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ISBN : 1090062117
Éditeur : Editions iXe (05/03/2012)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
« Si on me demande où j’en suis, je réponds que je tiens bon la barre, que j’ai appris à jouer avec ces vents qui m’ont d’abord déroutée. Mais que je ne peux pas mettre le cap sur le lieu dont je parle, le pays qui me manque. »


Loin de chez moi… mais jusqu’où ? dit la douleur de l’exil non choisi et, au-delà, l’espérance et le courage d’une femme libre qui a fait siens ces mots de Virginia Woolf : « Mon pays à moi, femme, c’est le monde entie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
de
  10 mars 2012
Le collectif de solidarité avec Pinar Selek (http://www.pinarselek.fr/) présente, en début d'ouvrage l'auteure et son parcours. L'expression est très chaleureuse. Quelques extraits :
« Féministe, antimilitariste, sociologue, militante infatigable, Pinar Selek est une acrobate qui crée des ponts entre les luttes »
« Forcée de vivre où elle n'a pas choisi, elle rêve de diriger à nouveau son gouvernail vers chez elle et résiste aux vents qui la poussent au large »
« Puisque les contes créent un imaginaire riche d'utopies, Pinar Selek aime transmettre des histoires et en inventer d'autres, et en Turquie elle est également connue pour ses talents de conteuse »
Voici un texte sur la/les maison(s) « Je savais que ses portes s'ouvraient différemment vers l'intérieur ou vers l'extérieur… », sur l'ici et le là-bas, l'exil « Où se trouvait-il, le pays des sorcières ? Je l'ignorais. Je me suis retrouvée dans un espace dont je ne connaissais ni la langue ni les réflexes et dont les tempêtes me désorientaient », les tensions entre le souvenir/corps/émotion et le futur/présent ouvert de rencontres « Et bien que cette distance me laisse dans le vide, mon regard porte désormais plus loin et les horizons de mes frontières s'élargissent. Je n'aurais pas appris tout cela si j'étais restée chez moi ». Pinar Selek développe une remarquable analyse de cet entre deux qu'est l'exil, cette blessure en/de soi. Elle le fait avec une humanité rare et un vrai talent littéraire « j'ai étiré les frontières de mon espace qui m'apparaissait toujours plus étroit qu'il n'était ». C'est un récit en chaud et froid, chatoyant de mille couleurs. Conscience et conscience féministe « Parce que je suis une femme je ne voulais pas vivre dans une de ces maisons remplies de meubles identiques »
Un très beau petit ouvrage, à offrir à toutes et tous. « Exilée, je glisse entre des émotions multiples, des mondes innombrables »
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Dominique_Lin
  24 octobre 2017
Il n'est jamais trop tard ! On découvre parfois des auteurs qui ont une histoire si forte qu'on peut se demander pourquoi on ne les a pas connus plus tôt.
Loin de chez moi, mais jusqu'où ? paru en 2012, fait partie de ces romans-perles que j'adore découvrir sans avoir été prévenu. Ils vous cueillent dans votre lit de lecture, là où vous avez parfois oublié ce qu'écriture forte voulait dire.
Lorsque, vous lisez le résumé de l'éditeur, il est question d'exil, de douleur… vous hésitez un peu avant de lire un tel sujet, tant rebattu ces jours-ci.
Mais, c'est sans compter avec ces mots, ces phrases, ces images si belles et si puissantes !
Il est question de LA maison, celle où l'on est bien, où l'on est chez soi, en paix, en famille, sur sa terre natale. Cette terre natale, Pinar Selek l'a quittée ! Poussée par les événements qu'elle a déchaînés sans le vouloir, enfin, pas à ce niveau. Elle a dû partir en exil à cause de ses engagements humanistes. Il y a quelque chose d'universel dans ce texte, qui dépasse la compréhension immédiate; on peut le lire encore et encore, on y trouvera toujours une étincelle qu'on n'y avait pas décelée…
Je m'attendais à un pavé, j'ai reçu une perle, juste un petit livre de quelques centimètres carrés (10X13cm), une vingtaine de pages minuscules et immenses à la fois, que vous dégustez, dont vous lisez chaque mot avec délectation tellement l'auteur leur a donné du sens, de l'image, de la poésie.
Pour que cette chronique ne soit pas plus longue que ce livre, je ne vais pas vous en dire plus, si ce n'est : lisez-le !
Les premières pages sont un résumé de l'action de l'auteur et des soutiens qu'elle a partout dans le monde, suivent les vingt pages de ce concentré de mots, puis la biographie détaillée de l'auteur, les grandes dates de son périple.
Un livre à lire et à passer…
J'aurai (ou j'ai eu, selon la date à laquelle vous lisez cette chronique) l'honneur d'animer une rencontre d'auteurs au Salon de Colmars les Alpes le samedi 28 octobre 2017 à 10 h 30 en présence de Pinar Selek, de René Fregni et J-P Collegia. Je vais axer le sujet de l'exil et du voyage sur le ressenti par l'écriture, les mots et le rythme, et non par le récit et les références extérieures. Je pense que l'auteur tiendra une bonne place dans cette proposition.
Une autre fois, je vous parlerai de Verte et les oiseaux, une histoire pour enfants que je n'ai pu m'empêcher de lire à haute voix…

Résumé de l'auteur, je la cite :
« En Turquie, on a du mal à me classer, je suis une écrivain conteuse, militante féministe, mais aussi anti-militariste et je défends les homosexuels, la cause LGBT. Je ne pense pas que la femme puisse s'émanciper si d'autres opprimés sont persécutés. Je suis aussi connue pour mon activisme culturel associatif. Avec les populations les plus fragiles, les sans-abris, les transsexuels, les prostituées, nous avons créé des spectacles de rues à Istanbul. Mon procès a soulevé un immense élan de solidarité populaire et tous ces gens de la rue étaient à mon procès pour me soutenir. »
Accusée à tort, elle a été jetée en prison, malgré avoir été innocentée plusieurs fois pour les mêmes accusations, l'État turc s'acharne contre elle depuis des années, une guerre sans fin à laquelle Pinar Selek n'aurait certainement pas survécu sans l'appui de milliers de personnes dans le monde.
Lien : http://dominiquelin.overblog..
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miriam
  21 novembre 2015
Si telle la Mère Noëlle vous voulez glisser un cadeau dans la ballerine de quelqu'une sous le sapin ou lui faire la surprise en le glissant subrepticement dans son sac, voici une jolie idée! Encore mieux pour le 8 mars, mais c'est dans longtemps!
Format presque carré 12,9cm x 10 cm , une couverture souple blanche aux motifs abstraits, moins d'une centaines de pages. Collection militante pour des textes originaux que j'ai envie de faire connaître autour de moi.
PINAR SELEK - Loin de chez moi..mais jusqu'où?
Préfacé par son collectif de solidarité.
Je connaissais Pinar Selek romancière de la Maison sur le Bosphore que j'avais beaucoup aimé. Au détour du blog Entre les lignes, j'avais lu une analyse de son texte Service Militaire en Turquie construction de la classe de sexe dominante et entendu parler de ses poursuites par la justice turque qui l'ont contrainte à l'exil. J'ai apprécié la romancière, la sociologue et la militante féministe et pacifiste. J'avais envie de mieux la connaître. Quand les éditions iXe m'ont proposé de lire un livre de leur collection, c'est mon premier choix. Je les remercie de me l'avoir envoyé!
Le collectif de soutien à Pinar Selek présente son histoire, ses engagements féministes, pacifiste et antimilitaristes dans une première partie. Loin de chez moi...mais jusqu'où? est un texte assez court(20pages) mais très dense. Annoncé par deux vers de Novalis:
"La philosophie est le mal du pays
C'est le souhait de se sentir chez soi partout"
C'est donc un texte philosophique sur le sentiment d'appartenance à une maison et sur l'exil. Virginia Woolf écrivait :
"En tant que femme je n'ai pas de pays. En tant que femme je ne désire aucun pays. Mon pays à moi, femme, c'est le monde entier."
Philosophe féministe elle "expérimente l'état de déterritorialisation" repoussant toute frontière.
L'exil comme nostalgie de la maison, ou l'exil comme chance?


Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
dede   09 mars 2012
Si on me demande où j’en suis, je réponds que je tiens bon la barre, que j’ai appris à jouer avec ces vents qui m’ont d’abord déroutée. Mais que je ne peux pas mettre le cap sur le lieu dont je parle, le pays qui me manque
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dede   10 mars 2012
Où se trouvait-il, le pays des sorcières ? Je l’ignorais. Je me suis retrouvée dans un espace dont je ne connaissais ni la langue ni les réflexes et dont les tempêtes me désorientaient
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dede   10 mars 2012
Exilée, je glisse entre des émotions multiples, des mondes innombrables
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dede   10 mars 2012
Et bien que cette distance me laisse dans le vide, mon regard porte désormais plus loin et les horizons de mes frontières s’élargissent. Je n’aurais pas appris tout cela si j’étais restée chez moi
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dede   10 mars 2012
Parce que je suis une femme je ne voulais pas vivre dans une de ces maisons remplies de meubles identiques
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Video de Pinar Selek (1) Voir plusAjouter une vidéo
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