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Mario Fusco (Traducteur)
ISBN : 2070422127
Éditeur : Gallimard (02/01/2002)

Note moyenne : 2.96/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Au début du XVIIe siècle, en Sicile, un prisonnier enchaîné assomme dans un couloir du palais l'Inquisiteur venu l'interroger.
Il est jugé, torturé et brûlé vif. Peu à peu, se dégage le visage héroïque du meurtrier épris de liberté, et celui, odieux, de son puissant oppresseur : l'Eglise. Mêlant humour et érudition ironique, Leonardo Sciascia se livre à une enquête minutieuse à travers les textes et les témoignages de l'époque. Une oeuvre que Sciascia a dédié... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
cicou45
  21 mai 2011
L'histoire se déroule au début du XVII ème siècle en Sicile où un homme est brûlé vif après avoir assommé l'inquisiteur qui était venu l'interroger dans le palais où il était détenu.
Cette nouvelle, extraite du recueil intitulé Les paroisses de Regalpetra est en réalité plus qu'une simple histoire au cours de laquelle un prisonnier tente de se délier de ses chaînes et d'assommer, voir même de tuer l'un de ses oppresseurs car ici, l'Inquisiteur n'est pas Un mais représente une entité à part entière, à savoir l'Église. Sciascia dénonce dans cette courte nouvelle, qui peut également être vu comme un pamphlet accusateur puisqu'il s'appuie sur des sources historiques tirées des archives siciliennes, à la fois les tortures et le jugement préalable au bûcher déstiné à une personne condamnée pour hérésie ou autre, les terribles pratiques de l'inquisition mais aussi le rôle que l'Église a joué dans cette dernière.
Ouvrage engagé, très instructif ainsi qu'agréable à lire. À découvrir !
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loofiebrod
  05 avril 2013
Mêlant humour et érudition ironique, Leonardo Sciascia se livre à une enquête minutieuse à travers les textes et les témoignages de l'époque. Une oeuvre que Sciascia a dédiée aux hommes d'opinions tenaces.
Il faut cependant s'accrocher pour le lire: le plan du livre est un peu brouillon. de plus, il faut savoir lire aussi l'italien et l'espagnol car certains documents.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
PilingPiling   30 juillet 2008
incipit :
Patience,
Pain, et temps.
Giuseppe Pitré réussit en 1906 à déchiffrer ces mots, gravés sur le mur d'une cellule du Palais Chiaramonte, siège du Saint-Office de 1605 à 1782, avec d'autres inscriptions de désespoir, de peur, de mise en garde, de prière, et parmi des images de saints, d'allégories, de choses rappelées ou rêvées.

Pense bien à la mort.
En ce monde il n'y a point de remède.
Dis qu'ici on donne des tours de corde et...
Pense bien qu'ici on donne la corde...
Je vous avise qu'ici, d'abord, on donne la corde...
Fais comme si tu venais d'arriver.
Innocens noli te culpare ; si culpasti, noli te excusare ; Verum detege et in D. no confide.
Mors, ubi est victoria tua ?
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gorjussgorjuss   11 février 2016
En plus des chroniques, des relations, des ouvrages qui sont cités ici, j'ai lu
(ou je présume que j'ai lu) tout ce qu'il y avait à lire au sujet de l'Inquisition en Sicile ;
et je puis dire que, pour cet essai, j'ai travaillé davantage,
et avec plus de soin et de passion,
que pour aucun autre de mes livres.

Et dans ce travail, j'ai été accompagné, tout comme certains thèmes,
certaines phrases musicales nous accompagnent parfois pendant des heures
ou des journées entières,
par certaines notations de mon ami Antonio Castelli ;
celles qui, dans ce livre très fin qui s'intitule Gli ombelichi tenui,
parlent de nos racines (des siennes comme des miennes) de notre respiration,
de notre mesure humaine dans le village où nous sommes nés.

Et des souvenirs aussi m'ont accompagné :
ceux de personnes aimées et estimées, de ma famille, de mon village,
qui maintenant ne sont plus.

Des hommes, dirait Mantraga, "d'opinions tenaces" ;
têtus, inflexibles, capables de supporter une énorme quantité de souffrance
et de sacrifice.
Et j'ai parlé de frère Diego comme de l'un d'eux, hérétiques,
non pas en face de leur religion (qu'à leur manière, ils observaient ou n'observaient pas)
mais en face de la vie.

Mais je ne veux pas, après avoir (à ma façon) écrit un livre d'histoire,
décliner des souvenirs et des états d'âme.
Et je dis simplement que ce petit livre est dédié aux habitants de Racalmuto
vivants et morts, "d'opinions tenaces".
+ Lire la suite
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gorjussgorjuss   11 février 2016
"Ce qui étonnait par-dessus tout,
c'était que les fils payassent les crimes de leurs pères ;
que l'on ne connût ni ne révélât celui qui accusait,
qu'il n'y eût point de citation de témoins,
tout à l'opposé de ce qui était autrefois d'usage dans les autres tribunaux.

En outre, cela semblait une chose nouvelle
que de tels pécheurs fussent punis de la peine de mort ;
et, ce qui était plus grave,
qu'en raison de ces investigations secrètes
la liberté de parler et d'écouter diminuât,
pour cette raison qu'il y avait dans les villes, bourgades et villages
des personnes qui avaient pour tâche de rapporter ce qui se passait :
chose que d'aucuns tenaient pour un très pesant esclavage,
et semblable à la mort."

Juan de Mariana (historien jésuite), in "Historia de Espaňa, Toledo, 1592"
Extrait des notes de Leonardo Sciascia
+ Lire la suite
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gorjussgorjuss   11 février 2016
[...] l'un de ces destins est celui du cardinal Jiménez de Cisneros :
régent de Castille à la mort de Ferdinand le Catholique, Grand Inquisiteur,
fondateur de l'Université d'Alcalà de Henares ;
une main, comme dit D'Ors dans son langage, qui a étouffé l'Espagne
mais l'a soutenue en même temps.

Quant à savoir comment il est possible d'étouffer et de soutenir en un même temps,
c'est là un mystère de la prose (nous ne pouvons pas dire de la pensée) de D'Ors.

Une main qui étouffe ne soutient qu'un cadavre ;
à moins que la force ne lui manque pour accomplir son œuvre.
+ Lire la suite
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gorjussgorjuss   11 février 2016
Il y eut, en tous cas, des obsèques solennelles,
toutes les cloches de la ville sonnèrent le glas,
et on arrêta pour la journée l'horloge du palais Chiaramonte.

Cette horloge est passée en proverbe dans le peuple :
"l'horloge du saint-Office ne vous livre jamais",
elle ne livre jamais à la liberté,
elle ne sonne jamais l'heure de la libération.
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