AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Marie-Thérèse Cuny (Collaborateur)
EAN : 9782266042611
247 pages
Pocket (30/11/-1)
4.13/5   317 notes
Résumé :
Nathalie avait douze ans quand son père l'a violée pour la première fois.
En ce temps-là, confie-t-elle, "j'étais toute fière quand on me disait que j'étais déjà une petite femme. Je ne savais pas ce que ça voulait dire être une petite femme en miniature, une poupée que mon père installait tranquillement dans la nuit sur la machine à laver pour la violer".
Pendant cinq ans, la peur, la résignation, la culpabilité l'empêchent de parler. et puis, à dix-h... >Voir plus
Que lire après J'avais douze ans...Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
4,13

sur 317 notes
5
29 avis
4
13 avis
3
5 avis
2
0 avis
1
0 avis
Ce récit est révoltant, comme tous les témoignages qui parlent d'inceste et de pédophilie. Et il en faut du courage pour tout raconter afin de retranscrire tous ces instants de supplice pour en faire un livre!
Celui-ci est particulièrement dérangeant parce que l'auteure raconte sa triste enfance de manière assez crue, sans omettre certains détails. Son but à travers ce livre est de montrer la réalité des faits tels qu'elle les a vécus et de pousser les personnes ayant subi des choses similaires à ne pas rester murées dans leur silence. Parler et ne pas avoir honte.
Cette honte revient bien entendu à ce monstre sadique qu'est son père.
On est indigné par les actes et les gestes pervers de celui-ci tout au long du récit. Certaines scènes restent ancrées dans la mémoire tellement elles sont insupportables...

Un témoignage difficile à lire pour sa cruauté, mais nécessaire pour que de pauvres enfants victimes d'inceste, aient le réflexe d'en parler lorsqu'ils sont à la merci de ce genre de personnages que je ne qualifierai même pas d'humains.
Commenter  J’apprécie          452
"Qu'est ce qui m'arrive? Il est là dans son peignoir marron, debout devant mon lit,l'air bizarre, le regard dur, froid, comme si j'avais fait quelque chose de mal.
J'ai rien fait de mal aujourd'hui.
Pourquoi j'ai peur?
Je recule contre le mur, je m'y écrase,je tire le drap sur moi.
Je devrais sûrement foutre le camp, me barrer, mais il y a le mur derrière moi et mon père devant.
Qu'est ce qu'il fait assis sur mon lit à une heure pareille?
C'est pas normal."
Ainsi commence le récit terrifiant, marquant, prenant de Nathalie qui entraîne son lecteur dans un gouffre de révolte, d'indignation, de stupeur, d'incompréhension,de tristesse envers ce Monstre," son père" qui,durant cinq années va violer, battre à coups de ceinture, humilier, rabaisser sa fille au rang d'esclave sexuelle cachée aux yeux de tous, par des actes sadiques ,le but de cet ouvrage n'étant pas d'étaler ces crimes mais d'aider d'autres victimes à briser le silence.....
On prend ce témoignage glaçant comme un coup de poing en pleine figure, Nathalie nous prend à témoin de sa souffrance, de ses douleurs en nous donnant tous les détails de manière crue et directe....
Une histoire bouleversante lue d'une traite, dérangeante et impressionnante, écrite avec force et détermination, pour aider les autres , ne serait - ce qu'une victime à parler....
Même si ce témoignage est violent et difficile à supporter- ce récit est exemplaire-
Je n'en dirai pas plus, cela ne se raconte pas.






Commenter  J’apprécie          222
Un témoignage aussi poignant, ne peut être noté ou recevoir un avis ! Mais, la façon dont l'auteur nous raconte son calvaire, est une façon plutôt réaliste du monde chaotique dans lequel nous vivons, qu'à chaque visage d'enfant, peut en réalité, cacher une humiliation. Ce témoignage est une manière brutale de nous prouver que malgré un sourire, derrière, il y a peut-être une souffrance silencieuse. On lit ce roman et il nous bouleverse à vie. En lisant ce témoignage, j'ai vénéré son père comme elle le haissait et j'ai eu mal pour elle, comme elle souffrait ! Notre vision du monde change et devient plus sceptique...

J'ai vraiment adoré son histoire. Je l'ai écouté crier son horrible enfance, avec un silence permanent. Déjà que le viol est une chose abominable, mais l'inceste !!! Rien au monde, ne peut être plus horrible que cette chose ! Comment peut-on faire subir ça à ses propres enfants, à sa propre chair et son propre sang ? J'espère sincèrement qu'elle pourra trouver un jour, la paix et retrouver une vie normale et ainsi, oublier ou du moins enfouir ses vieux démons...

Un livre à lire absolument !
Commenter  J’apprécie          110
Une tragedie vecue, depassant les limites de l'imaginable et de l'horreur vecue au quotidien. J'ai particulierement aime les interpellations faites par la narratrice au lecteur, celles qui nous obligent a reflechir davantage a ce probleme trop souvent cache...un dilemne bien exprime pour une situation d'acteur malgre soi et de victime en meme temps. Si au moins ce livre pouvait aider certains adultes a voir clair assez tot dans ce genre de situation...
Commenter  J’apprécie          130
Il est impossible de critiquer une telle autobiographie. Imaginer l'enfance et l'adolescence de cette jeune fille est insupportable. Que faire d'autre à part ressentir de la compassion, de l'empathie pour cette fillette qui a été battue et violée par son père pendant 5 longues années ? Soumission. Obéissance. Flagellations. Caprices sexuels. Souffrance. Peur. Solitude. J'ai mis 5 étoiles à cette lecture car ces atrocités ne devraient tout simplement pas exister.
Commenter  J’apprécie          100

Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Le tabou. L'inceste. Vous savez le truc dont personne n'ose parler. Qui se juge à huis-clos, quand il se juge, et si mal. Je veux que vous le preniez en pleine tête. Que vous ne puissiez jamais oublier, puisque moi je ne pourrai jamais. Comme toutes les autres gosses, bousillées, fichues.
Mo j'ai la force, la rage, la violence, le couteau dans la tête pour écrire ça.
Je suis en tain de me dire, en écrivant, que peut-être, il y a un père qui lit ce que j'écris, un salopard qui fait la même chose à sa fille en ce moment. Je veux pouvoir l'insulter à cette minute où il lit. Je veux lui cracher dans la gueule. Je veux qu'il sache que sa mouflette, elle le tuerait si elle pouvait. Qu'elle aura toujours envie de le tuer, ce salaud.
C'est pour cela que je m'efforce de rassembler les souvenirs, et c'est difficile. Parce qu'à douze ans et demi, devant un salaud de père qui fait ça, on est dans le brouillard. On est dans un brouillard de merde, poisseux, immonde. On arrive pas à en parler, à se défendre. Le salaud vous enferme dans le silence, dans une prison sans barreaux. Invisible. On est obligée de se débattre toute seule la dedans, dans sa tête, sans rien pouvoir dire. Sans pouvoir gueuler au secours. Parce que tout le monde s'en fout. Le monde regarde la télé pendant ce temps. Le monde va danser, bouffer, faire la fête. Le monde se regarde faire la guerre, discute politique, râle après des conneries. Et pendant ce temps, un père viole sa fille dans une salle de bain, tout tranquillement, tout calmement.
Commenter  J’apprécie          310
On peut se tutoyer maintenant, toi qui me lis. T'as fait un effort, tu me plais, t'as choisi de bouquiner le dur, pas la facilité. Tu t'es bougé le cul, enfin, alors je t'aime bien. Parce que t'es quelqu'un de bien, puisque tu t'intéresses un peu à moi. Si tout le monde faisait comme toi, yaurait plus d'enfants battus, salis, violés.
Je rêve d'un monde sans sadiques. Aide-moi. Chaque fois que tu verras un enfant, regarde-le bien, aime-le. Aide-le s'il te tend une main peureuse, donne-lui de l'amour comme on donne du pain. Sauve-le de sa misère morale, comme de la famine. Fais-le, tu peux le faire, puisque tu ne ressembles pas à ce salaud.
Commenter  J’apprécie          710
"ma chambre n'est plus ma chambre, mon petit coin à moi, mon monde à moi, où je faisais des rêves, où je m'inventais des histoires magiques. Il a tout gâché, tout sali. C'est plus chez moi, ni à moi, c'est une chambre banale, froide avec un lit et une porte. et il ouvre cette porte, il vient sur ce lit, et il me salit"
Commenter  J’apprécie          250
Le tabou.
L'inceste.
Vous savez le truc dont personne n'ose parler.
Qui se juge à huit- clos, quand il se juge ,et si mal.
Je veux que vous le preniez en pleine tête. Que vous ne puissiez jamais oublier, puisque moi je ne pourrai jamais. Comme toutes les autres gosses, bousillées, fichues.
Moi, j'ai la force, la rage, la violence, le couteau dans la tête pour écrire ça
Je suis en train de me dire, en écrivant, que peut- être, il y a un père qui lit ce que j'écris.. Un salopard qui fait la même chose en ce moment à sa fille......
Commenter  J’apprécie          100
J'ai mis des mots en noirs sur le blanc dans ce livre, mais c'est insuffisant pour le faire comprendre. Quand vous arriverez au bout de ce bouquin, votre vie n'aura pas trop changé. Juste un peu dans la mémoire.
Mais la mienne de mémoire, je ne peux pas la changer. Toute ma vie j'aurai ce mot en moi. Inceste. C'est indélébile. Rien ne le fait disparaître.
Commenter  J’apprécie          90

>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie générale et généalogique (557)
autres livres classés : incesteVoir plus
Les plus populaires : Littérature française Voir plus

Autres livres de Nathalie Schweighoffer (2) Voir plus

Lecteurs (961) Voir plus



Quiz Voir plus

QUIZ LIBRE (titres à compléter)

John Irving : "Liberté pour les ......................"

ours
buveurs d'eau

12 questions
283 lecteurs ont répondu
Thèmes : roman , littérature , témoignageCréer un quiz sur ce livre

{* *} .._..