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ISBN : 2207130436
Éditeur : Denoël (13/05/2015)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Ces récits ont été écrits avec quelques rares autres qui ne m'ont pas semblé valoir la peine d'être recueillis et de nouveau proposés au public - entre 1959 et 1972.
Pourquoi ai-je recueilli et publié ces récits ? Parce qu'il me semble avoir ainsi composé une somme, un condensé de mon activité jusqu'à maintenant, et il apparaît (je ne peux cacher que j'en suis, d'une certaine façon, satisfait, dans le cadre de ma plus générale et constante insatisfaction) que... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  06 juillet 2015
La Sicile est une ile fascinante,beni des Dieux pour sa richesse,ses paysages, sa cuisine, son passé archéologique,mais confrontée à un grand dilemne, celui de la mafia, qui gère méme les petits affaires de la vie courante.
Dans ce recueil de treize récits,écrits entre 1959-1972, à l'exception d'un (Processo per violenza), Sciascia ,l'enfant du pays raconte avec sa prose magique,maniant l'ironie a l'extrême ,son ile et ses personnages,alternant les genres,faits divers,policier,récit historique..L'imposture des pouvoirs établis: la mafia, l'église, les partis clientélistes,les intérêts privés, sont au coeur de ces nouvelles.
Une controverse truculente entre un syndicaliste communiste et sa femme profondément catho (La rimozione/L'enlèvement ) / discussion encore plus truculente entre deux mafiosos,l'un devant se présenter devant le juge ,l'autre lui apprend dans le dictionnaire ,les différentes définitions du mot "mafia",afin qu'il puisse se défendre(La filologia) / des paysans qui se saignent à mort pour se payer leurs traversées pour "Nuovaiorche" et se retrouve à.....(Il lungo viaggio)/ un voyage en train d'un ingénieur de Rome a Agrigento, avec une famille avec deux bambins gâtés ,mal élevés ,dont l'un fait le sel du récit (La mer couleur de vin)...je ne vais pas tous les résumer,Sciascia est un conteur hors-pair, ces récits sont un grand bonheur de lecture,j'ai adoré! Pour qui ne connait pas encore son oeuvre un excellent livre pour s'initier!
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ericbo
  02 août 2018
« Emigrazione, delitti d'onore, mafia, corruzione, la famiglia (troppo) unita: c'è un po' di tutto nella Sicilia di Leonardo Sciascia. E c'è il mare, molto omericamente un mare colore del vino. Forse perché il blu talvolta è talmente intenso che quasi, specie al tramonto, si vedono delle sfumature violacee; forse perché, quando le navi scivolano sul pelo dell'acqua, il mare sembra più denso, proprio come il vino. O forse perché, proprio come il vino, il mare è affascinante e, al tempo stesso, insidioso: consola, porta speranza, ma andare alla deriva è più facile di quanto vorremmo credere. Ed è dunque navigando su questo mare che Sciascia ci conduce attraverso la sua Sicilia, in una serie di tredici racconti densi, veri e dal retrogusto un po' amaro. Come il vino. »
(Extrait du site : Il fascino degli intellettuali)
J'ai un excellent souvenir de ces nouvelles. Comme l'ingeniere Bianchi, j'ai traversé le détroit de Messine en train en compagnie d'une famille dans le même compartiment. le temps de caser les wagons du train sur le ferry, j'ai largement eu le temps de lire ces récits et de faire connaissance. Nene n'était pas là, mais, comme le personnage de la nouvelle, comment n'être pas troublé par ce détroit et cette mer au bleu intense, entre Charybde et Scilla ?
De Sciascia, je crois n'avoir lu que ce recueil. Je retiens le ton quasiment humoristique pour décrire des situations humaines dramatiques. Contrairement aux français, les Italiens ont toujours eu du talent pour se moquer d'eux-même. La Maffia « pour rire » ! Mais l'auteur le fait également avec beaucoup d'humanité et souvent avec poésie. Mise à part la nouvelle-titre , celle que l'on retient souvent est celle où des émigrants payent un passeur pour se rendre aux Etats-Unis.
Comme je l'ai lu quelque part, comment ne pas faire le parallèle inverse avec les migrants, venant d'Afrique, qui essayent aujourd'hui d'aborder les côtes italiennes ? Mais Sciascia n'est plus là pour en faire une nouvelle. Je me souviens également de la discussion philologique sur l'origine du mot Maffia… etc.
A lire absolument !
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miriam
  25 octobre 2015
Recueil de 13 nouvelles très différentes les unes des autres, se déroulant toutes en Sicile à différentes époques. La première Réversibilité met en scène le roi Ferdinand du Royaume des deux Siciles et Mussolini, tandis que Giufà remonte au temps des Arabes en Sicile. Les autres sont plus contemporaines.
La nouvelle qui a donné le titre au recueil La mer couleur de vin, raconte un voyage en train Rome -Agrigente par Reggio de Calabre.
"Le fait est, pensa l'ingénieur, qu'un voyage est comme une représentation de l'existence, par synthèse par contraction de l'espace et du temps ; un peu comme le théâtre, en somme ; il s'y recréent intensément, sur un fond inconscient de fiction, les éléments les raisons et les rapports de notre vie"
La couleur de vin de la mer est une référence à Homère. la Sicile est diverse, Grecque, "voilà la Grèce la Sicile ; la question peut être là !A propos de tout, il faut que nous nous référions à la Grèce"Arabe, aussi comme Giufà nous le rappelle. Hilarante leçon d'étymologie du mot Mafia dans Philologie. La mafia, la grande affaire sicilienne : comme le raconte le Western en Sicile , Sciascia y fait allusion dans nombreux textes.
Le Long voyage est une histoire d'émigration, histoire d'autrefois, du temps que les Siciliens poussés par la pauvreté émigraient aux Etats Unis. C'est aussi une histoire actuelle. Les Siciliens qui voient les migrants arriver aujourd'hui s'en souviennent-ils encore?
Histoires ironiques, même drôles parfois, comme Affaires des Saints, en miroir on enlève la statue de l'autel de Sainte Filomena, la sainte locale et la dépouille de Staline est retirée du mausolée....
Moi qui lis très peu de nouvelles, j'ai beaucoup aimé ce roman, d'écriture limpide, racontant diverses facettes de la Sicile.
logo eimelle, le mois italien
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TRIEB
  23 juin 2015
Le genre de la nouvelle est difficilement maîtrisable, dit-on, pour un écrivain ayant l'intention d'inclure dans ce type de récit autant de force de conviction et d'intensité que dans un roman, catégorie prétendument plus aisée pour l'atteinte de ce type de but. Leonardo Sciascia, dans un recueil de nouvelles intitulé « La mer couleur de vin », contredit magnifiquement ce présupposé
.Il parvient à y décrire pêle-mêle le mirage d'un voyage organisé par un passeur sans scrupules, monnayant ses services fort cher pour organiser un voyage vers l'Amérique … Las, la traversée se termine au point de départ : « Ils se jetèrent assommés sur le bord du fossé :il n'y avait pas urgence à porter aux autres la nouvelle qu'ils avaient débarqué en Sicile. »
Dans la nouvelle la plus longue, La mer couleur de vin, ayant donné son titre à l'ouvrage, Il est question du voyage en train d d'un ingénieur quittant Rome pour Reggio de Calabre en Sicile .Cet homme, ayant choisi a priori une vie solitaire est fasciné par les enfants de la famille dont il partage le compartiment .Comme si ces derniers ravivaient en lui le regret toujours vivace de n'avoir pas adopté une vie de famille , d'avoir configuré son existence autrement : « le fait est, pensa l'ingénieur, qu'un voyage est comme une représentation de l'existence, par synthèse, par contraction de l'espace et du temps ;un peu comme le théâtre, en somme : et s'y recréent intensément, sur un fond inconscient de fiction,, les éléments, les raisons et les rapports de notre vie. »
On relève également dans ce beau recueil une dénonciation sans appel des méfaits de la mafia, mot dont l'auteur détaille les diverses origines étymologiques avant de définir, en forme de condamnation définitive, son acception actuelle : « La mafia n'est ni une secte ni une association, elle n'a ni règlement ni statuts .(…)Le mafieux veut être respecté, il sait se faire rendre raison par lui-même et, quand il n'en a pas la force, au moyen d'autres personnes qui sentent comme lui . »Leonardo Sciascia dénonce également l'exploitation de la main-d'oeuvre immigrée, en proie à la pauvreté et à l'exil dans une nouvelle éloquente, L'examen , dont la conclusion décrit le sauvetage d'une candidate à l'émigration vers la Suisse organisée par un certain M.Blaser, par son fiancé .
On le voit, les thèmes sont on ne peut plus actuels, pertinents, ce qui ajoute à l'intérêt de la lecture de cet ouvrage qui atteint son but littéraire et documentaire :la description des facettes les plus significatives de l'histoire et de la vie d'une région :la Sicile ,terre d'origine de l'auteur .
.
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mireille.lefustec
  02 octobre 2015
Treize récits écrits entre 1957 et 1972, publiés dans des journaux, des revues, ont été réunis et publiés en 1973.
Presque tous ont pour cadre la Sicile et sa "mer couleur de vin"
Le titre est emprunté à Homère (Odyssée ) "naviguant sur la mer couleur de vin vers des gens étrangers"...
On trouve des thèmes variés : historiques, folklore d'origine arabo-sicula, l'inévitable mafia, du polar, la religiosité populaire et la passion politique, le drame de la pauvreté et de l'immigration.
On a aussi la Sicile vue par les yeux d'un ingénieur septentrional attiré par une charmante jeune fille dans un long voyage en train.
Dans ces récits, de longueur et d'importance diverses, on trouve l'habituelle légèreté de l'écriture et, en certains cas, l'ironie, dolente ou indignée, d'un grand témoin de la réalité, pas seulement sicilienne.
Bien sûr, j'ai aimé certains récits plus que d'autres. Quelques uns font nettement sourire.
Comme Guifà, dont le nom est écrit en arabe, ce babbeo (nigaud) qui n'en rate pas une, qui en "invente une plus grosse que l'autre" mais réussit toujours à s'en sortir. Est-il niais ou astucieux?
Sciascia à une grande capacité à dire les hommes, leurs qualités, leurs défauts.
J'
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
gorjussgorjuss   01 mars 2016
Quoi qu'il en soit, pour ne pas trop s'appesantir sur l'étymologie,
é-ty-mo-lo-gie : c'est-à-dire l'origine du mot,
nous nous arrêterons au père Gabriele Maria da Aleppo,
missionnaire capucin et professeur d'arabe,
qui conclut ainsi sa docte analyse :

"En s'en tenant donc au sens des mots proposés plus haut,
le mot mafia doit avoir eu à l'origine la valeur, d'une part,
de "protection contre l'oppression des puissants,
de moyen pour se dérober à toute loi édictée par la société,
et pour se prémunir contre tout préjudice,
de force, de robustesse du corps, sérénité d'esprit,
reconnaissance et gratitude envers qui distribue ses largesses" ;

et, d'autre part, il signifiait
"le meilleur côté et le plus précieux de toute chose."
Ce qui correspond parfaitement à ce que dit Pitré."

Les mots arabes proposés par le père Gabriele sont les suivants :
"mohafat", qui signifie défendre ;
"hofuat", la meilleure partie d'une chose ;
"mohafi", ami, ami reconnaissant...

(Philologie)
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BookycookyBookycooky   05 juillet 2015
Durant les matchs de football entre les équipes des deux bourgs, l’échange de toute cette littérature de souvenirs historiques et de mimes, d’invectives et d’injures durait jusqu’aux cinq dernières minutes du match ; puis on passait à ce qu’on nomme dans les procès-verbaux des carabiniers des voies de fait, c’est-à-dire aux coups de poing, aux coups de pied, et aux volées de pierres.p.12(v.o.)
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gorjussgorjuss   01 mars 2016
Mais quand il s'agit de mots, nous avons affaire à une science fort incertaine :
d'où viennent-ils, quels chemins ont-ils empruntés ?...
Les significations qui ont changé...
Un embrouillamini infernal...
De plus, celui-ci est un de ces mots sur lesquels on peut dire les sottises les plus variées ;
sottises savantes, sottises qui ont leur propre logique...

Le fait est que chacun, avant de chercher l'origine du mot,
cherche à connaître sa signification,
et ici commencent les difficultés :
ceux qui soutiennent que ce mot signifie un état d'esprit s'engagent sur une certaine voie,
et ceux qui soutiennent au contraire qu'il signifie un état de fait s'engagent sur une autre...

Vois le dictionnaire Petrocchi, il écrit le mot avec deux "f", à l'italienne, et dit :
"Union de personnes de tout rang et de toute espèce
qui se prêtent assistance en vue de leurs intérêts réciproques,
au mépris des lois et de la morale" ;
il met ce mot, avec beaucoup d'incertitude, en relation avec "maffler",
de l'ancien français, d'où viennent "mafflé" et "mafflu" et qui veut dire manger, bouffer...

(Philologie)
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gorjussgorjuss   02 mars 2016
Elle me ressemble.
Elle ressemble à tant d'autres...

Nous adorons les choses,
nous avons mis les choses à la place de Dieu, de l'univers, de l'amour.
Les vitrines sont notre firmament,
les armoires murales et les cuisines américaines contiennent tout l'univers :
des cuisines dans lesquelles on ne fait pas la cuisine,
habitées par le dieu des jeux télévisés...

Mon père, qui était un petit-bourgeois,
a passé toute sa vie dans des logements de location,
sans jamais ressentir le besoin d'en posséder un.

Aujourd'hui, il n'y a pas de révolutionnaire qui ne veuille être propriétaire
du logement qu'il habite ;
qui ne se couvre de dettes,
ne se jette dans les emprunts à vingt-cinq ans,
pour la possession d'un logement.

L'idée d'éternité, l'idée de l'enfer
sont réduites aux emprunts bancaires à vingt-cinq ans.
Ce sont les banques qui administrent la métaphysique.

(Jeu de société)
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gorjussgorjuss   01 mars 2016
̶ [...] Arrivons-en aux Siciliens, aux savants siciliens :
le premier dictionnaire sicilien qui enregistre le mot est celui de Traina, 1868 :
et il le donne comme nouveau, venant peut-être du toscan "smàferi", qui veut dire sbires...

̶ Ça ne me plaît pas.

̶ ... ou bien, et ceci te plaira encore moins, il dit qu'en Toscane le mot "maffia" signifie misère :
"La vraie misère est de se croire un homme supérieur par la seule force brute,
qui ne démontre qu'une grande sauvagerie,
et de n'être donc qu'un grand imbécile." [...]

(Philologie)
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