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ISBN : 2261400411
Éditeur : Rouge et Or (19/05/2005)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 1610 notes)
Résumé :
[EDITION GRANDS CARACTERES]

Madeleine et Camille de Fleurville sont deux adorables sœurs. Lors d'une promenade, elles sauvent d'un accident de voiture une petite fille, Marguerite, et sa mère. Toutes deux s'installent au château des Fleurville. Dorénavant, les trois enfants, comme les mamans, sont inséparables. Bientôt, les visites répétées de Sophie rendent les journées plus animées, car Sophie ne peut s'empêcher de faire des bêtises...

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Critiques, Analyses et Avis (79) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  23 janvier 2013
Mes prémices de jeune lectrice, je les ai offerts à l'âge de 11 ans à la Comtesse de Ségur. Je dois beaucoup à cette grande dame des Lettres : ma passion pour la littérature et le développement quasi exponentiel de mon imagination.
Les Petites Filles Modèles sont le 2ème Segur que j'ai dévoré. A 11 ans, comme il est aisé de s'identifier à Madeleine et à ses amies, comme il est doux de se téléporter dans le monde merveilleux de cette campagne normande qu'est le théâtre de leurs "aventures", comme il est agréable de prendre pour exemple de ligne de conduite l'attitude d'une "petite fille modèle" et de s'exalter devant des sentiments si naturels et pourtant si nouveaux pour une pré-adolescente que sont l'affection filiale, l'amitié, la curiosité et la générosité.
Classique Junior parmi les Classiques Junior, ce petit roman vertueux par son récit et très accessible par son style, devrait, selon moi, être mis entre les mains de tous les lecteurs en bourgeon.
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KrisPy
  16 mars 2016
Relire à bientôt 50 ans la Comtesse de Ségur, c'est un peu ma madeleine de Proust... Sauf que ça m'a fait l'effet de tomber dans une boite de loukoums, puis, arrivée à la fin de la jolie boite au parfum rococo, de me faire pincer violemment par une tapette à souris cruelle...
Parce que oui, les histoires de la Comtesse sont douces, tendres et dégoulinantes de bons sentiments, mais elles sont aussi très violentes dans la représentation du clivage riches-pauvres, et les "mauvaises gens" sont cruellement punis, et d'ailleurs, même les braves gens se voient malmenés et parfois tués. Car que dire de la fin brutale du brave boucher Hurel ? Si ce n'est que la Comtesse s'est sans doute dit : allez, je le fais mourir lui, il est plus attendrissant mort que vivant, et comme ça on peut faire la charité à sa brave veuve.... C'est tellement chou d'aider les pôvres...
Bon, d'accord, j'extrapole un brin.
Mais tout de même, elle était un peu tordue la Comtesse, pour imaginer toutes les bêtises et coups-fourrés que manigançaient la Sophie...
En tout cas, ça reste de bonnes lectures pour les enfants, avec de bonnes valeurs morales, même si la condescendance reste à expliquer et argumenter, en regard des différences d'époque et de mentalités.
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dedanso
  23 février 2018
Avec la suite des Malheurs de Sophie, j'ai retrouvé tout ce qui plaît dans les récits de la Comtesse de Ségur : une enfance idyllique, amour maternel, bonté et générosité, jeux, amitié, nature préservée, aventures de toutes sortes...
Mais il y a également des passages difficiles (la mort de personnages importants, la misère du peuple, la maladie, la maltraitance physique et morale que subie Sophie...). La Comtesse de Ségur écrit un récit vraisemblable dans lequel les petits filles du XIXème siècle devaient sans doute se retrouver.
Cependant, je n'ai pu m'empêcher de lever les sourcils à certains moments. Par exemple lorsqu'il est dit à Sophie qu'elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même si elle est maltraitée par sa belle-mère.
Ou encore le passage dans lequel Mme de Fleurville explique que l'on ne peut éprouver de l'amour que pour une enfant exemplaire. Si l'on n'est pas parfait, on ne mérite que pitié*.
Et que penser de nos jours de l'emploi répété du mot "négresse" dans le spectacle théâtral organisé en l'honneur de la bonne Elisa (spectacle qui met d'ailleurs en scène une haïtienne qui, en femme bonne -par opposition à toutes les autres personnes de couleur- a sauvé ses maîtres lors du massacre de Saint-Domingue en 1804) ?
Voilà quelques éléments qui ont gêné ma lecture. Même si je sais bien qu'il faut replacer cet ouvrage dans son contexte historique et social, j'avoue que j'ai eu du mal à accepter cette morale de l'effacement de soi, pas seulement comme un gage de bonté mais aussi (surtout) comme un gage de normalité sociale. Pas le droit à l'erreur ou à la différence, même à 5 ans...
Ne vous méprenez pas cependant ; ces éléments, s'ils sont bien réels, sont minimes par rapport à l'ensemble de l'oeuvre. Ils ne m'ont donc pas empêchée d'apprécier tout de même ma lecture.
Il me tarde de faire lire ce livre à ma fille afin de savoir ce qu'elle ressentira, avec ses yeux d'enfant.

* "Voilà Sophie que je vous ramène, mes chères enfants, non pas la Sophie d'avant-hier, colère, menteuse, gourmande et méchante ; mais une Sophie douce, sage, raisonnable ; nous la plaignions jadis, aimons-la bien maintenant : elle le mérite".
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bilodoh
  18 janvier 2014
Les contes ne sont pas gratuits pour les enfants, ils doivent souvent accepter de payer le prix de recevoir des conseils et de subir « la morale » des auteurs. En relisant « Les petites filles modèles », on en constate aussi le côté moralisateur. Par contre, cela ne gêne pas vraiment le plaisir de l'histoire, car les jeunes lectrices sont emportées dans un monde d'aventures touchantes.
Pour moi, ce roman jeunesse est un intermédiaire entre le monde des contes de fées et celui de la réalité. En effet, les « petites filles modèles » vivent dans un château, avec cuisinière, bonne et jardinier à leur service, rien à voir avec le quotidien de la plupart des fillettes du XXe siècle. le vécu des « Petites filles modèles » est à peine plus proche de la vie contemporaine que ne l'est la « Belle au bois dormant », mais il permet de rêver, de s'attendrir devant leurs difficultés ou de se réjouir de leurs surprises.
Je me souviens d'avoir pensé enfant qu'il serait bien difficile d'être aussi bonne que Camille, mais cela avait peu à voir avec ma vie réelle, avec les routines de l'école, des tâches ménagères ou les querelles enfantines inévitables. La « morale » de la Comtesse de Ségur n'avait alors pas plus de poids que celle qu'on trouve dans les légendes ou les fables.
Dans leur château d'autrefois, les aventures des « petites filles modèles » sont hors du temps et grâce à cette qualité, elles pourront plaire aussi aux enfants du 21e siècle!
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isajulia
  15 mars 2013
Encore une fois c'est que du bonheur.
C'est presque une obligation de lire Les petites filles modèles si l'on a aimé Les malheurs de Sophie.
Qu'elles sont gentilles et jolies Camille et Madeleine,une vraie fierté pour leur maman.Toujours sages,polies,généreuses et adorables heureusement qu'elles sont de papier,ça en mettrait presque des complexes.Toujours présentes pour leurs amis,il est salutaire qu'elles soient là car entre Marguerite et Sophie c'est parfois explosif.
D'ailleurs quel plaisir de la retrouver notre petite Sophie,sauf que la voilà affublée d'une affreuse belle-mère qui la maltraite sans arrêt.
De gamine j'avais déjà un goût prononcé pour la castagne et plus d'une fois ce n'est pas l'envie qui m'en a manqué de mettre un coup de boule à cette horrible bonne femme,Madame Fichini. Oui oui je m'emporte toujours quand je lis quelque chose,je suis un peu illuminée sur les bords parfois.
Hormis ce hors-sujet encore un autre classique de la bibliothèque rose à faire découvrir aux enfants,même si ils nous riaient au nez en disant que c'est un livre de vieux.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Zulai331Zulai331   13 juillet 2010
- Hélas! chère madame, s'écria Mme Fichine, deux de vos belles poires ont disparu!
Camille tressaillit et regarda le poirier, puis ces dames.
- Sais-tu ce qu'elles sont devenues Camille? demanda Mme De Fleurville.
Camille ne mentait jamais.
- Oui maman, je le sais.
- Tu as l'air d'une coupable. Ce n'est pas toi qui les as prises?
- Oh! non, maman.
- Mais où sont-elles alors? Qui est-ce qui s'est permis de les cueillir?
Camille ne répondit pas.
MME DE ROSBOURG:
- Reponds, ma petite Camille; puisque tu sais où elles sont, tu dois le dire.
CAMILLE, hésitant:
- Je...je...ne crois pas, madame...,je...ne dois pas dire...
MADAME FICHINI, riant aux éclats:
- Ha! Ha! Ha! c'est comme Sophie, qui vole et mange mes fruits et qui ment ensuite. Ha! Ha! Ha! ce petit ange ne vaut pas mieux que mon démon! Ha!Ha!Ha! Fouettez-la, chère madame, elle avouera.
CAMILLE, avec vivacité:
- Non madame, je ne fais pas comme Sophie; je ne vole pas et je ne mens jamais!
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CielvariableCielvariable   11 mai 2013
Mme de Fleurville était la mère de deux petites filles, bonnes, gentilles, aimables, et qui avaient l’une pour l’autre le plus tendre attachement. On voit souvent des frères et des sœurs se quereller, se contredire et venir se plaindre à leurs parents après s’être disputés de manière qu’il soit impossible de démêler de quel côté vient le premier tort. Jamais on n’entendait une discussion entre Camille et Madeleine. Tantôt l’une, tantôt l’autre cédait au désir exprimé par sa sœur. Pourtant leurs goûts n’étaient pas exactement les mêmes. Camille, plus âgée d’un an que Madeleine, avait huit ans. Plus vive, plus étourdie, préférant les jeux bruyants aux jeux tranquilles, elle aimait à courir, à faire et à entendre du tapage. Jamais elle ne s’amusait autant que lorsqu’il y avait une grande réunion d’enfants, qui lui permettait de se livrer sans réserve à ses jeux favoris.
Madeleine préférait au contraire à tout ce joyeux tapage les soins qu’elle donnait à sa poupée et à celle de Camille, qui, sans Madeleine, eût risqué souvent de passer la nuit sur une chaise et de ne changer de linge et de robe que tous les trois ou quatre jours.
Mais la différence de leurs goûts n’empêchait pas leur parfaite union. Madeleine abandonnait avec plaisir son livre ou sa poupée dès que sa sœur exprimait le désir de se promener ou de courir ; Camille, de son côté, sacrifiait son amour pour la promenade et pour la chasse aux papillons dès que Madeleine témoignait l’envie de se livrer à des amusements plus calmes. Elles étaient parfaitement heureuses, ces bonnes petites sœurs, et leur maman les aimait tendrement ; toutes les personnes qui les connaissaient les aimaient aussi et cherchaient à leur faire plaisir.
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fantineolivierfantineolivier   12 décembre 2010
CHAPITRE VII - La poupée mouillée

"Mme de Fleurville avait un jour organisé une loterie. Sophie gagna un joli ménage et une papeterie ; Camille un joli bureau et une boîte à couleurs, cent gravures à enluminer, et tout ce qui est nécessaire pour dessiner, peindre et écrire ; Madeleine, quarante volumes de charmantes histoires et une jolie boîte à ouvrage avec tout ce qu'il fallait pour travailler ; Marguerite avait appelé Camille et Madeleine pour voir toutes ces belles choses ; ce jour-là et les jours suivants elles employèrent leur temps à habiller, déshabiller, coucher et lever la poupée."
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genougenou   19 octobre 2013
Madeleine : Allons à la maison blanche, voir Lucie.

Sophie : Ce n'est pas assez loin! Nous y allons sans cesses à pied.

Mme de Fleurville : J'ai une idée que je crois bonne; je parie que vous en serez toutes très contentes.

Camille : Quelle idée, maman? dites-la, je vous prie.

Mme de Fleurville : C'est d'avoir un septième âne…

Marguerite : Mais ce ne sera pas amusant du tout d'avoir un âne sans personne dessus.

Mme de Fleurville : Attends donc; que tu es impatiente! Le septième âne porterait les provisions, et… et vous ne devinez pas?

Madeleine : Des provisions? Pour qui donc, maman?

Mme de Fleurville : Pour nous, pour que nous les mangions!

Marguerite : Mais pourquoi ne pas les manger à table, au lieu de les manger sur le dos de l'âne?

Tout le monde partit d'un éclat de rire: l'idée de faire du dos de l'âne une table à manger leur parut si plaisante, qu'elles en rirent toutes, Marguerite comme les autres.

" Ce n'est pas sur le dos de l'âne que nous mangerons, dit Mme de Fleurville, mais l'âne transportera notre déjeuner dans la forêt de Moulins; nous étalerons notre déjeuner sur l'herbe dans une jolie clairière, et nous mangerons en plein bois.
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dedansodedanso   21 février 2018
Le soir, Mme de Fleurville vint elle-même chercher Sophie pour la mener au salon, où l'attendaient avec anxiété Camille, Madeleine et Marguerite.
"Voilà Sophie que je vous ramène, mes chères enfants, non pas la Sophie d'avant-hier, colère, menteuse, gourmande et méchante ; mais une Sophie douce, sage, raisonnable ; nous la plaignions jadis, aimons-la bien maintenant : elle le mérite."
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