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ISBN : 2070465098
Éditeur : Gallimard (01/01/2016)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 79 notes)
Résumé :
« Le récit des Petites Fées de New York démarre avec Morag et Heather, deux petites fées hautes de cinquante centimètres, portant épée, kilt vert et cheveux mal teints, qui volettent par la fenêtre du pire violoniste de New York, un type antisocial et obèse nommé Dinnie, et vomissent sur sa moquette. Qui sont-elles et comment sont-elles arrivées à New York, et en quoi tout cela concerne-t-il l’adorable Kerry, qui vit dans l’immeuble d’en face, est atteinte de la mal... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
thimiroi
  27 janvier 2018
Adorables, elles sont adorables , les petites fées de New-York !
Certes, elles apprécient un peu trop la dive bouteille, elles manquent de jugeote et provoquent des catastrophes, mais elles sont tellement secourables et pleines de bonne volonté !
Morag MacPherson et Heather MacKintosh, deux petites fées écossaises, ont été obligées de quitter leur pays pour s'exiler à New York car elles ont fait une grosse bêtise.
Compatissantes comme elles sont, elles décident d'aider deux New Yorkais dans le besoin, Morag se dévoue pour la douce et charmante Kerry atteinte d'une maladie chronique, et Heather pour l'insupportable et grossier Dinnie, qui n'aime personne, qui râle constamment et qui passe ses journées vautré sur son canapé à regarder la télé. Elles vont même jusqu'à viser l'impossible : mettre ensemble la belle et le butor !
Et puis elles commettent de petits larcins pour aider financièrement leurs protégés, ce qui provoque la colère vengeresse des autres fées de la ville, fées italiennes, chinoises et noires, qui décident de rechercher ces dangereuses criminelles pour leur donner une bonne leçon.
Pendant ce temps-là, le roi des fées anglaises prépare l'invasion de New York…
Une intrigue originale et foisonnante dont je n'ai donné qu'un petit aperçu, une action pleine de rebondissements, beaucoup d'humour, ce roman déjanté est vraiment réjouissant, tout à fait apte à dissiper la morosité ambiante.
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Erik35
  16 janvier 2019
FAERY'S NOT DEAD (OU PRESQUE).
Rien ne va plus au royaume des fées britanniques et d'ailleurs :
- deux morceaux d'un tissu précieux appartenant au clan Mac Leod ont été dérobé par deux fées délurées, musiciennes averties mais implacables faiseuses d'embrouilles monumentales et répondant aux noms de Heather MacKintosh et Morag MacPherson.
- le roi des fées de Cornouailles, converti à la révolution industrielle et à la civilisation marchande, est sur le point de conquérir de nouvelles parts de marché, par la force s'il le faut, et se prépare activement à assujettir les fées écossaises.
- les deux enfants de ce roi ne partageant pas ses nouveaux idéaux se sont enfuis avec les deux musiciennes frappadingues et quelques autres de leurs coreligionnaires, atterrissant sans l'avoir prévu mais par la grâce de champignons dont la consommation est réprouvée par la morale au beau milieu de Manhattan, non loin de Central Park.
- Dinnie, un gros balourd asocial, obsédé, vulgaire, égoïste et malpoli est désespérément amoureux de Kerry, la belle jeune femme d'en face ; elle même est en pleine déprime amoureuse car le beau et talentueux Dan, qui devait lui apprendre les solos de Johnny Thunders, feu le guitariste génial des New-York Dolls, l'a larguée en découvrant son sac de colostomie lui permettant de survivre à sa maladie de Crohn.
- Les mendiants meurent par dizaines - sans que cela ait le moindre rapport direct avec notre histoire - dans les rues malpropres de la métropole américaine mais cela n'empêche pas Magenta, une clocharde de trente-cinq ans, helléniste patentée et alcoolique notoire de diriger l'armée d'un Xénophon imaginaire contre les méchants perses commandés par Joshua, un autre SDF à qui elle a dérobé la recette d'un cocktail pire que du vitriol...
- Les fées autochtones - d'origine chinoise, ghanéenne et italienne - vivaient en paix et sans aucune interaction notable avant l'arrivée de Morag et de Heather... Pour le meilleur mais peut-être aussi pour le pire !
- Un malheureux violon magique qui ne cesse d'être perdu, détruit, oublié, retrouvé, réparé puis à nouveau détruit, etc
- Des écureuils très futés s'y font tour à tour historiens et politologues...
Le joyeux capharnaüm que voilà, accompagné de moult beuveries au whisky, au bourbon, à la bière, à l'alcool de riz et au vin, dans une ambiance enchaînant les solos de guitare Gibson Tiger Top 1958, de la musique underground des années 80/90 (un peu de garage, beaucoup de punk, pas mal de hardcore et de grunge, etc), des morceaux d'anthologie de la musique celte irlandaise et écossaise, au violon, à la flûte ou à la cornemuse, l'ensemble sur fond de Big Apple, omniprésente dans tous les clichés du genre.
C'est à lire rapidement et d'une traite de manière à ne pas trop avoir le temps de s'apercevoir des répétitions scénaristiques, des redites humoristiques, des petites lourdeurs et grandes facilités qui émaillent ce roman gentiment déluré qu'on prendra pour la plage ou pour réchauffer un long week-end de pluie. Ce n'est certainement pas le chef d'oeuvre annoncé par Neil Gaiman - qui en profite d'ailleurs pour faire la promo de son bouquin "American Gods", dont nous avons déjà fait la sévère critique : Gaiman n'est décidément pas pour nous -, ce n'est pas non plus absolument mauvais puisqu'on n'a guère le temps de s'y ennuyer, qu'on s'y amuse même régulièrement, que l'idée en est assez originale et que c'est suffisamment cultivé pour que, d'une référence à l'autre, le lecteur ait envie d'aller chercher de son côté tout ce qu'on y "entend".
Un livre sans importance majeure mais à prendre pour ce qu'il est - et ce n'est sans doute pas un hasard si la pièce de Shakespeare montée par l'un des personnages de l'intrigue n'est ni Richard III ni Hamlet mais le songe d'une nuit d'été, d'ailleurs tourné totalement en ridicule -, à savoir une aimable bouffonnerie qui fera parfois rire et plus souvent sourire, sans trop lasser ni trop déranger, juste le nombre de pages avant de se transformer irrémédiablement en indigestion. Ouf !
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BlackWolf
  23 janvier 2014
En Résumé : J'ai vraiment passé un très bon moment de lecture avec ce livre qui offre plusieurs lignes d'intrigues qui se croisent et dont le tout se révèle complètement déjanté, plein d'humour, avec des personnages marginaux qui se révèlent vraiment attachants, humains et cohérents, dont on suit avec grand plaisir leurs péripéties. Surtout l'auteur offre aussi pas mal de réflexions efficaces sur différents sujets comme par exemple la quête de l'amour, l'image de soi, le racisme, l'industrie,etc… et traite aussi de sujets graves de façon légère et efficace évitant la surenchère. La plume de l'auteur se révèle vraiment simple, familière et directe. Alors bien sûr tout n'est pas parfait, par exemple parfois l'auteur cherche à trop en faire, le fait qu'il passe d'une intrigue à l'autre rapidement fait qu'il faut un léger temps d'adaptation au début, ou encore sur la fin l'auteur va beaucoup trop vite selon moi, mais rien de vraiment gênant. Au final un livre qui m'a bien fait marrer et m'a détendu. Je lirai sans soucis d'autres écrits de l'auteur.
Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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MonsieurLoup
  15 août 2016
Le punk n'est pas mort. Au contraire, il est encore bien vivace notamment chez deux petites fées venues d'Écosse et débarquées à New York bien malgré elles après une nuit de cuite au whisky et aux champignons hallucinogènes. Notez que d'un côté, ça les arrange : elles ne sont plus tellement en odeur de sainteté dans leur pays, et New York n'a qu'à bien se tenir !
Le ton est donné.
Et c'est exactement ce qu'il me fallait : quelque chose de court, léger, pas prise de tête, et franchement marrant.
Les frasques de Morag et Heather, nos deux fées écossaises, susceptibles et portées sur l'alcool, la musique et le sexe, feront forcément sourire, prêtes qu'elles sont à bouleverser la vie d'un obèse désagréable qui passe trop de temps devant les programmes hot de la télé et d'une jeune femme isolée à cause d'une grave maladie, ainsi que d'un tas de fées jusqu'alors bien tranquilles ; et les répliques colorées qui ne manquent pas de jaillir feront assurément rire (oreilles chastes éventuellement s'abstenir).
La galerie de personnages rencontrés est à l'avenant : souvent assez barrés mais plutôt sympathiques.
New York et l'atmosphère particulière de Central Park et des quartiers bien typiques et différents sont bien mises en scène, autant dans la diversité de la ville que dans ses sombres travers, avec ces clochards qui meurent dans l'indifférence générale, dans un monde où tout va trop vite, surtout les chauffeurs fous new yorkais.
En effet, sous l'humour se cache également une critique d'un certain mode de vie, abordant au passage des aspects politiques sociaux intéressants en arrière-plan.
Ça fourmille de chassés-croisés et d'intrigues, dont les passages des uns aux autres parfois un peu abruptes et rapides peuvent au départ légèrement déconcerter le lecteur, avant qu'ils ne finissent par s'entremêler et converger vers une résolution finale tout en fanfare.
Ça se lit vite et bien, il y a une vraie fluidité dans l'écriture qui rend le tout très léger et sans prétention mais fait passer un bon moment de détente.
En bref, un bouquin qui vous donnera envie de jouer des morceaux punk rock au violon avec des amplis, de donner une pièce aux clochards, et de vous imbiber au Fitzroy ou au whisky avec nos amies ailées.
Mais rassurez-vous : il paraît que le vomi de fée sent la rose pour les humains.
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Luria
  08 février 2018
Ce livre a été préfacé par Neil Gaiman ai-je vu après achat.
Or je n'aime pas Neil Gaiman. Ou plutôt il m'agace. Il a des super idées, j'achète à chaque fois ses bouquins car le résumé m'attire, et là, pif, pim, poum, ça divague, retarde, essaie d'être amusant et je suis déçue. Enfin sauf Stardust. J'ai bien aimé Stardust.
Ouidoncbref.
La quat'decouv' m'évoquait des fées perdues dans le monde moderne cruel (it's a sad, sad world). J'espérais du cyberpoetic, du grave, du beau. J'ai eu du culvulgairebrouillonvomito et gueule de bois. Une histoire qui tourne en rond. Et refait deux autres tours pour être sûre. De l'enthousiasme et éparpillement Neilgaimanien en 100 fois pire. J'ai sauté des pages. J'ai crié hourra arrivé à la dernière ligne.
Un chevalier du navet.
Le premier adoubé de l'année.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
BlackWolfBlackWolf   22 janvier 2014
- Alors laissez-moi mettre un truc au clair, dit Spiro, le chef des écureuils de Central Park qui, alerté par les rapports de ses subordonnés, rendait visite à ces nouvelles créatures plutôt étranges.
- Vous dites que vous êtes des fées. Vous êtes invisibles pour la plupart des humains. Vous venez d'un endroit qu'on appelle Cornouailles. Vous y avez vécu heureux jusqu'à ce qu'un lutin porté sur la technique appelé Magris invente la machine à vapeur et précipite la société des fées dans la révolution industrielle. Conséquemment Tala, votre roi, commença à transférer des fées, qui jusqu'à présent trouvaient leur bonheur dans les champs et les jardins, vers des ateliers, créant par là-même, en un rien de temps, un royaume des fées misérable et opprimé. Le tout aggravé par une sécurité policière et des permis de voyage. Vous êtes d'accord jusque là?
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BlackWolfBlackWolf   23 janvier 2014
Plus tard, lorsqu'elles demandèrent poliment à Callum MacHardie, célèbre luthier, de bien vouloir leur confectionner des amplis électriques, il les dénonça ni plus ni moins à leurs chefs de clan, les condamnant par là-même à de longues leçons de morale sur ce qui était ou non convenable pour des fées.
- Gambader dans la prairie, c'est bien, leur avaient dit leurs chefs. Ainsi qu'aider les petits enfants des humains à rentrer chez eux. Ou encore, augmenter le rendement laitier des vaches des fermiers amis. Mais une rébellion de la jeunesse à large échelle est tout à fait hors de question. Alors rentrez chez vous et tenez-vous à carreau.
+ Lire la suite
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Erik35Erik35   16 janvier 2019
- Qu'est-ce qu'il a ce roi ? Il ne se comporte pas comme une fée normale.
- À mon avis, c'est à cause du trou dans la couche d'ozone, dit Agnès. Je savais que les humains finiraient par déteindre sur nous au bout d'un moment.
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UnMondeLivresqueUnMondeLivresque   29 mai 2016
"- Gambader dans la prairie, c'est bien, leur avaient dit leurs chefs. Ainsi qu'aider les petits enfants des humains à rentrer chez eux. Ou encore, augmenter le rendement laitier des vaches des fermiers amis. Mais une rébellion de la jeunesse à large échelle est tout à fait hors de question. Alors rentrez chez vous et tenez-vous à carreau."
Commenter  J’apprécie          30
choupinette91choupinette91   02 octobre 2016
Aucun employeur ne leur offrirait un travail sans adresse fixe, ou au moins des vêtements propres, et quelqu'un qui transpirait toute la journée dans un parc, sous une chaleur étouffante, ne pouvait pas s'inventer des vêtements propres. Il ne leur restait qu'à tenter de s'en sortir tant bien que mal jusqu'à leur mort, mort qui n'arrivait jamais assez vite, à en croire l'opinion des respectables citoyens de New York.
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