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ISBN : 2874495794
Éditeur : Les Impressions nouvelles (01/02/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Harold Schuiten a vécu pendant un an une expérience insolite sinon extravagante : enseigner le français dans des villages de Yakoutie, la région la plus glaciale de la planète. Il raconte cette aventure avec fraîcheur et drôlerie. Tu vas aimer notre froid porte un regard de candide sur une Sibérie perdue, loin de Saint-Pétersbourg et de Moscou, en Yakoutie, dans les confins insondables du plus grand pays du monde.

« La taïga, c’est là où je vais, une ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Shan_Ze
  20 février 2018
Harold Schuiten a vécu pendant un an en Yakoutie, en République de Sakha, en Russie, pour enseigner le français dans une école. Là-bas, les températures descendent très bas, jusqu'à -55°C ! Il raconte son expérience, ses rencontres, l'incompréhension que sa présence à cet endroit peut susciter.
C'est le titre de livre très original qui m'a attiré. Pourtant, ce n'est pas un climat que j'apprécie spécialement : mes extrémités commencent à geler avant même de passer la barre du zéro degré. Mais les personnes capables d'aller vivre ce genre d'aventure ont toute mon admiration. En plus, c'est dépaysant à souhait. J'ai beaucoup aimé le récit de Harold Schuiten, les anecdotes pour arriver à partir, les façons de réagir des Yakoutes, ses interactions avec les élèves… Un bel humour aussi ! Par contre, j'aurai aimé plus de détails sur son année passée en Yakoutie, je suis un peu restée sur ma faim.
Quelques petits points que j'aurais aimé trouver dans ce livre de voyage :
-une carte sur son voyage et ses différents lieux de chute, j'aime visualiser les distances parcourues, la géographie du lieu etc.
-des photos de son logement, du village, des rencontres. Je sais que c'est compliqué de prendre des photos sans gants dans le froid (moi-même je ne m'en sors pas sans geler instantanément) mais ça permet de se faire une image de l'endroit.
Merci aux Impressions Nouvelles et à Masse Critique pour cette belle découverte glacée !
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keisha
  12 février 2018
Remplaçant dans une école professionnelle belge, ex-journaliste pigiste, Harold Schuiten fouine sur internet, pour ses cours de géographie, et le voilà sur un site évoquant l'école Sakhabelge de Kepteni.
"Quelle probabilité statistique accorder à tout ça: l'existence au fin fond de la Sibérie, d'une école "belge" où on célébrerait la Belgique et où on enseignerait le français aux Yakoutes, une peuplade animiste? C'est comme si la matrice avait buggé, générant au hasard des tranches de présent incohérentes."
Quelques mois et quelques paperasseries plus tard, le voilà à Yakoutsk. Puis à Kepteni, petit village accessible seulement l'hiver, car pas de pont sur la très très large Léna, dont on doit attendre le gel pour passer dessus en voiture. Et quels véhicules! Pas un poil d'électronique, mais réparables facilement. La survie en dépend.
Une fois à Kepteni, le voilà enseignant le français (et l'anglais), découvrant la vie du village. Les ours? Oui, pas loin, mais ils dorment actuellement. La température? A - 45°, pas de cours pour les plus jeunes. A partir de - 47°, on arrête pour les plus âgés, à - 51 ° on ferme l'école.

Un coin vaste et peu peuplé, on l'aura compris.
A lecture de ce (trop, hélas!) court livre, j'ai appris plein de choses sur la Yakoutie, et la Russie en général, l'auteur ayant poursuivi son voyage par le train jusqu'à l'extrême orient russe. "Pour vérifier qu'il n'y a rien. C'est le concept du voyage."
Dois-je ajouter que l'humour de l'auteur a beaucoup ajouté au plaisir du voyage?
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frmwa
  07 février 2018
Harold Schuiten a le courage de suivre d'autre voies que la BD, alors que son personnage, longue silhouette dégingandée oscillant dans un tourbillon de feuilles mortes automnales ou de flocons post-soviétiques, s'y prête tant visuellement. Il préfère avancer résolument à la découverte du monde et de lui-même, en changeant de trottoir si besoin est, dans un article sur la culture du safran, un voyage d'hiver à la Schubert au sein de la Sibérie yakoute, ou encore sur l'archipel nippon, sa longue silhouette émergeant entre mille au milieu de la foule tokyoïte et des conventions du quotidien.
La 4e de couv' parle de fraîcheur et de drôlerie et on ne peut qu'approuver (surtout à des températures de -50° !). Le regard "candide", je suis plus dubitatif. Le regard de Harold Schuiten est acéré et curieux comme son esprit et s'appuie sur son expérience de journaliste et d'historien. Son ego n'est jamais mis en avant et il propose des connexions historiques et géographiques réjouissantes à son expérience, qui font que l'on ne s'ennuie jamais ! Sur la Grande Guerre Patriotique, les mérites du char T34 et de la technologie russe, mais également sur l'agencement des villes nouvelles et des immeubles kroutchéviens. Le ton est toujours juste, jamais altéré par des postures, ce qui nous permet de partager la quintessence de son expérience qui porte sur la communication avec les autres, qui prend des allures breugeliennes en compagnie de mineurs d'or dans le Transsibérien ! Le teasing du début, avec le "gopnik", crée un suspense qui décourage le lecteur frileux d'abandonner sa lecture en cours de route.
J'étais très curieux de ce premier ouvrage pour lequel j'étais prêt à dégainer mon indulgence et je n'ai jamais eu à le faire, que du contraire, j'ai été "déçu en bien", comme disent nos amis suisses.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
frmwafrmwa   15 février 2018
J'ai bien l'impression que mes frères sont revenus. Des bruits de bouteilles et de verres qui s'entrechoquent, que je reconnais désormais, ont tinté par intermittence. Il est temps d'aller sympathiser avec mes nouveaux camarades de wagon. [...]
Ici le Transsibérien. À l'heure où j'écris, les autorités ont perdu le contrôle du wagon. [...] Je ne pouvait cependant cacher ma joie de voir ce wagon bien trop bourgeois changer, en bien. [...]les mineurs d'or[...] vivent le plus clair de l'année dans un camp fermé presque militarisé. La lucarne de liberté, c'est ici et maintenant, quartier libre.
[...]
Hélas, les mineurs d'or, inexorable résultat des lois de la biologie, on muté en gentils zombies, se propageant dans tout le train et semant le chaos sur leur passage, jusqu'à arracher une partie du gilet d'une contrôleuse, dévoilant un sein magnifique. En apparence, celle-ci ne s'en formalisa pas, à ma surprise. Nulle agressivité néanmoins, vous pouvez m'en croire.
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frmwafrmwa   15 février 2018
[...]un homme bourru au physique de bûcheron, a paru surpris de ma question. [...] "Personne ne viendra jamais ici, car c'est trop loin. Enfin personne excepté vous", conclut-il avec un grand sourire avant d'éclater de rire et d'ouvrir la vodka.
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Shan_ZeShan_Ze   06 février 2018
-Oui, bonjour. J'ai besoin d'une attestation d'assurance tous risques pour l'étranger. C'est pour le visa. Je pars en Russie, en République de Sakha.
[...]
- Monsieur Schuiten , ... Voilà, on s'est renseigné : c'est un camp afghan ! (Silence.) C'est un camp afghan !, me répète-t-elle.
- Je crois qu'il y a erreur, Madame. je vous assure. Ce n'est pas un camp afghan. Sur la carte, la Yakoutie est loin au-dessus de la Chine. Vous avez une carte avec vous ? En fait, vous voyez la Mongolie ? Prenez à l'est et vous tombez dans l'ancienne Mandchourie, en Chine. Bon, eh bien, de là vous remontez toooooout, tout en haut. Attention, arrêtez-vous bien avant le pôle Nord ! C'est près du fleuve Lena, le village de Kepteni, en fait.
- ...
- Madame, attendez. Avez-vous déjà joué à Risk ? Vous savez... le jeu avec les petites armées. Donc,la Yakoutie, c'est pas sur le Pacifique, c'est la case avant le Kamchatka, en haut à droite. C'est très grand, grand comme l'Europe, et très peu peuplé, moins d'un million d'habitants. Mais c'est très éloigné de l'Asie centrale et de l'Afghanistan, je vous assure
- Bon bon, alors je rappelle le Siège. On va encore se renseigner. Je reviens vers vous.
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frmwafrmwa   07 février 2018
Il n'avait même pas vingt ans. Je l'avais rencontré dans le Transsibérien. C'était un "gopnik", au crâne rasé, un semi-bandit occasionnel des grandes lignes ferroviaires, le genre qui s'attache aux occidentaux perdus. [...] Tout indiquait cependant qu'il allait me voler et que la confiance allait se briser en l'espace d'un instant.
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