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ISBN : 208137868X
Éditeur : Flammarion (23/08/2017)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 72 notes)
Résumé :
Abandonnés par tous, Reine et ses trois enfants n’arrivent plus à faire face. Sa vie finit par ressembler à son jardin qui n’est plus qu’une décharge. Tant de richesses en elle voudraient s’exprimer et pourtant son horizon paraît se boucher chaque jour davantage. Seul un miracle pourrait la sauver... Il se présente sous la forme d’une mobylette bleue. Cet engin des années 1960 lui apportera-t-il le bonheur qu’elle cherche dans tous les recoins de ce monde et, surtou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
  28 août 2017
Je suis une "aficionada" de Jean-Luc Seigle... Sa sensibilité, ses thématiques, son style me touchent au plus profond... Là aussi, cela a marché... sauf que je suis comme les enfants, j'ai du mal à accepter les histoires qui finissent mal...
Une histoire qui débute dans le désespoir d'une femme, Reine, acculée financièrement, et mentalement. Au chômage depuis un long moment, abandonnée par son mari, elle ne sait comment sortir du tunnel, et faire vivre décemment ses trois enfants...Elle pense à faire le pire...Ouf, elle se reprend, nettoie son jardin, embarrassé par des tonnes d'objets,
de ferraille, que son mari avait accumulés... Elle veut au moins retrouver un jardin digne de ce nom, des fleurs...une sorte de beauté dans le quotidien, qui aide à vivre et à espérer... ....et MIRACLE, elle va trouver une vieille mobylette, qu'elle parvient à faire démarrer. Cette chère mob. va lui permettre de se présenter à un
entretien de boulot...
Elle deviendra thanatopracteuse", pourra redresser "la barre",faire vivre ses enfants; parallèlement, elle rencontre un homme,"cabossé" comme elle, cela sera le coup de foudre immédiat, entre eux... On est content... La vie semble à nouveau sourire à Reine, mais le sort... va revenir s'acharner ! je n'en dis pas plus...
Même si le style est aéré, poétique, ne fait que suggérer; A nouveau le ciel s'assombrit très violemment ! A tel point que j'ai achevé l'histoire de Reine et de ses enfants, la gorge complètement nouée...On espérait tellement que les batailles, l'acharnement, la gentillesse et les talents de cette femme voient la fin du mauvais temps, des tempêtes !..
"Travailler avec des morts ne pouvait pas être pire que travailler à l'usine. Et puis, les morts, sûrement à cause de sa proximité depuis l'enfance avec les ancêtres, lui faisaient au fond moins peur que les vivants. Ca risquait même d'être assez agréable de préparer
des hommes et des femmes à devenir des fantômes" (p. 32)
"Les enfants médusés, ne posent aucune question. Sacha se contente de dire: "Tu touches les morts", avec une certaine admiration. Sonia ajoute: "Non elle ne les touche pas, elle les habille pour les faire beaux."
Igor est des trois le plus impressionné à l'idée que sa mère serve de passeur entre des vivants qui ne le sont plus et Dieu que personne ne voit. Il aime les points de force de sa mère , son courage, sa vivacité, son acharnement à vouloir transformer la réalité avec ses
tissanderies, sa propension aussi à l'émerveillement tout en sachant que son comportement volontariste, cette violence qu'elle se fait subir à elle-même pour être à la hauteur, n'ont pour socle que son extrême fragilité." (p. 91)

Comme à chacune de mes lectures de Jean-Luc Seigle, je ressent très vivement l' empathie, et la compréhension intime de l'écrivain envers les personnages qu'il met en avant !
J'ai été très émue par ce personnage féminin, pauvre, accablée par la précarité, mais qui reste un personnage lumineux, qui aime la vie , l'amour , ses enfants, sa grand-mère qui l'a élevée avec intelligence et bienveillance... qui garde un esprit d'enfant, elle
s'émerveille de tout, croit à une renaissance possible grâce à l'amour qu'elle rencontre en la personne aussi attachante et blessée qu'elle, Jorgen, routier au demeurant qui se révèle être un peintre connu, de talent mais qui écoeuré par le monde commerçant, vénal de l'art, lâche tout !!
. Deux êtres "purs", authentiques qui veulent une vie meilleure, comme un monde meilleur...
Je ne reviens par sur la conclusion qui me peine et que
j'imagine différente, dans ma tête !!
Ce qui m'a particulièrement retenu c'est le deuxième texte qui prolonge le roman...Et qui donne quelques clefs sur les sujets récurrents qui habitent depuis très jeune, Jean-Luc Seigle....
Ce deuxième texte plus autobiographique, où des éléments de son parcours nous permettent de mieux saisir le choix de ses personnages parmi "les éclopés de la vie", des exclus, des personnes trop modestes pour se sentir le droit de prendre la parole...Il est le digne petit-fils de ses grands-parents communistes qui l'ont élevé: un grand-père , paysan, et une grand-mère, femme de ménage, qui lisait la nuit, et a transmis son amour des livres à son petit-fils....
Dans ce texte intime, il relate un voyage qu'il a effectué en Amérique... Cela lui permet d'aller au-delà du Voyage, à proprement dit, pour parler du monde, des "pauvres" sur cette terre, des émigrants qui participent
à la richesse, à la construction des pays d'accueil... mais ils sont le plus souvent les laissés pour compte... Une crise économique survient, des troubles sociaux... et très vite, les mauvais comportements envers "l'Etranger" resurgissent...encore et encore !
"Quand les pauvres n'en peuvent plus, ils prennent des balais qu'ils chevauchent et montent au ciel pour échapper à l'injustice sur terre. C'est ce qu'elle raconte souvent à ses enfants qui ne la croient pas." (p. 33)
Sans être un manifeste, ce texte accompagné de photographies éloquentes dont des clichés de Long Island, et d'autres lieux...est de façon sous-jacente, une réflexion sur les devoirs d'un écrivain, qui ne peut pas rester neutre dans une société remplie d'injustices
criantes et inacceptables!
Je ne peux m'empêcher de me rappeler le texte fabuleux de Jean-Luc Seigle sur Charles Péguy, qu'il a sorti avec bonheur des clichés habituels, et des images
stéréotypées où il se trouvait...
Péguy a écrit, s'est battu, a écrit pour se battre et défendre l'essentiel à ses yeux. Curieusement, nous retrouvons un petit garçon vif, élevé avec amour
par une mère veuve et pauvre, qui rempaillait des chaises pour survivre et élever son fils...
Des échos, des liens résonnent entre les ouvrages de Jean-Luc Seigle, dont les mêmes injustices,
dysfonctionnements de la société... le font sortir de ses gongs et lui font prendre la plume... ! Pour notre immense plaisir et émotions sans partage !!
Je termine cette chronique déjà bien longue par cette dernière citation:
"Au fond, elle n'a rien voulu d'autre dans sa vie qu'inventer le paradis, sans pour autant l'étendre à toute la terre comme sa communiste d'Edmonde le lui avait appris; Reine voulait seulement l'inventer dans
sa maison. Peut-être l'étendre jusqu'au jardin. Ca lui paraissait raisonnable. Plus réalisable que le paradis sur terre." (p. 66)
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michfred
  27 octobre 2017
J'aime beaucoup Jean-Luc Seigle, sa sensibilité d'écorché vif, sa pudeur de paysan, sa fraternité avec tous les sans-grade, les sans voix, les sans dents. Et aussi sa fidélité à son pays- la belle Auvergne-, à ses aïeux - un ancien poilu, une grand-mère communiste.
J'ai pourtant été un peu déçue par la première partie de ma lecture: Femme à la mobylette, un récit presque misérabiliste, doloriste, toujours à deux doigts du poncif.
Est-ce le second métier de Seigle -scenariste- qui l'a à ce point influencé, mais je n'ai cessé de penser à "Y-aura t'il de la neige à Noël ?" de Sandrine Veysset , à " Lady Bird " de Kenneth Loach et à "Une femme sous influence" de John Cassavetes ..et pourtant derrière cette histoire à vous arracher des larmes un peu trop convenue, je ne cessais de sentir la sincérité, la vibration d'un autre message complètement vécu et vraiment original...
"Femme à la mobylette ", -sans article- est un titre de tableau, et J.L. Seigle a longtemps hésité à être peintre...
Ce roman "femme à la mobylette" est comme la deuxième couche qui tente de recouvrir un pentimento : derrière elle, l'écrivain publie un court récit de voyage qui, à lui seul, vaut la lecture.
Parce qu'il éclaire et creuse à la fois les ombres du premier récit.
Parce qu'il est l'ébauche discrète, timide, et toute personnelle d'une ambition -écrire un roman populaire dont la femme du peuple, cette éternelle assujettie de la littérature, serait l'héroïne.
Parce qu'il fait entendre l'expression d'une fêlure, presque d'une folie - celle d'un abandon maternel qui a investi le recours à la langue " maternelle "d'un pouvoir absolu et terrifiant- surtout quand autour de lui on ne parle plus que l'anglais..
"A la recherche du sixième continent De Lamartine à Ellis Island"-c'est le titre intrigant de ce deuxième récit- est un petit essai...et une grande lecture!
Rien que pour lui, il faut lire Femme à la mobylette!
Juste un mot, encore: Reine, l'héroïne de Femme à la mobylette porte le même prénom que la femme du peuple venue demander au grand Lamartine, initiateur du roman populaire et "féministe" d'écrire enfin des romans sur elles et pour elles , ces femmes du peuple, avec ou sans mobylette, vraies "prolétaires" au sens étymologique, puisqu'elles n'ont parfois que leurs enfants - en latin: proles, rejeton- pour se sentir exister...quand on ne les leur enlève pas..
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canel
  16 septembre 2017
Histoire triste d'une femme, d'une femme à bout, bout de (vieilles) ficelles, selle de mobylette, let me get off the (love) story...
De Jean-Luc Seigle, j'avais aimé 'Je vous écris dans le noir', et plus encore le bouversant 'En vieillissant les hommes pleurent'.
J'étais impatiente de le retrouver en cette rentrée littéraire.
Le début de ce dernier roman m'a enthousiasmée, même si la ressemblance avec les premières lignes de 'Chanson douce' (Slimani) m'a fait tiquer.
Déception rapide ensuite, impression d'emprunts épars, à Joncour, Goolrick ('Arrive un vagabond'), Ono-dit-Biot, Benameur, Olmi, Gallay, ainsi qu'à Sizun, De Vigan et Bourdeaut pour la mère bipolaire.
Et puis à d'autres auteurs non-identifiés - impression tenace de déjà-lu, et renouvelée à mesure que d'autres éléments s'ajoutaient à l'intrigue.
Comme son héroïne Reine avec ses 'tissanderies', l'auteur coud, assemble, recycle à pas cher, pour rendre vivant ce qui ne l'est pas/plus. Ça donne un patchwork pas convaincant, cousu de gros fil, clinquant. Rien de féérique dans le résultat - ou plutôt si, un conte de fées mais à la Disney, convenu, kitsch et démago.
• 5/5 pour le personnage bouleversant du petit Igor, 4 pour le début et la fin, -1 pour la bluette, 2 pour le reste...
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Bazart
  29 septembre 2017
Dans Femme à la mobylette, Jean-Luc Seigle nous montre une nouvelle fois sa sensibilité et son attrait pour les femmes qui semblent abandonnées par tous.
En effet, j'avais connu l'auteur grace à son précédent roman, Je vous écris dans le noir, qui réhabilitait un peu avant Philippe Jaenada, cette Pauline Dubuisson à la destinée incroyable.
Cette année, si Reine, l'héroïne de Femme à la mobylette, le nouveau roman de Seigle est totalement fictionnelle, elle n'en est pas moins également malmenée par la société et les vents contraires .
Mère de trois enfants, abandonnée de tous et notamment de son mari Olivier , cette femme essaie de s'en sortir tant bien que mal, malgré les difficultés financières et la difficulté d'élever ses enfants.
Lorsqu'elle découvre une vieille mobylette bleue des années 60 sous les détritus de son jardin bien encombré, l'espoir renaît : une nouvelle vie est possible. Qui dit engin dit travail et peut etre aussi l'amour
C'est cet espoir et cette possibilité d'un avenir moins sombre et moins plombant qui interesse surtout Jean Luc Seigle dans ce feel good book, qui cherche à nous raconter combien le sourire peut revenir sur le visage d'une femme.
Une femme qui était au bout du rouleau et comment une simple mobylette peur lui faire rendre un peu de cette dignité qu'elle avait perdu, cette Reine, qui n'avait, malheureusement, à cause des aléas de la vie, plus grand chose de royale.
Posant un regard juste et sensible sur les laissés-pour-compte de la société, Jean luc Seigle tente- et y parvient la plupart du temps, malgré quelques personnages secondaires réduits au rang de silhouette- de nous faire partager sa vision aussi réaliste que résolument optimiste.
Vu la société actuelle, on a tout à fait envie de le suivre et d'enfourcher avec son attachante héroine la mobylette qu'il nous présente comme catalyseur de sa nouvelle vie.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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tynn
  04 novembre 2017
Ça pourrait être un tableau, encadré de noir.
Un premier chapitre oppressant du chemin de croix d'une mère de famille à bout de souffle, abandonnée sans revenu avec trois enfants. On sent la bascule au bord du vide, on retient son souffle.... on veut croire aux miracles, puisque dans le purgatoire de Reine, ils vont se concrétiser en mobylette, en travail, en routier amoureux...
Et puis vers le milieu du livre, j'ai commencé à lire une ligne sur deux.
Inquiétant !
Le discours est devenu confus, embrouillé de circonvolutions sur la mort, l'amour, la religion, la création artistique...une approche assez subtile de la folie peut-être. Un sentiment de noyade sans fil rouge qui fait perdre aux personnages de la crédibilité et de la consistance.
Un galimatias élégamment écrit, à la symbolique affichée, que certains trouveront poétique, mais qui ne me touche pas et, en prenant une sorte de distance cérébrale, m'a abandonnée sans mobylette...
Je reste néanmoins fidèle à Jean-Luc Seigle qui m'a conquise avec ses précédents romans. Il sait manier les mots avec une belle sensibilité et s'attache au destin des humbles avec humanité. Il produit ici un roman à double facette, moins social que misérabiliste, plus littéraire que réaliste.
Un petit regret...
Rentrée littéraire 2017
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critiques presse (1)
LaPresse   12 septembre 2017
Le romancier, scénariste et dramaturge propose une vision sensible de la détresse, matérielle et psychologique.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   14 septembre 2017
Une cigarette ! Ça oui, elle fumerait bien une cigarette, une Pall Mall des paquets rouges. Elle a arrêté de fumer le mois dernier pour faire des économies justement, après que quelqu'un lui a dit : « Quand on est capable d'acheter des cigarettes, on ne peut pas dire qu'on ne peut pas nourrir ses enfants. » C'était un homme du Conseil départemental en cravate bariolée sur une chemisette. Elle était venue lui demander une aide. Il lui avait juste proposé une colonie de vacances pour les enfants. Mais impossible pour elle de se séparer de ses enfants, même pour un mois d'été.
(p. 17)
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fanfanouche24fanfanouche24   28 août 2017
Suivi de "A la recherche du sixième continent de Lamartine à Ellis Island - relation de voyage"

Si les cathédrales ont été construites avec l'espoir d'atteindre au plus près l'orteil de Dieu, les gratte-ciel ont une toute autre fonction. Seulement voilà, pour oser ce défi, il faut en avoir fini avec Dieu ou l'avoir remis à sa place. Il faut soit avoir débarrassé le ciel de toute mythologie, soit l'avoir repoussée aux confins de l'Univers. Plus je regardais les gratte-ciel, plus j'avais l'impression que la première grande conquête de l'espace n'avait pas été faite par les fusées, mais par les bâtisseurs d'immeubles.
New-York, malgré sa Cinquième Avenue, m'apparut alors être la plus grande ville de pauvres du monde, la seule entièrement faite par des pauvres, construite par des pauvres et même rêvée par eux. (p. 232)
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canelcanel   17 septembre 2017
Seul Igor a du mal à se réjouir de ce [cadeau]. Pire que la crise, il redoute tout autant ces moments où sa mère réussit à faire vibrer la vie autour d'elle, où elle s'excite pour rien, quelquefois sans raison. Il mesure l'extrême dangerosité de cet état qui risque à la moindre contrariété de la fissurer tout entière. Le phénomène a empiré depuis que son père a quitté la maison, comme si sa présence avait, toutes ces dernières années, servi de digue aux débordements de sa mère. Igor en a voulu à son père d'être parti, mais depuis qu'il échange avec lui par Internet quand sa mère est absorbée dans ses travaux de couture et ses tissanderies, il a fini par accepter. C'est à lui-même surtout qu'il en veut, parce qu'il n'est pas capable de servir de digue aux débordements de sa mère ; sûrement parce qu'il est trop petit et que son corps d'enfant ne réussit pas encore à se mettre en travers de la folie. Il doit falloir un corps de colosse.
(p. 84-85)
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fanfanouche24fanfanouche24   25 août 2017
- Tu es le peintre et je suis l'amour du peintre.
Elle attend une réponse.
Jorgen, le géant du Nord, s'agrippe à elle si petite et leurs souffrances se serrent l'une contre l'autre. Il répète sans desserrer son étreinte :
-Oui, je suis le peintre et tu es l'amour du peintre.
Désormais ils pourront faire face ensemble à la brutalité de ce monde qui ne dit jamais son nom et qu'ils subissent pourtant depuis tant d'années avec la même violence : l'insignifiance. (p. 146)
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fanfanouche24fanfanouche24   26 août 2017
Suivi de "A la recherche du sixième continent de Lamartine à Ellis Island - relation de voyage"

Il n'y a pas de lien à faire entre une cathédrale, un camp de concentration et Ellis Island, si ce n'est que sont les rares endroits au monde qui nous bâillonnent. Cela vient des lieux eux-mêmes et de leur histoire. Ils contiennent soit la plus grande souffrance soit la plus grande ferveur humaine. Ellis Island contient les deux. (p. 230)
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Videos de Jean-Luc Seigle (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Luc Seigle
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Femme à la mobylette de Jean-Luc Seigle aux éditions Flammarion https://www.lagriffenoire.com/89026-divers-litterature-femme-a-la-mobylette.html
Entre deux mondes de Olivier Norek aux éditions Michel Lafon https://www.lagriffenoire.com/94642-romans-entre-deux-mondes.html
Chibani de Ahmed Dich aux éditions Anne Carrière https://www.lagriffenoire.com/92224-romans-chibani.html
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Bien dans son slip de Volker Wittkamp et Corinna Gepner aux éditions Presses de la Cité https://www.lagriffenoire.com/92907-medecine-bien-dans-son-slip-.html
L'amas ardent de Yamen Manai aux éditions Elysad https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=79562&id_rubrique=338
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