AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Clauss (Illustrateur)
ISBN : 2203135689
Éditeur : Casterman (27/08/2004)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 191 notes)
Résumé :
Jean et Jeannot sont cousins. Ils sont pauvres tous les deux, mais l'un est riche de confiance et d'espoir tandis que l'autre ressasse sans trêve sa malchance. Vient le moment où les deux garçons doivent quitter leur modeste Bretagne pour la bonne ou mauvaise fortune de la vie parisienne...
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
thedoc
  14 mars 2017
"Jean qui grogne et Jean qui rit"... Si les deux cousins portent le même prénom, la ressemblance s'arrête là. Jean est un petit garçon souriant, aimable et toujours positif. Mais Jeannot serait plutôt son contraire. Teigneux, paresseux et menteur, voilà tout son portrait. Pourtant, les occasions ne manquent pas à ce dernier pour bien faire. Malheureusement, malgré le soutien et les conseils de son gentil cousin, la nature même de Jeannot le porte souvent vers le pire. Leur voyage vers Paris, où habite le frère de Jean, n'est que le début de leurs aventures...
Ce roman de la Comtesse de Ségur démontre que malgré un bon entourage et de bons conseils, la nature propre d'une personne est parfois la plus forte. Sympathique souvenir que cette lecture jeunesse de la Comtesse de Ségur où l'on retrouve, bien sûr, tous les principes moraux chers à l'auteur. Quoique là, les bonnes manières et la moralité n'ont aucune prise sur Jeannot. Cela change un peu des autres romans de la Comtesse... mais ce n'est pas son meilleur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          91
Eroblin
  04 novembre 2018
Dans ma phase de relecture des oeuvres de la Comtesse de Ségur, j'ai relu cette histoire qui, enfant, m'avait beaucoup plu. Mais en le relisant, j'ai un avis plus mitigé ne serait-ce qu'à cause du personnage M. Abel. Souvenez-vous, c'est cet homme que rencontrent les deux cousins au tout début de leur voyage et qui fait semblant de les voler. Jean, le gentil, le retrouve à Paris et celui-ci devient son protecteur, puis ensuite son employeur. Mais ce M. Abel n'est guère sympathique, il est particulièrement méprisant avec les commerçants (voir l'épisode où il chante à la soirée organisée par les épiciers qui font travailler Jean, le méchant), c'est plutôt étonnant dans l'univers de la Comtesse ou alors c'est l'expression d'un certain mépris de classe. Heureusement pour compenser, nous avons Kersac, sympathique breton qui se charge de venir en aide à la mère de Jean (qui rit). En tout cas, je ne suis pas sûre que les enfants aujourd'hui apprécient cette histoire où l'effort et l'abnégation transpirent dans toutes les pages.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Prudence
  14 novembre 2018
J'ai nettement moins aimé ce roman de la Comtesse de Ségur. Pour moi il y a deux parties: la première avec la montée vers Paris, la découverte, ensuite on avance dans les vies, c'est encore plus moralisateur, plus sérieux, et j'ai beaucoup moins apprécié la seconde partie.
Dans la première partie elle insiste sur le fait que la perception que l'on a des choses est primordiale: qu'elle va déterminer nos ressentis mais également ce qui va nous arriver.
Jeannot se pense très malchanceux, il râle tout le temps, c'est le Jean qui grogne. Tandis que Jean est souriant, avenant, il voit les joies qui arrivent, pas les malheurs et s'attire la bienveillance avec cette joie qu'il dégage:
"Il paraît que Jeannot n'a pas la chance; et toi, Jean, je crois bien que c'est toi qui fais venir la chance par ton caractère gai, ouvert et serviable. Tu as toujours été comme ça; je me souviens que, dans le pays, tout le monde t'aimait."
avec deux conceptions opposées:
"Jeannot: - Parce que, quoi qu'on fasse, où qu'on aille, avec qui qu'on vive, on souffre toujours! Je le sais bien, moi.
Jean, riant: - Alors tu es plus savant que moi; j'ai du bon dans ma vie, moi; je suis plus souvent heureux que malheureux, content que mécontent, et je me sens du courage pour la route et pour Paris."
Dans la seconde partie la religion prend une part plus importante et on avance parfois très rapidement dans la vie des personnages (quelques années s'écoulent en une phrase).
J'ai été gênée par l'absence de personnage féminin: il y a une (future)-épouse par-ci par là et la mère des deux frères est évincée. Au mariage de son fils à Paris elle ne viendra pas, alors que son employeur qui a rencontré son frère une fois y va, ça a été assez incompréhensible pour moi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
raton-liseur
  20 mai 2014
J'ai ce livre depuis bien longtemps dans ma bibliothèque, collection Bibliothèque rose, avec deux petits Bretons en costume, l'un hilare et l'autre renfrogné, sur la couverture. Mais ce livre, offert par des cousins à la mode de Bretagne, est arrivé alors que mon engouement juvénile pour la Comtesse de Ségur commençait à s'émousser, et je ne l'ai jamais ouvert. Ayant envie d'une lecture facile, voire prévisible, il m'est tombé sous la main et j'en ai fait ma distraction pour deux ou trois soirées.
Prévisible, c'est le mot. Il ne faut pas plus de quelques pages pour que toute l'histoire me soit devenue évidente. Les mêmes bondieuseries que d'habitude, mais comme j'y étais préparée, elles ont glissé sur moi sans trop m'embêter, et j'ai bien aimé les premiers deux tiers du bouquin ; et quand j'ai commencé à me lasser c'est là qu'a commencé la litanie des dénouements heureux et des mariages parfois tirés par les cheveux, et que j'ai pu commencé à m'amuser à voir si j'avais vu juste (et je ne me suis trompée pour personne, ils se sont tous mariés comme je l'avais prévu !).
Une lecture que j'ai bien aimée, donc, mais surtout parce que ça a été une lecture au second degré, car franchement, l'idée que les bons sentiments sont toujours récompensés, ça me gonfle, (même si la Comtesse se retournera dans sa tombe en lisant ma prose), et je trouve que c'est même tromper les enfants sur la marchandise. La vie n'est pas comme dans les livres de Madame la Comtesse, et je dirai même que si notre vie était ainsi écrite, on s'ennuierait ferme !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Cielvariable
  14 mai 2014
Ce n'est vraiment pas le meilleur roman de la Comtesse de Ségur. Pourtant, la thématique de départ (deux cousins pauvres qui se retrouvent dans le même genre de situations, mais dont l'un est résilient et confiant et l'autre, défaitiste et aigri) aurait pu être intéressante si elle avait été mieux exploitée.
Commenter  J’apprécie          50
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   29 mars 2018
Jean partit lestement. Hélène resta à la porte et le regarda marcher : quand elle ne le vit plus, elle rentra, joignit les mains avec un geste de désespoir, tomba à genoux et s’écria d’une voix entrecoupée par ses larmes :

« Mon enfant, mon petit Jean chéri ? Lui aussi doit partir, me quitter ! Lui aussi va courir mille dangers dans ce long voyage ! mon enfant, mon cher enfant !… Et je dois lui cacher mon chagrin et mes larmes pour ranimer son courage. Je dois paraître insensible à son absence, quand mon cœur frémit d’inquiétude et de douleur ! Pauvre, pauvre enfant ! La misère m’oblige à l’envoyer à son frère. Dieu de bonté, protégez-le ! Marie, mère de miséricorde, ne l’abandonnez pas, veillez sur lui ! »

La pauvre femme pleura quelque temps encore ; puis elle se releva, lava ses yeux rougis par les larmes, et s’efforça de paraître calme et tranquille pour le retour de Jean.

Jean avait marché lestement jusqu’au détour du chemin et tant que sa mère pouvait l’apercevoir. Mais quand il se sentit hors de vue, il s’arrêta, jeta un regard douloureux sur la route qu’il venait de parcourir, sur tous les objets environnants, et il pensa que, le lendemain de grand matin, il passerait par les mêmes endroits, mais pour ne plus les revoir ; et lui aussi pleura.

« Pauvre mère ! se dit-il. Elle croit que je la quitte sans regret ; elle n’a ni inquiétude ni chagrin. Ma tranquillité la rassure et soutient son courage. Ce serait mal et cruel à moi de lui laisser voir combien je suis malheureux de la quitter ! et pour si longtemps ! Mon bon Dieu, donnez-moi du courage jusqu’à la fin ! Ma bonne sainte Vierge, je me mets sous votre protection. Vous veillerez sur moi et vous me ferez revenir près de maman ! »

Jean essuya ses yeux, chercha à se distraire par la pensée de son frère qu’il aimait tendrement, et arriva assez gaiement à la demeure de sa tante Marine. Au moment d’entrer, il s’arrêta effrayé et surpris. Il entendait des cris étouffés, des gémissements, des sanglots. Il poussa vivement la porte ; sa tante était seule et paraissait mécontente, mais ce n’était certainement pas elle qui avait poussé les cris et les gémissements qu’il venait d’entendre.

« Te voilà, petit Jean ? dit-elle ; que veux-tu ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
CielvariableCielvariable   29 mars 2018
Tous les matins M. Abel quittait l’hôtel, faisait une promenade à son atelier tout près de là, déjeunait au café Métis, retournait à son atelier, y restait jusqu’à la chute du jour, y recevait beaucoup d’amis, dînait en ville et allait à un cercle ou dans le monde ; jamais il ne rentrait plus tard que minuit. Il travaillait à quatre tableaux de chevalet qui devaient figurer à l’Exposition ; l’un devait être au livret sous le titre d’une Soirée d’épicier ; l’autre, la Leçon de danse ; le troisième, les Habits neufs ; le quatrième, une Contredanse. Ses amis admiraient beaucoup ces quatre petits tableaux ; aucun n’était fini, mais tous étaient en train et assez avancés.

Dans chacun de ces tableaux on voyait les deux mêmes figures principales. Un jeune homme à belle figure, yeux noirs, physionomie intelligente et gaie, un autre plus jeune, mais portant une ressemblance si frappante avec le premier, qu’on ne pouvait douter qu’ils ne fussent frères ; dans les Habits neufs, le plus jeune était admirablement beau d’expression ; son regard exprimait le bonheur, la tendresse, la reconnaissance.

« Sais-tu, lui dit un jour celui qui avait pris le nom de Caïn à la soirée de M. Pontois, sais-tu que cette seule figure ferait la réputation d’un peintre ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
CielvariableCielvariable   29 mars 2018
J’avais donc raison ! Vous n’êtes pas un voleur ! Je l’avais deviné bien vite à votre mine. Mais, monsieur, puisque vous restez dans le pays, voulez-vous tout de même donner à maman les vingt francs que voici. »

Jean lui tendit les vingt francs. L’étranger sembla hésiter ; mais il les prit, les remit dans sa poche, et serra la main de Jean en disant :

« Ils seront fidèlement remis ; je te le promets.

— Merci, monsieur », répondit Jean tout joyeux.

Ils continuèrent leur route : Jean gaiement ; l’étranger avec une satisfaction visible, et témoignant une grande complaisance pour son petit protégé ; Jeannot, triste et ennuyé du guignon qui le poursuivait et le mettait toujours au-dessous de Jean.

« Voyez, pensa-t-il, cet étranger, qui ne le connaît pas plus qu’il ne me connaît, se prend de goût pour lui, et moi il ne m’aime pas ; il appelle Jean mon ami, mon brave garçon, et moi, pleurard, pleurnicheur, jaloux ! Il cause avec Jean ; il semblerait qu’ils se connaissent depuis des années ! Et moi, il ne me parle pas, il ne me regarde seulement pas. C’est tout de même contrariant ; cela m’ennuie à la fin. À Paris, je tâcherai de me séparer de Jean, et de me placer de mon côté. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
raton-liseurraton-liseur   20 mai 2014
Cher enfant, et toi, mon bon Simon, vous m’avez donné plus de bonheur que je ne pourrai jamais vous en rendre, en me découvrant les trésors de deux belles âmes bien chrétiennes, bien honnêtes. (…) Ta joie en me revoyant m’a touché, m’a attiré ; Simon, que j’ai reconnu de suite à sa ressemblance avec toi, m’a paru digne d’être ton frère ; je me suis de plus en plus attaché à vous, j’ai voulu vous faire du bien sans me découvrir ; votre reconnaissance à propos des habits neufs m’a extrêmement touché et a augmenté mon amitié pour vous. Je n’ai pas de parents ; je n’ai ni femme ni enfants ; je suis seul dans ce monde ; je puis donc, sans faire de tort à personne, me donner le plaisir de vous faire du bien.
(p. 96, Chapitre 26, “M. le peintre est découvert”).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
thedocthedoc   14 mars 2017
JEAN : – C’est le bon Dieu qui vous a récompensé, monsieur, de votre charité envers nous.
KERSAC : – Et c’est pourquoi je dis que tu m’as porté bonheur.
JEAN : – Pas moi seul, monsieur, Jeannot est de moitié.
KERSAC : – Hem ! hem ! tu crois ? Il n’a pas une mine à porter bonheur. Regarde-le donc ; il dort comme un loir, et, tout en dormant, il boude et il rage.
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Comtesse de Ségur (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Comtesse de Ségur
Les malheurs de sophie - Episode 1 à 5 (VF)
autres livres classés : enfanceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Comtesse de Ségur

Quel était le nom véritable de la Comtesse de Ségur?

Sophie Alexeïevna
Sophie Rostopchine
Sophie Tolstoï
Sophie Evtouchenko

10 questions
237 lecteurs ont répondu
Thème : Comtesse de SégurCréer un quiz sur ce livre