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ISBN : 2867467640
Éditeur : Liana Lévi (05/02/2015)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Avril 2015 marquera le centenaire du génocide arménien. Une page noire de l’Histoire turque, toujours controversée, toujours taboue. Quel regard peut porter sur cette communauté et sur cet épisode une Turque née dans les années 70 ?

Pinar Selek répond avec ce récit personnel et engagé, tissé de ses souvenirs, observations et rencontres. Avec elle, nous apprenons de l’intérieur ce que signifie se construire en récitant à l’école des slogans proclamant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Under_the_Moon
  13 avril 2015
Il m'a fallu un petit temps de "digestion" avant de rédiger cette critique, tant ce que Pinar Selek raconte est révoltant et totalement hallucinant.
Ce n'est plus un secret, sauf pour les aficionados d'Erdoğan, qu'il y a bel et bien eu un génocide des populations arméniennes d'Anatolie ordonné par le gouvernement des Jeunes Turcs. C'était il y a 100ans mais les farouches défenseurs d'une identité turque basée sur la religion, l'ethnie et la fidélité à la parole du dirigeant refusent toujours cette évidence.
La mort de tout un peuple est une chose difficile à cacher pourtant et le mensonge d'Etat et la propagande négationniste digne d'un Etat ultra-totalitaire et sans remord que décrit l'auteur a de quoi faire frémir.
C'est plus ou moins malgré elle que Pinar Selek analyse les mécanismes du processus négationniste et nous montre comment de "simples" paroles d'illuminés ultra-nationalistes se transforme en violence ; allant du simple dénigrement au mépris puis aux agressions physiques.
L'auteur livre tous ses souvenirs et ressentis comme le ferait une conteuse, mais avec une verve cynique et acerbe. Bien que sociologue de formation, ce livre est à mi-chemin entre la lettre ouverte et le témoignage plus qu'un essai. C'est un témoignage très sensible qui vient du coeur à n'en pas douter, seulement.. à force de déchaînement de passions, ce récit fini par être un peu fouillis lorsqu'elle nous parle de son engagement politique ou de son expérience en prison.
Malgré ce petit bémol, c'est une lecture que je conseillerai à l'approche des commémorations qui auront lieu à Erevan dans 12 jours - auxquelles Erdoğan n'assistera pas s'il campe sur ses positions et on voit mal ce qui pourrait le faire changer d'avis. Si ce n'est pour la question arménienne, il faut lire ce court récit pour l'écriture très poétique que Pinar Selek déploie lorsqu'elle fait une véritable déclaration d'amour à "son Istanbul : un Istanbul "underground" où l'on voit les cicatrices sous le fard du silence. le même Istanbul qu'affectionne Orhan Pamuk : celui où plusieurs communautés culturellement opposées se sont côtoyées et que L Histoire officielle voudrait oublier au profit des seules communautés musulmanes.
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Bazart
  05 mars 2015
Ce petit livre d'une centaine de pages réussit le tour de force de nous raconter l'histoire de la Turquie contemporaine et la prise de conscience politique d'une petite fille puis d'une jeune femme. PinarSelek, née en 1971 à Istanbul, raconte par petites touches son enfance et son éducation dans une Turquie nationaliste très proche d'une dictature. Très tôt « l'insolente petite fille turque » se pose la question : « pourquoi les petites arméniennes de son écoles sont-elles si discrètes, si silencieuses, si invisibles ? »
Son engagement sera total auprès de cette communauté, auprès des oubliés et jusqu'en 2009, date de son arrivée en France, PinarSelek n'aura de cesse d'interpeller les dirigeants de son pays sur la reconnaissance du peuple arménien de Turquie et de son génocide. Elle fut l'amie de HrantDink, militant arménien rédacteur en chef du journal bilingue turc/arménien Agos, assassiné en 2007 par un nationaliste turc de dix-sept ans.
Emprisonnée, torturée, accusée à tort d'un attentat, elle sera contrainte à l'exil. En 2015 le génocide arménien aura cent ans, cette page noire de l'Histoire turque est toujours taboue.
Sociologue, militante féministe et pacifiste, PinarSelek nous livre un récit intime et poignant sur ses combats de femme engagée et citoyenne du monde. Ce livre formidable est nécessaire pour comprendre la Turquie d'aujourd'hui, il nous donne, en plus envie, de nous plonger dans « La maison du Bosphore » son premier roman paru en 2013.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Heval
  04 juin 2015
C'est un livre témoignage que signe ici Pınar Selek, un livre où elle écrit la disparition et l'invisibilité arménienne en Turquie. Où sont les Arméniens? Ils ont été largement supprimés lors d'un génocide, ils ont été poussé à l'exil et ceux qui restent où sont-ils? Eh bien, on ne les voit pas, on ne les entend pas. Ils sont invisibles, sous silence. Dans un pays où il ne fait pas bon d'être arménien, ils s'enterrent, tout seul comme des grands. C'est ce qu'on leur demande: l'effacement, une autre façon de les supprimer.
En lisant ce livre, j'ai interrogé moi aussi. C'est vrai, où sont les arméniens? Dans mon entourage, il y en a, je l'ai appris il y a quelques années. le kirve (parrain chez les alévis) de mon frère que je pensais kurde comme nous est, en fait, un arménien. Sa femme, venue de Turquie, est elle aussi arménienne. Sa mère, que j'ai pu rencontrée, aujourd'hui décédée, était une rescapée du génocide qui portait, sur son corps, les marques de l'horreur. Je l'ai appris tardivement. Pourquoi? Pourquoi ce silence? Pourquoi, quand nous affirmions, nous, avec force, notre identité kurde, notre parrain et sa compagne, amis de la famille, ne disaient rien de la leur? Pourquoi je les prenais pour un kurde et une turque? Pourquoi est-ce au hasard d'une question posée à ma mère (au fait, maman, kirve O... est un kurde nan?) que j'ai découvert la vérité? Ils ne sont pas obligés d'affirmer à tout bout de champs leur identité me diriez-vous, oui bien sûre, mais ce silence pose forcément question quand on sait que chez nous - les gens qui viennent de l'officielle Turquie - on aime porter le drapeau du pays, de la ville, du village, du quartier. C'est ainsi, on crie haut et fort les lieux d'origines. Je savais ainsi les origines géographiques, territoriales de nos deux autres kirve qui sont turcs, alévis, de Yozgat pour l'un, d'Amasya pour l'autre. Ils étaient fiers de préciser. Et notre parrain arménien? le silence. Tout comme le silence se porte sur une "rumeur" qui circule au sein de ma famille. Ma grand-mère maternelle aurait des origines arméniennes. Info ou intox? Je dirais intox mais si c'était info? Je pense alors à ce que m'a dit un jour mon cousin qui vit toujours au Kurdistan quand je discutais avec lui de son rapport à l'identité kurde. "Que sait-on de notre identité dans ce pays? Est-on sûre d'être kurde? On peut être descendant d'arméniens." Que lui répondre?
Ce livre témoignage doit donc être lu pour la question qu'il pose. Pınar Selek a raison de rappeler. Où sont donc les arméniens s'il n'y avait pas eu génocide? Pourquoi se rendent-ils tous aussi invisibles si ce n'est pour cacher une identité qui leur a valu une mort assurée? Il faut interroger pour que la Turquie sorte de ses mensonges répétées, de ses négations éhontées. Seulement, j'aurais aimé que la question se pose avec plus de profondeurs. J'aurais aimé, en effet, que Pınar Selek aille au bout de son écriture, qu'elle aille fouiller davantage le sujet, qu'elle ne se contente pas d'un texte court, simple qui frise, parfois, le raccourci. Ainsi, lorsqu'elle critique à très forte raison la gauche révolutionnaire turque longtemps restée aveugle au sort des Kurdes et des Arméniens, est-il intellectuellement juste de crier au "déni de génocide" à quelques "élucubrations" (c'est son mot) qu'elle entend: "Ce sont des gens méfiants, ils ne se mêlent pas trop aux autres. Ils ne parlent même pas leur propre langue. le nationalisme est le plus grand obstacle à la science!" (p.55). Pourtant, c'est un constat, celui qu'elle fait en partie; un constat bien triste qui est la conséquence même du processus génocidaire et qui n'exprime pas, à mon sens en tout cas, un "déni de génocide". Ou alors, faut-il qu'elle nous l'explique. Plutôt qu'un déni de génocide, j'y vois moi, sur la fin de la phrase, une pure connerie; la connerie de toutes celles et ceux qui, dit de gauche, crient au nationalisme ou l'ultranationalisme quand ils entendent un kurde se dire "kurde" et un arménien se dire "arménien". On a envie de leur dire à ces génies qu'au nom de leur internationalisme mal gobé ils devaient, eux non plus, ne plus se présenter comme "turcs" au risque d'être présenté(e)s comme des nationalistes. Mais leur cul posé sur un siège dominant - en tant que Turc, ils n'ont pas le souci de la souffrance endurée en raison de l'identité - ils n'ont pas vu, ces gens de l'extrême gauche, qu'ils étaient eux-aussi atteint du nationalisme qu'ils dénonçaient tant. Ils n'ont pas vu qu'en criant au nationalisme kurde ou arménien lorsqu'il s'agissait simplement, pour eux, d'énoncer un droit à l'existence et la fin des injustes souffrances ils ont perdu un peu beaucoup, à nos yeux, de leur fameuse crédibilité. Voilà ce qu'aurait dû expliquer Pınar Selek. Voilà ce qu'elle aurait dû davantage explorer. J'aurais préféré, quitte à ne pas être d'accord, une analyse détaillée à un versement de bons sentiments même si, je le conçois, ils sont nécessaires pour le bien qu'ils nous font. J'aurai aimé que Pınar Selek aborde parfaitement son propos sans se perdre dans le malheur de sa vie qui est un tout autre sujet et qui mérite, à lui seul, un autre essai. J'aurais aimé ... mais j'ai aimé quand même pour le regard et la tendresse qu'elle porte à toutes les identités opprimées. Merci Pınar Selek.
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Chouchane
  27 juin 2015
J'ai lu ce livre parce que née en France, je suis arménienne néanmoins. Comme tous les arméniens nous attendons que la Turquie reconnaisse le génocide et que ce million cinq cent mille morts sur les routes de la déportation repose enfin en paix. Mais ce n'est pas le cas. En lisant le témoignage de Pinar, on découvre non seulement une femme faite de courage et de convictions mais aussi une turque qui refuse le déni et l'injustice. Née dans une famille d'intellectuels de gauche, elle développe très tôt un esprit critique et une témérité qui lui vaudra prison, torture et humiliation.Féministe, militante, elle va rencontrer des hommes et des femmes qui vont au fil de sa vie faire évoluer sa vision des arméniens. En effet, comme tous les turcs, elle est dès l'école gavée de préjugés et de fausses informations à l'égard des arméniens (violeurs, voleurs, assassins, traites à la nation, sournois etc...) elle va néanmoins essayer de percer la bulle de désinformation qui les entoure. Ce qu'elle dit sur les arméniens de Turquie est à la fois encourageant car la solution viendra des turcs eux-même mais aussi déprimant car les arméniens de Turquie vivent dans le silence, une discrétion frisant la peur, changeant de prénom, ne discutant de rien, ne participant à presque rien de la vie politique pour ne pas se faire repérer. Stigmatisés par les pouvoirs place ils érigent en principe de vie "se faire oublier". Pour Pinar c'est inacceptable et indigne d'une nation. Son cheminement politique et humain va la conduire à connaitre plus intimement des arméniens, elle va devenir l'amie d'Hrant Dink, journaliste assassiné, patron du journal bilingue - turc/arménien - Agos, et malgré sa volonté de changer la Turquie de l'intérieur, accusée et condamnée à des peines à perpétuité pour des délits imaginaires, elle va fuir vers l'Europe. Ce témoignage montre que le chemin est encore long pour espérer une reconnaissance du génocide mais il reste un message d'espoir et c'est suffisamment rare pour être apprécié à sa juste valeur.
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de
  13 mai 2015
« Témoigner, dire « J'ai vu, j'ai entendu, j'ai vécu » est une responsabilité. C'est avec responsabilité que j'écris aujourd'hui ».
Pinar Selek nous propose un petit livre qui raconte la prise de conscience, « J'étais prisonnière de l'image altérée… » dans un environnement de négation, de déni du génocide des arménien-ne-s. D'un devoir scolaire à une voisine, de la terreur de la dictature militaire à la prison, du silence à la parole, « Heureuse celle qui se dit… »
Madame Talin, une cicatrice, « Et ce n'est pas seulement le génocide vieux d'un siècle que j'y vis, mais l'anéantissement accablant notre présent », les « rebuts de l'épée », les stambouliotes, celles et ceux qui portent en eux « un peu des Balkans, un peu de Caucase et un peu d'Anatolie », Istanbul et la disparition des noms grecs ou arméniens des rues, les dissimulations, Nisan Amca, la critique de la gauche, « même les mouvements de gauche s'étaient habitués au déni du génocide », Agos (Le sillon)…
L'horreur, comment écrire après les massacres, « L'horreur peut rendre la poésie impossible. Ta bouche se tord d'effroi, ton cri se fige, ta langue se pétrifie. Les mots deviennent insignifiants. Reste le silence. Même les oiseaux peuvent avaler leur chant »…
Les arménien-ne-s islamisé-e-s de force, « Où sont les Arméniens ? ». Etre Arménien-ne en Turquie, c'est être réduit-e au silence, devenir invisible pour être toléré-e, « déambuler sans révolte sur des avenues baptisées des noms des gouvernants responsables du génocide »…
S'opposer au pouvoir « ne fait pas de vous de facto un défenseur des libertés », les rapports sociaux dans les mouvements contestataires, Hrant Dink, un homme assassiné et « pour la première fois dans l'histoire turque, les gens se rassemblaient pour un Arménien »…
Les identités, « nous avions adopté l'identité turque dominante », nous défaire de nos identités préconçues, les imaginaires nationaux, « La spécificité du régime répressif turc est inhérente à la définition constitutionnelle de la citoyenneté républicaine. le monisme prévaut dans tous les domaines, celui de l'ethnicité, des modes de vie et des tenues vestimentaires, des relations entre les sexes. Quiconque s'écarte des normes établies est immédiatement perçu comme menaçant, voire ennemi », aujourd'hui la Turquie « qui m'a chassée » et « celle qui m'attend à l'embarcadère »
L'ouvrage d'une écrivaine, d'une féministe, d'une chercheuse, d'une courageuse qui se dit « Je ne peux mentir, j'ai porté cette armure », affronte le passé et le présent. « La passivité face à ce crime est globale. Et en les abandonnant,nous devenons complices ». Oui, il est nécessaire de franchir les lignes rouges…
Lien : https://entreleslignesentrel..
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critiques presse (2)
LeMonde   12 février 2015
Conjurant l’irréparable, menaçant quand « l’horreur peut rendre la poésie impossible », elle témoigne de façon crue, nue, sans pathos, ni grandiloquence, de sa prise de conscience d’un drame qu’elle a appris à faire sien. Avec sensibilité et sans esquiver l’autocritique sur sa longue cécité.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Lexpress   06 février 2015
Dans ce récit très personnel, ponctué de souvenirs d'enfance, [Pinar Selek] se remémore les livres d'histoire mensongers, les enseignants qui prônent la supériorité nationale, et l'"invisibilité" des Arméniens dans la société stambouliote. Elle raconte leur constante discrétion, leur façon de faire la sourde oreille aux insultes. Mais aussi ce qui se dit à huis clos, quand les langues se délient.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Under_the_MoonUnder_the_Moon   28 mars 2015
Les Turcs avaient beaucoup d'ennemis ! Les terroristes, les communistes, les Arméniens... Les mots étaient interchangeables. Depuis le coup d'Etat, tous les démocrates avaient été déclarés communistes, tous les communistes, arméniens, tous les Arméniens, terroristes. D'après les livres que nous devions apprendre par cœur, ligne après ligne, le diable nommé "Arménien" était l'éternel ennemi du Turc. Arménien signifiait comploteur, collaborateur, traître, ennemi de l'intérieur, assassin. C'étaient eux la force occulte dissimulée derrière les communistes. L'injure "bâtard d'Arménien!" tenait le haut du pavé parmi les insultes les plus populaires.
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ChouchaneChouchane   27 juin 2015
Etre arménien en Turquie, c'était déambuler sans révolte sur des avenues baptisées des noms des gouvernants responsables du génocide. C'était prononcer le nom de l'assassin de son grand-père ou de sa grand-mère en échangeant une adresse. C'était hésiter à parler à haute vois dans les rues. Faire la sourde oreille aux insultes. Se dissimuler pour exister.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   28 mars 2015
Ignorer l'histoire dans laquelle on vit, la lutte désespérée de ses voisins, vous rend superficiel. Et cette indifférence laisse la porte grande ouverte à la brutalité. Pire encore, elle devient brutalité.
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JeannepeJeannepe   08 septembre 2015
Dans ma famille, l’allégeance à la gauche interdisait la moindre allusion aux appartenances ethniques. Le refus de la stigmatisation raciale et l’internationalisation peuvent rendre insensible à la hiérarchisation ethnique dans le pays où l’on vit. On ne parlait jamais des contrées d’où nos grands-parents étaient venus, ni des mélanges opérés. Être stambouliote, c’était de toute façon porter en soi un peu des Balkans, un peu de Caucase et un peu d’Anatolie. Aussi, en tant que famille stambouliote de gauche, nous avions adopté l’identité turque dominante.

Et si, à travers les mille variantes des slogans, on te rappelle chaque jour que tu es le maître des lieux, une cuirasse d’assurance enveloppe ton âme. L’armure du maître de maison. Je ne peux mentir, j’ai porté cette armure.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   28 mars 2015
Comment peut-on raconter que l'on est seul au monde ? Parfois en partageant le silence. Parfois en plongeant ensemble dans le passé, les récits de mort, étouffés par quelques minutes de tristesse.
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Video de Pinar Selek (1) Voir plusAjouter une vidéo
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