AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782021315851
272 pages
Seuil (04/05/2017)
2.9/5   5 notes
Résumé :
Paris, années 50. Marie travaille en France dans une maison de retraite. D’origine antillaise, elle s’est liée d’amitié avec Jeanne, une dame âgée dont elle s’occupe avec douceur et humanité et qui lui raconte sa vie. Avant de mourir, sa vieille amie l’incite à écrire sa propre histoire.

Fidèle à sa promesse, Marie entreprend alors le récit de son existence. Et le roman s’ouvre sur le grand large. Née à l’aube du XXe siècle, la jeune Mariotte quitte l... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
PiertyM
  04 juin 2018
Dans une écriture simple et vivante, Simone Schwarz-Bart nous partage le cri de cœur d'une antillaise en quête d'identité dans un monde tumultueux de la première moitié du XXe Siècle. C'est aussi le cri de cœur d'une femme qui se demande ce qu'une révolution peut bien venir chercher dans ses dessous féminins, jusqu'à l'anéantir elle-même. Adieu Bogota, c'est aussi l'histoire d'une rencontre qui ressuscite des souvenirs les plus enfouis à l'intérieur de soi, les souvenirs les plus indolents, et aussi les plus dangereux.
Marie raconte l'histoire de Jeanne qu'elle a rencontré dans une maison de retraite. L'histoire de Jeanne lui rappelle la sienne, il faut en parler. Mais parler de son histoire pour Marie, c'est aussi parler de Bogota...et le temps change...la rage, l'horreur, l'effroi, le remord...le souvenir refait surface, le rassemblement, la foule, la révolution, la prison, le service secret, les chiens, la haine...un amer adieu pour Bogota!
Une belle plume, l'auteure nous fait d'abord balader comme dans un champs de mais, ensuite la tension vient et nous saisit...puis silence!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Claude13320
  26 janvier 2021
J'ai énormément aimé Télumée Miracle, ce voyage intérieur si bien écrit qui laisse au lecteur des libertés d'interprétation abondantes.
J'ai donc débuté ce livre avec entrain sans trop prendre le temps de le cerner d'avance.
J'ai alors buté sur la difficulté à comprendre ce que nous raconte l'autrice jusqu'au moment où j'ai lu attentivement la 4ème de couverture. Celle-ci est en effet assez précieuse pour comprendre ce à quoi on s'attaque. Bref, voici donc deux récits de vies de femmes.
Jeanne, femme légère, ballotée dans la vie, qui s'accroche à son Fils comme a un totem.
Marie, femme noire de caractère, qui passera de Martinique en Guyane, puis par New York et Bogota, tout en devant donner du plaisir à des hommes abonnés ou de passage.
Dur destin pour ces deux femmes que l'écriture de Simone Schwarz Bart rend proches de nous, héroïques, et faibles, aimables.
Je n'ai pas trop goûté à la scène de torture par les policiers à la suite de la marche de la faim à Bogota et me suis demandé pourquoi avoir choisi de l'intégrer à l'histoire et de la décrire de manière aussi concrète.
Ce livre est aussi une attention chaleureuse et un brin glaçante à la vie qui vacille lorsque la vieillesse nous atteint et qu'on se retrouve en Ehpad.
Au final, pas déçu bien qu'un peu moins emballé que pour Télumée Miracle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00


critiques presse (2)
LaPresse   25 août 2017
Quand la vie de tous les jours, dans ce qu'elle a de plus simple et de plus prosaïque, atteint à la transcendance, c'est qu'on est face à du très grand art !
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   24 juillet 2017
Si la construction en deux parties peut dérouter, et si l'ensemble paraît un rien chaotique, il y a quelque chose d'envoûtant, de feuilletonesque et de généreux dans Adieu Bogota.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Claude13320Claude13320   27 janvier 2021
C'est toujours pour moi un étonnement sans nom de voir ce que devient la créature qui a vécu trop d'ans. La plupart, au fur et à mesure que les forces diminuent, semblent se réduire à une seule note, un seul désir: le tabac, l'alcool, la coquetterie, le goût des larmes, la parole, un certain silence, la nourriture, tel souvenir ou tel rêve qui revient immuablement.
On pourrait croire que si nous devenons maniaques, nous autres vieux, c'est parce que nous n'avons plus de force que pour jouer une seule note dans la gamme de l'être.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Simone Schwarz-Bart (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Simone Schwarz-Bart
http://le-semaphore.blogspot.fr/2018/.... Simone Schwarz-Bart ou le devoir d’amour : Entretiens avec Martin Quenehen (France Culture / À voix nue). Photographie : Simone Schwarz-Bart en 2009 • Crédits : Miguel Medina - AFP. Diffusion sur France Culture du 16 au 20 octobre 2017. Simone Schwarz-Bart écrit par amour. Des romans, du théâtre, une encyclopédie… Au nom de tous les siens, Guadeloupéens. Et toujours avec André, son mari, Juif de Moselle qui l’a exhortée à écrire dès leur rencontre, quand elle avait 18 ans, et qui l’exhorte encore, par-delà la mort. Simone Schwarz-Bart est guadeloupéenne. Née à Saintes en Charente-Maritime d’un père militaire et d’une mère institutrice, elle a grandi dans une « proposition de Paradis » : sur l’île-papillon. A 18 ans, dans le Quartier latin à Paris, elle rencontre André, un Blanc, un Juif échappé de la Shoah, qui vient de déposer son roman, “Le Dernier des Justes”, chez Gallimard. André Schwarz-Bart recevra le prix Goncourt en 1959. Depuis lors, mari et femme, ils écrivent. Ensemble (“Un Plat de porc aux bananes vertes”), ou en solitaire – pour Simone, ce sera le best-seller “Pluie et vent sur Télumée Miracle”, “Ti Jean l’horizon” et la pièce de théâtre “Ton beau capitaine”. Et ils naviguent et divaguent, au Sénégal, en Suisse et jusqu’à Goyave... Ensemble, aussi, ils « entrent dans le silence », face à l’incompréhension que suscite leur œuvre, qui ose s’atteler à l’ignominie de l’esclavage et à la beauté hirsute de la résistance. Aujourd’hui, ils sont toujours ensemble. Malgré ou au-delà de la mort d’André en 2006, Simone poursuit leur aventure, « les épaules couvertes de fantômes », et signe en leurs deux noms les nouveaux épisodes de leur grand cycle antillais : “L’Ancêtre en Solitude”, “Adieu Bogota”…
Par Martin Quenehen. Réalisation : Rafik Zenine. Liens internet : Annelise Signoret.
0:00 : 1er entretien : Sur l’île aux belles eaux 28:29 : 2ème entretien : Parmi les reines sans nom 56:01 : 3ème entretien : Ensemble depuis la sortie d’Égypte 01:24:08 : 4ème entretien : Dans les oreilles (et sur la langue) de Solitude 01:52:18 : 5ème entretien : Les enfants continuent à naître
Source : France Culture
+ Lire la suite
autres livres classés : martiniqueVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

L'objet du titre

Amélie Nothomb, l'auteure belge, la plus lue chaque année depuis trente ans, nous fait bien souvent voyager et ne manque jamais d'imagination en ce qui concerne les moyens employés. Quel objet donnait son nom au titre cette année là (2020) ?

La Montgolfière
L'hélicoptère
Les Aérostats
Latécoère

10 questions
68 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur ce livre