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EAN : 9782848053417
Éditeur : Sabine Wespieser (09/01/2020)
3.51/5   37 notes
Résumé :
Comment caractériser une vie entière ? Les voix qui s’élèvent ici sont celles des habitants du cimetière, qu’on nomme « le champ » dans la petite ville de Paulstadt. À la concision des épitaphes, l’écrivain substitue les mots des défunts. Par un souvenir, une sensation fugace, une anecdote poignante, chacun de ces narrateurs évoque ce que fut son existence.
Au fil de la lecture émerge le portrait d’une bourgade comme tant d’autres, marquée par le retour de la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Cannetille
  06 juin 2020
Un vieil homme erre dans le cimetière de la petite ville de Paulstadt, en Autriche. Il a connu bien des défunts qui y reposent, et il lui semble les entendre, tour à tour, prendre la parole pour évoquer ce qui a marqué leur existence.

Chaque texte est bref et dépouillé. Pathos et émotions sont l'apanage des vivants. Ici, comme chuchoté à votre oreille par les ombres discrètes et fugitives de ceux qui vous ont précédé, ne subsiste que l'humble résumé, quasi désincarné, des quelques faits qui font chaque vie : certains dramatiques, la plupart ordinaires, de ceux qui comptent tellement pour soi mais demeurent totalement insignifiants pour le monde.

Dès lors, il n'est guère facile de s'abandonner à la narration, sans autre fil conducteur que la juxtaposition de destins individuels, chacun souvent trop banal et trop vite évoqué pour vraiment captiver et permettre de s'y immerger. Même si l'effeuillage de toutes ces existences met en exergue leur fugacité, exhalant une tendre mélancolie, parfois ironique et souvent désabusée, même si tous ces murmures fantomatiques finissent par s'amplifier les uns les autres en une sorte de rumeur de la vie, l'on se prend à regretter leur quasi totale absence de liens, qui exige du lecteur un effort de concentration fatal à son plaisir de lecture.

Résultat d'un choix sans doute prémédité, puisqu'une trame romanesque liant les personnages aurait dilué l'intention du récit dans un autre thème narratif - le sujet n'est pas l'histoire des vivants, il est ce qu'il en reste après la mort, soit le sentiment d'une extrême fugacité, voire d'un certain dérisoire -, ce parti-pris qui ne va pas dans le sens de la facilité ne flattera sans doute pas le goût de tous les lecteurs.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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LaBiblidOnee
  11 mars 2021
Il était une fois un champ infertile, une terre vendue à la commune qui en a fait un cimetière « Elle ne valait rien pour les bêtes, elle ferait bien l'affaire pour les morts ». Entre alors en scène un homme, dont les souvenirs se mêlent à l'imaginaire. Cet homme pourrait être moi. Ou vous. Est-ce que ça vous arrive parfois, de trouver certains cimetières apaisants et de vous demander quelle a été la vie ou la mort de ces gens, d'entendre leurs voix dans le bruissement des arbres, de leur répondre en pensée ? D'écouter, de guetter la présence d'une âme… d'imaginer, de vous laisser envahir par le murmure de dialogues qui n'existent pas, mais qui exacerbent vos sens et vous font vous sentir, par une étrange opposition, vivants ? Certaines épitaphes parlent de la vie autant que de la mort du défunt, et permettent à l'imagination de réécrire son histoire.

Entre en scène ce villageois, donc. Il vient presque tous les jours. Il s'assoit sur le banc vermoulu et il écoute, s'interroge : Que raconteraient les morts, si leurs voix s'élevaient d'outre tombe ? « Il s'imaginait ce que ça donnerait si chacune des voix avait l'occasion d'être entendue une dernière fois ». Parlerait-elle de la vie ? « Il se disait que l'homme n'était peut-être en mesure d'évaluer définitivement sa vie qu'après s'être débarrassé de sa mort ». Ou bien les morts parleraient-ils de ce que ça fait d'être désormais de l'autre côté ? « Rappelé. Arrivé. Accueilli. Transformé. » Finalement, « le soupçon l'effleurait que les morts, comme les vivants, se répandraient en banalités, en gémissements et en fanfaronnades. (…) Ils ne parleraient peut-être que de ça, de leurs infirmités, et de leur mort ».

De leur mort, peut-être. Mais si l'on sait écouter, on entend aussi leur vie, qui est également celle du village avec ses relations tissées au fil des ans, ses interconnexions hasardeuses, ses solitudes qui se croisent. Car tous les morts, enterrés là, on vécu ensemble dans ce village. Tous ont mêlé leur vie privée à celle de la communauté. Leur mort englobe autant leur vie que celle des autres, qu'ils ont touchée du doigt de leur vivant. Ainsi se suivent, mais ne se ressemblent pas, les récits d'un moment de la vie de chaque citoyen enterré là, qui nous mène à la suivante, puis à celle d'après… Comme des nouvelles interconnectées. Liées les unes aux autres, elles se répondent comme nos vies à tous, nous qui nous croisons ici ou là, entre deux livres, au gré de quelques mails ou de rencontres. C'est à la fois grisant d'assister à la vie du village qui se réanime sous les paroles de ces morts vivants, et touchant d'entendre leurs secrets intimes, livrés à leurs plus proches parents auxquels s'assimile le lecteur, puisqu'il est mis dans la confidence.

Hanna HEIM entame le bal, qui ne parvient plus à se remémorer les derniers mots délivrés à son amoureux, lorsqu'elle était sur son lit de mort. Elle se souvient pourtant les minutes qui ont précédés, et ses derniers souvenirs enlacent leurs tous premiers, ceux de leur rencontre : mêmes doigts entrelacés, mêmes gestes de cet homme qui déjà veillait sur son arrivée en salle des profs, comme il a veillé à son départ pour l'au-delà. Mais que lui a-t-elle dit, au moment de s'en aller…? Suit alors le reste du cortège : le père Hoberg, qui a mis le feu à son église. Navid Al-Bakri, qu'il essayait sans cesse de convertir. Un jeune homme mourant d'un accident de voiture ; la doyenne du village du village, morte à 105 ans ; Un père qui donne à son enfant les conseils qu'il n'a pas eu le temps de lui délivrer avant de s'en aller. « Si j'avais compris (je ne dis pas « su », mais « compris ») que tout cela passe si vite, je me serais épargné quelques erreurs »…

… Et tous les autres. Tous ont un message de l'au-delà, jetant un éclairage nouveau sur la vie et sur la mort. Certaines morts sont plus rageantes que d'autres, certaines histoires plus fortes. Mais toutes forment un roman équilibré, avec une introduction et une conclusion qui se répondent, et un corps plein de vies enlacées dont le texte vous atteindra forcément. Un roman poétique, une plume belle et apaisée, loin d'être triste, qui questionne sur l'importance de la mort, qui donne toute sa valeur à la vie. Quel beau pied de nez, que ces morts racontant la vie !

Pour finir, il faut que je vous parle de la cinquième poussière d'étoile. Elle est pour la nouvelle en forme de dialogue, peu avant la fin, entre l'un des morts et celle qui vient se recueillir sur sa tombe : Une merveille à l'état pure. Ok, celle-là m'a vraiment faite pleurer. Mais c'est la seule, promis, croix de bois, croix de fer… Je n'ai pas pu rester de marbre. Parce que quelqu'un capable d'écrire un dialogue qui me transperce le coeur comme ça, c'est ça pour moi, un écrivain.
Ainsi je referme ce livre avec empathie mais sans tristesse, l'impression d'avoir vécu mille vies, d'avoir ressenti à quel point nous sommes tous liés. Mais surtout bien décidée à profiter de celle qui m'est offerte. Pour pouvoir affirmer, comme l'épitaphe de Romain Gary : « Je me suis bien amusé, au revoir et merci. » Et vous, vous êtes-vous demandé quelle pourrait être la vôtre ? « O.K… Je dois y aller maintenant. » (Dee Dee Ramone)
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Annette55
  23 décembre 2020
«  Maintenant je sais comment c'est. Mais je ne dirai rien . Il est interdit de parler de la mort. Dans la mort est la vérité , mais on ne doit pas la dire. le mensonge est autorisé évidemment mais je n'en veux pas. En tout cas, personne n'est venu me chercher. Je suis simplement tombée de la vie » ...
«  L'amour. La guerre. le dieu. le père. La mère. L'enfant . La haie et le secret. Les fleurs et la peur blanche. le coupant. le clair. La neige. Trois petits rires et c'est fini » ...
Deux extraits de ce livre pour le moins original d'un auteur dont j'ai lu les deux autres livres .
Comment en parler sans le dénaturer ?
Ce sont 29 nouvelles , une suite de voix qui s'élèvent d'un cimetière !
Oui, oui , un homme âgé vient régulièrement s'asseoir au sein de ce cimetière , au bord d'une bourgade comme les autres : Paulstadt.
L'auteur donne la parole, une parole vivante à ces «  gisants » , ces hommes et ces femmes couchés pour l'éternité, se saisissant des bribes de leur existence.
Tel est le propos de ce roman polyphonique construit sur les mots des défunts .
Il donne la parole à ces voix qui s'entrelacent , se contredisent, se font écho .
Les morts parlent, se confient , ressassant des épisodes de leur vie , mêlant amour sincère , regrets , joies, espoirs , doutes , solitude , amours longues ou fugaces , toute une communauté riche de sensibilité et de destin différent : le facteur, le marchand de légumes, la fleuriste, le curé aspiré, dévoré par les flammes dans son église, le maire , le joueur invétéré et tant d'autres,...
Ce roman construit sur des bâtis de vie , sur les émotions du lecteur , lecture qui demande de la concentration , est surprenant par la qualité de son écriture dépouillée et poétique , sa simplicité apparente , seulement, et sa profondeur .
J'ai quand même éprouvé , quelque part de la gêne, un léger déplaisir .
Etait- ce le bon moment pour lire ce genre d'ouvrage ?
J'en doute .
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fanfanouche24
  01 février 2020
"J'étais seul désormais. La conception que j'avais de mon long reste de vie étant confuse, j'ai commencé ma quête. Je parlais aux gens que je rencontrais, mais ils ne me renseignèrent pas. Je restais des heures sur la tombe de mes parents, qui ne me renseignèrent pas davantage. "(p. 40)
Je découvre pour la première fois cet écrivain autrichien... Un vieil homme se promène dans le " champ " de sa bourgade. Ce "Champ" est en réalité le cimetière du village: de courtes évocations des défunts pour relater une rencontre déterminante, un souvenir, un drame, une joie... quelques mots pour tenter d'exprimer le "noyau" d'une vie, les fantaisies de nos mémoires, des mini-proses qui expriment admirablement la fugacité extrême de nos existences !!
Un style fort poétique, désabusé, ironique ou mélancolique, le plus
souvent !
Des portraits touchants, modestes qui signifient la grande relativité et fragilité de nos certitudes humaines...L'astuce narrative de faire parler les défunts... comme une volonté de réunir les vivants et les morts...de retrouver une unité, un sens...universel , malgré les imperfections humaines!
Parmi ces portraits, un prêtre qui se retrouve obsédé par le feu, des rencontres, des amours manqués, des solitudes intenses, des rêves non aboutis... D'un personnage à l'autre on retrouve quelques liens avec une destinée évoquée précédemment..., qui malheureusement ne font pas assez lien. Je suis d'accord totalement avec le ressenti de traversay sur ce point...un "patchwork" ... qui reste décousu... il faut accepter de se laisser porter !!
Ces mini-portraits offrent toutefois les couleurs touchantes de l'empathie, d'une tendresse certaine de l'écrivain pour ses personnages !
Toujours le grand plaisir tactile et visuel que les livres de Sabine Wespieser, à la jaquette (reconnaissable entre toutes), le texte aéré et ce beau grain de papier crème...
En dépit de la poésie, du charme indéniable du style de Robert Seethaler, je ressens comme une impression d'inachevé, ...Comme cette expression
familière le formule fort bien : "Je suis restée sur ma faim"... même si l'impression générale est agréable. Pour me faire idée plus juste de cet auteur , il me reste à lire et découvrir ses autres écrits !
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traversay
  29 janvier 2020
Après la parution du Tabac Tresniek et d'Une vie entière, le nom de l'autrichien Robert Seethaler est devenu synonyme de littérature poétique, tendre et mélancolique. Avec une grand économie de moyens, l'auteur réussit à évoquer des existences somme toute banales mais passionnantes quand on sait comme lui en tirer la quintessence humaine. le champ, son dernier roman, a tout de l'objet conceptuel, ce qui n'étonne pas de Seethaler ni n'effraie a priori, avec des défunts qui prennent la parole à tour de rôle, tous originaires de la petite ville de Paulstadt. de quoi composer une tapisserie vivante, si l'on ose dire, d'une localité ordinaire mais riche de destins en tous genres, comme de bien entendu, tragiques, comiques ou simplement modestes et forcément touchants. Malgré quelques passages assez émouvants, Seethaler échoue malheureusement à relier entre eux les différents récits (30 sur 270 pages), assez hétéroclites, y compris dans le style, et racontant parfois une vie entière (c'est dans exercice que l'auteur est le meilleur, même sur un nombre de pages réduit), parfois des moments isolés, parfois des scènes anecdotiques, parfois des sensations ou des énumérations. Il y est question des circonstances de la mort des différents narrateurs mais pas toujours et il arrive même que certaines confessions soient totalement opaques. Ce que l'on regrette le plus dans le champ, c'est le peu de connexions entre les différentes destinées, alors que la plupart des morts se sont connus, ne permettant assez que très peu d'approfondir la psychologie des personnages, à une ou deux exceptions près (le curé qui a mis le feu à son église). Difficile de considérer le livre comme un recueil de nouvelles mais ce n'est pas non plus un roman classique et linéaire. Plutôt un exercice de style auquel il manque une vraie unité, à partir d'éléments qui ne sont pourtant pas si disparates.
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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critiques presse (4)
Actualitte   30 décembre 2020
Par l’enchaînement de courts chapitres, ce sont pas moins de vingt-neuf personnes qui se livrent et reprennent vie sous la plume du romancier, exempte de pathos. Nous les écoutons attentivement. Ces voix si vivantes. Elles nous font écho.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaCroix   16 mars 2020
L’écrivain autrichien Robert Seethaler donne une parole bien vivante à des gisants qui se saisissent de bribes de leur existence.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeFigaro   27 février 2020
«Parle tout bas si c’est d’amour au bord des tombes», demande Paul-Jean Toulet dans un poème consacré aux Alyscamps, le cimetière arlésien peint par Vincent van Gogh. On songe à ce vers envoûtant en lisant Le Champ, le troisième roman traduit en français de l’écrivain autrichien Robert Seethaler. Dans ce livre, ce sont les défunts qui parlent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   17 janvier 2020
Avec « Le Champ », l’écrivain autrichien signe un splendide roman polyphonique qui parle de l’existence – depuis le cimetière.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   21 décembre 2020
«  La vérité, c’est qu’il était convaincu d’entendre parler les morts. Il ne comprenait pas ce qu’ils disaient , pourtant il percevait leurs voix avec la même acuité que le gazouillis des oiseaux et le bourdonnement des insectes autour de lui .
Quelquefois il se figurait même distinguer des mots ou des bribes de phrases dans cet essaim de voix, mais il avait beau écouter , il ne parvenait jamais à assembler ces fragments en un discours sensé » ...
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fanfanouche24fanfanouche24   15 janvier 2020
Navid Al-Bakri

Il ouvrit le magasin de la Marktsrasse. - Chez l'oncle Abu- Fruits et légumes exotiques. Cinq fois par jour il déployait son petit tapis à la cave et expédiait ses prières vers la Mecque entre les patates et les rutabagas. Le jour où le plombier turc qu'il avait appelé pour une rupture de canalisation lui révéla qu'il s'était trompé de direction et que, des années durant, il avait tourné son derrière et non son visage vers la Kaaba, mon père le remercia et lui colla un double pourboire dans la main.
Pas si grave, dit-il. La Mecque, finalement, elle est partout. (p. 50)
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Annette55Annette55   23 décembre 2020
«  Ça sent les HOMMES. Leur haleine, leur salive, leur sueur, et tout ce qu’ils ont laissé dans la nuit.Les lits sont encore chauds, les couvertures en désordre. Les draps ont des taches humides. Certaines ressemblent à des îles , d’autres à des têtes.
Je m’imagine leur position . Leur corps en sueur qui tente de se blottir dans ce nid après une journée pleine de défaites . Ils ont sillonné la région dans leurs souliers vernis avec leur valise à roulettes , ils se sont assis dans des couloirs , dans des pièces et des bistros à quatre sous, se sont postés à des arrêts de bus et dans des entrées de maisons , ils se sont hâtés , ont couru et parlé, parlé, obséquieux , souriants, aux aguets , toujours prêts à tout » ....
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fanfanouche24fanfanouche24   16 janvier 2020
Le Père Hoberg

J'étais seul désormais. La conception que j'avais de mon long reste de vie étant confuse, j'ai commencé ma quête. Je parlais aux gens que je rencontrais, mais ils ne me renseignèrent pas. Je restais des heures sur la tombe de mes parents, qui ne me renseignèrent pas davantage. (p. 40)
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Annette55Annette55   22 décembre 2020
«  Le vent s’engouffre dans les trous des fenêtres et attise le feu. La chaire brûle, la lumière tremble dans le bénitier , et là- haut dans l’obscurité sous le toit danse un tourbillon d’étincelles , pareil à un ballet d’étoiles. »
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"Le champ" de Robert Seethaler (Sabine Wespieser) "Super Potes" de Smriti Halls et Steve Small (Sarbacane) "L'effet maternel" de Virginie Linhart (Flammarion)
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