure choisit, en 1994, de retourner en Martinique. À la faveur de sa rencontre avec le petit Benjamin, elle a découvert l'univers des enfants autistes. Son idée : créer pour eux un centre de loisirs éducatifs. Mais dans l'île aux fleurs, son projet baptisé Atoumaux n'était pas le bienvenu dans le milieu médical, ni souhaité par les services de l'administration. Récit d'un parcours du combattant.
Gisèle Armange-Marboeuf est née en 1948 à Fort-de-France. Ella exercé le métier d'aide-soignante en métropole avant, la retraite venue, de renouer avec ses racines. Elle a créé en Martinique le premier centre de loisirs pour enfants autistes. Elle a été épaulée dans ce projet par Josef Schovanec, "saltimbanque de l'autisme", écrivain et journaliste radio.
Broché ISBN : 978-2-343-12614-2 ? août 2017 ? 212 pages
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