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Anne Delcourt (Traducteur)
EAN : 9791036342196
208 pages
Bayard Jeunesse (08/03/2023)
3.77/5   55 notes
Résumé :
Pose l'oeil sur ce kaléidoscope.
Vas-y, n'aie pas peur.
Tu y apercevras peut-être un garçon. Il s'appelle James. Les gens pensent que James a disparu. Mais ils se trompent. Si tu regardes dans ces fragments d'images, tu constateras qu'il est bien là. C'est un géant. C'est un chevalier. C'est un camarade de classe. C'est James, bien vivant dans chacune de ses aventures.
Est-ce que tu le vois, toi aussi ?
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
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Un beau cadeau reçu en avant-première (il paraîtra le 08 mars), dont je remercie Babelio, les éditions Bayard jeunesse et surtout l'auteur Brian Selznick, découvert en 2017 avec les formidables "Marvels", ainsi que par le biais de Martin Scorsese qui a adapté "L'invention de Hugo Cabret".
Dire que j'ai bien failli ne pas répondre à cette offre de MC privilégiée, ayant énormément de lectures sur le feu actuellement, j'aurai vraiment raté un ouvrage assez exceptionnel ! C'est le nom de l'auteur, et la superbe illustration en couverture (clin d'oeil à l'intention de @Denis76 : on y revient !) qui ont eu raison de ma fragile détermination à ne pas rajouter un livre de plus à ma Pal déjà vacillante.

Assez digressé, parlons du livre enfin, présenté comme un roman illustré, et qui à première vue est plutôt un assemblage de courtes nouvelles, 3 ou 4 pages seulement pour chacune. Au début, j'ai pensé qu'il s'agissait d'historiettes indépendantes adressées à des enfants de primaire. Mais en avançant dans ma lecture, j'ai vite compris que ces histoires étaient liées par deux personnages communs : le narrateur, qui semble être un garçon d'une douzaine d'années (au début il indique avoir fêté son treizième anniversaire), mais parfois aussi un adulte se remémorant cette période de sa vie. Et, je peux me tromper, mais ce narrateur s'inspire sans doute des propres souvenirs de l'auteur... le second personnage porte le prénom de James, il est protéiforme : tantôt ami imaginaire, totalement virtuel ou incarné sous forme d'une poupée de chiffon, voire d'un parapluie ou d'une chaussure ! Tantôt ami réel, copain de classe partageant de multiples aventures avec le narrateur. Ensemble ils vont parcourir les océans, explorer la Lune, se perdre dans des grottes, des jardins abandonnés, un sombre manoir et mille autre lieux fantastiques. Ils vont également croiser des personnages tous plus extraordinaires les uns que les autres, un géant, un chevalier, un roi... Impossible de résumer ce livre, cela ne ferait qu'en enlever la magie.

Mais il n'y a pas que les écrits qui le rendent magique, les illustrations, également oeuvres de l'auteur, vaudraient à elles seules la découverte. Chaque chapitre s'ouvre en double-page sur une vue kaléidoscopique en nuances de noir et blanc (fusain ? Je ne m'y connais pas suffisamment). Et la page suivante dévoile le dessin d'origine, que je me suis amusée à retrouver ensuite sur la double-page. Pas toujours évident ! Ces dessins ont fait remonter en moi le souvenir très lointain d'un des plus beaux cadeaux que m'avait fait mon grand-père : un kaléidoscope justement, avec lequel j'ai occupé des heures d'émerveillement devant ces motifs géométriques changeant à l'infini. C'était un simple tube de carton, avec à l'intérieur quelques morceaux de verre ou de plastique colorés, mais pour moi c'était juste magique ! Je me rends compte que j'ai beaucoup utilisé ce terme dans mon billet, mais il traduit vraiment bien ce que j'ai éprouvé en me plongeant dans cet objet littéraire, que j'ai refeuilleté à plusieurs reprises avant de me risquer à tenter de transmettre mon ressenti.

Ah, j'avais oublié : encore une précision sur la forme : le recueil comporte trois parties, intitulées respectivement le matin, L'après-midi et le soir. Et la tonalité des histoire change subtilement d'une partie à l'autre, plus insouciante au début, plus grave à la fin, on comprend pourquoi à la lecture des dernières pages.

Pourquoi pas cinq étoiles ? Parce que j'ai un petit reproche à formuler : j'en aurai voulu plus, certaines histoires auraient vraiment mérité d'être développées, j'ai ressenti une certaine frustration en tournant les pages. Par contre le fait de ne pas vraiment savoir si James provient d'un souvenir réel ou a été un pur produit de l'imagination du narrateur ne me dérange pas, à chacun d'imaginer ce qu'il préfère. Je ne peux que vous inviter à découvrir l'univers de Brian Selznick, et à offrir ses livres tant aux enfants (à partir de 10 ans) qu'aux plus âgés sensibles à la fantaisie et à la magie, encore une fois !
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Ce livre m'a été proposé dans le cadre d'une masse critique privilégiée et je remercie Babelio ainsi que l'édition Bayard Jeunesse pour cet envoi.

J'ai souhaité le lire pour deux raisons :
- le titre : en effet, ce n'est pas tous les jours que l'on retrouve le mot « kaléidoscope ». Cela m'a tout de suite rapporté à des souvenirs d'enfance avec ces beaux fragments colorés qui changent selon la position de l'objet (et/ou comment il avait été bien secoué avant). Je ne savais donc pas vraiment à quoi m'attendre mais ce titre m'évoquait un voyage avec de nombreuses histoires.
- La couverture : celle-ci évoque la mer et les voyages avec, autour du bateau, une illustration représentant ce que l'on peut apercevoir quand l'on regarde dans un kaléidoscope. Ce livre étant indiqué comme un « roman illustré », j'avais très envie de découvrir les nombreux dessins qu'il promettait.

Ce livre comprend trois parties : « Le matin », « L'après-midi » et « Le soir ».
Les chapitres sont très courts (3-4 pages). Chaque chapitre nous propose une histoire fantastique différente. On pourrait penser qu'il s'agit ici de nouvelles toutes indépendantes les unes aux autres. Ceci pourrait être vrai. En effet, je pense que si n'importe qui lit un chapitre au hasard, il n'aura aucun mal à comprendre ce qui s'y passe sans être perdu.
Or, ce n'est pas vrai. Un seul élément ne change jamais : James est toujours présent.

James est l'ami du narrateur.
Le roman est écrit à la première personne sans jamais mentionné de nom. Nous savons tout de même au début du roman que la narrateur a fêté son treizième anniversaire et qu'il va à l'école.

Au fur et à mesure de notre lecture, nous observons les aventures des deux amis qui vont sur la lune, rencontrent un dragon, un géant, découvrent une île ou encore le moyen de communiquer avec les esprits. Comme indiqué précédemment James est toujours présent mais sous différentes formes.

Petit à petit, et au fur et à mesure que la journée passe (rappelez vous des trois parties du livre), et malgré les histoires complètement différentes selon les chapitres, il y a une chronologie de la psychologie du narrateur : le matin, les aventures sont insouciantes ; l'après-midi, elles le sont beaucoup moins, il y a quelques soupçons de peur, d'étrange... ; et le soir, il ne fait aucun doute que notre narrateur a subi la perte, l'abandon, le départ ou encore le deuil de son ami.
C'est en cela également que l'on ne peut dire qu'il s'agit de nouvelles et que l'on voit à quel point l'auteur a pu travailler son livre. C'est remarquable.

Je dois tout de même vous avouer qu'à la fin de ma lecture, j'ai été totalement perplexe. Les histoires étaient très bien individuellement mais je ne comprenais pas où l'auteur voulait nous emmener. Ce n'est qu'avec du recul et une nuit de sommeil que j'ai compris ce que je viens de vous énoncer ci-dessus.

L'idée du kaléidoscope est donc excellente et cela laisse supposer ou imaginer à notre tour ce qui a pu se passer. J'aime à penser qu'à chaque fois que le narrateur, ayant perdu son ami James, en regardant son kaléidoscope, s'imagine de nouvelles aventures avec son ami disparu.

Pour terminer, il faut également prendre le temps de regarder les illustrations de l'auteur qui sont très belles et bien travaillées en noir et blanc, sûrement au crayon ou au fusain. Il y en a de nombreuses :
- à chaque début de chapitre : une illustration relative au récit qui sera énoncé.
- à chaque fin de chapitre : une illustration de ce que l'on pourrait voir dans un kaléidoscope – ou, peut-être, est-ce que le narrateur a vu dans le kaléidoscope et qui lui a permis d'imaginer l'histoire décrite dans le chapitre... Nous ne saurons jamais !
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Il y a des signes qui ne trompent pas. Il me semble que je vous l'ai déjà dit mais je vous l'accorde il s'agit un autre temps. J'étais alors jeune, insouciant, gorgé de sex-appeal et je pensais que j'allais faire partie des 50 rédacteurs les plus actifs de Babélio. Mais ça c'était avant de découvrir qu'il y avait de vrais énervés qui vivaient dans une bibliothèque. Pas de pot comme on dit. Mais alors que s'est-il passé le 17 février 2023 ? Je suis contacté pour un masse critique privilégié comme ils disent ici les Babélio-nerds. Au début je me suis dit que c'était parce que je beau et sympathique. Et puis j'ai réalisé que c'était trois jours avant la pleine lune. Oui trois jours, vous avez bien lu. Symbole de la Trinité et le nombre de testicules porte-bonheur. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Kadéiloscope. En voilà un titre intrigant avec ses airs énigmatiques. Car on l'a tous connu étant bambin ce petit tube où l'on regardait à l'intérieur pour voir ce somptueux ballet de couleurs et lumières. Jusque là donc, tout va bien, mais pourquoi en faire l'intitulé d'un livre ? S'agit-il d'un délicat hommage à notre enfance, d'un écho à nos souvenirs suaves de jeunesse, d'une métaphore de l'aube de notre vie ou bien encore d'un simple livre éducatif sur les illusions d'optique ? Bon okay sur le dernier point j'ai déconné mais je voulais être sûr que vous suivez toujours. Il est de notoriété publique qu'avec l'âge on se ramollit.

N'y allons pas par quatre chemins, Brian Selznick, à qui l'on doit l'étonnant Hugo Cabret, nous offre cette fois-ci un petit chamallow délicatement enrobé de sucre glace. Vous voyez un peu le concept ? Si jamais c'est trop imagé pour vous on peut imaginer... En fait non rien. Quittez la lecture de cette critique. J'suis pas v'nu ici pour faire dans l'social 'kay ? Fin de l'aparté. Cette lecture vous offrira beaucoup d'émotions accompagnées de nostalgie et de rêverie. Un petit trip onirique pour être exact. Car oui, ce livre ne laissera pas indifférent(e). Pourquoi me direz-vous ? Eh bien déjà calmez-vous, vous Mesdames en particulier car souvent vous êtes quelques décibels au-dessus, j'y viens.

L'auteur ose une construction originale sous forme de chapitres en apparence indépendants, un peu à la façon des nouvelles, aux teintes métaphoriques très prononcées qui ne seront pas, d'ailleurs, sans vous rappeler le Petit Prince ou encore La Mécanique du Coeur. La plume est délicate et raffinée, très raffinée même, avec une prose qui ne sera, du reste, pas à la portée des plus jeunes malgré l'image que peut véhiculer la couverture. Néanmoins, ce parti pris offre l'opportunité d'une double lecture pour les parents ou pour les adultes adeptes du genre. En prime et à mentionner, les illustrations disséminées un peu partout tout au long du livre sont du plus bel effet et agrémentent la lecture.

Bon, l'heure du bilan a (déjà) sonné car oui, mon emploi du temps est très serré. Je ne dis pas que vous ne foutez rien, quoique certains... Nan j'deconne - j'espère que la ficelle ne s'est pas trop tendue en mon absence pour certains. Si nous résumons donc cette lecture : c'est onirique et émouvant à souhait si bien que la corde nostalgique s'emballera pour un certain nombre d'entre vous. En d'autres termes pour les plus jeunes de la communauté, c'est koul, fun, stylé, swag. C'est comme ça qu'on dit maintenant non ? Désolé je commence à me rendre compte que je vieillis. Allez à dans 6 mois. Nan j'deconne, enfin p't'être pas. Allez demander à la lune va.

PS : dédicace aux éditions Bayard Jeunesse, j'vous aime putain
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Brian Selznick n'est plus à présenter. Souvenez vous, il y a quelques années, « Hugo Cabret« , succès librairie monumental adapté par Martin Scorcèse. Depuis, chacun de ses livres jeunesses a connu un succès important. Dans une semaine, le 8 mars exactement, « Kaléidoscope » paraît aux éditions Bayard jeunesse. le Kaléidoscope sur le plan littéraire, offre un nombre indéfini de combinaisons permettant d'offrir un nombre important de figures différentes. La capacité fascinante de Brian Selznick pour tisser une toile dans laquelle, nous lecteurs, sommes plongées de manière immédiate. On retrouve dans « Kaléidoscope » ce petit miracle littéraire. Les illustrations séparant les différents chapitres sont en noir et blanc et elles sont absolument sublimes. Selznick est non seulement un formidable auteur jeunesse, mais c'est également un illustrateur impressionnant. Tendresse, amitié, surnaturel, légende, mystère, tous ces éléments sont présents et sont une marque de fabrique de l'auteur. La réussite est totale. Enfant, adolescent et même les adultes y trouveront leur compte, à condition pour ces derniers de conserver cette part d'enfance qui ne doit pas mourir. le rire, l'imagination, l'émerveillement sont des clés essentielles pour aborder les oeuvres de Brian Selznick. le récit nous plonge dans le mystère d'un kaléidoscope où notre jeune garçon, non sans crainte, décide de jeter un oeil. Il aperçoit alors un jeune garçon du nom de James. Ce dernier a disparu depuis longtemps et les recherches se sont arrêtées. Les fragments d'images issues du Kaléidoscope permettent au narrateur de retrouver un James empruntant différents rôles comme l'on relève une quête. Au fond, est-ce réel ou l'imagination débordante d'un garçon trouvant enfin en James, l'ami qu'il n'a jamais eu. C'est une ode à l'imagination, aux rêves, à l'abandon. Après tout, peu importe la réalité de ce que voit ce garçon, James va lui faire vivre des moments exaltants et même quelque peu effrayant, par moment. James adopte différents univers et personnages : chevalier, géant et même dragon. Ce nouveau Brian Selznick est une réussite totale, une de plus pour cet auteur bien au dessus de la mêlée. le 8 mars, n'hésitez pas, « Kaléidoscope » de Brian Selznick, paru chez Bayard Jeunesse, est un excellent cadeau à offrir ou à s'offrir. Un futur classique !
Lien : https://thedude524.com/2023/..
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• « ᴋᴀʟéɪᴅᴏsᴄᴏᴘᴇ » ᴅᴇ ʙʀɪᴀɴ sᴇʟᴢɴɪᴄᴋ, ᴘᴜʙʟɪé ᴄʜᴇᴢ ʙᴀʏᴀʀᴅ ᴊᴇᴜɴᴇssᴇ.

• Ce recueil m'a été proposé à l'occasion d'un programme Masse Critique privilégié. Je profite donc de l'occasion pour remercier une énième fois Babelio pour ce programme, mais également Bayard Jeunesse pour le don, en échange d'une critique, de ce livre.

[ʟᴇ ʟɪᴠʀᴇ]

• Je démarre par mon mea-culpa, le nom de l'auteur ne m'évoquait absolument rien lorsque l'on m'a proposé de recevoir ce livre.. Et pourtant, le nom de cet auteur m'avait été soufflé plus d'une fois, car son style semblait en adéquation totale avec ma façon d'apprécier et de raconter les histoires.. J'ai tout simplement été attiré par le concept du recueil et ses visuels. Je ne m'attendais pas à une telle expérience à la lecture de ce livre, et pourtant, j'ai encore une fois pris une claque phénoménale.

• Ce recueil d'histoires jeunesse est composée de nombreux chapitres aux styles et environnements différents, à la manière de ce que l'on pourrait voir dans un kaléidoscope, ayant de nombreux points communs rattachés les uns aux autres, notamment la présence d'un certain James. Ce fameux James est présent dans toutes les histoires de ce recueil, sans aucune exception, et de façon plus ou moins prononcées. James est le véritable point d'ancrage de chacune de ces histoires, le monde tournant autour de son existence, me rappelant ma dernière lecture de Stephen King : Si ça saigne, dont le recueil évoquait cette citation : Je contiens des multitudes. Et c'est exactement ce qu'a conceptualisé l'auteur dans cette oeuvre aux grandes dimensions, avec réussite. D'autres éléments communs tourneront entres les différents récits de cette aventure multiples : une pomme, un bateau, des inventions..

• Différentes histoires, dans différents mondes et environnements, peuplées de personnages humains ou fantastiques en tout genre, traitant d'aventures simples, mais racontées d'une manière qui peut pousser à réfléchir sur de nombreux sujets délicats comme la mort, le deuil, la solitude, les peurs, la joie, la tristesse, le temps.. C'est là que réside le talent de l'écrivain. Les métaphores, les tournures de phrases et les nombreuses péripéties qui les dépeignent sont intéressantes et donnent un livre pertinent et intrigant que l'on a presque du mal à lâcher. C'est parfois trop court à mon goût, et j'aurais aimé avoir un peu plus de pages sur certaines de ces historiettes..

• Je ne peux évidemment pas passer à côté de l'approche visuel de l'auteur qui est également le dessinateur ayant ouvragé ces nombreuses et superbes illustrations. le recueil les sépare en deux catégories. La première est composée des illustrations qui dépeignent une image miroitant dans un kaléidoscope, en doubles pages, sans couleurs, avec un jeu d'ombrage et de lumière. La seconde catégorie ouvrant chaque chapitre par l'image précédemment vue dans le kaléidoscope, sans l'appareil, en une page, et toujours dans ce style sans couleurs, jouant de l'ombre et la luminosité. Les dessins monochromes de Brian Selznick sont d'une beauté époustouflante, oscillant entre simples scènes et enchantements, avec un trait d'une grande justesse. C'est juste beau et merveilleux, et je comprends mieux pourquoi celui-ci a un tel succès.

[ʟᴀ ᴘᴇᴛɪᴛᴇ ᴠᴏɪx ᴅᴇ ʟᴀ ғɪɴ]

• Un livre que j'ai fini très rapidement, qui m'a beaucoup surpris et fait voyager. Pendant ma lecture, j'arrivais à percevoir totalement le monde dépeint par l'auteur, et franchement, comme c'est beau ! Une aventure magnifique qui m'aura fait découvrir un nouvel auteur phare.


sᴀᴄʜᴇᴢ ǫᴜᴇ ᴊᴀᴍᴇs ᴍ'ᴀ ᴀᴄᴄᴏᴍᴘᴀɢɴé ᴛᴏᴜᴛ ᴀᴜ ʟᴏɴɢ ᴅᴇ ʟ'éᴄʀɪᴛᴜʀᴇ ᴅᴇ ᴄᴇᴛ ᴀᴠɪs, ᴇᴛ ǫᴜ'ɪʟ ʏ ᴀ ᴅᴇ ғᴏʀᴛᴇs ᴄʜᴀɴᴄᴇs ǫᴜ'ɪʟ ᴄᴏɴᴛɪɴᴜᴇ ᴅᴇ ᴍᴇ sᴜɪᴠʀᴇ ᴅᴀɴs ᴍᴏɴ ǫᴜᴏᴛɪᴅɪᴇɴ.
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critiques presse (1)
Ricochet
15 septembre 2023
Écrit pendant le confinement à partir d’images qui hantaient l’auteur (une pomme, une maison…), l’ouvrage est un beau moment de littérature.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
J'ai passé les trois premiers mois de la pandémie seul chez moi à New York, tandis que mon mari était bloqué en Californie. Pendant cette période, j'ai commencé à faire des dessins abstraits, peut-être à cause du sentiment que le monde volait en éclats, et parce que j'avais besoin qu'il se passe la même chose dans mes dessins.
Depuis cinq ans, je travaillais par intermittence sur un livre. Mais, quand j'ai enfin repris cette histoire, j'ai déchiré tout ce que j'avais écrit jusque-là. C'était comme si le récit se brisait en mille morceaux en même temps que tout le reste et qu'un autre livre commençait à prendre forme à partir de ces débris. Au fur et à mesure que j'avançais, des thèmes et des images revenaient : les jardins et les papillons, les pommes, les anges, les feux, les arbres, l'amitié, les îles, les clés, les naufrages, le chagrin, et l'amour. C'est pour cette raison que j'ai décidé d'intituler cette nouvelle version de mon livre Kaléidoscope, parce que tous ces éléments, comme des éclats de verre coloré, tournent, se transforment et se réorganisent pour former quelque chose de nouveau. Et, comme lorsqu'on regarde dans un kaléidoscope, la scène est toujours changeante et on est le seul à pouvoir la voir.
Cependant, une constante est demeurée dans mon esprit tout au long de l'écriture de cette histoire : c'est Port Eliot, une maison que je connais et que j'aime, située dans le sud-ouest de l'Angleterre. Mon amie Cathy St Germans y a vécu longtemps avec son mari, le regretté Perry St Germans, dont la famille possède le domaine depuis plus de quatre cent cinquante ans. Tous ceux qui connaissent Port Eliot reconnaîtront le jardin, les tunnels, les couloirs, les portes et les fenêtres de cette maison bien-aimée de Cornouailles. Cathy et Perry y accueillaient un festival d'art et de musique, et c'est dans ce contexte que j'ai commencé mon histoire il y a cinq ans. Je tiens à les remercier pour le festival de Port Eliot, mais surtout pour leur amitié, qui a changé ma vie sous beaucoup d'aspects. pg 205-206
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Au cours des années qui suivirent, tu rencontreras des artistes, des scientifiques, des rêveurs, tu te lanças dans de longues discussions et des correspondances pleines d'enthousiasme avec des auteurs et des philosophes. Dans un sens, je pense que cela te sauva la vie... et je vais te confier un secret : c'est précisément dans ce but que je t'avais soufflé ton rêve.
Page 70
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[C]omme je l'ai dit, à mesure que je grandissais, cette amitié préoccupait ma mère toujours plus. Un jour où elle parlait au téléphone avec une amie, je l'entendis se demander si elle ne devrait pas m'emmener chez le médecin. Était-ce normal pour un enfant de mon âge de continuer à avoir un ami comme James ? s'inquiétait-elle. Elle avait peur que quelque chose n'aille pas chez moi, ce qu'elle ne m'avait jamais dit en face, et cela me mit en colère. Je vécus cela comme une trahison, et, à mon avis, c'est la raison pour laquelle je ne lui parlai pas de la mort de James.
Je ne sais pas s'il avait commencé à mourir depuis quelque temps sans que je m'en aperçoive, mais le matin de mon anniversaire, à mon réveil, il avait disparu. J'avais beau savoir au fond de moi qu'il était mort, je le cherchai partout, en me demandant s'il ne se serait pas enfui. Avais-je fait quelque chose de mal ? Était-il simplement fâché contre moi ? Je crois que j'essayais de me persuader qu'il ne pouvait pas être mort pour de vrai. Il l'était bien, pourtant, et je ne savais pas quoi faire.
Ma mère ne comprenait pas pourquoi j'étais aussi triste. Je lui dis que j'avais mal au ventre, et je passai une bonne partie de la journée dans mon lit. Ce soir- là, elle apporta deux gâteaux dans des assiettes dans ma chambre, un pour James et un pour moi. Je fondis en larmes. Je rêvai de James, et me demandai à quoi il aurait ressemblé s'il avait existé pour de vrai. pg 125-126
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- Vous êtes un fou, lui dis-je. Il n'y a rien d'autre ici que la mort et la solitude.
- Il y a vous, me répondit-il.
Page 76
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Les gens voient le temps comme une machine qu'il faut huiler et remonter à l'aide d'une clé. Comme quelque chose qu'il suffit d'entretenir pour le maîtriser? Mais il est peut-être plus sauvage qu'on le croit ! Plus vaste et plus étrange ! Peut-être que le temps est impossible à contrôler, et infini et ... dangereux.
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