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EAN : 9782844851727
126 pages
Éditeur : Allia (28/01/2005)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 41 notes)
Résumé :

Pense dans le moment. Toute pensée qui dure est contradiction. Aime le moment. Tout amour qui dure est haine. Sois sincère avec le moment. Toute sincérité qui dure est mensonge. Sois juste envers le moment. Toute justice qui dure est injustice. Agis envers le moment. Toute action qui dure est un règne défunt. Sois heureux avec le moment. Tout bonheur qui dure est malheur.

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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  03 juillet 2014
« le Livre de Monelle », publié en 1894 est l'exemple même du petit livre dont ont ressort épanoui et groggy en même temps… pensez donc : à peine cent-trente pages hallucinées qui se lisent d'une traite… Cent-trente pages d'une prose aérienne, suggestive, poétique…
Trois parties composent l'ouvrage :
« Paroles de Monelle », une suite d'aphorismes qui peuvent faire penser au « Prophète » de Khalil Gibran, philosophiques, existentiels…
Une deuxième partie, « Les soeurs de Monelle », qui compte onze « nouvelles-contes » qu'on peut sans peine rattacher au symbolisme. Une série de contes ou le réel le dispute au merveilleux :
« L'égoïste » : le mousse, la fillette … et les crabes …
« La voluptueuse » : on joue à Barbe Bleue ?
« La perverse » : le meunier, le moulin, le mendiant… et Madge…
« La déçue » : le rêve, la réalité… et la fuite.
« La sauvage » : Buchette et son double en vert…
« La fidèle » : la bouteille à la mer…
« La prédestinée » : le double du miroir…
« La rêveuse » : potier faiseur de rêve…
« L'exaucée » : la princesse et le chat…
« La sensible » : le voyage initiatique de Morgane la rouge.
« La sacrifiée » : en quête de la reine mandosiane…
Enfin, « Monelle » : on retrouve Monelle sous la pluie, vendant des petites lampes de poupée allumées à des enfants qui profitent de leur lumière pour voir leur reflet dans un miroir sensé leur montrer le moment où ils commenceront à grandir…et que la moindre goutte éteint. Monelle professe une bien étrange théorie qui prône le jeu aux dépends du travail, à des enfants tout de blanc vêtus, rassemblés autour d'un feu de branchages…
« le livre de Monelle », un chef-d'oeuvre de la prose symboliste, publié en 1894, alors que Zola vient, avec « le Docteur Pascal » de mettre un terme aux « Rougon-Macquart »… Quelle époque !
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michfred
  12 juin 2016
Un recueil de contes hallucinés? Un évangile de l'oubli et de l'instant ? Un très long poème? Un très court roman?
Une Monade de Monelle ou un cortège de Ménades?
Le livre de Monelle est un OVNI: Objet Volage Niant l'Identité.
Très peu de traces de son appartenance au symbolisme: quelques miroirs, quelques pierres rares, quelques mortes pâles et exténuées, mais jamais ce "vocabulaire" ne s'organise en message appuyé comme chez Maeterlinck, Tailhade ou Rodenbach.
Les signes de Marcel Schwob, littéralement, déroutent: ils nous emmènent sur des chemins de traverse.
On pense, d'abord , à un Évangile: mais celle qui le professe est une petite prostituée, presque une enfant. Et ses aphorismes prônent une vie dans le jeu, dans l'instant, dans l'oubli immédiat de toute chose, de tout lien, de toute loi, et dans le refus obstiné de toute œuvre, de tout travail.
Une fuite pour la fuite, un appel vers le vide, la blancheur. La blancheur, pas la candeur, car l'innocence ne semble pas être le fait de ses disciples- ces "sœurs de Monelle" que l'on croise dans la seconde partie.
Les sœurs de Monelle pourraient être les Douze filles de la Reine Mab qui ne seraient que Onze...Drôles de sœurs, toutes un peu sorcières, un peu folles, un peu méchantes, un peu fugueuses, un peu écorchées par la vie qui tente vainement d'imprimer sa marque sur leurs rêves- des rétives, des obstinées, des rebelles..Le livre devient un recueil de contes, poétiques, macabres, fantastiques et tristement allègres.
Inimitable Marcel Schwob qui invente le conte perfide pour grands enfants malades...comme il vient d'inventer l'évangile immoral du désir et du rêve.
La dernière et troisième partie est encore plus étrange: Monelle vend des lampes fragiles aux petits enfants qui acceptent de la suivre dans la grande nuit humide. Elle va mourir, elle est morte, elle apparaît, elle disparaît.
Un enfant - ou est-ce le narrateur? le récit est d'abord à la troisième personne puis, il passe à la première - fidèlement , la suit. D'ailleurs est-ce Monelle ou est-ce Louvette, une de ses créatures, qu'il suit ainsi pour apprendre l'ignorance et l'illusion? Comme dans un cauchemar, les personnages s'effacent et se passent le relais sans que le lecteur y prenne garde..
Vaste quête: "Pour nous, tout désir est nouveau et nous ne désirons que le moment menteur; tout souvenir est vrai, et nous avons renoncé à connaître la vérité. et nous regardons le travail comme funeste, puisqu'il arrête notre vie et la rend semblable à elle-même."
Mais cette quête étourdissante de Monelle est vouée à l'échec, comme Monelle elle-même l'est à la solitude : tout oubli est impossible, toute vie appelle une trace à laisser, un ouvrage à faire et toute âme a besoin de savoir la vérité.
Le Narrateur et Louvette préfèrent aimer et souffrir. Brusquement, sans la moindre explication, ils renoncent.
Fuyant le rêve immaculé, où s'engouffre Monelle suivie de quelques rares enfants blancs, avalés par le vide.
Un livre unique, saisissant, magique...et vaguement vénéneux.
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colimasson
  03 août 2015
Et si Marcel Schwob était une femme, qui serait-il ? Sans doute bien cette Monelle sortie de l'ombre, prostituée qu'on imagine bien bavarder dans une chambre sinistre avec Emil Cioran par exemple, lorsqu'elle ne prêche pas son étrange parole à Marcel Schwob. Monelle, prophétesse modeste et obscure pour les temps à venir, s'exprime en aphorismes qui n'ont rien de naturel, et qui séduisent pour cette raison même. Monelle s'exprime pour la maïeutique de l'homme nouveau. Monelle n'a pas peur de la contradiction et enseigne que ce qui ressemble à un oxymore pour l'homme ordinaire est la logique de l'homme de demain. Pour seul exemple, citons ce célèbre passage :

« Pense dans le moment. Toute pensée qui dure est contradiction.
Aime le moment. Tout amour qui dure est haine.
Sois sincère avec le moment. Toute sincérité qui dure est mensonge.
Sois juste envers le moment. Toute justice qui dure est injustice.
Agis envers le moment. Toute action qui dure est un règne défunt. »

Monelle n'a pas peur non plus d'associer les grands inconciliables : l'ombre et la lumière, l'enfance et la maturité, la vie et la mort : les pôles contraires s'abolissent non pas dans la fusion, mais dans l'indifférence, eût égard à cet absolu de l'univers qui se fout strictement de notre existence. Et Monelle, que le narrateur aura rencontré pendant quelques éclatantes minutes, retourne aussitôt dans son univers sordide. A sa place apparaissent une lignée de petites soeurs dont chacune décline, sous la forme du conte, un état d'inachèvement de Monelle. L'égoïste, la voluptueuse, la perverse, la déçue, la sauvage, la fidèle, la prédestinée, la rêveuse, l'exaucée, l'insensible et la sacrifiée sont autant de modalités d'un même personnage. Elles traduisent la rencontre d'un instantané du personnage avec un instantané du monde. Ces soeurs sont tout ce que Monelle a été, ou aurait pu devenir si elle avait bénéficié du nombre de vies suffisant. Et Monelle réapparaît, plus lointaine que jamais, capturée seulement par le regard du narrateur que cette rencontre fait vriller d'une douce folie. Ici, Monelle se dévoile à la tête d'une communauté qui érige le syndrome de Peter Pan en vertu : immaturité et folie sont de moindres illusions face à l'illusion sérieuse de la réalité :

« Parmi nous, personne ne souffre et personne ne meurt : nous disons que ceux-là s'efforcent de connaître la triste vérité, qui n'existe nullement. Ceux qui veulent connaître la vérité s'écartent et nous abandonnent.
Au contraire, nous n'avons aucune foi dans les vérités du monde ; car elles conduisent à la tristesse.
Et nous voulons mener nos enfants vers la joie.
Maintenant les grandes personnes pourront venir vers nous, et nous leur enseignerons l'ignorance et l'illusion. »

Monelle apparaît, disparaît, se métamorphose et revient sous d'autres formes. Ce qu'elle dit et fait dire au narrateur ne veut rien dire : on peut ouvrir ce livre un jour et y lire ce qu'on a envie d'entendre mais le lendemain, on trouvera un contenu un peu différent, travaillé de l'intérieur par l'action du temps, cette étonnante porosité étant permise par la prose poétique et imagée de Marcel Schwob, entièrement dévolu à son projet de rendre gloire comme il le convient à sa divine Monelle.

Lien : http://colimasson.blogspot.f..
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CarlmariaB
  07 novembre 2020
Une fois n'est pas coutume ce n'est pas Babelio, c'est Léautaud qui m'a amené à Schwob. Dans Passe Temps II, Léautaud décrit son cadavre, car Léautaud aime bien les cadavres, les beaux cadavres d'écrivains bien lavés sur leur linceul, les entrailles bien vidées, cireux, durcis et parfumés. Maurice Pons les aime aussi, mais plus avancés, il aime la décomposition, qu'il raconte comme une aventure, jusqu'à la dislocation : la tête se détache, une jambe tombe, et les insectes, bandes de vers blancs ou de frelons, se délectent de la langue et de la poitrine exsangue. Voila ce qu'il advient chez Pons aux hommes qui rencontrent la Femme: une sorcière, sa soeur (voir Mademoiselle B). Et Schwob dans tout ça ? Lui c'est les petites fugueuses diaboliques, qui veulent jouer avec des messieurs plus vieux, un marin, un douanier, un meunier, un croque-mort, Barbe Bleue. Jouer à quoi ? A Robinson et Vendredi, pardi, à Hamlet et Ophélie. Mais au fond c'est pareil : « Il ne faut pas penser à ce qu'elles ont pu faire dans les ténèbres. (...) Monelle se tut et me regarda : Je suis sortie de la nuit, dit-elle, et je rentrerai dans la nuit. ». Que promettent-elles ? Cèderont-elles dans l'au-delà si l'on se suicide pour elles ? Leurs caprices sont funestes. le matelot parti chercher des crabes pour la petite fille ne revint jamais. Ces petites filles sorties des enfers sont un motif littéraire: face à la « petite personne qui ressemblait singulièrement à la défunte et qui, piétinant sur la terre fraîche avec une violence hystérique et bizarre, disait en éclatant de rire :  c'est moi la vraie Bénédicta  », Baudelaire perd son calme, frappe aussi du pied la terre et reste prisonnier de la sépulture. (Laquelle est la vraie, le Spleen de Paris). Les petites filles de Schwob ont en commun avec Mademoiselle B et le fantôme de Bénédicta d'être « peut-être cruelles et obscènes ». Tout est dans l'hypothèse. La misogynie des écrivains, elle, laisse peu de doute.
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GODON
  14 février 2016
Il y a des écrivains universels. Vous allez apprendre d'eux, faire évoluer votre réflexion, découvrir ce que vous n'avez pas su penser. Ils arrivent à parler à tout le monde, il y a un consensus.
Et puis il y a des écrivains personnels, dont le fan club est réduit. Ils ne parlent qu'à vous ou à un petit nombre. Ils sont étrangement votre double, au moins pour une part significative de votre être. Ils ne sont pas connus, ils sont confidentiels. Il n'y a qu'une infime communauté autour de ces auteurs, parce que ce qui compte c'est la ressemblance.
Vous n'apprendrez rien d'eux : vous lisez, vous voyez, vous savez, vous comprenez, vous lisez les lignes qui n'ont pas été écrites aussi bien que les autres.
Grâce à une amie, je découvre Monelle, la petite merveille de Marcel Schwob. En trois pages je suis sûr d'avoir trouvé un diamant, et subjugué. Deux de mes petites idoles sont là : la petite Sonia qui sauvera Raskolnikov et la pauvre Anne que De Quincey, le mangeur d'opium qu'il ne retrouvera jamais dans le labyrinthe de Londres.
Pour qui d'autre, ont-elles une valeur inestimable? C'est troublant : moi et lui?
Avec cela le style du conte, la plus haute maitrise de l'écriture… Andersen…
Des histoires d'enfance, pas des histoires pour les enfants. Monelle dit : vit dans l'instant, tout souvenir est contradiction, donc le livre de Monelle souvenir ou plutôt intense évocation de nos pensées d'enfance est intense contradiction, nostalgie infinie d'une autre pensée du monde… Quelle déchirure!
Si l'amour existe, c'est Monelle qui le sait! Qui le fait! Qui l'est! Qui l'a!
Alors je jalouse Marcel Schwob, c'est moi qui devais écrire les histoires des soeurs de Monelle. Ah! Mais, lui, c'est moi? (Je voudrais bien!).
Quel dommage, je l'ai déjà fait…
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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   18 avril 2016
La salle était vieille et haute. Partout brûlaient de petites chandelles vertes et roses dans les chandeliers d’étain minuscules. Contre les murs, les petites glaces rondes paraissaient des pièces de monnaie changées en miroirs. On ne reconnaissait les poupées d’entre les enfants que par leur immobilité. Car elles restaient assises dans leurs fauteuils, ou se coiffaient, les bras levés, devant de petites toilettes, ou elles étaient déjà couchées, le drap ramené jusqu’au menton, dans leurs petits lits de cuivre. Et le sol était jonché de la fine mousse verte qu’on met dans les bergeries de bois.

Il semblait que cette maison fût une prison ou un hôpital. Mais une prison où on enfermait des innocents pour les empêcher de souffrir, un hôpital où on guérissait du travail de la vie. Et Monelle était la geôlière et l’infirmière.
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colimassoncolimasson   22 avril 2016
Nos jouets étaient des mensonges, et maintenant les choses sont nos jouets.

Parmi nous, personne ne souffre et personne ne meurt : nous disons que ceux-là s’efforcent de connaître la triste vérité, qui n’existe nullement. Ceux qui veulent connaître la vérité s’écartent et nous abandonnent.

Au contraire, nous n’avons aucune foi dans les vérités du monde ; car elles conduisent à la tristesse.

Et nous voulons mener nos enfants vers la joie.

Maintenant les grandes personnes pourront venir vers nous, et nous leur enseignerons l’ignorance et l’illusion.

Nous leur montrerons les petites fleurs des champs, telles qu’ils ne les ont point vues ; car chacune est nouvelle.

Et nous nous étonnerons de tout pays que nous verrons ; car tout pays est nouveau.

Il n’y a point de ressemblances en ce monde, et il n’y a point de souvenirs pour nous.

Tout change sans cesse, et nous nous sommes accoutumés au changement.

Voilà pourquoi nous allumons un feu chaque soir dans un endroit différent ; et autour du feu nous inventons pour le plaisir de l’instant les histoires des pygmées et des poupées vivantes.

Et quand la flamme s’est éteinte, un autre mensonge nous saisit ; et nous sommes joyeux de nous en étonner.

Et le matin nous ne connaissons plus nos visages : car peut-être que les uns ont désiré apprendre la vérité et les autres ne se souviennent plus que du mensonge de la veille.

Ainsi nous passons à travers les contrées, et on vient vers nous en foule et ceux qui nous suivent deviennent heureux.
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colimassoncolimasson   03 août 2015
Parce que je suis seule, tu me donneras le nom de Monelle. Mais tu songeras que j’ai tous les autres noms.

Et je suis celle-ci et celle-là, et celle qui n’a pas de nom.

Et je te conduirai parmi mes sœurs, qui sont moi-même, et semblables à des prostituées sans intelligence ;

Et tu les verras tourmentées d’égoïsme et de volupté et de cruauté et d’orgueil et de patience et de pitié, ne s’étant point encore trouvées ;

Et tu les verras aller se chercher au loin ;

Et tu me trouveras toi-même et je me trouverai moi-même ; et tu me perdras et je me perdrai.

Car je suis celle qui est perdue sitôt trouvée.
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michfredmichfred   08 juin 2016
Et, entrant dans sa chambre, avec sa lampe à la main, Ilsée fut surprise car l'autre Ilsée, une lampe à la main, s'avançait vers elle, le regard triste. Ilsée leva sa lampe au-dessus de sa tête et s'assit sur son lit. Et l'autre Ilsée leva sa lampe au-dessus de sa tête et s'assit près d'elle.
-Je comprends bien, pensa Ilsée. La dame du miroir est délivrée. Elle est venue me chercher. Je vais mourir.
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GODONGODON   09 janvier 2016
Aucune d’elles, vois-tu, ne peut rester avec vous. Elles seraient trop tristes et elles ont honte de rester. Quand vous ne pleurez plus, elles n’osent pas vous regarder. Elles vous apprennent la leçon qu’elles ont à vous apprendre, et elles s’en vont. Elles viennent à travers le froid et la pluie vous baiser au front et essuyer vos yeux et les affreuses ténèbres les reprennent. Car elles doivent peut-être aller ailleurs.

Vous ne les connaissez que pendant qu’elles sont compatissantes. Il ne faut pas penser à autre chose. Il ne faut pas penser à ce qu’elles ont pu faire dans les ténèbres. Nelly dans l’horrible maison, Sonia ivre sur le banc du boulevard, Anne rapportant le verre vide chez le marchand de vin d’une ruelle obscure étaient peut-être cruelles et obscènes. Ce sont des créatures de chair. Elles sont sorties d’une impasse sombre pour donner un baiser de pitié sous la lampe allumée de la grande rue. En ce moment, elles étaient divines.

Il faut oublier tout le reste.
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