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Céline Romand-Monnier (Traducteur)
ISBN : 2253072834
Éditeur : Le Livre de Poche (07/04/2004)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 148 notes)
Résumé :
Asne Seierstad a vécu le printemps qui suivit la défaite des taliban chez Sultan Khan, libraire à Kaboul. Elle nous fait partager, dans ce récit très vivant et toujours respectueux, la vie quotidienne des épouses, enfants, frères et sueurs d'une famille où chaque destin est riche d'émotion et dont le chef incontestable est Sultan, l'amoureux des livres. " Quand les communistes sont arrivés, raconte-t-il, ils ont brûlé tous mes livres, après il y a eu les moudjahidin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  25 juin 2019
Asne Seierstad, l'auteure, est une reporter de guerre norvégienne. "Embarquée" pendant six semaines, juste après le 11 septembre 2001, avec les troupes de l'Alliance du Nord qui combattent les taliban, elle arrive à Kaboul en novembre, après la chute de ces derniers. Elle y rencontre Sultan Khan, libraire, puis sa famille, avant de s'installer chez eux pendant quelques semaines, pour y vivre et raconter, de l'intérieur, le quotidien d'une famille afghane.
Une famille dont Sultan est le chef incontesté. Craint plutôt que respecté, il préside aux destinées de ses enfants et des membres de sa famille sous son autorité comme il gère ses affaires, d'une main de fer sans le gant de velours. Sultan Khan est amoureux des livres, que depuis toujours il achète et vend, protège et cache, tente de faire échapper aux autodafés des communistes, puis des moudjahidin, puis enfin des taliban. Si Sultan aime les livres, il aime aussi beaucoup l'argent qu'ils lui rapportent, au point, paradoxalement, de faire travailler (d'exploiter 15 heures par jour) tous ses fils dans ses librairies plutôt que de les envoyer à l'école. Commerçant impitoyable, il est aussi tyrannique avec ses enfants, et n'a absolument rien à faire de leurs aspirations ou de leurs rêves d'émancipation. Ce sont évidemment les femmes qui sont les principales victimes de cette société clanique et patriarcale aux traditions séculaires. Certaines trouvent une échappatoire dans le mariage, quand elles ont la chance qu'on leur attribue un mari un brin libéral. D'autres ne quittent le joug de leur père que pour tomber sous celui de leur belle-famille, condamnées à être mères et esclaves domestiques. C'est le sort de Leila qui m'a le plus fendu le coeur : « "Ressens-tu la même chose que moi ?" a-t-il écrit [son amoureux secret]. En fait, elle ne ressent rien du tout. Elle est morte de peur. C'est comme si une nouvelle réalité lui apparaissait. Pour la première fois de sa vie, quelqu'un exige d'elle une réponse. Quelqu'un veut savoir ce qu'elle ressent, ce qu'elle pense. Mais elle ne pense rien du tout, elle n'a pas l'habitude d'avoir une opinion. Et elle se persuade qu'elle ne ressent rien parce qu'elle sait qu'elle ne doit rien ressentir. Les sentiments sont une honte, a appris Leila ».
A travers ces chroniques de la vie d'une famille citadine et relativement aisée, l'auteur nous fait voir un Afghanistan qui se remet à peine de la terreur d'un régime obscurantiste et quasiment analphabète. Dans son récit, elle reste à distance, n'intervenant jamais en tant que protagoniste dans les scènes qu'elle relate. Un regard et un ton journalistiques, sans pathos, qui ne l'empêchent pas de dire, dans l'avant-propos, sa révolte et son désarroi face à la situation des femmes afghanes.
Dans un pays où, à l'époque, les moins de 20 ans n'ont connu que des guerres successives, tous aspirent à la paix, au renouveau, à la modernité. Au printemps 2002, malgré le poids de la tradition et la situation politique instable, l'espoir fleurissait. Et je ne peux pas m'empêcher de me demander ce qu'il est advenu de cette famille depuis lors...
Lien : https://voyagesaufildespages..
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bilodoh
  25 avril 2018
Portraits de la vie quotidienne dans l'Afghanistan du début du XXIe siècle.

Si le règne des Talibans s'est achevé, la société est loin d'être remise de la guerre, l'électricité et l'eau courante y sont encore peu fiables, les écoles ne sont pas bien pourvues et les mentalités oscillent entre les traditions rigides et les espoirs de liberté.

Bien qu'on nomme le libraire dans le titre, ce n'est pas vraiment un héros. Même si on apprend qu'il a été emprisonné pour avoir continué à vendre des livres, ses comportements avec ses femmes et ses enfants sont loin d'être exemplaire. C'est le maître absolu de la famille et on ne peut lui désobéir sans être exclus du clan. Ses livres sont des possessions précieuses, mais il semble qu'il ne tienne pas à transmettre le goût de la littérature quand même un de ses fils n'a pas le droit d'aller à l'école.

Ce n'est pas vraiment un roman, plutôt une série de portraits, des chapitres qui se suivent, racontant l'histoire de l'un ou de l'autre. L'écriture est simple, plutôt journalistique, en gardant une certaine distance face aux situations terribles des femmes.

C'est une description d'un pays dur, des habitants dont les traditions sont très dures aussi, et où dans une famille, l'honneur passe bien avant l'amour…
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Neneve
  27 janvier 2018
Le Libraire de Kaboul, voyage très intimiste au coeur de l'Afghanistan... Une vision fort différente de l'image que nous projettent les médias, pays en guerre, bombardé, sous le joug des Talibans. C'est que l'autrice a eu la chance de passer quelque temps dans l'intimité d'une famille afghane, régit par Sultan Khan, ce fameux libraire qui donne son nom au titre. Elle a habité avec lui et ses femmes et enfants, partageant leurs quotidiens, leurs croyances, leurs rites, leurs façons de vivre. Témoin privilégié aussi, puisqu'elle avait accès à des zones habituellement réservées aux hommes... nous permettant ainsi une immersion complète.
Bien que j'ai trouvé ce livre fort instructif et fascinant à la fois, j'ai souvent été choquée face à la place qu'occupe la femme dans le système afghan. Femmes avec peu de droits, souvent, malheureusement, occupant la place d'objet, d'épouse docile, d'esclave et servante. Révoltant ! Complétement sous l'emprise de l'homme, de l'époux, du père, du frère, avec la crainte, toujours, de la représaille, de la punition... le laid n'est pas que dans le système politique, il est également dans l'inégalité des sexes...
J'ai terminé ce roman, qui est bien plus qu'un roman... il est le témoin unique d'une situation actuelle... avec le coeur gros pour toutes ces femmes qui vivent, de façon impuissante, leur situation et la capitulation devant ce qui a toujours été et qui sera encore, malheureusement. Il me fait encore plus prendre conscience à quel point j'ai la chance de pouvoir m'exprimer, d'avoir le droit de choisir et de vivre la vie que j'aurai choisi de vivre !
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Missbouquin
  04 octobre 2011
L'auteur
Née en 1970, Asne Seierstad est une journaliste indépendante norvégienne. Elle a été correspondante de guerre lors de plusieurs conflits, notamment en Afghanistan puis en Iraq en 2003. Dans les deux cas, elle en a tiré un livre, dont le Libraire de Kaboul.
Le livre
Après la chute des talibans en 2001, Asne Seierstad a vécu de longs mois avec la famille dont elle raconte l'histoire, dans leur quotidien, leurs épreuves et leurs croyances. A partir du personnage central de Sultan, libraire à Kaboul, elle dépeint des événements touchant sa famille, lointaine ou proche. Les épisodes se suivent dans une chronologie assez lâche mais qui nous permet cependant de suivre un morceau de vie de pratiquement chaque membre de la famille de Sultan. Comme Asne est occidentale, elle a eu la chance de pouvoir côtoyer à la fois les hommes et les femmes, les interdictions touchant ces dernières ne pouvant lui être appliquées. Elle nous livre ainsi un témoignage poignant et vrai, qui est pour moi la continuité du livre de Khaled Hosseini, Mille Soleils Splendides, relatant la vie de deux femmes sous les talibans.
Ce que j'en ai pensé
Je ne peux pas vraiment dire que j'ai "aimé" ce livre. Parce qu'il est difficile de dissocier le fonds de la forme et que la moindre chose que j'ai lu m'a révulsé, indigné, choqué, etc. de la même manière que le livre d'Hosseini, j'ai reposé ce livre en ayant envie de vomir et en me disant que j'avais bien de la chance de vivre en France ... Je sais je sais, vous allez me dire que j'exagère, que c'est facile de dire ça, que c'est couru d'avance. Et pourtant, c'est ce que j'ai ressenti.
Le style en soi n'était pas gênant, très journalistique, il va droit au fait, sans fioritures ni poésie. Et c'est pour cela aussi que toutes ses phrases vont droit au coeur. Elle laisse une grande place au contexte historique, n'hésitant pas à faire des retours en arrière sur les cinquante dernières années pour expliquer pourquoi l'Afghanistan est ce qu'il est aujourd'hui.
J'ai ressenti beaucoup de malaise vis-à-vis de ce pays si différent, qui paraît si différent, suspendu en un autre temps. Il nous donne l'impression d'être un pays ouvert aux quatre vents, qui a perdu sa culture (ahhh ma douleur quand les talibans font sauter les superbes bouddhas de Bâmiyân), qui ne sait vers qui se tourner tant il a été trahi, pillé et détruit. Un pays blessé. Un pays dans lequel un des personnages avoue ne pas pouvoir être fier d'être Afghan.
On comprend dans un certain sens que la seule continuité historique est celle de l'islam. Qu'il règle la société, toutes les relations, même au coeur de la famille. Qu'il régit des vies entières et peut décider de la mort de n'importe lequel de ses croyants.Qu'il décide des comportements de chacun, et particulièrement de ceux des femmes.
C'est justement la situation de ces dernières qui m'a rendu ce livre insoutenable. Elles ne sont pas seulement bridées, voilées, méprisées, battues, mais elles sont surtout considérées comme des êtres inférieurs, parfois pire que des animaux. Comment peut-on qualifier des gens d'humains quand une mère ordonne à ses fils d'étouffer sa fille car elle a rencontré un garçon au parc ? Comment peut-on les qualifier d'humains quand la femme doit monter dans le coffre d'un taxi s'il y a un homme qui y monte ? Comment peut-on excuser tout ça ?
Une des choses qui m'a le plus frappée est que même des gens cultivés se conduisent ainsi. Sultan par exemple, qui est libraire, a beaucoup lu, il a été à l'étranger, il est sensible, il veut rétablir la culture afghane. Et pourtant il se conduit comme les autres avec ses femmes et ses filles.
Comment un pays peut-il évoluer quand une seule partie de la population a le droit de parler ? Quand des intelligences entières ont déjà été étouffées par les talibans qui ont interdit aux filles d'aller à l'école ? Comment un pays peut-il se moderniser quand on peut lapider une femme pour adultère et qu'un homme doit simplement payer une amende ? Comment peut-on jouer la vie de sa fille pour une question de soi-disant honneur ?
Je vais peut-être m'arrêter là, mais vous avez sûrement compris mon propos. Certes j'ai été énormément touchée par ce livre parce que je suis une femme. Mais je pense que c'est surtout que j'ai été élevée dans un respect et un amour total pour la liberté des individus, qui est pour moi la plus sacrée de toutes les choses. Et cela me semble inimaginable que l'on puisse empêcher des femmes d'émigrer si elles sont pauvres, de suivre des cours à l'université (certes désormais elles le peuvent, mais toujours voilées et elles ne doivent pas fréquenter des garçons, ce qui rend la chose parfois difficile ...), de les forcer à se marier, de les vouer à être des servantes toute leur vie. L'histoire de Leila m'a particulièrement marquée : cette jeune fille de 18 ans est la plus jeune de la famille et sert de servante pour tous, elle essaye de s'en sortir en devenant enseignante mais la bureaucratie est telle, mêlée aux traditions (par exemple, elle ne peut aller dans les bureaux sans être accompagnée par un homme), qu'elle finit par renoncer. Et pourtant l'Afghanistan a plus que tout besoin de l'école et de culture ! Pour sortir ces gens d'un engrenage de guerre, d'analphabétisme, de pauvreté. Pour qu'ils deviennent fiers de leur pays et avoir envie de le reconstruire.
"Qu'il soit un jour fier d'être afghan. Qu'il soit un jour fier de lui-même et de son pays et que l'Afghanistan soit respecté dans le monde."
PS : depuis 2002, le pays a peut-être changé, je serai curieuse et heureuse de le savoir ...
Lien : http://wp.me/p1Gkvs-eX
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litolff
  15 octobre 2011
Les journaux télévisés ont débordé d'informations sur l'Afghanistan. Kaboul, les taliban, la guerre… Mais jamais ou rarement sont-ils entrés dans l'intimité d'une famille Afghane. Ane Seierstad nous fait pénétrer dans ce cercle familial régi avec autorité par Sultan Khan, le libraire.
L'auteur, tout en restant parfaitement impartiale nous fait partager la terrible condition des femmes entièrement soumises à leurs époux, leur extrême impuissance, leur résignation à un sort imposé par les hommes. Leur peur.
Sa condition d'occidentale lui a permis d'observer de près les femmes comme les hommes (ainsi qu'elle l'a dit elle-même, elle pensait être considérée comme une espèce d'hermaphrodite !!!), et même, parfois, d'intervenir en faveur de la fille cadette, Leila, qui sert d'esclave à toute sa famille, bien qu'elle soit probablement la plus éduquée de la maison.
Encore un livre qui nous fait mesurer la chance que nous avons, quand on est une femme, de vivre dans un pays occidental !
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   05 novembre 2012
Le mariage est une sorte de petite mort. Pendant les premiers jours qui le suivent, la famille de la mariée est endeuillée comme lors d'un enterrement. On a perdu, vendu ou donné une fille. C'et surtout les mères qui portent le deuil, elles qui ont toujours tout su sur leur fille, où elle allait, qui elle rencontrait, ce qu'elle mangeait. Elles ont passé la plus grande partie de chaque journée ensemble, elles se sont levées en même temps, ont balayé la maison ensemble, ont cuisiné ensemble. Après le mariage, la fille disparaît, elle passe d'une famille à l'autre. Complètement. Elle ne vient pas rendre visite à sa famille quand bon lui semble, mais uniquement quand son mari l'y autorise, et sa famille non plus ne peut pas se rendre chez elle sans y être invitée.
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litolfflitolff   28 septembre 2012
Le désir d’amour d’une femme est tabou en Afghanistan. Il est interdit aussi bien par le strict code de l’honneur des clans que par les mollahs. Les jeunes gens ne peuvent prétendre à aucun droit de se rencontrer, de s’aimer, de choisir. L’amour a peu à coir avec la romance, qui bien au contraire peut constituer un crime grave, puni de mort. Les indisciplinés sont assassinés de sang-froid. Quand un seul des deux subit la peine de mort, c’est toujours, sans exception, la femme.
Les jeunes femmes sont avant tout un objet d’échange ou de vente.
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bilodohbilodoh   25 avril 2018
Et l’adultère?
—S’ils sont mariés, ils sont tués à coups de pierre. S’ils sont célibataires, la peine est de cent coups de fouets et ils doivent se marier. Si l’un des deux est marié et que c’est l’homme, alors que la femme est célibataire, il doit la prendre pour seconde épouse. Si elle est mariée et lui célibataire, la femme est tuée et l’homme fouetté et emprisonné. (p. 287)
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latinalatina   23 décembre 2011
Le pays n'a quasiment pas de matériel d'enseignement en ce printemps où les écoles ouvrent à nouveau. Ceux que les gouvernements moudjahed et taleb avaient édités sont inutilisables, les enfants du cours préparatoire apprenaient l'alphabet de la manière suivante :
"D comme Djihad, notre but en ce monde,
I comme Israël, notre ennemi,
K comme Kalachnikov, nous allons vaincre,
M comme Moudjahidin, nos héros ..."
Même dans les livres de maths, la guerre jouait un rôle central. Les écoliers - les taliban ne faisaient pas de livres pour les filles - ne comptaient pas en pommes et en gâteaux, mais en balles et en kalachnikovs. Les exercices pouvaient ressembler à quelque chose comme :
"Le petit Omar a une kalachnikov avec trois magasins. Dans chaque magasin, il y a 20 balles. Il utilise deux tiers de ses balles et tue soixante mécréants. Combien de mécréants tue-t-il avec une balle?"
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myriampelemyriampele   23 novembre 2014
Aux yeux de Sharifa, cette maladie imaginaire était bien moins honteuse que d'avouer que c'était elle, la mère de ses enfants, qui n'était plus assez bien pour lui. C'était presque sur recommandation médicale qu'il s'était remarié. Quand elle souhaitait vraiment en rajouter, elle racontait les yeux brillants qu'elle aimait Sonya comme sa propre soeur et Latifa, son bébé, comme sa propre fille.
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Video de Asne Seierstad (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Asne Seierstad
Bande annonce du film Un 22 Juillet, adaptation de l'ouvrage En av oss d'Åsne Seierstad (2013) racontant les faits sur les attentats d'Oslo et d'Utøya commis par un unique homme, sans aucune aide extérieure, en 2011.
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie générale et généalogique (557)
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