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ISBN : 2747066029
Éditeur : Bayard Jeunesse (25/10/2017)

Note moyenne : 4.92/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Tout commence par un voyage en mer en 1766 sur le Kraken où se joue une pièce de théâtre… Entrez dans cette histoire en images et suivez une grande famille de comédiens, les Marvels, de génération en génération, jusqu’en 1900.
Puis, découvrez, un siècle plus tard, l’histoire de Joseph, échappé d’un austère pensionnat. Le garçon vient chercher refuge à Londres chez son oncle Albert Nightingale. Ce dernier vit dans une étrange maison comme sortie d’un autre mo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
l-ourse-bibliophile
  14 décembre 2017
J'ai retrouvé avec bonheur « un récit en mots et en images », une nouvelle fois émerveillée par la richesse du récit seulement composé de dessins. Ce livre en devient une pure oeuvre d'art. J'ai pris un immense plaisir à côtoyer ses comédiens dans ce magnifique théâtre londonien. Brian Selznick utilise intelligemment des coupures de journaux pour nous donner les seules informations que le dessin ne peut pas nous donner comme le nom des personnages. Seul petit regret : que certains dessins soient parfois un peu cachés par la pliure, rendant certains détails peu visibles.
L'ouvrage est esthétiquement envoûtant. Les gros plans sur les visages sont juste sublimes et d'une belle expressivité. Quant aux décors, ils nous plongent en un clin d'oeil dans un autre univers. En effet, après le musée, Brian Selznick invoque à nouveau des lieux hors du temps, hors du monde avec le théâtre et la maison d'Albert Nightingale. Anciens et éternels, ils sont porteurs de rêves et magie.
L'histoire est à la fois plus complexe et tout aussi touchante que celle du Musée des merveilles. C'est un récit sur la famille et sur notre place dans le monde. Les personnages des deux romans que j'ai lus se sentent différents de leur famille. Rose et Ben, dans le musée des merveilles, étaient des sourds avec des parents entendants et Joseph se sont trop rêveur pour ses riches parents qui sillonnent le monde pour gérer des banques ou occuper d'autres postes dans le genre. Cette thématique de « trouver sa place » me parle énormément car ce sont des questions que je ne cesse de me poser. Voilà pourquoi, à mon avis, j'ai été aussi sensible à ces histoires.
L'un des points qui m'a également énormément touchée dans Les Marvels est la façon dont est traitée l'homosexualité dans ce récit. Si certains personnages sont gays, ce n'est absolument pas le sujet du livre. Les mots « gay » ou « homosexuel » ne sont même jamais écrits (de la même manière que le mot « hétérosexuel » est rarement écrit lorsqu'un roman met en scène un couple composé d'un homme et d'une femme). Deux hommes s'aiment et ce n'est pas plus sujet à discussion que s'il s'agissait d'un homme et d'une femme. Ils ont des problèmes, mais être gay n'en fait pas partie. C'est très agréable et apaisant de lire une histoire où l'homosexualité ne conduit à aucun drame, n'est caution à aucun événement triste. Je ne m'attendais d'ailleurs pas à ce que cela me fasse un tel bien.
Les personnages sont tous plus marvelous les uns que les autres, mais ce qui est aussi magique, c'est que le récit de Brian Selznick s'inspire d'une histoire et d'une maison véritables, Dennis Severs' House, située à la même adresse et que j'ai bon espoir d'aller visiter en janvier. Si tel est le cas, je vous en reparlerai dans mon bilan mensuel.
Derrière cette magnifique couverture violette et or se cache un livre unique et étonnant, traversé par mille émotions, qui révèle un bel hommage à l'imagination, aux histoires, à la magie nichée dans le réel, à l'amour, au deuil et à la famille.
Un dernier mot, dernière tentative pour vous empêcher de passer à côté de cette oeuvre magnifique : lisez Les Marvels.
Lien : https://oursebibliophile.wor..
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Commenter  J’apprécie          30
LoupAlunettes
  10 novembre 2017
La scène s'ouvre sur les origines d'une grande famille du Théâtre depuis 1766.
C'est très émouvant.
Billy Marvel, très jeune garçon que l'on suppose comédien, perd son grand frère lors d'une tempête sur le navire "le Kraken", la scène marine tout aussi supposée sur laquelle les deux se produisaient devant un public captif.
Plus tard, l'image de Marcus Marvel ornera la fresque de la coupole du Royal Théâtre de Londres, comme un ange protecteur des comédiens, symbole inspiré par Billy qui sera "adopté" par la troupe de comédiens.
Apprenant le nouveau métier de machiniste, Billy se montera dans l'âme et le corps, le gardien d'une longue lignée de comédiens sur cette même scène.
Nous voyons donc, nous lecteurs, défiler les générations et le feu sacré se transmettre chez les Marvels, selon les ambitions et les capacités de chacun. C'est très bien amené.
Nous terminons la 1ère aventure avec Léonte, le mouton noir de la famille Marvel, qui ne se trouve pas très doué pour la discipline et se fera chasser par son père pour avoir poser le déshonneur par sa maladresse en public.
Nous basculerons en 1990, après que le jeune Léonte sauve héroïquement son grand-père de l'incendie accidentel du Théâtre.

Comment Brian Selznic va t-il lier le destin des Marvels à celui du nouveau héros Joseph?
1990. le jeune Joseph, fils de parents riches très pris, va fuguer pour retrouver son meilleur ami Blink qui ne se plait pas non plus dans leur pensionnat pour les mêmes raisons.
Sa seule adresse, celle d'un oncle qu'il ne connait pas mais par le biais duquel il espère pouvoir se faire aider pour trouver Blink.
On appréciera la candeur de Joseph qui se sauve contre l'avis parental et espère se faire aider par un adulte responsable pour maintenir la situation.
Mais responsable, l'est-il?
Albert est un excentrique solitaire dont la famille de Joseph ne parle jamais.
Joseph vient bouleverser son quotidien étrangement réglé et le contact va être complexe.
Ce qui est sûr, c'est que Albert va rapidement le renvoyer d'où il vient.
En attendant, Joseph doit se faire discret, ne rien toucher.
Si les gestes de Albert se montrent naturellement affectueux, son attitude est pour le moins étrange, intrigante et sauvage.
Albert dresse sa table et son salon comme si il attendait des invités ou plus exactement de façon dérangée comme ses attendus s'étaient juste absentés.
Les manies cachent un secret qu'il n'est pas près à partager.
Joseph découvre des portraits et photos qui représentent les membres d'une certaine famille Marvel. Joseph et Albert sont tout aussi roux que la famille.
Que peut-il y avoir de non avouable avec les Marvel et avec la propre histoire d'Albert?


Définitivement fan de cet auteur Brian Selznick.
Talentueux sur le roman très très illustré, il nous fait oublier l'épaisseur de ces ouvrages proposés et arrive avec charme à transcender cette compétence graphique par une autre, celle d'inventer de belles histoires.

Les illustrations, qui introduisent le volume vont, comme le texte qui prendra le relais pour le deuxième destin plus tard, raconter une aventure.

Brian Selznick use souvent des mêmes ressources, lier deux histoires à travers le temps et mêler des destins. Mais nous sommes récompensés de deux histoires bien plus que l'idée de mêler deux destins et ça, c'est chouette.
Il rend hommage aussi à chaque fois sur la note du petit drame émouvant à l'art du spectacle, les débuts du cinéma, ceux du théâtre, des spectacle de Prestidigitation.
Nous renvoyons aux excellents "Black Out", "Hugo Cabret", "La Boîte magique d'Houdini".

Quel point fort ces dessins très présents!
L'aventure familiale illustrée, va faire parti des 2/3 du livre et le jeu visuel de découpage des images par l'auteur contribuera à nous immerger dans sa magie de l'émotion.
Il y a de la mise en scène, sur les mains, les visages,les objets, avec des plongées, contre-plongées, des zooms, des modes astucieux de narration discrète par l'utilisation de coupures de presse pour pallier à l'absence de texte.
C'est génial! On a les lèvres qui s'étirent, la larme au coin de l'oeil, les yeux qui s'écarquillent, c'est très riche de niveaux d'émerveillement.
Cela se lit avec plaisir et d'une grande facilité, fluidité.
Juste Bravo! Un bel objet.
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Cacoethes
  08 décembre 2017
C'est très difficile d'exprimer en mots en quoi ce roman m'a bouleversée. Je vais d'abord essayer de dire quelques mots de l'histoire.
On peut d'abord préciser que, malgré titre équivoque, ce livre n'a rien à voir avec les comics Marvel.
La première partie, tout en images, débute en 1766 lors du naufrage du Kraken. Un survivant, Billy, travaille au Royal Theatre de Londres et sera à l'origine de plusieurs générations de grands comédiens, les Marvels. Leur histoire s'arrête abruptement en 1900... et le lecteur la reprend en 1990 avec le jeune Joseph qui s'enfuit de son pensionnat. Il trouve son oncle, un personnage bien mystérieux, dans une maison encore plus mystérieuse qui semble être pleine de magie et, surtout, receler le secret de la famille de Joseph... qu'il est bien décidé à percer, coûte que coûte.
C'est un récit en poupées russes : une histoire dans une histoire dans une histoire. Il nous emmène peu à peu bien autre part où l'on pensait aller... ce qui lui donne une certaine fraîcheur, une modernité et surtout une profondeur inattendue : le roman touche des thèmes très contemporains dont je ne parlerai pas pour ne pas spoiler !
Ce qui m'a particulièrement parlé, je pense, c'est l'idée de la magie dans la réalité, renforcée par la post-face de l'auteur. L'idée que l'on peut créer de la magie partout et que chaque histoire inventée n'en est pas moins « vraie ».
En tant que lectrice persuadée que Poudlard existe « quelque part », tout comme la Comté ou Gwendalavir, cela m'a plu que l'auteur défende ce genre de thèse. Tout comme j'ai été émue par les efforts des personnages pour faire perdurer la magie des choses, ou l'illusion de magie (la différence entre les deux dépend seulement de notre foi, non ?), comme une métaphore de la préservation de techniques artisanales, d'un art de vivre passé, d'un patrimoine.
Les liens entre les marins et les artistes sont un peu la base de ce roman : dans les deux cas, l'intérêt c'est le voyage !
Un très bel objet-livre pour une magnifique histoire, qui fera rêver les plus jeunes comme les adultes.
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NATB
  20 novembre 2017
Je remercie l'équipe Bayard Editions et Babelio pour m'avoir offert deux livres de Brian Selznick, dont son dernier roman "Les Marvels".
Non seulement je découvre une nouvelle expérience de lecture avec le roman graphique et en plus c'est un petit bijou : la couverture du livre est magnifique : bleu nuit et or avec des dorures sur les trois tranches, un joli cadeau.
C'est avec curiosité que j'ai commencé ma lecture, le roman débute en 1766 par des dessins en noir et blanc pour se poursuivre en 1990 par des mots et se termine par des dessins.
Brian Selznick nous raconte une belle histoire pleine de mystères, un mélange entre magique et réel. C'est une expérience de lecture étonnante et riche.J'ai beaucoup aimé les personnages, ils sont très attachants .
Je suis ravie car j'aurai le privilège de rencontrer l'auteur début décembre !
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fdm
  13 décembre 2017
Un grand merci à Babelio et aux éditions Bayard jeunesse pour l'envoi de ce livre et encore plus pour l'organisation de la rencontre avec Brian SELZNICK. Je ne connaissais pas l'univers de cet auteur et je suis tombée sous le charme.
Brian SELZNICK est un dessinateur hors pair et il écrit également des contes magnifiques.
Ce livre comprend une première partie d'environ 400 pages de dessins en noir et blanc racontant l'histoire d'une famille de comédiens ; puis vient un conte racontant l'histoire d'un adolescent qui s'enfuit de son pensionnat pour retrouver son oncle, qu'il ne connait pas, à Londres et tenter de découvrir l'histoire de sa famille. Enfin, quelques pages de dessins terminent l'histoire.
Tout m'a plu dans ce livre, les dessins, le conte, les thèmes subtilement abordés comme le théâtre, la famille, mais aussi , avec beaucoup de délicatesse, l'homosexualité et le sida qui a frappé tant de personnes dans les années 80 et 90.
Magnifique découverte d'un livre surprenant et d'un auteur curieux, intelligent, extrêmement doué et ,ce qui ne gâche rien, fort sympathique.
Vous l'aurez compris, c'est un gros coup de coeur.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile   14 décembre 2017
- Marcher le long de ce fleuve, c’est comme marcher sur un chemin chargé d’histoire, dit-il. C’est comme feuilleter un recueil sans fin d’histoires oubliées. Mais il y a d’autres évènements qui attendent d’être racontés et qui seront oubliés un jour, eux aussi. Quoi qu’il en soit, tout cela est enfoui sous vos pieds, en ce moment.
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l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile   14 décembre 2017
« Joseph regarda de nouveau Frankie, stupéfait de voir à quel point il avait déjà approché certains éléments de l’histoire sans la connaître. Les mots « Ou bien on voit, ou bien on ne voit pas » lui étaient apparus comme un avertissement, mais peut-être étaient-ils une incitation à aller plus loin, finalement.
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CacoethesCacoethes   08 décembre 2017
Parfois ils étaient envahis par un étrange sentiment tandis qu’ils dévoraient les pages : les mots semblaient soudain se dissoudre, et ils se retrouvaient au cœur d’Oz, de Narnia, des Andes, de l’Afrique, où tout était réel, pénétrant, vivant.
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NATBNATB   20 novembre 2017
-Un jour, j'ai joué Lady Capulet dans Roméo et Juliette.C'était dans une école de garçon, où il n'y avait pas de filles.
-Oui, c'est une vieille tradition.Ensuite, Billy m'a appris que quand les théâtres ont été édifiés aux XVIIIe et XIXe siècles, des marins aidaient à les construire et à les équiper du système qui permettait de monter et de descendre les décors.Tu savais ça ?
-...Parce que les marins n'avaient pas peur de monter tout en haut, qu'ils savaient utiliser les cordages et faire des noeuds ?
-Exactement.Tu as bien écouté.C'est pourquoi il y a dans le vocabulaire théâtral anglais des mots qui sont empruntés à ceux de la marine.
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NATBNATB   20 novembre 2017
Si j'avais eu des cieux les étoffes brodées,
Ciselées de clarté aux lueurs d'or et d'argent,
Etoffes bleues et sombres, étoffes estompées
De la nuit et du jour et du jour déclinant,
Ces étoffes je les étendrais sous tes pieds :
Mais je suis pauvre, et je n'ai rien d'autre que mes rêves;
Alors j'ai étendu mes rêves sous tes pieds;
Que ton pas soit léger, tu marches sur mes rêves.
W B Yeats
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Videos de Brian Selznick (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brian Selznick
Entretien avec Brian Selznick à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com, le 1er décembre 2017. L'occasion de revenir avec lui sur son oeuvre, dont les livres 'Le Musée des merveilles' et 'Les Marvels' (publiés chez Bayard Jeunesse).
Un grand merci à Fabienne Gondrand pour la traduction.
Les pages des livres : https://www.babelio.com/livres/Selznick-Le-Musee-des-merveilles/693590 https://www.babelio.com/livres/Selznick-Les-Marvels/999255
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