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Guillaume Villeneuve (Traducteur)
EAN : 9782264033963
320 pages
Éditeur : 10-18 (20/06/2002)
4/5   29 notes
Résumé :

Colombo, île de Ceylan, 1927. Au cœur des luxuriantes villas des Jardins de Cannelle, quartier de la bourgeoisie sri-lankaise, souffle le vent de l’émancipation. A l’instar de ses amies européennes, la jeune Annalukshmi travaille, roule à bicyclette, se baigne en maillot de bain, discute de sujets réservés aux hommes et rêve à un amour qui ne serait pas le fruit d’une union arrangée par sa f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
missmolko1
  07 mars 2016
Avec cette lecture, j'ai posé mes valises au Sri-Lanka. Shyam Selvadurai nous emmène dans les années 20 au coeur d'une famille bourgeoise. On suit principalement deux personnages : Annalukshmi, une jeune fille qui rêve d'indépendance et qui espère échapper au destin tout tracé des jeunes filles de l'époque et Balendran, son oncle, homosexuel, qui a renoncé a l'amour à cause de son père.
L'intrigue est intéressante et surtout les personnages sont attachants. Mais au delà de ça, ce roman est l'occasion de découvrir les règles de ce petit pays ainsi que son histoire. C'est un roman magnifiquement écrit et surtout très bien documenté.
On passe une excellent moment avec cette lecture et pour moi, ce roman m'a permis de découvrir l'auteur. J'espère avoir vite l'occasion de découvrir un autre de ses écrits.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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bina
  06 mai 2012
Quel beau roman. Nous sommes sur l'île de Ceylan, à la fin des années Vingt, nous suivons la trajectoire de plusieurs membres d'une famille, de générations et d'opinions différentes. Nous abordons la vie politique: Ceylan doit-elle demander son autodétermination? Accorder le suffrage universel au lieu du suffrage censitaire qui tient le peuple à l'écart?Oser imaginer donner le droit de vote aux femmes alors que leur fonction est seulement " l'accomplissement sérieux des importants devoirs domestiques" !
A travers les différents personnages, nous oscillons entre les traditions pesantes (et l'hyprocrisie de ce qui est fait mais reste caché), et les volontés d'émancipation de certains membres de la jeune génération, notamment Annalukshmi. Celle-ci est enseignante, monte à bicyclette (oh scandale!), et pire que tout, refuse le mariage!! Alors que sa soeur cadette accepte immédiatement de se marier et d'être régentée par sa belle-mère.Quant à son oncle Balendran, il tangue entre tradition, respect à son père, et volonté d'émancipation, pour lui, comme pour son peuple. A travers lui, nous découvrons la perception de l'homosexualité, l'inversion, et la perception des "amis d'Oscar" par la bonne société ceylanaise.
Modernité, ouverture, sexualité s'opposent aux traditions d'une société figée dans ses principes.
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AnneVacquant
  11 mars 2021
Les années 1920 recouvrent une période de revendication pour l'autonomie pendant lesquelles les choix balancent entre l'autodétermination, le suffrage censitaire ou universel. Les classes aisées, qu'elles soient anglaises ou ceylanaises fortement imprégnés d'anglicité, se campent sur des positions élitistes et ne demandent qu'à conserver leurs acquis.
Les propos de l'auteur alternent entre les désirs de liberté et l'acceptation. le roman est construit sur une alternance de chapitres, entre le destin contrarié du couple homosexuel que forment Balendran et Richard et celui d'Annalukshmi, dans une sphère féminine étriquée. Les conventions patriarcales, bourgeoises et religieuses du chef de famille, non sans défauts (égoïsme, luxure, incompétence, injustice…), le place sur un trône encore incontesté d'où il est obéi et adulé. Jusqu'aux premières revendications, là aussi !
Plus sur http://anne.vacquant.free.fr/av/index.php/2021/03/11/shyam-selvadurai-jardins-de-cannelle/
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   11 mars 2016
Colombo, avec son beau port à mi-chemin de l'Orient et de l'Occident, était l'un des grands carrefours du monde maritime des années vingt. Il jouissait par conséquent d'une immense importance dans le commerce de l'Empire britannique. Pourtant, la ville ne connaissait pas le vacarme d'un chantier perpétuel, le tohu-bohu qu'on associait aux autres grandes cotés d'Orient, Singapour, Shanghai ou Bombay. Ce qui frappait d'abord, à Colombo, c’étaient les arbres et l'eau. La ville s'adonnait d'un côté de l’océan et ses habitants n’étaient jamais très loin de l'odeur salée des embruns ni de la brise rafraîchissante de la mer. Le vaste lac Beira s’étendait au milieu de la ville et ses affluents serpentaient dans l’agglomération pour former ici et là d'autres petits lacs. Des frondaisons d'une incomparable beauté les escortaient : des palmiers de toutes sortes, les massifs de fleurs écarlates des flamboyants, les feuilles ondoyantes des plantains. Les rues de Colombo étaient bordées de part et d'autre par d'immenses arbres qui les ombrageaient. Le plus répandu s'appelait le suriya, dont les fleurs abondantes pleuvaient en un tapis jaune primevère sur les trottoirs. Le quartier commercial de la ville lui-même, le Fort, était dote de larges rues aux bâtisses imposantes et blanchies à la chaux. Les bureaux et les magasins étaient vastes, souvent ornés de vérandas en colonnades pour abriter les passants du soleil.
Le seul quartier de la capitale qui connût le chaos et la presse des autres grandes métropoles s'appelait le Pettah, dont les bazars pittoresques résonnaient du cri rauque des vendeurs et de l’âpre marchandage des ménagères. Là, les rues restaient étroites, les bâtiments entassés , les échoppes et les maisons d'habitation souvent ouvertes sur les rues au point que le commerce et la vie se poursuivaient au beau milieu de celles-ci. L'air était saturé d'odeurs de fruits, d’épices, de poisson séché, de viande, du sang issu des étals de boucher qui dévalait l’égout à ciel ouvert.
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binabina   06 mai 2012
à propos du suffrage universel à Ceylan:ce serait donner le droit de vote aux domestiques de nos cuisines, aux laboureurs, au mendiant de la rue. Des illettrés pour lesquels la sophistication de la politique est aussi incompréhensible que les mathématiques avancées pour un enfant.
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AnneVacquantAnneVacquant   11 mars 2021
Son âme se tendait contre les limites de cette vie, aspirant à jaillir au-dehors mais elle était désespérément confinée.
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AnneVacquantAnneVacquant   11 mars 2021
Le Mudaliyar était un fils, et qui plus est un fils aîné (…). Depuis sa plus tendre enfance, on lui avait appris à ressentir sa supériorité, son droit de n’être jamais contrarié.
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AnneVacquantAnneVacquant   11 mars 2021
Elle était certaine que les Macintosh avaient dit oui en dépit de la « réputation » de sa fille : il fallait que leur fils eût un défaut.
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