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ISBN : 2259218865
Éditeur : Plon (15/11/2012)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 216 notes)
Résumé :
« Je vis avec l'autisme », écrit Josef Schovanec, soulignant ainsi ce qu'il considère plus comme une qualité que comme un handicap.
Ce voyageur passionné des civilisations anciennes maîtrise plusieurs langues étrangères, est diplômé de Sciences Po et possède un doctorat en philosophie. Il récuse pourtant les attributs qu'on lui prête, ceux d'un autiste « génial » aux capacités intellectuelles extraordinaires pour évoquer plutôt, avec beaucoup d'humour et de s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  07 avril 2016
Le témoignage de Josef Schovanec sur l'autisme repose sur des anecdotes de son propre parcours, sur la confrontation des théories psychanalytiques, sociologiques et philosophiques.
Le discours n'est pas des plus fluide, assez stéréotypé, mais ceux qui ont déjà vu et entendu l'auteur ne s'en étonneront pas.
Josef Schovanec ne tombe jamais dans le pathos, même en revenant sur les événements les plus difficiles de son enfance (harcèlement scolaire) et de cette longue période sous neuroleptiques, à l'époque où il n'avait pas été diagnostiqué "autiste Asperger", mais traité pour schizophrénie.
Son authenticité est extrêmement touchante, son humour décapant, sa modestie probante et son regard d'une grande finesse et lucidité !
C'est une sorte de voyage au centre de la "folie" (ou sa normalité propre), un terme que Josef préfère presque à "handicap" pour désigner l'autisme, dans lequel il essaie de décrypter ses particularismes, ses difficultés, ses progrès.
Ce n'est pas le témoignage d'un génie, d'un savant ou d'une bête à concours, mais d'un véritable passionné des civilisations anciennes, des langues disparues, des livres et des bibliothèques, dont le plus ardu des apprentissages fut, et est encore, celui des codes sociaux.
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Blackbooks
  14 juin 2019
Je suis à l'est, oui monsieur Schovanec vous êtes à l'est, que ce soit géographiquement ou péjorativement. J'aime votre personnalité et votre humour atypiques. Mais peut-on parler d'atypisme quand on souffre de Troubles du Spectre Autistique, quand on est Aserger.
Asperger, nom difficile à porter même pour vous quand on connaît les eaux sombres fréquentées par le psychiatre autrichien… Vaste débat, vaste dégât. A croire que même à ce niveau-là on ne tient pas compte de vous, de votre avis, encore une fois vaste débat. Vous voyez moi aussi quelque part je suis à l'est, je crois encore aux rêves et à l'homme.
Mais comme vous, j'ai la chance de pouvoir m'exprimer par les mots, de pouvoir écrire ce que je ressens, ce que je vis. Alors pour une fois j'en profite pour ceux qui ne le peuvent pas, ceux qu'on écoute rarement, parfois ou pas (rayer les mentions inutiles en fonction de vos expériences).
Quand un être qualifié de normal est bombardé par une multitude de données inutiles visant à le stimuler pour acheter le dernier truc à la mode, à aller voir le dernier blockbuster où que William et Harry se sont mariés (pas ensemble enfin je crois), certains enregistrent une seule information. Est-ce le monde qui va trop vite pour eux, ou nous qui voulons aller trop vite ? Quand rien ne nous satisfait dans notre quête matérialiste, une peluche, une branche, un ciel étoilé leur donne le goût de la vie.
Parce qu'ils ont des stéréotypies, des écholalies, des ted… ils sont différents ? Nous sommes il me semble tous différents et pourtant nous fonctionnons en société. Parce qu'ils sont auto ou hétéro agressifs, on devrait les ignorer, les isoler en avoir peur ? Certains être dit normaux ont causé plus de dégâts et se sont avérés plus dangereux qu'eux il me semble.
Alors oui, devant tout ces comportements je suis à l'est et je le revendique. Être TSA, ce n'est pas facile pour la famille. C'est un combat administratif, c'est une lutte contre le regard et la bêtise de ceux qui se revendiquent normaux et qui pleurent quand leur portable a disparu, quand il n'y a plus d'internet, c'est une guerre quotidienne pour trouver qui une école, qui un FAM, etc…
Être TSA c'est savoir se contenter de choses simples, c'est avoir du mal à gérer les trop plein d'émotion, l'inhabituel, la douleur. Quand certaines pseudo stars se tordent de douleur parce qu'ils ont perdu le ballon, d'autres repartent faire du trampoline avec une jambe cassée. Être TSA ça fait peur, à croire qu'ils sont contagieux, entre bête de foire et pestiférés. Être TSA, c'est être humain, c'est entrer chez des êtres attachants, partir en pleurant quand on les quitte, c'est sûr les soirées au coin de la cheminée à discuter de Kant c'est pas pour eux (c'est pas pour beaucoup de personne d'ailleurs), non c'est plutôt soirée puzzle, ballon ou télé, mais ce sont des échanges de regards, de sourires, de partages et d'émotions qui vous bouleversent, vous hérissent le poil. Ce sont des instants privilégiés de silence, de choses indicibles qui ne vous lâchent plus. Et bien plus encore, je suis soi-disant un « être normal » et pourtant les mots me manquent.
Excusez-moi babapotes, excusez-moi monsieur Schovanec d'avoir utilisé ma lecture de votre livre pour digresser un temps soit peu, mais pour une fois je suis à l'est avec vous et j'ai parfois du mal à revenir.

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Kittiwake
  13 avril 2014
Josef Schovanec se définit lui-même comme une personne avec autisme. Un autisme à haut potentiel, un syndrome d'Asperger. de ceux donc que les capacités de réflexion peuvent amener au devant de la scène, et qui peuvent faire sortir du ghetto cette communauté, dont le point commun est encore à établir (il est fort à parier que le terme général d'autisme ne survivra pas à quelques années de recherches, et que des entités nosographiques spécifiques seront mises en évidence, avec pour conséquence des méthodes thérapeutiques adaptées..
Ce témoignage est de ceux qui vous laisse une trace indélébile, par la profondeur de l'analyse proposée et la violence qu'il sous-tend.
Violence de notre monde, qui se défend d'évoluer vers un uniformisation normative, et tout ce qu'elle peut impliquer comme dérives eugénistes. Violence de la part même des défenseurs de la cause, puisque l'autisme est l'objet de polémiques passionnées, comme en témoignent les débats houleux lors des assemblées sensées trouver des solutions :
traiter : pourquoi? (diminuer la souffrance supposée, ou normaliser), comment? les méthodes rivalisent de résultats prometteurs (des diurétiques au modifications de flore intestinale, en passant par les psychotropes et le packing (enveloppement par des linges froids et humides), la psychanalyse moribonde semble bien devoir faire profil bas après des années d'hégémonie culpabilisante
cacher : instituts médico-éducatifs, voire hôpitaux psychiatriques
intégrer, ce qui suppose changer de modèle culturel et admettre la différence : c'est un gigantesque chantier.
Josef, de par son fonctionnement mental hors norme, est conscient de la supériorité de ses capacités d'analyse (au détriment de la synthèse, ce qui explique partiellement les difficultés d'élaboration de stratégies dans le domaine du comportement social, même dans des situations aussi banales que de dire bonjour). C'est ce qui confère à ce récit une puissance incroyable, et incite à l'humilité, à la prudence vis à vis des doctrines de tout poil.


Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Shan_Ze
  20 octobre 2017
A l'est ou à l'ouest ? A l'ouest, les personnes semblent un peu à côté de leurs pompes. A l'est, comme c'est le cas de Josef Schovanec, il est à côté du monde, des autres. Je suis à l'est ! est le long chemin qu'a parcouru l'auteur, autiste asperger, pour se comprendre, savoir qui était mais aussi une porte ouverte sur la compréhension des autistes.
Rien de mieux pour une autobiographie que de commencer par la petite enfance. Celle-ci est assez remarquable par les différentes performances qu'il affiche, déjà tout jeune. Par contre, il est souvent en décalage par rapport aux autres enfants. le personnel enseignant n'est pas forcément compréhensif avec lui, il voit souvent en lui qu'un enfant arrogant qui essaye de montrer sa supériorité… J'ai été choquée par les paroles de « la clique à psys » qui lui prescrit quantité de médicaments pour le soigner sans arriver vraiment à essayer de comprendre ce qui fait sa différence. J'ai trouvé les mêmes difficultés que celles traversées par Gabriel dans La bécassine de Wilson, baladé de psychologue en psychiatre avec des causes diverses et variées avancées, toutes fausses évidemment. Josef Schovanec parle de ses passions comme l'Egypte ou l'astronomie, des dizaines de langues apprises en mêlant quelques réflexions et caractéristiques des personnes avec autisme. Ça m'a d'ailleurs fait tiquer, évoque-t-il tous les types d'autisme ? Il répond à cette question (et à d'autres) dans la postface inédite (uniquement en version poche) après avoir eu à répondre à des lecteurs curieux et troublés par quelques points de cette autobiographie.
J'ai beaucoup aimé son écriture teintée d'humour (qui m'a un peu déstabilisée au début) mais je suis restée frustrée par certains moments où j'attendais plus de détails. Un témoignage très intéressant de Schovanec qui permet de comprendre les comportements d'un autisme Asperger mais aussi les difficultés qu'il peut traverser dans leur vie. Une très belle découverte et j'ai hâte de pouvoir suivre une de ses conférences.
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Luniver
  02 septembre 2014
Josef est atteint du syndrome d'Asperger, forme d'autisme qui se caractérise entre autres par une difficulté d'appréhender les codes sociaux. Il nous livre dans ce témoignage ses difficultés d'enfant, d'adulte, mais aussi ses réussites.
Le syndrome d'Asperger est peu connu en France, et mal défini de manière générale. Situé à la frontière d'autres comportements, il se plie mal aux catégories bien tranchées. À cet égard, le parcours de Josef fait froid dans le dos : bourré de médicaments, à deux doigts d'être placé définitivement en institut, alors qu'il mène aujourd'hui une vie dans les normes, l'aide qu'il escomptait recevoir du milieu médical semble lui avoir fait plus de tort que de bien.
Ce récit fournit une réflexion sur le besoin de normaliser à tout prix, ou de cacher quand ce n'est pas possible. Les changements à réaliser pour intégrer les personnes qui fonctionnent différemment semblent à la fois ridiculement simples et inaccessibles, puisqu'elles nécessitent un petit effort de la part de tout le monde.
Je suis tout de même déçu par la couverture : l'auteur regrette régulièrement que l'autisme ne soit médiatisé que par des numéros sporadiques de « singes savants »... ce qui n'a pas empêché l'éditeur de sous-titrer ce livre « autiste et savant : un témoignage unique ». Propager les clichés dans un livre qui tente de les démolir, il fallait quand même le faire !
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critiques presse (1)
Culturebox   28 novembre 2012
[Josef Schovanec] a accepté de se livrer pour défendre la cause des enfants et s'inscrire dans une démarche positive qui montre la singularité des autistes.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
TounetTounet   14 janvier 2013
Plus sérieusement, je me demande quelle est la prison intérieure des gens en général. Je connais des personnes qui passent pour parfaitement normales, qui vont travailler le matin, restent au bureau le soir jusqu'à je ne sais quelle heure, puis prennent le métro, rentrent chez elles, regardent la télé pendant une heure, se font à manger, se couchent, avant de recommencer le lendemain. Quand on entame une conversation avec elles, il y a peut-être deux ou trois sujets à aborder, et en dix secondes on est déjà parvenu au bout de leurs convictions. Par exemple, elles soutiennent tel ou tel club de foot, votent pour tel ou tel parti. Qand on essaie de leur demander pourquoi, elles répondent: mais tu vois bien que l'autre, c'est un imbécile! Lui, il va gagner, c'est évident, vous avez vu comme l'autre est nul! Ces gens-là sont considérés comme normaux et libres. Si on prend la peine de regarder honnêtement les personnes avec autisme, je crois qu'elles manifestent pour beaucoup, sur un bon nombre de points, une plus grande souplesse que ces autres personnes.
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FRANGAFRANGA   28 juillet 2013
Les enfants avec autisme ont souvent une démarche, un comportement général un peu étrange. Les autres remarquaient ainsi qu'en classe je ne réagissais pas de la même façon aux sollicitations de la maîtresse ou du prof. Très observateurs, ils se firent ainsi vite un jugement sur leur petit camarade. Instantanément, les enfants savent qui sera populaire ou aimé du groupe, et qui sera mis à l'écart. La société des adultes est similaire, seule son hypocrisie sociale est plus raffinée : au lieu de taper directement, on utilisera certaines phrases d'exclusion, certaines attitudes, pour un résultat à peu près analogue. Il était donc à peu près impensable pour les autres élèves que je participe à leurs jeux de groupe. Même en supposant qu'un jeu auquel je puisse participer fût mis en place, s'ils étaient habitués à ce que je sois exclu, ils ne m'acceptaient qu'avec peine dans leur groupe.
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FRANGAFRANGA   03 août 2013
Quand on me demande ce que j'ai fait ce week-end, je suis obligé de répondre des choses qui ne sont pas socialement valorisantes, ou ne passent pas pour intéressantes. Donc, soit j'évite la machine à café, quitte à m'exposer à divers ragots, soit j'essaie de naviguer entre l'écueil du mensonge et la vérité entière et nue que je ne peux pas non plus dire. Le soir, quand on rentre, on se dit : "Pourquoi tout cela ?" Les gens ne sont pas idiots, ils doivent bien se rendre compte que tout le monde triche, d'une manière ou d'une autre.
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rkhettaouirkhettaoui   29 novembre 2012
Chaque être humain a son univers, son monde intérieur, et s’il ne l’avait pas ce serait extrêmement triste. Il est toutes sortes de tentatives dans notre monde moderne de mettre fin à ce jardin intérieur, une pression publicitaire, médicale, économique de supprimer cette parcelle non productive, cette perte de temps, cette anomalie.
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KittiwakeKittiwake   14 avril 2014
Certaines personnes que l'ai pu croiser dans le monde de la politique ont des compétences sociales hors du commun. certaines sont pourtant, ou à cause de cela, des personnages infects. Leur visage ne reflète jamais leurs émotions, mais constitue une sorte d'artifice permanent pour désarçonner l'autre et profiter du moment opportun pour parvenir à leur fin.
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Videos de Josef Schovanec (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Josef Schovanec
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=54141
MON COMBAT POUR LES ENFANTS AUTISTES EN MARTINIQUE
L'expérience du centre Atoumaux, structure d'accueil de jour pour enfants : les raisons d'un échec
Gisèle Armange-Marb?uf
Avec la collaboration de Jean-Jacques Fouquet / Préface de Josef Schovanec
Après une vie active passée en France métropolitaine, l'auteure choisit, en 1994, de retourner en Martinique. À la faveur de sa rencontre avec le petit Benjamin, elle a découvert l'univers des enfants autistes. Son idée : créer pour eux un centre de loisirs éducatifs. Mais dans l'île aux fleurs, son projet baptisé Atoumaux n'était pas le bienvenu dans le milieu médical, ni souhaité par les services de l'administration. Récit d'un parcours du combattant.
Gisèle Armange-Marboeuf est née en 1948 à Fort-de-France. Ella exercé le métier d'aide-soignante en métropole avant, la retraite venue, de renouer avec ses racines. Elle a créé en Martinique le premier centre de loisirs pour enfants autistes. Elle a été épaulée dans ce projet par Josef Schovanec, "saltimbanque de l'autisme", écrivain et journaliste radio.
Broché ISBN : 978-2-343-12614-2 ? août 2017 ? 212 pages
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