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ISBN : 2290147885
Éditeur : J'ai Lu (03/01/2018)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Avant d’inventer Émile Ajar, Romain Gary s’est inventé un père. Bâtissant sa légende, l’écrivain a laissé entendre que ce père imaginaire était Ivan Mosjoukine, l’acteur russe le plus célèbre de son temps. La réalité n’a rien de ce conte de fées. Drame familial balayé par l’Histoire et fable onirique, Romain Gary s’en va-t-en guerre restitue l’enfance de Gary et la figure du père absent.
Avec une émotion poignante, le roman retrace vingt-quatre heures de la v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  05 février 2017
Tout d'abord, je tiens à remercier Babelio.com et les éditions Flammarion qui m'ont permis de lire ce roman dans le cadre de la dernière opération « masse critique ».
J'apprécie particulièrement Laurent Seksik, que j'ai découvert avec « le cas Eduard Einstein » puis « L'exercice de la Médecine » en passant par la BD « Les derniers jours de Stefan Zweig » (je n'ai pas encore lu le roman et cela ne saurait tarder…) donc celui-ci était pour moi !!!
L'auteur a choisi de mettre en scène deux journées décisives dans la vie de Romain Gary, qui vont lui faire découvrir les mensonges, les trahisons: les 26 et 27 janvier 1925 pour nous parler de la vie de sa mère Nina que nous connaissons bien (Romain en a parlé dans « La promesse de l'aube » par exemple), celle de son père que nous connaissons peu, leur vie de couple qui vacille.
On retrouve cette mère particulière, encore amoureuse de son mari qui a rencontré une autre femme, et dont l'unique raison de vivre est son petit Roman, prunelle de ses yeux et qui vit dans des conditions précaires, assaillie par les huissiers qui ont tout saisi, sa boutique ayant dû être fermée.
Une jolie scène : elle rallonge les ourlets de pantalon de Roman pour montrer qu'il devient un homme :
« Se mettre à genoux devant Roman pour coudre, c'était dans son esprit comme s'incliner face au destin, se prosterner devant la vie qui continuait. Elle rallongeait le tissu, elle prolongeait les jours, conjurait le malheur à grands coups de ciseaux. »
On fait la connaissance d'Arieh, le père de Roman, fourreur comme l'était ses ancêtres, soumis à la stature imposante de son père, écartelé entre ses deux femmes au grand dam de sa famille, juive très pratiquante, rigide qui n'a jamais aimé Nina trop extravagante et libre à leur goût.
Il y a un autre personnage très important dans ce roman : le ghetto de Wilno (Vilnius) en Lituanie avec l'intolérance, l'antisémitisme qui vont crescendo, entre adultes et entre enfants et Roman, perdu dans cette situation familiale complexe, pensant que c'est à cause de lui, se culpabilisant, espérant le retour de son père, en fait les frais.
J'ai bien aimé ce roman, il s'agit bien d'un roman et non d'une biographie je le précise, dont le rythme est soutenu, les descriptions de la ville, des quartiers, du mode de vie dans le ghetto sont précises, et émouvantes.
On fait face à deux attitudes opposées : Nina qui sent qu'elle n'a plus reine à faire dans cette ville, dans ce pays et ne rêve que de partir pour la France, et Arieh Kacew et sa famille qui pensent qu'il ne peut rien leur arriver car ils habitent là depuis si longtemps malgré les pogroms.
Je connais mal l'histoire de le Lituanie, j'ai commencé à m'y intéresser au moment où les Pays Baltes se sont soulevés contre l'ex URSS, pour obtenir leur indépendance, donc je ne savais rien de l'extermination totale et méthodique de « la petite Jérusalem du Nord » (à ce propos, l'épilogue est magistral), donc je vais aller me documenter.
Amoureux ou non de Romain Gary et ses mystères, ou pour approfondir ses connaissances sur la Lituanie, son histoire, ce livre est vraiment à découvrir et il se dévore.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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jeunejane
  29 septembre 2017
L'auteur nous amène à Wilno, l'actuel Vilnius en 1925.
Roman Kacew, futur Romain Gary a 10 ans. Il vit seul avec sa mère Nina, modiste, ravagée par le chagrin d'avoir perdu son fils aîné ainsi que par le départ de son mari. Ils manquent d'argent car le commerce de chapeaux ne marche guère.
Le père, Arieh Kacew les a quittés. Il vit avec une autre femme et va avoir un autre enfant. Il est fourreur de métier, il manque d'argent également. le métier ne rapporte rien. le pays est pauvre.
Laurent Seksik nous montre Roman doué pour les études, admiratif de sa mère et de son père.
Sa mère, Nina, abandonnée par le père, reporte toute son affection sur son fils. Elle s'invente une ancienne carrière d'actrice et un ancien prince charmant, acteur russe célèbre. Romain Gary s'en servira plus tard pour s'inventer un père renommé.
Le père Arieh est juif, a dû se battre contre sa famille pour épouser Nina, divorcée. Revenu de la guerre, son caractère avait changé et le couple n'a pas retrouvé son équilibre. Il supportait mal les comportements excessifs de sa femme. Laurent Seksik nous présente un père qui aime son fils et se justifie à ses yeux.
Il nous présente surtout un petit garçon déchiré par le divorce, espérant sans cesse que son père revienne et tiraillé par un sentiment de culpabilité comme c'est souvent le cas dans les divorces encore actuellement.
L'auteur, comme dans ses autres biographies, témoigne d'une grande empathie pour ses personnages.
L'écriture est magnifique, fait ressortir de très beaux sentiments familiaux . Le livre se révèle plus un roman qu'une biographie même si tous les faits correspondent avec les évènements vécus par le petit Roman Kacew.
J'ai été étonnée que le roman s'étale sur peu de temps sauf l'épilogue qui nous projette en 1943 mais cela ajoute de la profondeur et de l'imagination au très beau récit.
La scène de la rencontre dans la rue entre Roman et la jeune Macha qui marche désespérément dans les traces de son père disparu , est presque magique.
Les personnages sont attachants, donc la lecture se révèle captivante.
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michfred
  14 mars 2017
Il en va des biographies romancées comme des romans biographiques : leur étiquette ambiguë les gêne aux entournures et à force de s'empoigner pour savoir s'ils sont plus romanesques qu'autobiographiques,leurs lecteurs en sortent toujours un peu frustrés ...
Mieux vaut je crois une biographie sérieuse, documentée, fouillée, comme celles ecrites par Genevoix ou Zweig- ou un roman débridé qu'on ne cherche pas à rattacher à un personnage réel. Je ne vois pour ma part qu'une seule exception parce qu'elle ne se découvre qu'à la fin du roman et que c'est la "surprise du chef" : En l'Absence des hommes" de Philippe Besson.
J'adore Romain Gary et je préférerai toujours ses mensonges vraisemblables ou ses vérités déguisées à tous ceux et toutes celles qu'on pourrait inventer et même découvrir pour lui.
Ceci pour dire que la Mina exaltée et tyrannique de la Promesse de l'aube qui "programme" son fils à devenir un grand héros, un futur diplomate et un brillant écrivain et maintient avec lui un cordon ombilical et épistolaire par-delà la vie et la mort , ne sera jamais éclipsée, à mes yeux, par la Nina pathétique et caractérielle de Laurent Seksig.
Que je donnerai toujours pour père à Roman /Romain le bel amant inconnu dont il a hérité le regard bleu lavande et non le gentil fourreur adultère du ghetto de Wilno.
Je n'ai pas aimé le livre de Seksig, je l'ai même trouvé pesant, tant il m'a semblé sentir à la fois l'effort d'imagination et le souci de rester malgré tout dans les clous.
Les dialogues m'ont paru artificiels, destinés surtout à mettre en valeur de louables recherches sur le métier de fourreur, la vie du ghetto, les us et coutumes religieux...etc...J' ai mille fois regretté la verve d'un Israël Joshua Singer, qui sait aussi vigoureusement donner corps à ces ghettos disparus qu'il donne vie, couleur et intensité à ses personnages!
Par charité , je ne dirai mot de l'Epilogue de Romain Gary s'en va-t-en guerre (un bien mauvais titre), constitué par un dialogue hautement improbable et d'une immense naïveté entre le liquidateur nazi du ghetto et le papa fourreur de Roman...
Qu'on me pardonne, mais je n'ai jamais été émue, touchée, ni même intéressée.
Je suis sûre que Laurent Seksig a de vraies qualités de biographe et même d'écrivain mais je pense que le sujet l'a paralysé. Et pour ma part je suis sûrement trop fan de Romain Gary pour accepter cette demi-mesure: un roman sur la vie de Roman, lui qui n'a cessé de romancer sa vie, de se dédoubler comme auteur, d'inventer un nouveau style, - et qui a eu la suprême élégance, en décidant sa sortie, de ne pas attendre que la vie lui donne le coup de disgrâce final.
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Roggy
  05 février 2017
Laurent Seksik s'est fait une spécialité avec ses derniers ouvrages : s'inspirer des personnes ayant réellement existé pour romancer avec une bonne dose d'érudition des histoires passionnantes, tendres, drôles ou tragiques. Avec le cas Eduard Einstein, et avec Les Derniers Jours de Stefan Zweig, il a étonné par ses qualités de romancier documentaliste.
Zweig a écrit 24 heures de la vie d'une femme, Seksik encore sous le charme, nous livre 24 heures de la vie de Romain Gary. Il reconstitue de façon fictive un jour de la vie du jeune enfant et place au coeur de l'histoire la figure du père absent. Sujet douloureux et énigmatique dans la vie de Romain, la vérité sur ses origines a toujours été un mystère.
Ici l'auteur place sa loupe sur le personnage de ce jeune enfant trahi et abandonné qui portera toute sa vie le poids du manque de reconnaissance de son père. Sur fond de massacres, pogroms et misère qui secouaient l'Europe, ce manque incommensurable le conduira même à prendre un autre nom et à utiliser un pseudonyme.
Avec une sensibilité toute particulière de la nature humaine, un grand sens du détail et une écriture piquante et poétique, Laurent Seksik décale le regard vers une émotion toujours sincère.
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andras
  03 février 2018
Sous ce titre quelque peu désinvolte, Laurent Seksik tente de relever un formidable défi : celui de reconstituer 24 heures de la vie de Romain Gary alors qu'il était enfant dans le ghetto de Wilno (aujourd'hui Vilnius), ville de Lituanie alors polonaise après avoir été russe. On est le 26 janvier 1925, quelques mois avant que Romain, de son vrai nom Roman Kacew, et sa maman Nina ne quittent Wilno pour Varsovie et enfin ne gagnent Nice, en France où ils s'installent en août 1928. Mais en ce début de 1925, ce voyage n'est encore qu'un fantasme dans l'esprit de Nina Kacew.
Romain Gary a brossé un portrait mémorable de sa mère dans son roman autobiographique "La promesse de l'aube". En revanche il a peu parlé de son père, laissant même entendre que celui-ci pourrait être l'acteur russe Ivan Mosjoukine, célèbre acteur du cinéma muet qui s'est exilé en France après la révolution russe et que Gary a pu croiser sur la promenade des Anglais ou apercevoir à la terrasse d'un palace niçois. Laurent Seksik fait revivre dans son roman la figure du vrai père de Romain, Arieh Kacew, à partir des rares informations dont on dispose sur lui. Il était fourreur et disposait d'un atelier dans le ghetto. Bien que juif pratiquant, il avait bravé la réprobation de son entourage pour épouser Nina, une femme fantasque, divorcée et mère d'un enfant, Joseph. Au moment du récit, il avait quitté le foyer pour vivre avec une jeune femme, Frida Bojarska, avec qui aura deux enfants, Valentine et Pavel. En janvier 1925, Frida est enceinte de Valentine.
Si Arieh est en train de se construire une nouvelle vie, Nina, elle, est dans une situation dramatique. Roman et elle vivent seuls dans leur petit appartement presque vide car, après la faillite de son commerce de modiste, Nina est complètement désargentée. Elle en est réduite à vendre ses chers livres de littérature française qui sont pour elle la preuve tangible de la grandeur de la France. Elle est encore sous le choc du décès récent de son fils aîné, Joseph, le demi-frère de Roman. Elle reporte tous ses espoirs sur son fils Roman, à qui elle promet un avenir radieux, pour peu qu'ils parviennent à s'installer un jour en France.
Laurent Siksik raconte ces vingt-quatre heures avec ces trois personnages Roman, Nina, Arieh, en choisissant tantôt le point de vue de l'un, tantôt celui de l'autre. Il nous raconte aussi par petite touches ce qu'ont vécu ces juifs de Pologne pendant ces années où leurs maîtres étaient tantôt russes, tantôt polonais et tantôt allemands. On découvre ce ghetto de Vilnius, qui était appelé à cette époque "la Jérusalem de Lituanie".
J'ai beaucoup aimé à la fois la simplicité du récit et la multiplicité des détails qui le rend plausible, comme si nous marchions avec Roman ou Nina dans les rues de Vilnius. Tout le contexte historique est très bien restitué. le "futur" du jeune Roman n'est évoqué que dans un épilogue, très émouvant, que je ne dévoilerai pas ici. Si j'ai une petite réserve concernant ce livre, elle porte sur le portrait d'Arieh, le père de Roman, qui m'a semblé soulever davantage de questions qu'il ne fournit de réponses. Arieh est décrit comme une personne respectable, travailleuse, un membre important de sa communauté (un "Cohen"). Il se montre un père attentif à sa progéniture. Avec un tel père, pourquoi Gary l'aurait-il renié et cherché une autre figure paternelle en la personne d'Ivan Mosjoukine ? Ce livre me laisse avec cette interrogation. Mais le roman de Laurent Seksik reste pour moi une vraie réussite et je le recommande chaudement.
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critiques presse (5)
LaPresse   05 mai 2017
L'écrivain Laurent Seksik aime alterner entre la pure fiction et le roman autobiographique, un peu à la manière de Gilles Leroy ou de Simon Liberati.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec   18 avril 2017
Laurent Seksik s’est penché sur l’enfance probable du grand écrivain, entremêlant l’Histoire et sa vie intime dans un roman essentiel.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Bibliobs   28 mars 2017
Laurent Seksik revisite l'énigme Gary à l'aune du personnage le plus mal connu de son histoire: son père.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   03 mars 2017
Simple mais poignant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   02 février 2017
Laurent Seksik ne réécrit pas l'histoire de Gary. Il se sert habilement de la fiction pour la deviner, en dessiner les contours. Revenir aux racines du fiel.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   28 septembre 2017
Du fait de la croissance du garçon, son pantalon devait sans cesse être rallongé par un nouvel ourlet que Nina prenait un plaisir jubilatoire à faire. Se mettre à genoux devant Roman pour coudre, c'était dans son esprit comme s'incliner face au destin, se prosterner devant la vie qui continuait. Elle rallongeait le tissu, elle prolongeait les jours, conjurait le malheur à grands coups de ciseaux.
Commenter  J’apprécie          253
ladesiderienneladesiderienne   27 juillet 2017
Nina détestait tous les Kacew. En un sens, elle avait l'esprit de famille. Elle les détestait avec l'excès qu'elle appliquait à toute chose, les détestait sans nuances, avec une violence irraisonnée, une férocité jamais feinte. Elle excellait dans l'art de la détestation, haïssait avec un talent fou, trouvait toujours le mot juste et le terme assassin, et si sa rancœur contre tel ou tel individu s'adoucissait - car elle était capable de se réconcilier avec la même promptitude qu'elle pouvait s'enflammer contre quelqu'un -, alors elle se découvrait un nouvel adversaire, ouvrait un nouveau front. Nina était en guerre contre une succession de cibles, individus proches ou lointains qui formaient comme la parade d'effigies défilant au stand de tirs dans les fêtes foraines.
+ Lire la suite
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RoggyRoggy   06 février 2017
Nina détestait tous les Kacew. En un sens, elle avait l’esprit de famille. Elle les détestait avec l’excès qu’elle appliquait à toute chose, elle détestait sans nuances avec une violence irraisonnée, une férocité jamais feinte. Elle excellait dans l’art de la détestation, haïssait avec un talent fou, trouvait toujours le mot juste et le terme assassin, et si sa rancœur contre tel ou tel individu s’adoucissait - car elle était capable de se réconcilier avec la même promptitude qu’elle pouvait s’enflammer contre quelqu’un - , alors elle se découvrait un nouvel adversaire, ouvrait un nouveau front.
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Eve-YesheEve-Yeshe   06 février 2017
Le malheur avait développé en elle, comme un sixième sens, un don prémonitoire. Nul n’osait lui contester cette réalité , c’était un être d’instinct sensible à l’environnement comme aux entourages – entrant dans une pièce, elle pouvait d’emblée percevoir, sans qu’aucun mot n’ait été prononcé, un seul regard échangé, si quelqu’un lui était hostile. P 35
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ladesiderienneladesiderienne   29 juillet 2017
La vie s'exprimait ici dans toute sa joyeuse fureur, son exaltation débordante, on était au cœur battant du ghetto, c'était le cœur vivant du monde. La clameur du jour balayait le souvenir des jours noirs. On se laissait griser par une ivresse infinie, la vie n'avait plus rien d'éphémère, le présent était éternité. Ces pieux vieillards à la barbe grise, ces femmes à la beauté sage, ces enfants aux yeux pétillants, ce merveilleux peuple de gueux marchait ici un siècle auparavant et arpenterait ces rues dans cent ans, ce peuple-là est immortel. Philippe Auguste leur avait élevé de grands bûchers, Saint Louis les avait expulsés tout comme le bon roi Dagobert, furieux qu'avec tant de provocante insistance ils s'accrochent à leur foi. Depuis le XIVe siècle, ils avaient été chassés tour à tour par les Allemands, les Autrichiens, les Lituaniens et les Russes, les voilà toujours aujourd'hui, vendant du hareng, et des livres, leurs enfants courant auprès d'eux. L’Éternel a créé le jour, l’Éternel a créé la nuit. On ne peut vivre chaque seconde en songeant que c'est la dernière. Tous auront disparu vingt ans plus tard, excepté le petit Roman, quand l'heure allemande sera venue.
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