AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Mario Fusco (Traducteur)
ISBN : 207076009X
Éditeur : Gallimard (02/05/2002)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Quarante-huit (quarantottu) signifie en sicilien le désordre, la confusion, allusion aux événements de 1848 dans l'île. C'est aussi le titre de la première des quatre nouvelles qui composent ce recueil. Peu avant Le Guépard de Lampedusa, Sciascia dépeint les troubles que provoqua au sein de la noblesse insulaire le rattachement de la Sicile à la métropole au XIXe siècle. L'Antimoine, La Tante d'Amérique et La Mort de Staline rapportent des événements contemporains, ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Rolienne
  20 janvier 2013
Mussolini s'offrit d'envoyer des troupes italiennes en renfort au général Franco qui, de 1936 à 1939, mobilisa ses milices contre les Républicains. Cette lutte contre le communisme procurait aussi opportunément au Duce un débouché pour le chômage de masse. Ainsi, le mineur de souffre qui craignait le grisou et son compatriote paysan sans pain s'enrôlèrent comme soldats dans ce conflit étranger : le mineur et le paysan siciliens échangeaient alors l'enfer et l'absurdité d'être misérables chez eux contre l'enfer et l'absurdité –qu'ils découvrirent ensuite sur le champ de bataille en Espagne- d'être des pauvres de Sicile -fascistes par hasard de l'Histoire- combattant d'autres pauvres, qui, en Castille, voulaient partager la terre entre ceux qui la travaillaient.
Tel est le cadre de « L'Antimoine », un des 4 magnifiques récits qui composent le recueil « Les oncles de Sicile » de LEONARDO SCIASCIA. le ton y est toujours juste et les situations émouvantes. Chaque fois, le regard de l'auteur décrypte au scalpel le jeu des forces en présence, la limitation des uns, l'arrogance des autres, l'ignorance et la nécessité faisant le jeu des potentats locaux. L'âpreté voltairienne des constats sur l'injustice et l'aliénation n'empêche guère les personnages d'apparaître dans leurs ridicules drolatiques, ce qui rend rafraîchissante la méditation sur la nature humaine à laquelle nous amène toujours cet écrivain.
© Patricia JARNIER- Tous droits réservés- 20 janvier 2013
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Caliban
  17 novembre 2016
Quatre nouvelles d'inégale valeur mais toutes intéressantes . " L'antimoine" est remarquable (Quels tableaux de la guerre d'Espagne 1936 ) et "La mort de Staline" vaut le détour .
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
zellerebzellereb   19 août 2015
Je crois aux Siciliens qui parlent peu, aux Siciliens qui ne s'agitent pas, aux Siciliens qui se rongent à l'intérieur et qui souffrent : les pauvres qui nous saluent d'un geste las, comme du fond d'une distance séculaire.
Commenter  J’apprécie          50
hellza24hellza24   16 juillet 2018
Entre le baron Garziano et l'évêque du diocèse, Monseigneur Antonio Calabro, les rapports étaient continuels et très étroits. L’évêque, le baron, le Juge Royal et le Sous-Intendant formaient un quatuor si bien accordé -unanimes dans les décisions secrètes que la police traduisait ensuite en événements des plus douloureux- qu'il était naturel pour un habitant de Castro à qui il arrivait un malheur, de souhaiter à l'un des quatre, ou même à tous les quatre ensemble, la mort subite, ou le cancer ou la phtisie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
hellza24hellza24   16 juillet 2018
[...] et j'avais cru que les batailles se faisaient de la même façon que les soldats marchent sur les routes, avec leur commandant en tête; mais, au contraire, une bataille n'était qu'une mort confuse, des hommes en désordre lancés contre d'autres hommes qui, dans un même désordre, lui résistent puis cèdent.
Commenter  J’apprécie          10
hellza24hellza24   16 juillet 2018
[...] et ils s'acharnaient à faire siffler des balles à un bon pied au-dessus de nos têtes, c'était, bien plus que pour tuer quelques-uns d'entre nous, à cause de la tentation irrésistible qu'éprouve un Espagnol de presser sur la gâchette, dès qu'on lui met un fusil entre les mains.
Commenter  J’apprécie          00
hellza24hellza24   16 juillet 2018
Je crois au mystère des mots, et que les mots peuvent devenir vie, destin, de même qu'ils deviennent beauté.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Leonardo Sciascia (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Leonardo Sciascia

Akadem - La Disparition de Majorana - Leonardo Sciascia.m4v
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
autres livres classés : Sicile (Italie)Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Grandes oeuvres littéraires italiennes

Ce roman de Dino Buzzati traite de façon suggestive et poignante de la fuite vaine du temps, de l'attente et de l'échec, sur fond d'un vieux fort militaire isolé à la frontière du « Royaume » et de « l'État du Nord ».

Si c'est un homme
Le mépris
Le désert des Tartares
Six personnages en quête d'auteur
La peau
Le prince
Gomorra
La divine comédie
Décaméron
Le Nom de la rose

10 questions
512 lecteurs ont répondu
Thèmes : italie , littérature italienneCréer un quiz sur ce livre