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Love Story tome 1 sur 2

Julie Lopez (Traducteur)
EAN : 9782226472984
408 pages
Albin Michel (29/06/2022)
4.05/5   828 notes
Résumé :
Édimbourg, 1817.

Hazel est une jeune aristocrate à l'avenir tout tracé. Promise à un cousin, son rôle est de se préparer à devenir une épouse dévouée et soumise. Pourtant, Hazel rejette cette fatalité. Passionnée de médecine et aspirante chirurgienne, elle décide de braver les interdits liés à son sexe et à sa classe sociale pour suivre en secret des cours d'anatomie.

C'est alors qu'elle fait la rencontre de Jack, un voleur de cadavres ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (170) Voir plus Ajouter une critique
4,05

sur 828 notes
J'attendais avec impatience de pouvoir me plonger dans ce livre, mais la période ne s'y prêtait pas. Alors à l'approche de l'automne, c'était l'occasion de me lancer et je ne regrette pas ce choix. Ce fut une très bonne surprise !

La première chose que je retiens de cette lecture c'est son ambiance gothique et presque mystique, qui ne peut pas laisser insensible. le mélange de thriller, fantastique et roman historique saupoudré par une aura féministe, apporte un dynamisme et une originalité indéniable. Alors que les pages défilaient, j'avais la sensation de vivre à cette époque aux côtés d'Hazel et Jack, tout m'est apparu fidèlement retranscrit. La plume aidait à s'immerger dans cet univers, je l'ai trouvé très agréable, le vocabulaire et les tournures de phrases m'ont beaucoup plu. J'avais l'impression de pouvoir sentir la décomposition des cadavres, la puanteur des quartiers pauvres, ou encore la froideur des cimetières. Attention tout de même aux âmes sensibles ! Pour ma part, ça ne m'a pas dérangée, on ressent l'inspiration Frankenstein assumée de l'autrice, j'ai aimé cet aspect glauque qui contraste avec ce que j'ai l'habitude de lire et ça fait du bien. En tout cas, on sent que Dana Schwartz a fait de nombreuses recherches pour étoffer et créer son univers dans un contexte historique réel. Et même si je n'y connais pas grand-chose quant à l'évolution de la médecine au fils des siècles, ce récit ne m'a pas semblé rempli d'anachronismes. le fait d'en apprendre davantage à travers des citations et petits détails disséminés dans le roman a rendu ma lecture très prenante en plus d'être instructive. Aussi, j'ai trouvé qu'il n'y avait pas de longueurs, on entre directement dans le vif du sujet sans que ça soit pour autant bâclé. L'autrice a su imposer un rythme cohérent qui tient en haleine le lecteur, les rebondissements ne manquent pas et même si j'ai vu certaines choses venir, ça n'a pas gâché mon plaisir et j'ai même parfois été prise de court par certaines révélations !
Concernant les personnages, sans être développé en profondeur, ils n'en restent pas moins sympas à suivre. Je me suis attachée à Hazel et sa détermination infaillible, d'autant plus que ce récit se veut féministe alors forcément ce sujet a fait écho en moi. L'héroïne remet en question le patriarcat, je n'avais qu'une hâte c'est de la voir devenir chirurgien et renverser les codes de cette société. Outre la condition de la femme, il y a également une critique ouverte sur le traitement plus que cruel à l'égard des pauvres, et ça me plait beaucoup dans les récits historiques.

J'avoue que je craignais la romance, mais pour mon plus grand bonheur, elle est loin d'être centrale. Au contraire, elle apportait un peu de fraîcheur à cette ambiance particulièrement lourde et glauque. En revanche le petit bémol que j'ai pu ressentir c'est le manque d'alchimie entre Hazel et Jack. Je pense que la relation aurait mérité plus d'approfondissement avec notamment davantage de scènes tendres et complices. Pour moi, cette relation s'est construite un peu trop vite à tel point que j'avais la sensation qu'elle arrivait comme un cheveu sur la soupe. On ne comprend pas comment ils ont pu tomber amoureux, c'est un peu dommage. Cela dit, ça ne m'a pas été empêché d'apprécier suivre leurs aventures, ils se complètent plutôt bien et même si c'est du vu et revu, le fait d'avoir une relation interclasse entre une riche et un pauvre, ça fonctionne toujours aussi bien.
Un dernier point m'a chagrinée, c'est l'âge des personnages, Hazel accomplit médicalement des choses incroyables et acquiers des connaissances qui selon moi sont impossibles à 17 ans. Maîtriser aussi bien l'anatomie, et même la chirurgie (elle accouche une femme seule, elle suture parfaitement des plaies parfois sérieuses et j'en passe…), c'est surréaliste. Même si elle est très intelligente et a toujours le nez plongé dans les livres, j'ai un peu de mal à être convaincue. le roman aurait gagné à exploiter des personnages plus proches de l'âge adulte que des adolescents, mais ce n'est que mon avis.

Quant à la fin, elle est bien emmenée même si je n'ai pas forcément adhéré à la révélation finale, notamment les motivations du « méchant ». J'ai trouvé ça un peu too much. J'attends de voir l'évolution dans le second tome, peut-être serais-je agréablement surprise. En tout cas, ce fut une très bonne lecture, à la fois originale et intrigante, l'ambiance est sans conteste le point fort de ce roman, j'ai été happée du début à la fin. Je ne tarderai donc pas à lire la suite !
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Un récit à l'atmosphère gothique qui a révélé pas mal de surprises.

On suit Hazel, jeune femme de haute condition, au XIXe s, qui a pour ambition de devenir chirurgien. Une ambition qui est loin d'être à sa portée, de part se haute naissance ( un chirurgien étant moins bien perçu qu'un médecin à l'époque) et surtout de part sa condition de femmes...

La couverture met en avant la romance. A mes yeux, si cette dernière est présente, elle est loin d'être le point central du roman. C'est plutôt un récit féministe sur les ambitions d'une jeune femme contrecarrées par sa condition. Ses efforts pour parvenir à son but. Son apprentissage d'autodidacte. Sa rencontre avec un résurrectionniste.
Hazel est un protagoniste certes un peu naïf mais qui reste attachant. Par son indépendance d'esprit, elle détonne dans cette société du XIXe s.

J'ai trouvé l'aspect historique très bien traité (jusqu'à un certain points). On est dans une atmosphère très macabre dans cette Ecosse du XIXe s avec les résurrectionnistes, la médecine qui se complexifie. Les écarts de richesse sont marquées avec la haute société et ses préoccupations d'un côté ( sorties, bals, mariage arrangé) et les populations démunies qui vivent en marge et sont victimes de préjugés.

L'intrigue est peut-être le plus surprenant. C'est simple, on ne sait pas trop vers où on va. Est-ce une romance ? Est-ce le récit d'une femme qui réussit en médecine? Est-ce un polar ? On a d'autres choix que de se laisser porter par l'histoire et d'accepter sans sourciller cette fin des plus surprenantes!

Certains m'ont dit que le tome 1 se suffisait à lui-même. J'avoue que pour ma part, je trouve la suite nécessaire, au contraire!
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J'avais lu l'an passé, en charmante compagnie, le percutant et stressant Corpse Queen qui m'avait beaucoup plus pour son mélange de thriller et de revendication d'une place égale pour les femmes dans un décor historique XIXe. J'étais donc enthousiaste à l'idée de retrouver le même genre d'ambiance avec Anatomy – Love Story de Dana Schwartz, qui fut une lecture plaisant mais un peu plus lisse.

Jeune autrice, la duologie Love Story : Anatomy – Imortality est le titre qui a fait connaître Dana Schwartz. On peut dire que la demoiselle a déjà un certain talent pour mettre en scène une histoire fluide et prenante, pleine d'aventure dans un joli décor saupoudré d'histoire. Ce n'est pas une plume marquante, elle est plutôt simple, mais c'est justement sa force car ça rend la lecture facilement immersive. Elle sait également quoi prendre dans les romans historiques pour doter son histoire du vernis juste nécessaire pour la rendre crédible. C'est bien fait.

Bien sûr, elle ne révolutionne pas le genre. Anatomy offre le désormais classique schéma de la fille de notable qui au XIXe ne veut pas rester coincée dans sa condition et souhaite s'échapper de la cage dorée où elle est. C'est quelque chose qu'on a beaucoup lu dans les romances historiques victorienne et pré-victorienne. Mais ici, le petit plus, c'est que notre héroïne, Hazel, est férue d'anatomie et de médecine, et se rêve en chirurgienne. La voilà donc qui va se grimer en garçon pour aller suivre des cours auprès du fils/petit-fils du grand professeur dont elle dévore le livre depuis toujours.

Cela vous rappellera assurément The Corpse Queen paru un an plus tôt… mais des petites différences sont heureusement venues se glisser rendant l'histoire différente. Nous ne sommes pas vraiment ici dans un thriller haletant comme chez son prédécesseur. Il y a certes un mystère qui va poindre mais assez tardivement sur la même question des corps qui subissent des disparitions, mais également de pauvres hères qui subissent des mutilations. La réponse donnée est sensiblement la même d'ailleurs avec juste l'ajout d'une pointe de fantastique qui peut être prometteur pour qui lira la suite. J'avoue que ce premier volet me suffit en soi. Non, le récit est bien plus simple. On est vraiment sur un récit d'émancipation classique.

J'ai ainsi aimé y faire la rencontre d'Hazel, jeune adolescente bientôt femme adulte, qui se passionne pour ses études tandis que sa mère ne voit que son jeune frère après qu'elle ait perdu son aîné. Hazel est donc bien seule et l'autrice nous en fait quand même le portrait d'une fille soumise qui obéit un peu trop à ses parents et à la société et peine à se rebeller, ce qui peut être agaçant à lire, mais se comprend. C'est sa passion pour la médecine qui va lui offrir une voie d'émancipation et le courage de relever la tête. L'autrice va nous le montrer assez progressivement, au fil des rencontres et des actions de l'héroïne qui va se frotter aux médecins de son milieu ou encore au concours de l'Académie royale pour prouver sa valeur aux hommes de sa vie. Il faudra être patient. J'ai aimé ce cadre légèrement historique donné par l'autrice, notamment à travers la ville d'Edimbourg et surtout le chemin pour s'y rendre depuis le manoir d'Hazel. On sent vraiment qu'on est au XIXe alors.

Dans la même veine, j'ai aimé la peinture faite de la médecine et des connaissances médicales d'alors. Comme dans Corpse Queen, on revient sur la façon d'exercer celle-ci par expérience, tâtonnement et exploration, notamment à l'aide de ces fameux cadavres déterrés et fournis aux étudiants. Mais ici, j'ai eu l'impression d'assister à des scènes plus pointues sur le sujet, notamment lorsqu'elle s'est s'agit une fois d'en disséqué un ou de couper un membre à un autre. C'était bien plus concret, ce qui m'a beaucoup plu. J'ai aimé aussi voir Hazel exercer ses connaissances en soignant des gens du commun. Il y avait quelque chose de concret qui avait manqué à son prédécesseur. En plus, cela s'est fait dans un cadre qui m'a plu, certes un peu « facile », avec ces domestiques qui lui ont apporté leur soutien ou cet ami « résurectionniste » qu'elle s'est fait, mais c'était chaleureux de les voir opérer ensemble du coup.

Alors pourquoi ai-je moins aimé que The Corpse Queen ? Parce que comme j'avais déjà lu ce dernier, tout m'était prévisible. Je connaissais déjà le décor historique, les mécanismes autour de la médecine et du portrait de cette femme ayant envie d'émancipation. La romance est venue aussi s'ajouter sans surprise entre ceux que j'attendais. Les gentils étaient gentils. Les méchants étaient méchants. Tout était assez lisse et totalement prévisible, sans réelle aspérité en dehors des une ou deux scènes un peu détaillées sur la pratique de la chirurgie alors. Ça fait peu…

Sans surprise, voici une fiction à l'habillage historique et « féministe » qui se lit très bien et plaira à son public. La plume est accessible, le décor bien exploité, l'aventure bien ficelée. On passe donc un bon moment à suivre Hazel dans son désir de devenir médecin et sa lutte pour se faire reconnaître comme individu et non simplement comme femme. Mais c'est extrêmement lisse, prévisible, déjà vu et presque calqué sur The Corpse Queen, ce qui interroge quand même. Il lui manque en plus cette petite originalité, ce petit twist, en dehors du final qui est, quand même, bien tiré par les cheveux malgré les indices disséminés ^^!
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Premier livre du style que je lis.
J'ai suivi les recommandations sur un réseau social, j'aime bien le côté historique et médical alors je me suis dit pourquoi pas !

Qu'on se le dise d'emblée le trompe l'oeil de la couverture est superbe ! Et représente bien la didactique et la dilettante de ce superbe roman.

Ce qui est appréciable d'emblée c'est que l'histoire ne met pas une éternité à démarrer nous sommes dans le vif du sujet de suite. Les 2 personnages principaux sont attachants. L'écriture est juste et sans fioriture. le rythme du récit est également très agréable pas d'impressions de longueurs et l'histoire évolue sans cesse avec plusieurs "surprises" que l'on ne voit pas forcément venir.

La romance ne prend pas trop de place sur le reste de l'histoire et cela est aussi très appréciable car j'ai toujours peur du côté "niannian" qui gâche souvent beaucoup de livres, empêchant souvent l'approfondissement des autres thèmes abordés dans le livre ce n'est absolument pas le cas ici, à nouveau la plume de l'auteur est très juste là dessus.

J'ai beaucoup apprécié ce style gothique mêlé aux prémices de la médecine et de la chirurgie, j'ai fait quelques recherches sur le côté tant ce qui y est narré semble réel. le côté médical et résurrectioniste m'a tout simplement captivé.

J'ai adoré faire le parallèle avec Frankenstein, où j'ai le sentiment de lire deux livres très proches mais aussi avec une antithèse incroyable et il en faut pour concurrencer Mary Shelley.
Frankenstein créé pour contrer la mort et par volonté d'aller toujours plus loin dans la science, progrès immense certes mais ne s'en retrouve t-il pas plus seul en raison de son aspect monstrueux ? Finalement il souffre énormément de solitude et est toujours en recherche de sentiments.
Quand dans Anatomy Love story la science passe avant tout et même l'amour où ce sentiment y est décrit qu'une lente agonie dont on attend la fin, qui contrecarre les ambitions médicales et ce au grand damn de notre héroïne qui se battra corps et âme pour la vérité, l'amour et la science de manière équitable.
Notre apprentis medecin est autant amoureuse de la science que de la vie et de la liberté et ce qui l'emportera sur le reste pour pratiquer une médecine juste et digne où l'amour y a toute sa place.

Cette lecture m'a tout simplement régalée...

Un petit bémol pour un soupçon de SF pour moi qui tombe un peu comme "trop facile" comme explication à un moment crucial du livre qui m'a assez déçue comme explication et dénouement...
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Je ne peux m'empêcher de construire cette critique à partir d'une comparaison avec un autre titre que j'ai lu très peu de temps auparavant , « The corpse queen » proposant presque la même intrigue. A savoir une plongée dans le monde des apprentis chirurgiens où le commerce de cadavres et les dangers qui lui sont rattachés sont rois.
La seule différence est que « Anatomy » met a priori l'accent sur une histoire d'amour, tout du moins, c'est ce que le titre nous suggère. Je vais donc m'arrêter sur ce point là en priorité. Je n'ai pas trouvé cette histoire d'amour transcendante, l'autrice n'étant pas parvenue, selon moi, à rendre crédible l'attachement existant entre les deux protagonistes. J'ai cru à l'attirance entre les deux mais pas vraiment aux sentiments. Les deux personnages ont en effet trop peu de scènes ensemble leur permettant d'approfondir leur relation. On tombe donc dans le travers « on nous dit qu'ils s'aiment  mais on ne nous le montre jamais vraiment ». J'ai pourtant voulu m'attacher à cette histoire mais je n'y suis pas vraiment arrivée. Je peux comparer ce point de l'intrigue avec celui de l'autre roman, qui propose aussi une histoire sentimentale sans forcément mettre l'accent dessus. Et c'est le roman qui ne promettait pas une grande histoire d'amour dans son titre qui m'a le plus convaincue. Je ne saurais mettre exactement le doigt sur ce qui m'a le plus plu dans l'autre roman mais on va dire que j'ai cru à l'alchimie existant entre les deux personnages dans celui-là quand, ici, on avait beau me dire qu'ils s'aimaient, je n'arrivais pas trop à le croire.
Concernant l'ambiance générale du récit, on retrouve également une atmosphère sombre due aux activités de notre personnage principal, Hazel, qui dans son désir de devenir chirurgienne sans pouvoir accéder aux études au même titre que les hommes, va se retrouver mêlée au commerce de cadavres pour pouvoir étudier. Nous avons donc une grande partie du roman consacrée à la médecine du début du XIXe siècle et je dois avouer que ce point est plutôt bien mené et intéressant à découvrir. Cependant, le titre avait pour vocation de nous proposer une romance gothique dans l'Ecosse du début du XIXe siècle. Et même si j'ai retrouvé quelques éléments propres à ce genre gothique (le château, les éléments macabres), cela ne suffit pas à créer une atmosphère digne des plus grands romans du genre. Si je devais résumer ce paragraphe, je dirai donc que le roman propose une ambiance glauque due aux activités de l'héroïne mais que cela ne suffit pas, à mon humble avis, pour créer une atmosphère brumeuse, angoissante et pesante digne de ce nom.
Enfin, tout comme dans l'autre roman (je vous avais dit qu'il y avait beaucoup de points communs), il y a également une petite intrigue policière mais elle n'est pas vraiment prédominante. L'autrice n'a pas cherché à développer cet aspect et cela se ressent, la résolution de l'énigme n'ayant rien de bien original.
Pour conclure, je pense que si j'avais lu Anatomy avant Corpse Queen, j'aurais peut-être été plus convaincue, notamment par l'ambiance générale du roman. Ici la comparaison tourne à la défaveur d'Anatomy. Il n'en reste pas moins que ce roman reste plaisant à découvrir, notamment grâce à son personnage principal qui est agréable à suivre. Ainsi, je me lancerai sans doute dans la suite en espérant que la romance promise me fasse plus vibrer.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec
21 novembre 2022
Une romance gothique des plus originales !
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (89) Voir plus Ajouter une citation
- Peut-être pourriez-vous n’emporter qu’un seul livre. Après tout, vous n’y passerez qu’un après-midi.
Hazel s’étrangla avec son thé.
- Un livre ? Un livre ? Ne soyez pas ridicule. Et si je le termine ? Ou si je le trouve terriblement ennuyeux. Que suis-je censé lire si je finis le livre que j’ai emporté ou si je m’aperçois qu’il est illisible ? Ou s’il ne capte plus mon attention ? Quelqu’un pourrait renverser du thé dessus. Oui ! Imaginez un peu. Quelqu’un pourrait renverser du thé sur mon unique livre, et alors je serais coincée. Franchement, Iona, réfléchissez un peu !
- Prenez-en deux, alors, mademoiselle.
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Quelqu'un devrait te dire que tu es belle chaque fois que le soleil se lève. Quelqu'un devrait te le dire tous les mercredis. Et à l'heure du thé. Le jour de Noël et la veille de Noël et la veille de la veille de Noël, ainsi qu'à Pâques. On devrait te dire que tu es belle la nuit de Guy Fawkes et pour le Nouvel An, et le 8 août aussi, juste comme ça. Hazel Sinnett, tu es la créature la plus miraculeuse que j'aie rencontrée, et ta beauté me hantera jusqu'au jour de ma mort.
Page 298
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-Peut-être pourriez-vous n'emporter qu'un seul livre. Après tout, vous n'y passerez qu'un après-midi.
Hazel s'étrangla avec son thé.
-Un livre? Un livre? Ne soyez pas ridicule. Et si je le ter-mine? Ou si je le trouve terriblement ennuyeux? Que suis-je censée lire si je finis le livre que j'ai emporté ou si je m'aper-cois qu'il est illisible? Ou s'il ne capte plus mon attention?
Quelqu'un pourrait renverser du thé dessus. Oui! Imaginez un peu. Quelqu'un pourrait renverser du thé sur mon unique livre, et alors je serais coincée. Franchement, Iona, réfléchissez un peu!
-Prenez-en deux, alors, mademoiselle.
Hazel soupira, mais finit par céder. Elle partit en ville en emportant trois livres, bien consciente que Charles et Iona seraient heureux d'avoir le château plus ou moins pour eux pendant quelques heures.
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-Seigneur Dieu, souffla-t-il. Tu es si belle, Hazel Sinnett.

-Personne ne m'avait jamais dit que j'étais belle.
Elle ne s'en était même pas rendu compte avant de le dire à voix haute.

Une main sur chaque côté de son visage, Jack la dévisagea pendant quelques secondes. Puis il embrassa tout doucement chacune de ses paupières.

-Quelqu'un devrait te dire que tu es belle chaque fois que le soleil se lève. Quelqu'un devrait te le dire tous les mercredis.
Et a l'heure du thé. Le jour de Noël et la veille de Noël et la veille de la veille de Noël, ainsi qu'à Pâques. On devrait te dire que tu es belle la nuit de Guy Fawkes* et pour le Nouvel An, et le 8 août aussi, juste comme ça. (Il l'embrassa encore une fois sur les lèvres, délicatement, puis s'écarta et la regarda droit dans les yeux.) Hazel Sinnett, tu es la créature la plus miraculeuse que j'aie rencontrée, et ta beauté me hantera jusqu'au jour de ma mort.
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Telle était la leçon qu'on apprenait aux jeunes filles quel que soit leur rang social - ne vous laissez pas séduire par les hommes que vous rencontrez, protégez votre vertu - jusquà ce que, bien sûr, leur avenir entier dépende de la séduction d'un mari convenable. C'était une situation absurde, une ruse de la société dans son ensemble : on forcait les femmes à vivre sous la coupe des hommes qui les désiraient, mais on pointait du doigt celles qui se rendaient volontairement désirables. La passivité était la vertu ultime. Ne devenez surtout pas comme Hyacinth Caldwater. Soyez patientes, silencieuses, aussi belles et intouchables que des orchidées, et alors, et alors seulement, votre récompense viendra : on vous mettra dans une cage dorée pour votre propre protection.
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