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ISBN : 2013211708
Éditeur : Hachette Jeunesse (24/08/2005)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 869 notes)
Résumé :
CLASSIQUE
PRIMAIRE

COMTESSE DE SEGUR

Un bon
petit diable

Mme Mac'Miche a deux bonheurs
au monde : compter son or,
et battre le malheureux orphelin
dont elle a la garde. Face à cette mégère,
le jeune Charles n'a trouvé qu'un moyen
de survivre : inventer les mauvais tours
et les farces les plus terribles.
Arrivera-t-il ainsi à se sortir des griffes
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  29 janvier 2014
A part Folcoche dans l'oeuvre phare d'Hervé Bazin, « Vipère au poing », et la marâtre de Cendrillon, je n'ai pas souvent rencontré en littérature jeunesse une mégère aussi autoritaire et haïssable que la veuve Mac Miche à qui incombe la lourde responsabilité d'élever son jeune cousin, Charles.
Un duel entre l'adulte rébarbative et l'enfant facétieux va s'instaurer tout au long de roman qui propose également des personnages secondaires qui, comme très souvent chez la Comtesse, servent à refléter la raison, la morale, le bon sens, la sagesse et la tempérance face à une situation essentiellement faite d'inimitié et de violence psychologique.
Charles, surnommé Charlot, est en quelque sorte un Tom Sawyer (de l'américain Mark Twain) avant l'heure. Une dizaine d'années sépare les deux oeuvres et on ne trouvera pas chez Mme Mac Miche une once de l'affection brusque de Tante Polly mais sur le fond, les intrépides bêtises de ces jeunes garçons de 12 ans amèneront un égal sourire sur les lèvres du lecteur.
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Nastie92
  11 mars 2015
Je me souviens de mon frère aîné envoyant à la figure de ma mère qui venait de le punir : "tu n'es qu'une madame Mac'Miche !"
Que je vous rassure tout de suite, point de châtiment corporel à la maison, mais c'est bien révélateur que cette insupportable vieille dame soit sortie de sa bouche sous le coup de la colère. Elle l'avait certainement marqué, comme elle a marqué tant d'autres enfants, dont je fais partie : Madame Mac'Miche, c'est LA méchante.
Il faut dire que la Comtesse de Ségur n'y est pas allée avec le dos de la petite cuillère. Diabolique, avare, coléreuse, hargneuse, fielleuse, menteuse, et rien de positif pour compenser : Mac'Miche est la première figure de méchante que j'ai rencontrée dans les livres. Et quand on découvre un tel personnage à dix ans, ça ne s'oublie pas !
Je viens de m'offrir, pour le plaisir, une petite relecture de ce livre. Mon impression est double.
La première partie, dans laquelle Charles invente bêtise sur bêtise, m'a régalée, comme autrefois. Ce bon petit diable ne manque pas d'imagination, et plus la vieille Mac'Miche lui fait subir de méchancetés, plus il est motivé pour se venger à sa façon.
En revanche, j'ai trouvé la seconde partie, qui se déroule après le décès de la harpie, nettement plus faible. Il est vrai que sans Mac'Miche le récit perd automatiquement de son intérêt. Mais surtout, l'ensemble devient plutôt gentillet. Les personnages plongent dans la caricature, et tout dégouline de bons sentiments.
Cette seconde partie est fort heureusement plus courte, ce qui fait que je garde une bonne impression de cette relecture. le livre a vieilli, mais il garde des qualités certaines, et un charme toujours présent.
Et puis, on peut dire ce que l'on veut, Mac'Miche reste Mac'Miche !
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rabanne
  27 mai 2016
Ce livre de la collection de la Comtesse de Ségur m'avait particulièrement émue, enfant.
Charles est maltraité par sa tutrice, Madame MacMiche, une veuve avare et acariâtre, qui ne voit en lui qu'une pénible charge...
Bien qu'il y ait chez l'auteure un fort discours moralisateur, l'issue de ses récits est toujours positive et constructive, d'une grande finesse psychologique.
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BrunoA
  02 juin 2016
J'ai découvert ce livre dans mon enfance, dans un grenier.
Cette édition ancienne m'a attiré et a constitué un de mes premiers contacts avec la lecture, de même que les autres livres de la comtesse de Ségur.
Je garde le souvenir d'une lecture fluide et légère qui m'a sans doute donné le goût de passer ensuite à d'autres auteurs.
Vint ensuite la bibliothèque verte et les incontournables auteurs dont Jules Verne.
Un souvenir lointain mais vivace...
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feanora
  14 septembre 2012
L'odieuse mère Mac Miche a longtemps hanté mes souvenirs d'enfance.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   12 mai 2013
Dans une petite ville d'Ecosse, dans la petite rue des Combats, vivait une veuve d'une cinquantaine d'années, Mme Mac'Miche. Elle avait l'air dur et repoussant. Elle ne voyait personne, de peur de se trouver entraînée dans quelque dépense, car elle était d'une avarice extrême. Sa maison était vieille, sale et triste ; elle tricotait un jour dans une chambre du premier étage, simplement, presque misérablement meublée.
Elle jetait de temps en temps un coup d'oeil à la fenêtre et paraissait attendre quelqu'un ; après avoir donné divers signes d'impatience, elle s'écria :
«Ce misérable enfant ! Toujours en retard ! Détestable sujet ! Il finira par la prison et la corde, si je ne parviens à le corriger ! »
A peine avait-elle achevé ces mots que la porte vitrée qui faisait face à la croisée s'ouvrit ; un jeune garçon de douze ans entra et s'arrêta devant le regard courroucé de la femme. Il y avait, dans la physionomie et dans toute l'attitude de l'enfant, un mélange prononcé de crainte et de décision.
Madame Mac'Miche : -D'où viens-tu ? Pourquoi rentres-tu si tard, paresseux ?
Charles : -Ma cousine, j'ai été retenu un quart d'heure par Juliette, qui m'a demandé de la ramener chez elle parce qu'elle s'ennuyait chez M. le juge de paix.
Madame Mac'Miche : -Quel besoin avais-tu de la ramener ? Quelqu'un de chez le juge de paix ne pouvait-il s'en charger ?
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CielvariableCielvariable   12 mai 2013
Effectivement, le lendemain à neuf heures, Marianne et son mari arrivaient chez Charles et Juliette au moment où ces derniers rentraient de la messe et commençaient leur déjeuner. Marianne courut embrasser Juliette, qui la serra tendrement dans ses bras.
Juliette : -Tu sais tout maintenant, Marianne. Tu comprends l'obstination de Charles à ne pas vouloir se marier, et la mienne de ne pas vouloir m'en séparer. Charles craignait ton opposition, et moi, je songeais si peu à la possibilité de me marier et d'être la femme de Charles, que je n'avais d'autre pensée que de rester près de lui, n'importe à quelles conditions. Marianne : -Je comprends et j'approuve tout, ma bonne Juliette. Quel dommage que Charles ne m'en ait pas parlé plus tôt !
Charles : -J'étais si jeune, Marianne, que vous m'auriez traité de fou ; c'est à peine si ces jours derniers j'ai osé m'en ouvrir à Juliette.
Marianne : -A mon tour à demander : A quand la noce ?
Charles : -Le plus tôt sera le mieux. Si Monsieur le juge veut bien tout arranger, nous pourrons être mariés dans huit ou dix jours.
Le juge : -C'est arrangé de ce matin, Charles. Et dans huit jours tu peux te marier, à moins que Juliette ne dise non.
Juliette : -Ce ne sera pas de moi que viendra l'opposition, mon frère.
Charles : -Voulez-vous prendre votre café avec nous ? ... Je ne sais comment vous appeler, moi !
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Nastie92Nastie92   11 mars 2015
Le juge, M. Blackday et le curé sortirent, laissant Betty, avec deux ou trois amies que l'évènement avait attirées, procéder aux derniers soins à rendre au corps de madame Mac'Miche ; personne ne l'aimait et personne ne la regretta.
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CielvariableCielvariable   12 mai 2013
«Comment, te voilà encore, Charles ? dit Juliette en entendant ouvrir la porte.
Charles : -Comment as-tu deviné que c'était moi ?
Juliette : -Par la manière dont tu as ouvert ; chacun ouvre différemment, c'est bien facile à reconnaître.
Charles : -Pour toi, qui es aveugle et qui as l'oreille si fine ; moi, je ne vois aucune différence ; il me semble que la porte fait le même bruit pour tous.
Juliette : -Qu'as-tu donc, pauvre Charles ? Encore quelque démêlé avec ta cousine ? Je le devine au son de ta voix.
Charles : -Eh ! mon Dieu oui ! Cette méchante, abominable femme me rend méchant moi-même. C'est vrai, Juliette : avec toi, je suis bon et je n'ai jamais envie de te jouer un tour ou de me fâcher ; avec ma cousine, je me sens mauvais et toujours prêt à m'emporter.
Juliette : -C'est parce qu'elle n'est pas bonne, et que toi, tu n'as ni patience ni courage.
Charles : -C'est facile à dire, patience ; je voudrais bien t'y voir ; toi qui es un ange de douceur et de bonté, tu te mettrais en fureur.»
Juliette sourit.
«J'espère que non, dit-elle.
Charles : -Tu crois ça. Écoute ce qui m'arrive aujourd'hui depuis la première fois que je t'ai quittée ; à ma seconde visite, je ne t'ai rien dit parce que j'avais peur que tu ne me fisses rentrer chez moi tout de suite ; à présent j'ai le temps, puisque ma cousine dort, et tu vas tout savoir.»
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CielvariableCielvariable   12 mai 2013
Marianne et Charles s'occupèrent des funérailles de Mme Mac'Miche.
Charles causa plusieurs fois avec le juge de paix de sa nouvelle position et du profit qu'il pourrait en tirer ; il demanda avec tant d'insistance de payer les dettes de ses cousines, que le juge finit par le lui permettre, mais seulement sur ses revenus.
«Car, lui dit-il, tu ne peux disposer de ta fortune avant ta majorité.»
Quand la cousine Mac'Miche fut rendue à la terre, qui s'ouvre et se referme pour tous les hommes, le juge fit nommer Marianne tutrice de Charles, auquel on alloua, pour frais d'éducation et d'entretien, les revenus de sa fortune, ce qui donna aux deux soeurs une aisance dont elles jouissaient chaque jour et à chaque heure du jour.
Marianne prit Betty chez elle ; et, pour éviter les hommes de journée nécessaires au service de la maison et à la culture du jardin appartenant aux deux soeurs, etc., Betty proposa de faire entrer Donald à leur service ; et, quelque temps après, Donald proposa à Betty de se mettre à son service en la prenant pour femme ; Betty sourit, rougit, rit aux éclats, donna deux ou trois tapes en signe d'adhésion, et, un mois après, on célébrait chez les deux soeurs les noces de Betty et de Donald.
Peu de temps après, le juge proposa à Marianne un bon placement pour Charles
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