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EAN : 9782021400984
192 pages
Éditeur : Seuil Cadre noir (11/10/2018)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 107 notes)
Résumé :
Dino Scala, habitué au faste de la vie luxembourgeoise, se voit obligé de séjourner aux Naïades, un camping perché sur les hauteurs de La Ciotat. Là, au royaume des tentes Quechua, il fait la connaissance de son voisin de bungalow, qui semble aussi perdu que lui : un écrivain célèbre, goncourisé même. Charles Desservy est venu ici se reconnecter à la vraie substance de la vie : les gens normaux.

Et, dans ce dernier cercle de l’enfer – un camping bondé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  06 novembre 2019
Je vous l'avais bien dit , aucune amélioration du temps , grisaille et pluie , nouvelle dépression en vue , dans le ciel et surtout pour le " bonhomme "...Il faut agir et vite , hors d'un bon moment de détente, point de salut .....Vite , la PAL , c'est pas la peine d'avoir trois mètres de haut de bouquins à lire si pas un ne peut me faire rire , rien qu'un peu , sourire même , ça irait , ce serait bien réconfortant après mes dernières lectures qui m'ont " mis la tête dans le seau " ....
Quelques minutes et une " chute non contrôlée " de livres plus tard , il me semble l'avoir trouvé, mon sauveur . Oui , Jacky Schwartzmann , j'ai déjà lu "Mauvais coûts "et , franchement , j'avais bien aimé. Si " pension complète "est de la même veine , me voici à coup sûr sur le chemin d'une renaissance que je n'espérais plus ...
Allez , on y va .L'action se passe au Luxembourg . Dino , un petit lascard de la banlieue lyonnaise y a , un jour , rencontré Lucienne et il vit avec elle depuis plus de vingt ans .Bon , franchement , c'est pas trop original comme début....Ah , élément que j'allais oublier ...La Lucienne , elle a 70 ans et le Dino , 40 . Oui , et alors ? L'amour , c'est quand même pas forcé de rassembler que des gens du même âge , non ? Et puis , si c'était le contraire , on trouverait ça normal , alors ...Oui , et puis , en France , on a l'esprit ouvert , en même temps (!) ....Certes , certes , mais le Dino , il n'a pas un rond alors que la Lucienne , du pognon , elle en a à ne pas savoir quoi en faire, pas d'enfants , juste sa vieille mère de 100 ans .... Et comme ça , c'est plus clair ? Gigolo ? Moi , j'dis ça , j'dis rien....
Après une bévue, Dino est prié d'aller se mettre un moment " au vert " à Saint Trop , sur un yacht à la Lucienne , bien sûr ...En route , sa Mercedes ( enfin celle de Lucienne ), fait rarissime , tombe en panne et le voilà contraint de passer quelques jours au camping " les Naiades " de la Ciotat . Ce camping , comment dire , c'est un mélange du "Camping Paradis " et du " Camping des flots bleus " . Le premier pour ses animatrices de charme , le second pour Patrick ....euh , non , Charles . Bien entendu , la rencontre va avoir lieu entre " Charles et Dino " mais vous connaissez déjà , bien sûr. " Charles et Dino " c'est quand même pas si vieux...Charles , écrivain , ancien prix Goncourt en mal d'inspiration ....Entre les deux , osmose parfaite et dans le même temps , la mort rôde....Après , faut lire ...
Franchement , les puristes du polar vont sans doute tiquer un peu car , pour du pas conventionnel , c'est le top du top . L'auteur possède un talent fou pour nous faire rire devant un cadavre lacéré à coups de couteau en céramique , par exemple , ou à l'évocation d'une anglaise "passant devant nous , un rouleau de papier - toilettes à la main et repassant quelques minutes après avec la marque de la lunette des toilettes imprimée sur les cuisses..( juste une info , l'anglaise , on la retrouvera encore aux toilettes un peu plus tard... Gastro ? Non , assassinat ) .Alors , autant vous le dire tout de suite , l'intrigue policière n'est pas , mais pas du tout crédible et pourtant , je vous l'assure , on tourne les pages de ce roman avec un intérêt qui ne perd jamais en intensité . Si cet auteur à un caractère proche de ce qu'il écrit , nul doute qu'il doit être invité à nombre de réunions réclamant un bout en train , même pour des obsèques , mais je ne vous en dis pas plus ...Y'a des morts , donc , si y'a des morts ( et pas qu'un ) y'a...y'a ....ben oui , y'a des enterrements!.
L'humour n'est jamais lourd, jamais discourtois , jamais grossier , non , toujours bien maîtrisé, souvent très fin et , au - delà, il y a encore bien mieux , la description fine et pleine d'esprit d'une société gangrenée par le fric , avec les riches , les pauvres , s'épiant les uns les autres , les uns depuis le pont du yacht , les autres depuis le quai du port , et puis , dans un camping , on en rencontre des gens , il s'en passe des choses.
Très honnêtement, j'ai dévoré ce roman qui a bien illuminé cette nouvelle journée de grisaille , j'ai passé un très savoureux moment de détente, sans ennui , surpris d'arriver déjà à la dernière page . Certes ma vie n'en sera pas changée , ma journée , si .L'humour, on le sait , c'est très difficile à rendre dans des écrits . Jacky Schwartzmann a une nouvelle fois montré qu'il avait ce talent .
En son temps , j'ai adoré San Antonio .En tout il faut raison garder mais j'ai retrouvé quelques petites ressemblances .Mais ça , hein , ce n'est que mon modeste avis.
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Pecosa
  28 novembre 2018
« Un peu avant minuit, Charles en était aux expressions françaises empruntées à la langue arabe, signe évident du mélange de nos cultures respectives. Toubib. Bled. Baraka. Macache. Zob. Devenu pointilleux sur les termes et la prononciation, il a demandé:
-Mais, dites-moi, M, je n'ai jamais su. Lorsque l'on rote en fin de repas, on doit dire hamdoulah ou hamdoulilah?
-On doit dire « pardon », en fait."
Quand on ouvre un roman de Jacky Schwartzmann, on sait qu'on va se marrer, et assister au festival de la vanne. Avec lui tout le monde en prend pour son grade, les gros cons de riches, comme les abrutis de smicards. (A propos de Saint-Tropez) « Nous y avions séjourné de nombreuses fois, Lucienne et moi, et à chaque fois la même scène m'avait sidéré: les milliardaires dans leurs yachts qui regardent sur le quai les pauvres les regarder. Scène surréaliste d'une armée de bermudas qui a sacrifié une journée de plage pour venir admirer quelques nantis. »
C'est vachard et drôle. On se demande si Jacky qui plonge toujours ses personnages dans un milieu qui n'est pas le leur, ne serait pas un peu schizo, et comme je suis le fruit du télescopage de la bourgeoisie et du monde ouvrier syndiqué, forcément, j'apprécie en connaisseur (se?).
Dans Pension complète, il s'en donne encore une fois à coeur joie en exilant Dino Scala, un gigolo de la banlieue lyonnaise compagnon depuis vingt ans de Lucienne, une richissime Luxembourgeoise septuagénaire, dans un camping près de la Ciotat. Les vacances forcées de Dino vont prendre une tournure inattendue via une rencontre avec un écrivain parisien très en vogue venu chercher l'inspiration dans la « vraie vie » des touristes prolétaires. Le choc des cultures va virer à la farce sanglante. Pension complète c'est Harry. Un ami qui vous veut du bien qui s'invite dans un épisode de Camping Paradis sur TF1. Ce qui est agréable avec Schwartzmann c'est qu'il se fout de tout, ne respecte rien ni personne, et semble avoir banni le politiquement correct de son dictionnaire. Du coup, on se marre du début à la fin. Allez, une dernière pour la route:
« Il y aura bien une tronche de cake pour nous expliquer pourquoi les types font telle ou telle chose, un type qui saurait tout aussi bien nous expliquer les différentes stratégies des équipes si nous étions devant le Tour de France. Cela n'a pas manqué. Il y avait un Parisien, dans le tas, qui savait déjà tout. C'est lui qui menait l'enquête off, planté devant la meute des OPJ amateurs. Envoyé spécial de Bungalow-TV. Il décrivait les actions menées par les pro, là, juste devant nous, sans oublier de nous offrir ses théories, ravalant rapidement le conditionnel pour nous servir de l'affirmatif, du cent pour cent, bref: du CNews. »
Merci qui? Merci Jacky!
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Cancie
  13 janvier 2019
Dino et Frank, son pote, enfants de la cité, tous deux Français, sont venus au Grand-Duché de Luxembourg durant l'été 1999 pour un pseudo-business. Et le 11 août 1999, alors qu'il est assis à la terrasse du Come Prima, pour assister à la dernière éclipse solaire totale du deuxième millénaire, Dino fait connaissance avec Lucienne, de trente-deux ans son aînée, et « lorsque nous nous sommes réinstallés à nos tables, nous étions déjà un couple. » Il ignorait que Lucienne était riche à millions.
La véritable histoire débute une vingtaine d'années après cette rencontre. Nous faisons connaissance avec Macha, la belle-mère de Dino, presque cent ans, qu'il qualifie de vieille peau. Mais les problèmes commencent avec l'altercation qu'il va avoir avec Paul Drumond, responsable de l'agence bancaire BGL où Lucienne détient plusieurs comptes. Celui-ci, ivre, va le traiter indirectement de gigolo et Dino va réagir en peu brutalement, lui cassant le nez, et lui prendre sa Rolex au passage.
Pour tenter de trouver un arrangement avec le policier, Daniel Schwartz, Lucienne propose à Dino de s'éloigner pendant une période du Luxembourg et d'aller passer quelque temps sur son yacht, à Saint-Tropez, le temps de convaincre Drumond de retirer sa plainte.
Dino va donc partir pour le sud de la France avec la Mercedes C63 AMG qui, malheureusement, va tomber en panne et il devra faire appel à un dépanneur. Celui-ci était débordé, il va devoir la garder deux ou trois jours.
Une seule solution pour Dino, le camping de la Ciotat, tout proche, où il va pouvoir louer un bungalow. de nombreuses places sont disponibles car un des jeunes vacanciers s'étant noyé dans la piscine, les gens choqués, s'en vont.
Et c'est là, au camping « Les Naïades », qu'il va faire la connaissance de son voisin de bungalow, Charles Desservy, ancien prix Goncourt. Ce romancier que Dino décrit ainsi : « Une courtoisie exagérée, ou disons inadaptée, mâtinée d'une espèce de phobie de la classe moyenne. Un aristo, quoi. Un gars avec du sang de navet dans les veines. » Il est en immersion dans ce qu'il appelle le peuple, les gens, avec qui il a pris un peu de distance, ceci pour alimenter ses prochains écrits.
Je n'en dirai pas plus pour ne pas dévoiler l'intrigue de ce polar atypique mais sachez que les morts vont être relativement nombreux, que l'assassin sera assez vite identifié mais le suspense restera entier. Jusqu'où peut-il aller ?
C'est un polar au vocabulaire très imagé, au style jubilatoire avec de savoureux portraits et de sublimes comparaisons. Un polar où, bien que les morts s'agglutinent, reste un très bon moment de détente. J'ai ri du début à la fin. Mais ce qui est génial, c'est le fait que ce n'est pas seulement un livre désopilant. C'est également un livre où l'auteur nous fait partager quelques vérités bien senties sur toutes les couches de la société, les rapports entre humains, sur l'urbanisation.
Dans ses caricatures truculentes, il n'oublie personne. Tout en se moquant des faiblesses de chacun il réussit néanmoins à glisser beaucoup de tendresse.
Si, au premier abord, j'ai pensé qu'il s'agissait uniquement d'un excellent moment de détente, je me suis vite aperçue que c'était également un livre plein de philosophie qui nous permet de réfléchir à ce que nous sommes chacun et de prendre conscience avec humour de la société dans laquelle nous vivons.
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koalas
  12 février 2019
Un beau jour de rage
Dino a claqué la porte de la cité
et s'est installé ou plutôt affalé au Luxembourg
Le gigolo frise maintenant la grosse quarantaine
Sa dulcinée avoisine la soixante dizaine blindée
et sa belle doche la centaine perlée.
Vous voyez le tableau...Renoir
mais ça vire à l'orage depuis l' AVC de l'ancêtre
qui crèche chez eux.
Rien ne va plus,
Dino ne la supporte plus,
il pète un câble...
Le voila obligé de quitter le Grand Duché
direction l'hexagone.
Une panne de Mercédès
le fait atterrir dans un camping 5 étoiles à la Ciotat où
il fait la rencontre d'un ancien prix Goncourt
qui vient y puiser son inspiration pour son nouveau roman
le genre Higgins qui fait son safari ...
A coté, Dino fait plutôt son plein de magnum.
Bref l'entente entre eux deux bat son plein
et les vacanciers tombent comme des mouches...
Bizarre l'ambiance...
Mais pas de quoi chambouler leur train de vie
et leur descente de caisses de champ'
Encore un très bon Jacky Schwartzmannn
Son duo explosif est dans la même veine que le précédent
là peut-être un peu plus cinglant et sanglant
mais l'humour corrosif reste idem
les vannes restent grandes ouvertes
la cuisine maison de Jacky est toujours aussi bonne
Merci Pecosa pour le tuyeau!
Pension complète ! Un quatre étoiles à recommander
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Bazart
  10 janvier 2019
Dino a quitté sa triste cité lyonnaise des Buers (plutôt à Villeurbanne pour ceux qui connaissent), il y a une vingtaine d'année pour aller vivre du côté du Luxembourg.
Là, il a rencontré une dame, plutôt un bon parti, âgée de trente ans de plus que lui, et vit à ses crochets, ce dont il semble assez bien s'en accommoder.
Enfin, cela c'était avant qu'un banquier ne lui renvoie sa triste condition de gigolo à la figure et que Dino réagisse pas un tabassage en règle du dit banquier…
Une seule solution s'offre à notre sympathique gigolo : la fuite, et le lieu de celle-ci sera vite trouvée : direction un camping de Saint Tropez où Dino va faire la connaissance d'un écrivain mondain désillusionné…tout n'irait pas trop mal si une vague de meurtres ne se mettait à tenir la cavale de notre cher Dino…
Jacky Schwartzmann.est un auteur de roman policier lyonnais que je n'avais pas encore eu l'occasion de découvrir.
c'est désormais chose faite avec cette pension complète, publié en octobre 2018 qui semble, selon les habitués de la bibliographie de l'auteur dans la même ( trépidante) veine que ses précédents romans.
On est ici un peu dans la même veine que le jouissif film "Monde est à toi" version littéraire avec un polar burlesque aux personnages bigger than life, aux situations hautement rocambolesques et au style virevoltant, sans le moindre temps mort.
On comprend vite que l'intrigue policière n'est pas vraiment crédible et n'est qu'un prétexte pour servir de décor à un récit aussi déjanté que désopilant…
Les amateurs de comédie policière seront comblés tant Jacky Schwartzmann maitrise parfaitement ce style plein de dérision que de mordant.
Et malgré le coté léger de la charge, l'auteur n'oublie pas de porter un regard assez acéré sur nos contemporains et sa critique de la société de consommation ne manque pas de piquant.
Bref un vrai plaisir de lecture pour bien affronter la morosité de l'hiver qui s'annonce !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (1)
Liberation   02 novembre 2018
C’est là la grande qualité de Schwartzmann, il n’est pas du tout politiquement correct, il se moque des riches comme des pauvres, des débiles comme des finauds, des étrangers comme des franchouillards et, de temps en temps, ça fait du bien.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   27 novembre 2018
Les Italiens ont ça, ce truc. Ils ont inventé la Mafia, ils ont inventé Berlusconi, et pourtant on les adore. C'est parce qu'ils sont la quintessence de l'homme, ils sont la drague, ils sont le sourire, ils sont drôles et ils roulent dans des cabriolets rouges sans mettre la ceinture. La vérité, c'est que les Italiens sont des types extra.
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victoryhelenevictoryhelene   25 novembre 2019
La famille avait un point commun :les tatouages. Ils évoluaient en portant sur eux les autocollants de frigo de leurs convictions, des messages si obscurs qu'ils devaient certainement passer des heures à expliquer le sens des post-it qu'ils se trimballaient. Genre leur prénom traduit en dialecte inca. Et comment on dit Kévin en maya, hein ? Et Cindy en aztèque ? [...]
Je me suis demandé si la petite fille avait, elle aussi, des tatouages. "Gru mon amour"? "Raiponce for ever"? "Nique Walt Disney"? Possible. [...] Il n'en croyait pas ses sens. Dans les quelques bungalows alentour, les gens civilisés nous avaient imités. Sortis sur leur terrasse, le café à la main et l'agacement sur le visage, à la fois fascinés et effrayés par cette peinture d'Edward Hopper version Leader Price.
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sandrinedurochatsandrinedurochat   20 octobre 2018
« Charles avait un peu trop bu et il a voulu en savoir plus sur le barman. Et je te pose des questions sur tes origines, le bled de tes parents, la culture du Maghreb, la difficulté d’être français et rebeu en même temps. A l’écouter, et surtout à voir le sourire blasé de Medhi, j’ai repensé à cette histoire du nazisme qui s’invite dans une discussion trop longue. Lucienne m’avait expliqué çà, dans cette théorie, celle du point de Godwin. C’est quand un interlocuteur fait une allusion ou une référence à Hitler ou à la shoah dans une conversation dont ce n’était pas le sujet de départ. On dit qu’il a atteint le point Godwin. C’est l’échec de la discussion, qui a trop duré et dont plus rien ne sortira de pertinent. Et bien après le point Godwin, il y avait le point Desservy. C’est quand on parle avec un arabe et qu’on dérive sur son arabitude. Je dirais même que le point Desservy est atteint lorsqu’on en arrive aux cornes de gazelle ».
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sevm57sevm57   17 septembre 2019
La seule arme qui leur reste pour se défendre, c'est la gentillesse. Ils deviennent adorables pour qu'on les préserve et qu'on les pique pas. Et des billets de cinq pour les petits-enfants, qui sont aussi des tricheurs, à leur façon. Je te fais la bise, tu me baves sur le sweat, tu me parles de la vie il y a soixante ans, je m'en contrefous, je souris bêtement et tu me files mes thunes. Tu me paies pour qu'on joue une relation devant le public béat de mes parents, qui sont en train de nous perdre tous les deux, toi parce que tu vas bientôt mourir et moi parce que je vais bientôt vivre.
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CancieCancie   12 janvier 2019
La vie, c'est quasiment toujours une question de timing. Fait-on de vrais choix, d'ailleurs ? Pas souvent. On s'adapte à ceux des autres, qui découlent des choix d'autres encore, dans une chaîne d'or, une pyramide loufoque et biaisée avec tout en haut le taulier, le Dieu ultime : l'Aléa.
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