AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2081413035
Éditeur : Flammarion (22/08/2018)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Un fils obéissant, remarquable par son architecture enchâssée qui déploie la richesse d’une vie, est le neuvième roman de Laurent Seksik, le seul à la première personne. Ce livre du père, odyssée et drame personnel, retrace l’aventure commune de deux êtres qui vécurent dans l’adoration l’un de l’autre. Dans un style virtuose d’une rare puissance émotionnelle, l’auteur des Derniers jours de Stefan Zweig signe son livre le plus intime et le plus universel. Un boulever... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
enjie77
  15 août 2018
Ecrit par un auteur dont j'ai particulièrement apprécié « Les derniers jours de Stefan Zweig » et « L'exercice de la médecine », ce livre m'a été offert par les Editions Flammarion et notre site préféré lors de la dernière Masse Critique Privilégiée au titre de la Rentrée Littéraire 2018. Je les en remercie vivement. A la demande de l'éditeur, j'ai attendu la date du 15 août pour publier ma chronique,
Ce roman n'a rien de commun avec ceux écrits, jusqu'ici, par Laurent Seksik mais il explique bien, en revanche, le choix des fictions écrites par ce dernier. C'est un livre particulièrement émouvant et qui touche à l'intime de l'auteur : la douleur du deuil. C'est à la fois un hommage à ses parents et une forme de thérapie pour l'aider sur le chemin du deuil paternel. Laurent Seksik se raconte et à le lire, j'ai bien ressenti son besoin de faire une pause, de remonter le fil du temps, d'immortaliser sur le papier des tranches de vie, un peu comme la reconstitution d'un puzzle, tout en prenant le temps d'expliquer à son lecteur l'histoire de ses choix, pourquoi médecin, pourquoi écrivain avec cette nécessité d'être compris.
Nous sommes un an après le décès de son papa, Lucien Seksik, dans la salle d'embarquement de l'aéroport Charles-de-Gaulle avec Laurent. La famille Seksik a fait son Alya et pendant le vol pour Tel Aviv, Laurent doit écrire un discours qu'il devra lire devant la sépulture de Lucien.
Dans l'avion, il se retrouve assis à côté d'une jeune femme avec laquelle, une discussion s'instaure et ce sont ces échanges, ces questionnements, qui servent de fil conducteur dans la construction de la narration de ce roman. J'avoue que les propos de la jeune femme m'ont surprise parfois par leur ignorance voire maladresse mais l'auteur les a voulus ainsi pour mieux étayer ses pensées.
L'écriture de Laurent Seksik est toujours très agréable, fluide. Avec délicatesse, il se penche sur le passé pour nous relater le souvenir de tous ces instants, toutes ces anecdotes qui ont fait de lui l'homme d'aujourd'hui. Nous sommes, avec l'auteur, dans le deuil d'un être profondément aimé mais ayant une personnalité écrasante. Lucien a eu un énorme impact sur l'existence de Laurent. Il lui doit sa vocation d'écrivain et à sa mère, celle de médecin. Quoi de plus naturel que de rendre hommage à Lucien en écrivant le récit de leurs échanges, de leur tendresse mutuelle, qui a fait de Laurent l'écrivain reconnu qu'il est aujourd'hui. Dans ces allers-retours entre présent et passé, nous assistons à des moments drôles, remplis de bienveillance dont il émane toujours une hyper réactivité émotionnelle.
Nous remontons le temps avec lui. Laurent Seksik entremêle à la fois sa propre histoire, celle de son père, celle de son grand-père et celle de son grand-oncle dont l'évocation se trouve à mi-chemin entre légende et histoire authentique.
C'est très intéressant d'analyser l'oeuvre de Laurent Seksik. A elle seule, elle permet de nous éclairer sur l'impact qu'à eu Lucien sur la vie de Laurent. Nombre de ces livres tournent autour des relations père-fils. Dans « l'exercice de la médecine », j'ai aussi discerné la filiation, la transmission mais aussi la mélancolie, celle que l'on retrouve chez Zweig, cet auteur qui l'a tant fasciné et qui certainement entre en résonnance avec lui.
De ces injonctions parentales qui pèsent sur Laurent et des difficultés qui en découlent pour que ce dernier puisse véritablement devenir ce qu'il est, je suis arrivée au constat que ce deuil pouvait lui être d'une grande aide comme il pouvait lui être une prison par souci de fidélité à son père. Je ne peux m'empêcher d'y voir Guy Bedos et Marthe Villalonga dans «Un éléphant ça trompe énormément ».
J'ai éprouvé beaucoup d'émotions au fil de ces pages. Ce n'est pas un livre cynique, c'est tout en pudeur même si parfois Laurent Seksik se confie sans filtre. La tendresse y est présente de bout en bout que ce soit l'amour du fils pour son père ou l'amour du père pour son fils. J'ai éprouvé la beauté des gestes de Lucien à chaque fois que ce dernier bénissait son fils lors de leur séparation. Je me suis mise à la place de toutes ces personnes qui vivent loin de leurs parents. Je me suis imaginée laisser l'un de mes parents malades dans un pays lointain, j'ai éprouvé modestement le déchirement que cela doit leur procurer.
Fiction et réel s'entremêlent pour partager avec Laurent les derniers instants de Lucien. C'est poignant, beaucoup d'émotions au fil de ces pages, un peu comme un miroir qui nous est proposé lorsque les parents vieillissent. C'est beau. Un dernier Kaddish pour Lucien et le livre se referme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          456
Nastie92
  15 août 2018
C'est toujours un plaisir de recevoir un livre, et c'est un plaisir supplémentaire de pouvoir le lire avant sa sortie.
Un grand merci à Babelio pour son opération Masse Critique privilégiée et aux éditions Flammarion.
J'ai déjà lu deux romans de Laurent Seksik, et les ai beaucoup appréciés (Le cas Eduard Einstein et L'exercice de la médecine). C'est donc avec gourmandise que j'ai entamé ma lecture.
Après avoir raconté la vie des autres (Einstein, Zweig, Gary...), Laurent Seksik parle ici de lui. de lui enfant, de lui adulte, de lui avec ses parents et particulièrement de lui et de son père.
J'ai beaucoup aimé la construction du roman, qui fait alterner présent et passé.
Les va-et-vient entre l'auteur adulte préoccupé par l'état de santé de son père et l'auteur enfant dorloté par son papa sont très émouvants. C'est le cycle de la vie : l'amour et les soins que l'on reçoit enfant de ses parents, et qu'on leur rend lorsqu'ils vieillissent.
Laurent Seksik est médecin. Sa connaissance de l'hôpital lui permet de rendre les scènes qui s'y passent très réalistes, et de mettre en relief ce qui s'y produit d'humain et d'inhumain.
Il rend hommage à son père. Pudique, il manie parfois l'humour pour cacher ses émotions, et l'ensemble est très touchant.
Un écriture simple et agréable à lire, un texte attendrissant par moments, drôle parfois, et toujours très humain. Merci !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          372
Macha_Loubrun
  17 août 2018
C'est Un fils obéissant, submergé par la douleur et le chagrin qui prend l'avion à l'aéroport Charles-de-Gaulle pour se rendre à Tel Aviv rendre un dernier hommage à son père, décédé il y a un an.
C'est Laurent Seksik, médecin comme l'avait voulu Lucien, son papa, écrivain talentueux comme le souhaitait sa maman. Il doit rédiger un discours avant de réciter un dernier Kaddish mais il n'a guère le coeur à le faire. Les souvenirs se bousculent, sa voisine de voyage, une jeune femme pleine de piquant va entamer avec lui un long dialogue.
Ainsi commence ce récit autobiographique intimiste et intense mais pudique. L'adoration que Laurent porte à son père aimant est bouleversante, dévorante, castratrice mais aussi fortement stimulante.
Son récit poignant renvoie chacun d'entre nous dans son désir de s'approprier son histoire familiale, de rester fidèle aux attentes de ses parents et le désir impérieux de se délester d'une partie de cet héritage étouffant, de s'émanciper afin de trouver sa voie.
Prenez l'avion avec Laurent, Lucien était un homme plein de vie, étonnant, charmeur, un père aimant qui pouvait être très fier de son fils. C'est un long voyage, celui du deuil, sombre et lumineux à la fois, celui des souvenirs d'enfance et des légendes familiales, celui d'un fils qui voit son père décliner au fil de ses visites, un cheminement intérieur particulièrement touchant.
Je remercie Les Éditions Flammarion et Babelio pour cette belle découverte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Orzech
  02 septembre 2018
De cet auteur j'ai beaucoup aimé "L'exercice de la médecine" et j'ai entendu pas mal d'éloges sur ses autres romans ("Le cas Edouard Einstein" et "Les derniers jours de Stefan Zweig") qui me tentent aussi. Après avoir exploré dans ses précédents livres la relation père - fils, Laurent Seksik consacre son dernier roman à son propre père et les liens très forts entre eux.
Je ne suis pas adepte de l'autofiction et avant d'entamer ma lecture je me suis demandée si ce roman allait me plaire mais très vite je me suis rendue compte que Laurent Seksik a des choses à raconter et il le fait d'une façon passionnante et avec une énorme délicatesse.
Dans l'avion pour Israël afin de se recueillir sur la tombe de son père un an après son décès, l'auteur confie à sa voisine de siège son histoire mais aussi celle de son père et de son grand oncle. Il évoque ses deux métiers de médecin et d'écrivain, le devoir et la passion. Il se dégage de ce texte très personnel beaucoup de respect et de pudeur mais aussi une certaine distance quand il parle de ses origines, de sa vie de famille et des métiers qu'il exerce.
Ce roman sur l'amour filial est un très bel hommage à son père d'un fils sortant du deuil.
J'ai mis un certain temps à entamer cette lecture dans une période où j'avais perdu un peu l'envie de lire sans raison particulière. J'ai ainsi partagé le sentiment de l'auteur qui lui même avait perdu le goût de lire après le décès de son père. Petit à petit l'envie m'est revenue et j'ai repris mon activité favorite. "Un fils obéissant" y est peut-être pour quelque chose.
Lien : https://edytalectures.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
Floyd2408
  15 août 2018
Je n'oublie pas ce livre de Laurent Seksik, Les derniers jours de Stefan Zweig, ces mots mélancoliques emportant cet écrivain Autrichien en exile Au Brésil avec sa nouvelle femme, vers une destinée Camusienne absurde, le suicide. Ce roman Un fils obéissant livre l'intimité de notre auteur à travers l'hommage rendu à son papa, mort dernièrement à l'hôpital de Tel Aviv. Ces autres romans sont une partie lui aussi, une forme intérieur de sa richesse intérieur , de ses mots venus à lui à travers ses auteur qu'il met en scène dans sa propre prose comme un échange fluctuant, une traversée de son intérieur de l'intérieur, où Romain Gary partage comme le fils d'Einstein une scène de sa propre existence .
Un fils obéissant au contraire dans un style direct avec un je nominatif, ce je qui l'aspire dans son propre passé et celui de ces aïeux, une porte ouverte dans sa propre existence, un roman précurseur d'une force certaine, Laurent Seksik s'écrit enfin tout seul, sans otage de ses précédemment romans, avec ses héros connus, il puisse en lui pour se mettre en scène.
Un an après la mort e son père Laurent Seksik se souviens de cet homme, à travers ce périple vers sa tombe en Israël, les images de lui traverse son esprit, sa prose varie selon la fluidité de ses souvenirs et la réalité qui l'entoure, cette rencontre avec cette jeune femme dans l'avion l'amenant vers son géniteur, son père et sa propre vie entremêlée avec le récit de son père sur son grand-oncle. Une écriture triple, la narration du récit de son père, l'enfance de Laurent Seksik et la réalité de son voyage avec la rencontre de cette jeune femme, complice lors de ce voyage, dans un dialogue savoureux et le chauffeur de son papa.
« le grand dessein des fils n'est-il pas de se hisser à hauteur de leur géniteur en prenant soin de les dépasser de leur épaules puis de trainer leur peine, le dos courbé, le tête basse, accablés de leur avoir survécu ? »
Voilà un témoignage de son père lors de ce récit étrange, comme une petite nouvelle, à part de ce roman, une histoire dans l'histoire comme un cadeau donné de son père, une forme de testament familiale. du Maroc, à Marseille, de la grande guerre au États unis, cette épopée extraordinaire en soit de l'élixir « le Jacobine » au Coca-Cola fabule encore plus ce passage de cette famille des grands hommes simples. Cette fratrie au lien familiale respire cette ode paternelle de l'histoire du grand oncle.
Il y a une sorte de sacralisation du père et du fils modèle, débute alors une caresse musicale entre eux avec les feuilles mortes de Prévert.
« J'ai commencé ma carrière de fils idéal, pianiste de bar à dominicale »
Il y a dans la vie de Laurent jeune, une dualisation de ces désirs face à ses parents, sa mère désire médecine, son père écrivain, alors cette pensée paternelle résonne en lui.
« Garde une poire pour la soif » Disait son paternel, pour lui être médecin pour vivre et l'écriture pour passion sera la vie de Laurent Seksik.
Il y a dans ce récit de bel aphorisme, des petites perles savoureuses comme des diamants taillés pour son défunt père comme cette réplique dans un dialogue
« Écrivain par votre père, vous êtes docteur par votre mère ? Je croyais qu'il n'y avait que la religion qui se transmettait ainsi chez vous ? »
Il y a une forme de romance dans ce roman, son père étant fantasque, « il dilapidait son argent en cadeaux », amoureux fou de sa femme, fidèle sans faille, son rêve de ne pas tromper sa femme, qu'il réalisera avec beaucoup de fierté et d'amour.
La religion flotte son étendard, comme un voile permanent sur la vie de cette famille, être juif avec ces traditions, ses faiblesses et surtout ses démons. le passage sur la Pâques juive est sublime, j'ai trop aimé, les fêtes de Pessah, la lecture de la Haggadah, puis ce lien fort entre le père et le fils comme un héritage caresse cette prose sensible et pure, une source de communion coule entre ses deux êtres, ce lien du sang puissant.
Il y a une forme de biographie cachée de Laurent Seksik, il se raconte avec son père, sa rencontre avec J.M.G le Clézio, sa bibliothèque était devenu un mausolée de Zweig en 1987, sa lecture du Monde d'hier fût un évènement pour lui. Avec ses amours, ses rencontres et cette scène incroyable dans l'aéroport pour faire rencontrer une jeune demoiselle juive à son fils, devenant Cupidon.
J'avais trop aimé le château de ma mère et La gloire de mon père de Marcel Pagnol, deux romans rendant hommage à ses parents et aussi celui de Jacqueline de Romilly sur sa mère avec Jeanne, une tendresse belle, à défaut de ce roman Un fils obéissant, dans lequel mes émotions furent peu activées, comme si j'avais comme Laurent Seksik perdu le gout de la lecture, lui à la mort de son père, une forme opacité de ma sensibilité dans le brouillard d'une lecture triple peu osmotique, mais les mots sont pour le fils obéissant un hommage émouvant, doublement avec cette tradition juive, de deuil d'un an, avec beaucoup de passages savoureux et drôle. D'autres romans comme Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan, relatant le destin de la maman de celle-ci, bouleversent les sentiments, le Bonheur des tristes de Luc Dietrich aussi est un hommage poignant sur sa maman, ces romans sont des petits mausolées personnels faisant partis de mes lectures dernièrement, Laurent Seksik se livre dans ce roman, comme une révélation , un témoignage pure et sensible sur son intimité, un tournant dans ses écrits, une sorte de maturité révélatrice pour une douleur encore blessante, Un fils obéissant est cette cicatrice ouverte éternelle, une vie immuable d'un fils à son père, mais personnellement je n'ai pas pu avoir comme les autres une once de plaisir, juste une lecture simple et plaisante sans cette émotion donnée par les autres romans cités.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Olivia-AOlivia-A   15 juillet 2018
J'avais toujours pensé que le présent ne s'accordait pas avec mon écriture. Jusqu'à sa dernière heure, un être humain s'améliore ou régresse, il s'en a jamais fini avec lui-même. Le coucher sur le papier grave son caractère dans le marbre, lui ôte cette capacité d'évoluer. Ecrire son histoire avant qu'elle ne s'achève lui interdit toute possibilité de réconciliation avec les autres et avec lui-même, ravit sa part d'humanité à venir. Cela revient à peindre un portrait auquel il manquerait une partie du visage. On juge à partir d'un faux témoignage. On enferme dans une prison de mots. A considérer ses contemporains comme des personnages de fiction, l'auteur se condamne à être une divinité de pacotille, un quart de demi-dieu grec scellant les destins, proférant les imprécations, jetant des malédictions définitives, semant la désolation autour de lui.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Nastie92Nastie92   15 août 2018
Le grand dessein des fils n'est-il pas de se hisser à la hauteur de leur géniteur en prenant soin de les dépasser des épaules puis de traîner leur peine, le dos courbé, la tête basse, accablés de leur avoir survécu ?
Commenter  J’apprécie          190
Olivia-AOlivia-A   15 juillet 2018
Depuis un an, excepté des classiques relus comme par devoir, je n'arrive pas à entrer dans un roman. Le charme n'agit plus, ma lecture ne m'offre qu'un interminable catalogue de paysages sans âme aux décors de pacotille et d'être sans chair, délivrés de leurs souffrances, figés dans leurs mouvements, leurs pensées insondables, leurs actes arbitraires. Un personnage monte dans un train, je reste à quai. Un couple s'entre-déchire comme on se dit bonsoir avant d'aller dormir. Tous les amours sont possibles, les désirs assouvis, les faiblesses vaincues d'avance. Devant moi se succède une lente suite de mots sans magie, incapables du moindre écho, impuissants à traduire une idée, impropres à délivrer. Alignement de paragraphes comme transcrits par une plume exsangue, d'où aucune clarté ne tombe, aucun chant ne s'élève, aucune douleur ne s'imprime, aucun monde ne se dessine, aucune vérité ne surgit. Je tourne les pages d'un geste d'automate, étranger à celui qui parle. Je crois avoir perdu le goût de lire le jour où j'ai perdu mon père.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
OrzechOrzech   02 septembre 2018
Ce patient qui refuse de guérir malgré les moyens mis en oeuvre, déçoit les attentes, trompe les espoirs du médecin et trahit en quelque sorte l'essence de sa vocation. Il offense bien malgré lui la bonne volonté de l'équipe soignante. Au bout de quelque temps, las de se voir incompris, le médecin finira, inconsciemment, par se tourner vers d'autres patients compliants aux soins et dont l'état répondant au traitement flattera son ego.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
andrasandras   27 août 2018
– Depuis quelques semaines, Laurent, on dirait que tu as perdu notre humour juif.
– Je savais qu'on pouvait perdre don honneur, mais j'ignorais pour l'humour juif.
Commenter  J’apprécie          90
Videos de Laurent Seksik (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Seksik
Laurent Seksik - Un fils obéissant
autres livres classés : relation père-filsVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox






Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
608 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre
. .