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Félix Jobbé-Duval (Illustrateur)
EAN : 9782203135611
192 pages
Éditeur : Casterman (16/04/2004)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 269 notes)
Résumé :
Christine et Gabrielle s'étonnent : comment un garçon aussi gentil que François peut-il autant craindre les autres ? C'est que François n'a pas toujours eu affaire à des gens aimables et que sa bosse lui a souvent valu sarcasmes et moqueries...
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
MissG
  21 novembre 2010
C'est à ce jour mon préféré parmi les livres de la Comtesse de Ségur car même s'il a été écrit il y a longtemps il reste d'actualité et traite de thèmes modernes tel l'amour filial, l'abandon d'une mère pour vivre ses plaisirs, l'égoïsme, la différence.
Christine est le personnage central, elle est mal aimée de ses parents, surtout de sa mère qui ne pense qu'à elle et à organiser des fêtes tandis que son père ne dit rien. Elle est maltraitée par sa bonne qui la fait passer pour une petite fille désagréable alors qu'elle ne demande qu'à être aimée.
Heureusement pour elle, elle rencontrera François et son père, qui l'aimeront comme une soeur/une fille.
Car François connaît lui aussi la solitude et le rejet des autres, il est bossu.
J'ai beaucoup aimé le parcours de cette jeune fille et l'évolution de ses sentiments.
Le personnage de Paolo est aussi très important et très touchant.
C'est sans doute l'histoire avec la plus belle et la plus juste morale de toutes les oeuvres de la Comtesse de Ségur.
En tout cas celle qui montre le mieux que la gentillesse finit toujours par payer dans la vie.
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Yumiko
  11 novembre 2015
Dans le cadre d'un challenge, j'ai pu ressortir ce roman qui était l'une de mes lectures préférées en étant enfant. Je ne saurais dire combien de fois je l'ai lu, mais cela devait être plus d'une dizaine de fois. Depuis, je n'avais jamais retrouvé François et Christine, ces enfants si attachants qui sont en partie pour quelque chose dans le choix de ma profession.
J'ai été surprise de me rappeler aussi peu de l'histoire, aussi ce fut une belle redécouverte. Je dois admettre que je n'ai toutefois pas été autant emballée que quand j'étais enfant, mais malgré tout j'ai passé un excellent moment avec ce roman. J'ai trouvé que certaines scènes étaient un peu longuettes et sans grand intérêt voire un peu faciles quand même. Tout est un peu trop parfait dans ce récit, mais en même temps cela n'entache en rien les thèmes principaux du handicap et de la différence qui restent mis à l'honneur de belle façon.
Si tout est bien qui finit bien, l'auteur sensibilise admirablement son jeune public à la différence et je trouve que son livre offre une belle ouverture d'esprit. Par des mots simples et des événements plausibles, elle les pousse à accepter l'autre et à se montrer bon envers lui. Si le côté pieux prend une place un peu trop importante à mon goût, le discours n'en reste pas moins important et admirable. Il faut dire que notre chère Christine passera par bien des déboirs et qu'il est bien difficile de rester insensible face à ce qu'elle vit. C'est à se demander qui d'elle ou de François à la vie la plus compliquée...
Ce sont des personnages comme je les aime et qui nous donnent envie de changer, d'être auprès d'eux, de les soutenir, bref de les avoir comme amis. du coup, c'est avec nostalgie que nous leur disons au revoir, triste de déjà les quitter après ce bout de chemin tellement touchant.
En bref, j'ai retrouvé avec plaisir ce livre qui a marqué mon enfance et si tous les éléments ne m'ont pas touchée de la même façon en tant qu'adulte, j'apprécie toujours autant cette belle histoire de tolérance, d'amour et d'amitié. Une onde de fraîcheur dans ce monde de fous!
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Luthiel
  22 janvier 2020
Roman dont la parution a débuté en 1864, "françois le Bossu"accuse son âge et pourtant il fait passer un beau message de tolérance ; l'histoire se passe dans un contexte aisé (riches familles vivant dans des châteaux ou d'imposantes demeures et employant des domestiques) et donne une idée du genre de vie de la classe aisée de l'époque.(Je n'ose parler de noblesse, bien que les adultes concernés aient tous des noms à particules)
Le début évoque très brièvement un événement historique, à travers l'introduction du personnage de Paolo, jeune homme italien qui a fui son pays, à l'époque morcelé en plusieurs provinces et partiellement contrôlé par l'empire germanique. Cela situe le début du roman vers 1849-1850.
On suit le quotidien,d 'abord triste et malheureux, de Christine, négligée par ses parents et particulièrement par sa mère, frivole et mondaine, et confiée à une bonne malveillante et fourbe (à l'époque, les enfants des classes aisées étaient confiées à des bonnes, aux fonctions proches des gouvernantes mais qui n'en avaient pas le statut). Elle rencontre François, fils de M. de Nancé qui vit dans le voisinage. Elle a six ans, lui dix, et suite à une mauvaise chute il est bossu. le roman va dérouler le fil de leur amitié naissante jusqu'à ce qu'ils aient atteint la vingtaine. Au fil de l'histoire, on voit vite, des personnages qui entourent les héros, parents, cousins, amis, qui sont les gentils et qui sont les méchants. La comtesse ne fait pas dans la demi-mesure ou alors assez rarement : Christine et François sont deux enfant attachants, bienveillants et de bonne nature, bien que l'éducation de la première aille à vau l'eau tandis que le sien est éduqué par son père, un homme bon qui ne vit que pour lui ; Paolo, le jeune homme échappé de l'Italie et qui a des compétences de médecin -il a 20 ans approximatifs au début du roman, certes dans ces années-là, les études de médecine étaient moins longues,devient un ami fidèle, moitié précepteur, moitié majordome, un peu homme à tout faire (dans ses romans, la comtesse met aussi en scène des personnages qui ont le statut de serviteurs, mais qui ne sont jamais tout à fait aussi fins, approfondis ou cultivés que leurs maitres); Christine a de gentils cousins (Gabrielle et Bernard), mais pas aussi bons ni réfléchis que François ou elle-même ; Isabelle, la bonne de François, une femme dévouée à son service, deviendra celle de Christine quand l'autre bonne, la méchante allemande Mina, sera chassée. Les personnages négatifs comptent Mme des Ormes, la mauvaise mère de Christine, M. des Ormes étant un des rares plus nuancés : pas vraiment malveillant, seulement négligent ; des jeunes gens du voisinage et de leur âge, Cécile, Hélène, Adolphe et Maurice, sont le quatuor des sales gosses irrécupérables... ou presque.
Suite à un incendie dans leur maison, Adolphe et Maurice, qui sont frères, sont gravement brulés et blessés, le second plus que le premier. L'attitude de ce dernier change, il devient pieux, compatissant et apprécie enfin les deux jeunes héros, tandis que l'autre reste indécrottablement méchant. le pauvre Maurice connaitra une bien triste fin, miroir de l'inculture médicale de l'époque -et ce ne sera pas la faute de Paolo.
Ses parents partant en voyage, Christine reste chez M. de Nancé et sa situation s'améliore. Je ne dévoile pas la suite et fin, il faut savoir que cela finit bien, que c'est une belle histoire d'amitié enfantine qui évolue au fil du temps. Les personnages sont bien vus, même si, style de l'autrice oblige, on a des discours un peu ampoulés sur les vertus de cette grande affection réciproque et certains passages nous rappellent que la comtesse est une fervente catholique. Comme on est dans du comtesse de Ségur, les méchants sont punis et les gentils récompensés...
Malgré tous les écueils que ne peut éviter ce roman du fait de son ancienneté, comme par exemple le contexte aisé dans lequel il se situe -comme souvent dans ses romans-, on a là une réflexion intéressante sur l'importance d'une bonne éducation à donner à ses enfants, de la tolérance (François est bossu, ce qui lui cause des railleries de la part des autres enfants), du fait qu'une amitié peut durer ; le tout saupoudré d'une pincée de religion catholique et d'un brin de cliché (du début à la fin, Paolo parle avec un accent italien aux frontières du burlesque).
Je relis quelquefois ce livre que j'ai lu il y a fort longtemps, car je suis toujours autant transportée par la compassion que m'inspire l'héroïne, victime de parents négligents, par la bienveillance de François, le dévouement actif et enthousiaste de Paolo, la résipiscence de Maurice.Il y a dans ce roman, quelque chose que je n'ai pas trouvé tout à fait dans d'autres oeuvres que j'aime pourtant beaucoup. Peut-être ce lien indéfectible entre deux enfants malmenés par la vie? Par la truculente figure de Paolo? Ou qu'on peut s'en sortir même quand la vie vous cabosse dès le plus jeune âge? Comme souvent, concernant les romans qui datent un peu (beaucoup dans ce cas) et que j'ai aimés, je m'imagine ce qu'un reboot pourrait donner aujourd'hui.Un trésor qui reste dans ma bibliothèque.
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lafilleauxchaussures
  14 mai 2019
Un livre dès plus charmant de la Comtesse de Ségur. On est vite pris dans l'histoire, ou c'est surtout centré sur François et Christine, ou on a beaucoup de tendresse pour ces deux personnages. Je me demande si La Comtesse de Ségur n'a pas eu des ennuis avec l'une de ses bonnes, c'est la deuxième histoire que je lis ou une bonne est méchante, cruelle et surtout bonne à rien faire. Et se pauvre François toujours à sujet des moqueries, on envie sa complicité ensuite avec Christine, qui est très attachante, et le père de François une perle, un père parfait en tout points. Je me régal à chaque histoires de cette bonne Comtesse, c'est vraiment un plaisir à lire à chaque fois.
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Prudence
  24 novembre 2018
Toujours beaucoup de bons sentiments, de morale, de religion comme toujours dans les romans de la Comtesse de Ségur. J'ai aussi apprécié celui là, avec toutefois une pointe pointe de déception parce que tout est bien qui fini bien mais un peu trop.
[Spoiler] A la fin du livre, François le bossu, le bon, le doux, le merveilleux François n'est plus bossu et ça renforce les stéréotypes des bons gentils qui sont beaux et des moches ou difformes qui sont mauvais même si ce livre prétend lutter contre.[/Spoiler]
Il y a aussi des souffrances très inutiles, mais qui font partie des chemins initiatiques martyrs qu'affectionnent la Comtesse.
Encore une fois elle prend la défense des enfants, en abordant cette fois la maltraitance par négligence.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   04 juillet 2012
Chère et bonne Camille, la Christine dont tu vas lire l’histoire te ressemble trop par ses beaux côtés pour que je me prive du plaisir de te dédier ce volume. Tu as sur elle l’avantage d’avoir d’excellents parents ; puisses-tu, comme elle, trouver un excellent François qui sache t’aimer et l’apprécier comme mon François aime et apprécie Christine ! C’est le vœu de ta grand-mère, qui t’aime tendrement.
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YunnlithYunnlith   29 août 2015
Écoutez tous ! Écoutez-moi, Paolo. Zé dis et zé zoure qué lorsque cet enfant, que la signora appelle Esoppo, aura vingt et oune ans, il sera aussi grand, aussi belle que son respectabile signor padre. C’est moi qui lé ferai parce que l’enfant est bon, qu’il m’a fait oune énorme bienfait, et… et que zé l’aime.
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AgathocleAgathocle   02 avril 2014
Un livre que je n'ai pas relu depuis mon adolescence donc cette critique sera partiale. Mais il faut dire que c'est un roman très fort et qui contient un événement tellement tragique que 30 ans après je croyais encore que c'était François le héros qui était mort dans l'incendie!!!!!!! Cet événement m'a profondément marqué. Je ne crois pas qu'on peut lire ces livres pour enfants avec le même regard. Trop d'expérience dans le ressenti d'un adulte.
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PrudencePrudence   24 novembre 2018
Je suis habitué d'entendre rire de moi. Cela ne me fait rien; c'est seulement quand papa est là que je suis fâché, parce qu'il est toujours triste quand il entend se moquer de ma bosse. Il m'aime tant, ce pauvre papa!
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PrudencePrudence   24 novembre 2018
Gabrielle. - Je serais bien fâchée d'avoir un frère bossu!
Christine. - Et moi, je serai bien heureuse d'avoir un frère si bon!
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Vidéo de Comtesse de Ségur
Vous l'attendiez, voici enfin le premier épisode du tout nouveau podcast des éditions du Masque : Conversation dans le noir. Chaque jeudi, nous vous proposerons une conversation téléphonique entre éditrice et auteure à écouter sur l'ensemble de nos réseaux sociaux. Dans ce premier épisode c'est Louise Mey qui ouvre le bal avec une conversation passionnante autour des femmes, de l'écriture et du militantisme en temps de confinement. Nous vous souhaitons une bonne écoute !
Extrait lu : https://fal.cn/extraitladeuxiemefemme
Oeuvres citées : Comtesse de Ségur Les quatre filles du docteur March - Louisa May Alcott Fred Vargas Série Kay Scarpetta - Patricia Cornwell Ecriture : Mémoires d'un métier - Stephen King
CRÉDITS : Conversation dans le noir est un podcast des éditions du Masque. Réalisation : Paul Sanfourche. Générique : Longing - Joachim Karud.
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