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ISBN : 2013211708
Éditeur : Hachette Jeunesse (24/08/2005)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 1001 notes)
Résumé :
CLASSIQUE
PRIMAIRE

COMTESSE DE SEGUR

Un bon
petit diable

Mme Mac'Miche a deux bonheurs
au monde : compter son or,
et battre le malheureux orphelin
dont elle a la garde. Face à cette mégère,
le jeune Charles n'a trouvé qu'un moyen
de survivre : inventer les mauvais tours
et les farces les plus terribles.
Arrivera-t-il ainsi à se sortir des griffes
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  29 janvier 2014
A part Folcoche dans l'oeuvre phare d'Hervé Bazin, « Vipère au poing », et la marâtre de Cendrillon, je n'ai pas souvent rencontré en littérature jeunesse une mégère aussi autoritaire et haïssable que la veuve Mac Miche à qui incombe la lourde responsabilité d'élever son jeune cousin, Charles.
Un duel entre l'adulte rébarbative et l'enfant facétieux va s'instaurer tout au long de roman qui propose également des personnages secondaires qui, comme très souvent chez la Comtesse, servent à refléter la raison, la morale, le bon sens, la sagesse et la tempérance face à une situation essentiellement faite d'inimitié et de violence psychologique.
Charles, surnommé Charlot, est en quelque sorte un Tom Sawyer (de l'américain Mark Twain) avant l'heure. Une dizaine d'années sépare les deux oeuvres et on ne trouvera pas chez Mme Mac Miche une once de l'affection brusque de Tante Polly mais sur le fond, les intrépides bêtises de ces jeunes garçons de 12 ans amèneront un égal sourire sur les lèvres du lecteur.
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Nastie92
  11 mars 2015
Je me souviens de mon frère aîné envoyant à la figure de ma mère qui venait de le punir : "tu n'es qu'une madame Mac'Miche !"
Que je vous rassure tout de suite, point de châtiment corporel à la maison, mais c'est bien révélateur que cette insupportable vieille dame soit sortie de sa bouche sous le coup de la colère. Elle l'avait certainement marqué, comme elle a marqué tant d'autres enfants, dont je fais partie : Madame Mac'Miche, c'est LA méchante.
Il faut dire que la Comtesse de Ségur n'y est pas allée avec le dos de la petite cuillère. Diabolique, avare, coléreuse, hargneuse, fielleuse, menteuse, et rien de positif pour compenser : Mac'Miche est la première figure de méchante que j'ai rencontrée dans les livres. Et quand on découvre un tel personnage à dix ans, ça ne s'oublie pas !
Je viens de m'offrir, pour le plaisir, une petite relecture de ce livre. Mon impression est double.
La première partie, dans laquelle Charles invente bêtise sur bêtise, m'a régalée, comme autrefois. Ce bon petit diable ne manque pas d'imagination, et plus la vieille Mac'Miche lui fait subir de méchancetés, plus il est motivé pour se venger à sa façon.
En revanche, j'ai trouvé la seconde partie, qui se déroule après le décès de la harpie, nettement plus faible. Il est vrai que sans Mac'Miche le récit perd automatiquement de son intérêt. Mais surtout, l'ensemble devient plutôt gentillet. Les personnages plongent dans la caricature, et tout dégouline de bons sentiments.
Cette seconde partie est fort heureusement plus courte, ce qui fait que je garde une bonne impression de cette relecture. le livre a vieilli, mais il garde des qualités certaines, et un charme toujours présent.
Et puis, on peut dire ce que l'on veut, Mac'Miche reste Mac'Miche !
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rabanne
  27 mai 2016
Ce livre de la collection de la Comtesse de Ségur m'avait particulièrement émue, enfant.
Charles est maltraité par sa tutrice, Madame MacMiche, une veuve avare et acariâtre, qui ne voit en lui qu'une pénible charge...
Bien qu'il y ait chez l'auteure un fort discours moralisateur, l'issue de ses récits est toujours positive et constructive, d'une grande finesse psychologique.
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BrunoA
  02 juin 2016
J'ai découvert ce livre dans mon enfance, dans un grenier.
Cette édition ancienne m'a attiré et a constitué un de mes premiers contacts avec la lecture, de même que les autres livres de la comtesse de Ségur.
Je garde le souvenir d'une lecture fluide et légère qui m'a sans doute donné le goût de passer ensuite à d'autres auteurs.
Vint ensuite la bibliothèque verte et les incontournables auteurs dont Jules Verne.
Un souvenir lointain mais vivace...
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feanora
  14 septembre 2012
L'odieuse mère Mac Miche a longtemps hanté mes souvenirs d'enfance.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
PrudencePrudence   02 décembre 2018
De sorte que nous terminons l'histoire du Bon petit diable en faisant observer combien la bonté, la piété et la douceur sont des moyens puissants pour corriger les défauts qui semblent être plus incorrigibles. La sévérité rend malheureux et méchant.
La bonté attire, adoucit et corrige.
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PrudencePrudence   24 novembre 2018
Je t'offre donc Le Bon Petit Diable escorté de sa Juliette, qui est parvenue à faire d'un vrai diable un jeune homme excellent et charmant, au moyen de cette douceur, de cette conté chrétienne qui touchent et qui ramènent.

[dans la dédicace à sa petite-fille]
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CielvariableCielvariable   12 mai 2013
Dans une petite ville d'Ecosse, dans la petite rue des Combats, vivait une veuve d'une cinquantaine d'années, Mme Mac'Miche. Elle avait l'air dur et repoussant. Elle ne voyait personne, de peur de se trouver entraînée dans quelque dépense, car elle était d'une avarice extrême. Sa maison était vieille, sale et triste ; elle tricotait un jour dans une chambre du premier étage, simplement, presque misérablement meublée.
Elle jetait de temps en temps un coup d'oeil à la fenêtre et paraissait attendre quelqu'un ; après avoir donné divers signes d'impatience, elle s'écria :
«Ce misérable enfant ! Toujours en retard ! Détestable sujet ! Il finira par la prison et la corde, si je ne parviens à le corriger ! »
A peine avait-elle achevé ces mots que la porte vitrée qui faisait face à la croisée s'ouvrit ; un jeune garçon de douze ans entra et s'arrêta devant le regard courroucé de la femme. Il y avait, dans la physionomie et dans toute l'attitude de l'enfant, un mélange prononcé de crainte et de décision.
Madame Mac'Miche : -D'où viens-tu ? Pourquoi rentres-tu si tard, paresseux ?
Charles : -Ma cousine, j'ai été retenu un quart d'heure par Juliette, qui m'a demandé de la ramener chez elle parce qu'elle s'ennuyait chez M. le juge de paix.
Madame Mac'Miche : -Quel besoin avais-tu de la ramener ? Quelqu'un de chez le juge de paix ne pouvait-il s'en charger ?
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CielvariableCielvariable   12 mai 2013
Effectivement, le lendemain à neuf heures, Marianne et son mari arrivaient chez Charles et Juliette au moment où ces derniers rentraient de la messe et commençaient leur déjeuner. Marianne courut embrasser Juliette, qui la serra tendrement dans ses bras.
Juliette : -Tu sais tout maintenant, Marianne. Tu comprends l'obstination de Charles à ne pas vouloir se marier, et la mienne de ne pas vouloir m'en séparer. Charles craignait ton opposition, et moi, je songeais si peu à la possibilité de me marier et d'être la femme de Charles, que je n'avais d'autre pensée que de rester près de lui, n'importe à quelles conditions. Marianne : -Je comprends et j'approuve tout, ma bonne Juliette. Quel dommage que Charles ne m'en ait pas parlé plus tôt !
Charles : -J'étais si jeune, Marianne, que vous m'auriez traité de fou ; c'est à peine si ces jours derniers j'ai osé m'en ouvrir à Juliette.
Marianne : -A mon tour à demander : A quand la noce ?
Charles : -Le plus tôt sera le mieux. Si Monsieur le juge veut bien tout arranger, nous pourrons être mariés dans huit ou dix jours.
Le juge : -C'est arrangé de ce matin, Charles. Et dans huit jours tu peux te marier, à moins que Juliette ne dise non.
Juliette : -Ce ne sera pas de moi que viendra l'opposition, mon frère.
Charles : -Voulez-vous prendre votre café avec nous ? ... Je ne sais comment vous appeler, moi !
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JunoRJunoR   22 février 2018
Jusqu’à la fin du dîner, Mme Mac’Miche continua ses observations malveillantes et méchantes, comme c’était son habitude. Quand elle eut fini son café, elle appela Charles pour lui faire encore la lecture pendant une ou deux heures. Forcé d’obéir, il la suivit dans sa chambre, s’assit tristement et commença à lire. Au bout de dix minutes il entendit ronfler ; il leva les yeux. Bonheur ! la cousine dormait ! Charles n’avait garde de laisser échapper une si belle occasion ; il posa son livre, se leva doucement, vida le reste du café dans la tabatière de sa cousine, cacha son livre dans la boîte à thé, son ouvrage dans le foyer de la cheminée, et s’esquiva lestement sans l’avoir éveillée.
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