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ISBN : 2283019451
Éditeur : Buchet-Chastel (27/08/2004)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Universitaire à la vie bien tranquille, Nid dissimule en réalité un esprit tourmenté. Le monde et ses semblables le terrifient. Tous les soirs, sur leur demande, il raconte à ses filles un récit sombre et cruel dans lequel il traduit ses angoisses secrètes : Yagudin, un criminel maléfique, y épouvante les foules en ravissant les épouses et en éliminant les enfants. Mais un jour, son imagination est rattrapée par la réalité. Condamné à découvrir qui se cache derrière... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
GabySensei
  15 janvier 2012
C'est l'histoire d'un homme qui a une peur maladive de l'imprévu.
Il s'est donc construit une vie très routinière et fait le maximum pour éviter les surprises. Il est professeur de droit à l'université de Toulouse. Mais la vie est imprévisible et ne cesse de le soumettre à des situations difficiles pour lesquelles il n'a pas le "mode d'emploi".
Ainsi de cette jeune étudiante, fort bien pourvue, qui lui fait du rentre-dedans, de ses clés qui s'obstinent à ne pas ouvrir sa porte et jusqu'à son chien puis sa femme qui ne le reconnaissent plus. Se pourrait-il qu'il soit devenu quelqu'un d'autre?
Philippe Ségur a l'art d'enchainer les situations désopilantes dans une langue assez fluide. Un bon souvenir de lecture.
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ChristelleH
  03 octobre 2018

Enfin un roman où le lecteur ne s'ennuie pas une seconde , dans lequel on devine une véritable construction littéraire ( la fin est impossible à deviner et reprend point par point tous les éléments de la situation initiale) et dans lequel on admire l‘imagination de l‘auteur!
Bien loin de tous ces romans aussi vite lus qu'oubliés, écrits sans style ni soin , ici, Philippe Ségur renouvelle l'exploit de Métaphysique du chien en nous livrant un vrai roman plein de rebondissements, avec un vrai héros
( Nid Dugay, professeur à la faculté de Droit, marié, deux enfants, s'ennuyant un peu dans sa petite vie sans surprise ) qui, au début , ressemble à Monsieur Tout le Monde mais qui, progressivement se transforme en ... mais je ne vous le dirai pas ! Il faut lire absolument ce troisième roman de Philippe Ségur qui mêle vraisemblance et fantastique, amour et tromperie, normalité et maladie mentale. L'auteur nous promène dans les rues de Toulouse, mais aussi d'Oslo, en 2001, avant et après les attentats du 11 Septembre et de l'explosion de l'usine A.Z.F.
Ce roman est à la fois léger ( oui, ce n'est qu'une histoire !!!) et grave
( la chute est assez terrible; d'autre part, Philippe Ségur nous assène quelques vérités philosophiques disséminées ici et là au fil des pages puisque son héros s'interroge constamment sur le sens de la vie contemporaine ), drôle ( quelques regards à la manière de David Lodge portés sur les Universitaires) et pathétique ( encore une fois, les dernières pages sont terribles pour le héros), tendre ( l'amour du papa pour ses deux filles) et cruel ( l'impitoyable Yagudin égorge tout le monde !)...

Bref, un chef d'oeuvre que vous lirez d'une traite, sans le lâcher !
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isabellelemest
  18 janvier 2013
Ce roman original et d'une lecture très facile, alterne les chapitres décrivant avec un humour assez satirique la vie quotidienne d'un universitaire toulousain et ceux consacrés à une saga nordique échevelée et parodique, centrée autour de la figure aussi mythique que mystérieuse de l'égorgeur Yagudin. Peu à peu la vie du héros, qui raconte cette saga à ses fillettes au moment du coucher, va basculer dans l'étrange et le drame, entraînant une succession ininterrompue et débridée de péripéties et de rebondissements délirants. La chute étonnante donnera une autre dimension au récit.
Un roman très amusant et agréable à lire et qui peut donner à connaître une sorte de délire schizophrénique vu de l'intérieur, même si la plupart des lecteurs ne le percevront pas et ne retiendront que le caractère drolatique, mouvementé et habilement construit de l'intrigue, servie par une écriture de très bonne tenue.
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Aaliz
  16 avril 2012
J'avais été totalement conquise par le rêve de l'homme lucide et j'avais décidé de découvrir les précédents romans de Philippe Ségur. Et c'est avec curiosité que j'ai lu Poétique de l'égorgeur 3ème roman de l'auteur.
Mon avis est mitigé. Mitigé car d'un côté j'ai apprécié ma lecture mais d'un autre côté j'ai vraiment eu l'impression d'avoir lu deux fois le même bouquin. Pas de chance ! La recette est strictement la même que dans le rêve de l'homme lucide, il y a même beaucoup trop de similitudes entre les deux récits. Les personnages sont identiques, seul leur nom change mais leur portrait reste le même. On retrouve également le procédé de l'histoire dans l'histoire, on retrouve aussi cette perte d'identité du personnage principal.
En clair, c'est comme si on avait deux chansons avec la même musique mais avec des paroles différentes. Oui parce que, quand même, l'issue de l'histoire n'est pas la même dans les deux cas . Ouf !
Donc voilà, je suis déçue par ce roman mais je n'oublie pas qu'il a été écrit avant le rêve de l'homme lucide. Ce serait donc plutôt ce dernier qui manque d'originalité et qui ne serait qu'une « reprise » de Poétique de l'égorgeur. Mais une reprise plus aboutie je dirais. Avec un humour mieux dosé, une issue plus surprenante et originale. Même si je crois fortement que les personnes ayant déjà lu Poétique de l'égorgeur seront déçus par le petit dernier.
En revanche, si vous n'avez jamais lu Philippe Ségur, vous serez probablement conquis par ce récit. Mais si je peux me permettre ce conseil, à choisir entre les deux, choisissez plutôt le petit dernier.
Alors je ne sais pas ce que donnent les autres romans de Philippe Ségur. J'essaierai pour voir s'ils sont différents mais ce ne sera probablement pas pour tout de suite.

Lien : http://booksandfruits.over-b..
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Livrepoche
  17 mai 2016
Poétique de l'égorgeur, après Métaphysique du chien et Autoportrait à l'ouvre-boîte est le 3e roman de Philippe Ségur. Je me suis lancé dans la relecture de ses premiers romans car j'en gardais le souvenir d'une plume agréable à lire, un ton décalé et assez original. Philippe Ségur est un auteur reconnu qui cumule les prix littéraires.
Par exemple, pour Poétique de l'égorgeur, il a reçu le Prix Ronsard, le Prix Helbéa et le Prix France Bleu Berry. Et faire autant l'unanimité n'est pas du qu'au hasard.
Poétique de l'égorgeur, c'est un postulat de départ qui ressemble à beaucoup de ce qu'est la production littéraire française à succès, c'est à dire une autobiographie romancée. le personnage principal, Nid, partage beaucoup avec son auteur. Et par delà, l'histoire, les préoccupations de l'auteur apparaissent en filigranes. Puis, l'histoire romanesque reprend le dessus.
Petit à petit, la situation bascule pour échapper au personnage principal, et nous avec lui. On se raccroche aux éléments du mystère qui ne cesse de s'épaissir et envahir la vie de ce protagoniste.
Avec Poétique de l'égorgeur, Philippe Ségur a écrit un roman finement équilibré, le quotidien et le mystère, le vrai et le faux se répondent. Chaque élément est justement distillé tout au long du roman.
La suite sur le blog…
Lien : http://livrepoche.fr/poetiqu..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   08 septembre 2013
Le plus grand savoir est la plus grande ignorance. La coupe de la vie éternelle ou la coupe de la destruction, quelle différence ? La voie du sage, c’est la mort.
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rkhettaouirkhettaoui   08 septembre 2013
Il disait que les légendes sont faites pour endormir les ignorants. Son père pensait qu’elles étaient faites pour devenir réalité. Il pensait au pommeau. Il pensait aux quatre lettres. L’histoire de Yagudin était claire. Elle disait que quand Yagudin tue, il signe. Et quand il signe, cela ne signifie pas qu’il a
terminé.
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rkhettaouirkhettaoui   08 septembre 2013
Nous étions d’accord pour souscrire des polices d’assurance qui garantissaient notre avenir sans pouvoir nous promettre que nous serions là pour le vivre. Nous étions d’accord pour acheter notre liberté de propriétaires en nous vendant pour vingt ans à l’usure bancaire.
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rkhettaouirkhettaoui   08 septembre 2013
J’avais tout pour être heureux selon les conventions du genre. J’avais réglé la plupart de mes problèmes avec la société. Mon métier d’universitaire me garantissait un niveau de vie confortable, à l’abri du besoin comme des excès.
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rkhettaouirkhettaoui   08 septembre 2013
Il enseigne le droit et le droit l’ennuie. Il fréquente un milieu qu’il ne songe qu’à fuir. Il est malade de son métier. C’est pour se faire pardonner cette duplicité quotidienne qu’il accomplit ce dernier avec un très grand zèle.
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Video de Philippe Ségur (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Ségur
François Busnel reçoit : Amélie Nothomb pour le Fait du prince (Albin Michel) Régis Jauffret pour Lacrimosa (Gallimard) Jean-Baptiste del Amo pour Une éducation libertine (Gallimard) Philippe Ségur pour Vacance au pays perdu (Buchet Chastel) François Busnel propose en direct chaque jeudi à 20h35 sur France 5, un magazine qui suit de près l'actualité littéraire avec pour seul mot d'ordre, le plaisir.
Retrouvez toutes les informations sur les invités et leur actualité sur notre site : http://www.france5.fr/la-grande-librairie https://www.facebook.com/pages/La-Grande-Librairie/512305502130115 https://twitter.com/GrandeLibrairie Et réagissez en direct pendant l?émission avec le hashtag #LGLf5.
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