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Louis Bombled (Illustrateur)Bernard Noël (Autre)
ISBN : 2211054528
Éditeur : L'Ecole des loisirs (01/01/1979)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 136 notes)
Résumé :
Le roi Louis XI recueille une riche héritière de Bourgogne, Isabelle de Croye, qui a fui la cour de Charles le Téméraire pour éviter un mariage.
Louis XI veut livrer Isabelle à son allié La Marck, le féroce Sanglier des Ardennes. Cette machination échoue grâce à la vigilance du garde écossais Quentin Durward. Walter Scott a bouleversé son époque en réinventant le passé. Avant lui, le passé était la mort ; il en a fait du roman, c'est-à-dire un lieu toujours v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
  19 septembre 2016
Enfin fini ! Ce n'est pas que je me sois ennuyée, mais il est vrai qu'il y a quelques longueurs...
Je n'avais de Quentin Durward qu'un vague souvenir de vieille série, à dire vrai. Je ne me souvenais ni de ce Louis XI si retors, ni de ce Charles le Téméraire si bouillant ! Quel bonheur de lire ces démêlés d'hommes de pouvoir, ces intrigues, ces retournements de situation.
Le plus impressionnant dans tout ça c'est la profondeur du personnage de Louis XI, savant mélange d'intrigant politique et de superstition "surnaturelle", eût égard à sa relation à Galeotti l'astrologue génial de duplicité et d'ingéniosité. D'ailleurs les scènes entre les deux sont vraiment un régal.
De mon point de vue, l'histoire de Durward n'est qu'un prétexte à camper les personnages plus historiques d'une façon tout à fait vraisemblable et on suit avec intérêt leur jeu d'échec qui ne s'arrête jamais ! le tout servi par un style plutôt agréable à lire, bien tourné, malgré des phrases parfois "à rallonge", et des passages un brin "gavant" que, je l'avoue, j'ai lus en diagonale...
Le seul hic dans cette traduction "gratuite" : un instant qui devient des instans, un tourment des tourmens, et tous ces événemens orthographiques dramatiques m'ont quelque peu gâché la lecture, c'est extrêmement désagréable.
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Dionysos89
  03 novembre 2012
Il est toujours difficile de critiquer un livre lu il y a belle lurette lors de nos premières années de lecture. En jeune passionné d'histoire, ce Quentin Durward du même auteur que le grand Ivanhoé, sir Walter Scott, m'apparût comme une nouvelle aventure romantico-médiévale cherchant à sublimer l'héritage du Moyen Âge (ce qui est somme toute assez rare déjà quand on voit comment est "valorisé" ces temps dits "moyens") dans l'histoire du Royaume-Uni. C'est exactement cela ici aussi, comme dans Ivanhoé. Un jeune Ecossais sans le sou se fait sa place à la cour de Bourgogne et au coeur des intrigues politiques et matrimoniales du XVe siècle français.
De l'aventure chevaleresque, de l'amour contrarié, du complot politique : Quentin Durward me laisse en mémoire les principaux ingrédients voulus marquants par son auteur. N'est-ce pas là un gage d'efficacité après tant d'années sans plus s'intéresser à cette histoire ?
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Gwen21
  06 septembre 2019
Quentin Durward est, avec ivanhoé, l'un des héros les plus fameux des romans de chevalerie de Sir Walter Scott. Les deux personnages ont en commun leur bravoure - ou devrais-je dire leur folle témérité pour être dans le ton - et leur vision romanesque du monde : l'honneur avant tout !
Les aventures de Quentin Durward promènent ce jeune homme de vingt ans des brumes de l'Ecosse aux bords de la Loire, puis en Flandres jusqu'à la belle ville de Liège. Tombé en cet an de grâce 1468 comme un chien dans un jeu de quilles dans une situation politique complexe entre le royaume de France et le grand-duché de Bourgogne, le jeune preux goûte aux plaisirs âpres des jeux de pouvoir, tout en tombant amoureux, cela va de soi, d'une belle damoiselle en détresse.
Bien que convenu, le récit tient ses promesses de récréation littéraire, je ne lui en demandais pas plus. Aussi ai-je pris plaisir à suivre Quentin Durward aux cours royale et ducale comme sur le champ de bataille. le parfum de nostalgie qui accompagne ce type de lecture n'est pas non plus pour me déplaire et si Walter Scott possède le talent de nous transporter au Moyen Age, son héros possède celui de me ramener en enfance pendant quelques instants. Aucune raison de bouder ce plaisir !

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Challenge XIXème siècle 2019
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PiertyM
  04 juin 2017
De l'histoire, j'adore! Du vieillot, j'aime bien! Du Walter Scott, c'est toute une kyrielle de descriptions, des longueurs, sur des personnages, des costumes, des lieux, sur chaque trait d'émotion, ça aussi, je sais m'y plaire en tout cas! Quentin Durward nous parle de la France à la sortie de la guerre des cent ans. Une France dirigée avec grands malices par Louis XI dit le prudent, un souverain félin qui sait se glisser dans le peuple sans se faire repérer. Il sait aussi retourner les flèches de ses ennemies contre eux-mêmes. Il est en conflit permanent avec Charles le téméraire. C'est sous cette tension que va surgir Quentin Durward, un vaillant chavalier écossais qui croise le roi sur sa route dans des circonstances les plus surprenantes, et qui se trouve astreint de le servir par des circonstances les plus coercitives, en dépit de ses protestations. Le roi Louis XI confie à Quentin Durward la mission d'escorter à Liège la comtesse Isabelle de Croye et sa tante, qui ont fuit la cour de Charles le téméraire. Cette longue route sera jalonnée d'embuches , il va se dessiner par la suite une terrible machination politique que notre chevalier écossais va chercher à déjouer...
Une fois de plus, l'auteur d'Ivanhoé nous entraine dans une autre fresque médiévale truffée d'aventures chevaleresques, des repères historiques avec des personnages illustres de l'époque, et aussi de l'amour!!!

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darkon31
  18 décembre 2010
Comment Quentin un pauvre écossais (pléonasme) exilé en France, prend du galon auprès du Roi Louis XI et trouve la fortune ainsi qu'un fief en se faisant le chevalier servant d'Isabelle, une noble jeune fille poursuivie par une horde de puissants seigneurs mal embouchés qui en veulent à sa terre et à sa vertu, l'une allant avec l'autre en cette époque obscure. le roi Louis XI habile et retors à l'excès, n'est pas le moins pire de tous ces odieux maniganceurs.
L'accession à une position légitime et à une souveraineté sur la terre, déchire les états voisins de France, Angleterre et Bourgogne, avec derrière eux tous les petits vassaux aux dents de loup plus ou moins aiguisées. Comme du temps de la guerre de Troie et de la belle Hélène, une femme, Isabelle de Croye, est au centre de toutes les intrigues politiques. Est-ce une règle fondamentale des structures psycho-sociales des peuples indo-européens ? Pourquoi Walter Scott n'écrirait pas le mythe aussi bien que le premier barde dumezilien venu ?
A mon avis, ce livre appartient au patrimoine de l'humanité, au même titre par exemple qu'Au bord de l'eau (roman sur des justiciers rebelles insurgés) en Chine. Parce que Walter Scott ne fait pas qu'écrire des romans divertissants, il est aussi un résurrecteur de l'esprit du passé et un vrai patriote écossais.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
stcyr04stcyr04   23 mai 2012
Quentin tressaillit d’étonnement ; car, quoiqu’il eût entendu parler de Sarrasins et d’idolâtres, il ne croyait pas, il ne lui
était même jamais venu à l’idée qu’il pût exister une race
d’hommes qui ne pratiquât aucun culte. Sa surprise ne
l’empêcha pourtant pas de demander à son guide où il demeurait habituellement.
– Partout où je me trouve, répondit le Bohémien ; je n’ai
pas de demeure fixe.
– Comment conservez-vous ce que vous possédez ?
– Excepté les habits qui me couvrent et le cheval que je
monte, je ne possède rien.
– Votre costume est élégant, et votre cheval est une excellente monture. Quels sont vos moyens de subsistance ?
– Je mange quand j’ai faim ; je bois quand j’ai soif ; et je
n’ai d’autres moyens de subsistance que ceux que le hasard met
sur mon chemin.
– Sous les lois de qui vivez-vous ?
– Je n’obéis à personne qu’autant que c’est mon bon plaisir.
– Mais qui est votre chef ? qui vous commande ?
– Le père de notre tribu, si je veux bien lui obéir. Je ne reconnais pas de maître.
– Vous êtes donc dépourvu de tout ce qui réunit les autres
hommes. Vous n’avez ni lois, ni chef, ni moyens arrêtés
d’existence, ni maison, ni demeure. Vous n’avez (que Dieu vous
prenne en pitié !) point de patrie ; et (puisse le ciel vous éclairer !) vous ne reconnaissez pas de Dieu : que vous reste-t-il
donc, étant privé de religion, de gouvernement, de tout bonheur
domestique ?
– La liberté. Je ne rampe pas aux pieds d’un autre. Je n’ai
ni obéissance ni respect pour personne. Je vais où je veux, je vis
comme je peux, et je meurs quand il le faut.
– Mais vous pouvez être condamné et exécuté en un instant, au premier ordre d’un juge.
– Soit ! ce n’est que pour mourir un peu plus tôt.
– Mais vous pouvez aussi être emprisonné ; et alors où est
cette liberté dont vous êtes si fier ?
– Dans mes pensées, qu’aucune chaîne ne peut contraindre ; tandis que les vôtres, même quand vos membres sont libres, sont assujetties par les liens de vos lois et de vos superstitions, de vos rêves d’attachement local, et de vos visions fantastiques de politique civile. Mon esprit est libre, même quand
mon corps est enchaîné ; le vôtre porte des fers, même quand
vos membres sont libres.
– Mais la liberté de votre esprit ne diminue pas le poids des
chaînes dont votre corps peut être chargé.
– Ce mal peut s’endurer quelque temps ; et si enfin je ne
trouve pas moyen de m’échapper, et que mes camarades ne
puissent me délivrer, je puis toujours mourir, et c’est la mort qui
est la liberté la plus parfaite.
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PiertyMPiertyM   17 août 2014
—Il arrive souvent, répondit Louis avec beaucoup de gravité, que ceux qui sont doués de la science prophétique n'ont pas le pouvoir de prévoir les événements qui les intéressent personnellement.
—Avec la permission de Votre Majesté, c'est comme si l'on disait qu'un homme ne peut voir son bras à la lumière d'une chandelle qu'il tient à la main, et qui lui montre tous les autres objets de l'appartement.
—La lumière qui lui montre le visage des autres ne peut lui faire apercevoir le sien, et cet exemple est ce qui prouve le mieux ce que je disais.
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darkon31darkon31   26 décembre 2010
- Malheureuse, très malheureuse créature ! Réfléchis ! Laisse-moi aller vite quérir un prêtre... Ces hommes attendront encore un peu... Je vais les soudoyer à cette fin, dit Quentin... A quoi peux-tu t'attendre, mourant avec de telles opinions et impénitent ?
- A me dissoudre dans les éléments, dit l'athée endurci en pressant sur sa poitrine ses bras entravés. Mon espoir, ma conviction et mon attente sont que le mystérieux corps humain se fondra dans la masse totale de la nature, pour se reconstituer sous les autres formes qu'elle donne chaque jour à celles qui chaque jour disparaissent, et revenir sous des formes différentes, les particules aqueuses se joignant aux cours d'eau et aux pluies, les parcelles terreuses allant enrichir leur mère, la terre, les parties aériennes gambader dans la brise, et celles qui sont constituées de feu, entretenir l'éclat d'Aldébaran et de ses frêres. C'est dans cette foi que j'ai vécu et que je mourrai ! Hors de ma vue ! Va-t-en. Ne m'importune pas davantage. J'ai dit le dernier mot qu'entendront des oreilles mortelles !
(chap. 34 - L'Éxécution)
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Gwen21Gwen21   02 septembre 2019
La manière dont Quentin avait été élevé n’était pas de nature à lui amollir le cœur ni même à perfectionner en lui le sentiment moral. De même que tous les Durward, il avait été accoutumé à regarder la chasse comme un amusement, et à considérer la guerre comme la seule occupation sérieuse. Le plus important devoir de toute leur vie était, selon eux, de souffrir avec une constance opiniâtre, et de rendre à leurs ennemis féodaux, par les représailles les plus violentes, les maux par lesquels ceux-ci avaient récemment presque anéanti leur race. Et cependant il se mêlait à ces haines héréditaires un esprit de chevalerie et de courtoisie grossière qui en tempérait la rigueur ; de sorte que la vengeance, la seule justice qu’ils connussent, ne s’exerçait pas sans un certain sentiment d’humanité et de générosité.
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stcyr04stcyr04   27 mai 2012
– Malheureux aveugle ! reviens à de meilleures pensées ;
laisse-moi t’envoyer un prêtre ; j’obtiendrai de ces gens un nouveau délai, j’achèterai leur complaisance. Que peux-tu espérer,
si tu meurs dans des sentimens d’impénitence ?
– D’être rendu aux élémens, répondit l’athée endurci, en
pressant contre sa poitrine ses bras chargés de liens. Ma
croyance, mon désir, mon espoir, c’est que le composé mysté-
rieux de mon corps se fondra dans la masse générale d’où la
nature tire ce dont elle a besoin pour reproduire ce qu’on voit
disparaître tous les jours. Les particules d’eau qui se trouvent en
moi enrichiront les fontaines et les ruisseaux, les particules de
terre fertiliseront le sol, celles de l’air entretiendront le souffle
des vents, et celles du feu alimenteront les rayons d’Aldeboran
et de ses frères. Telle est la foi dans laquelle j’ai vécu, dans laquelle je veux mourir. Adieu, retirez-vous ; ne me troublez pas
davantage ; j’ai prononcé le dernier mot que les oreilles d’un
homme entendront sortir de ma bouche.
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