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ISBN : 1090648510
Éditeur : Critic (18/09/2015)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Promu sergent dans le nord de l'Argentine, Esteban Pantoja s’apprête à fêter son avancement en compagnie de sa femme et de sa fille. Pour eux, ce soir-là, tout va basculer… Adela est serveuse dans un bar de nuit de La Paz. Un boulot comme un autre, en attendant mieux. Depuis quelques mois, elle se bat contre des visions qui la hantent jour et nuit. Ils s’appellent Sergio, Kamila, Federico et Diego. Ils sont jeunes, ils ont la vie devant eux. La vie… et un énorme con... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  26 octobre 2015
Merci Babelio, merci Masse Critique et surtout merci aux éditions Critic !
J’avais arrêté le polar il y a pas mal de temps pour cause d’overdose de séries policière à la télé, conjuguée que rien de ce que je lisais dans le genre ne sortait du mot (j’ai de très mauvais souvenir de quelques Tom Clancy, et les Da Vinci Code like m’ont laissé de glace, du coup le dernier polar bien que j’ai lu c’est "Millenium"…). Du coup quand j’ai vu que les éditions Critic dont je trouve le travail formidable proposait un polar en opération Masse Critique, je me suis jeté dessus !

Le début m’a fait un peu peur : chapitres de quelques pages seulement, une prose simple faite de phrases courtes qui donnent une impression de faux rythme ronronnant, un braquage qui tourne mal, une jeune femme qui a des visions, un homme des bois amazonien, quatre enfants découvrant un mystérieux sarcophage métallique… J’ai eu peur qu’on tombe dans tous les travers des scenarii de téléfilms français, mais non en fait on suit un chouette cahier des charges qui transforme tout ça en plaisant page-turner… (Oui alors maintenant avec les sas à double porte et vu qu’il n’y a plus d’argent dans les banques à part le distributeur protégé par une cartouche d’entre, les histoires de braquage requièrent de ma part une forte suspension d’incrédulité)
L’usage d’un vocabulaire espagnol est plutôt pour faire style, et j’ai eut l’impression que l’intrigue et les personnages était facilement transposable à n’importe quel continent, et que quelques la progression du récit était un peu faciel voire artificielle, mais mine de rien l’auteur connait bien son affaire : christianisme, paganisme, syncrétisme, Espagnols, Incas, Aymaras, métissage, salar d’Uyuni, El Camino de la Muerte, pampa, altiplano, jungle amazonienne, crimes du présent et crimes du passé… La quête de vengeance du sergent Estavan Pantoja prend l’allure d’un road movie nous faisant voire du pays avant de rejoindre la quête de vengeance du vieil Antonio, tandis que peu à peu les mystères se dévoile avec les malheurs de la pauvre Adela et les enquêtes administrative de l’idéaliste mais résolue Amanda.
Les magouilles des grandes multinationales américaines,

Alfredo Stroessner, le caudillo paraguayen,

La « guerra sucia », l’Opération Condor et les sombres heures de la dictature argentine…

Il faut savoir que tout cela a été cautionné et encouragé par les Chicago Boys qui ont écrit noir sur qu’« il vaut mieux une bonne dictature de droite qu’une mauvaise réforme de gauche », et ces derniers sont aujourd’hui à la tête des multinationales, des banques mondiales, de nombreux Etats et des institutions internationales… Vous êtes prêts/prêtes pour revivre les années 1930 ? Parce qu’on peut vite y revenir hein… VDM et MDM !!!
Bon j’ai retiqué à la fin

Ça fait quand même un peu nanar des familles, mais on peut aussi un voir une horreur médicale à la David Cronenberg (brrr), et c’est plutôt pas mal compensé par une fin nihiliste dans le plus grand style « noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir. »…

Cela se lit facilement, cela se lit rapidement et on passe un bon moment. Pas de la haute littérature certes (et après tout je m’en tamponne un peu le coquillard de la haute littérature), mais de l’agréable littérature populaire, l’équivalent d’une bonne série B de deuxième partie de soirée… Et moi j’adore les séries B de deuxième partie de soirée, donc la collection thriller des éditions Critic m’attend à bras ouverts ! (les autres collections aussi, d’ailleurs… blink)
Lien : http://www.portesdumultivers..
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Aela
  01 novembre 2015
Je viens de découvrir ce livre par une critique Babelio et j'ai été passionnée par cette lecture. L'auteur, Christophe Semont est encore peu connu. Il est ingénieur de formation et a beaucoup voyagé et par ce livre, il nous fait voyager au travers de l'Amérique latine, Argentine et Bolivie essentiellement.
Des pays qui ont eu une histoire difficile, marqués par des dictatures dans les années 70, dictatures qui se sont appuyées partiellement sur le "savoir-faire" d'anciens nazis, réfugiés après la guerre sur ce continent (exemple: Klaus Barbie qui a travaillé pour le dictateur bolivien Hugo Banzer.)
Le héros de ce roman est un jeune sergent qui voit sa famille assassinée lors d'un braquage à Buenos Aires. Très vite, il se rend compte que l'enquête piétine.
Il va donc mener l'enquête en free lance, en s'associant avec une jeune juriste qui travaille à Buenos Aires pour la Commission d'éclaircissement sur les activités nazies, le président Menem ayant décidé d'ouvrir les archives des institutions du pays relatives à la présence d'anciens nazis en Argentine.
Cette enquête va se révéler rapidement "explosive" car elle met en cause de nombreux responsables, tant politiques qu'économiques comme certaines compagnies internationales américaines qui ont utilisé des moyens particulièrement "musclés" pour chasser les Indiens de leurs terres.
Le livre nous ramène donc aussi au moment de l'opération Condor qui a eu lieu en 1975 et qui a été menée conjointement par les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay et dont le but était d'extirper la " menace communiste".
Ce livre se dévore, il mêle enquête policière et investigation politique.
L'auteur nous montre ses connaissances du terrain et les références à la géographie de ces pays sont toujours bien amenées.
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LunaZione
  28 octobre 2015
J'ai été très étonnée quand les éditions Critic m'ont proposé de découvrir ce livre : bien que j'apprécie leur univers (#poucelevé pour le sable de sang) et que j'avais adoré les nouvelles de Chistophe Sémont découvertes via les éditions House Made of Dawn (La malédiction de Chango et La nina blanca), je n'avais encore jamais été en contact avec eux... Bref, je les remercie de tout coeur pour m'avoir envoyé ce roman que j'ai beaucoup apprécié !
J'ai aimé voyager de nouveau en Amérique du Sud aux côtés de Christophe Sémont : l'auteur est vraiment un guide hors-pair qui semble connaître ces pays, leurs coutumes et leurs habitants sur le bout des doigts. Avec lui, on entre tout de suite dans une atmosphère moite et dangereuse : rien ne s'est encore produit que l'on est déjà sur le qui-vive !
L'histoire m'a beaucoup plu : jusqu'à la fin, on ignore totalement ce qui se passe en réalité. Personnellement, les pistes que j'avais échafaudées étaient loin de la vérité même si de bons indices sont fournis tout au long du roman... J'ai beaucoup aimé ce mystère dense créé par différents évènements tous plus horribles les uns que les autres.
Le grand final m'a également beaucoup plu : il est assez grandiose et nous mène sur des chemins que l'on préfère habituellement éviter. Personnellement, j'aime beaucoup ce genre de fin que je trouve très crédible : ce n'est pas forcément ce que l'on a envie de lire mais ça ressemble davantage à la vie. La conclusion est aussi belle que perturbante : je m'en doutais mais ça m'a tout de même mise mal à l'aise.
Les différents personnages sont intéressants mais pas forcément sympathique : ils ont globalement tous ce côté torturé et blasé de la vie. On sent qu'ils sont en pleine détresse psychologique et tout près du gouffre alors, même si Esteban met toute la volonté du monde pour retrouver les meurtriers de sa famille, il n'en reste pas moins en deuil.
Personnellement, j'apprécie assez ce genre de personnage mais ça ne facilite pas notre identification personnelle avec eux... Après, il est vrai aussi que Soleil noir reste un roman très court, écrit presque comme une nouvelle, ce qui permet d'avoir ce genre de personnage sans créer trop de distance avec les lecteurs.
J'étais assez curieuse de découvrir l'univers de Christophe Sémont en "roman" : les bons nouvellistes ne font pas forcément de bons romanciers et, du coup, je n'étais pas totalement sereine avant de me lancer dans cette lecture. Me voici donc rassurée ! J'ai passé un excellent moment avec Soleil noir : l'écriture de l'auteur est dynamique, sombre et pleine d'assurance. Encore une fois, je me suis laissée guidée par ses mots et ai vraiment profité de son histoire.
Un roman surprenant et sombre.
Lien : http://lunazione.over-blog.c..
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Maks
  26 juillet 2016
Soleil noir est un petit thriller sans prétention, il commence sur les chapeaux de roue avec un braquage de banque en Argentine et va se poursuivre dans une course folle (et très dangereuse) dans la forêt Amazonienne de Bolivie afin d'essayer de découvrir à quoi rime certaine activité liées aux nazis réfugiés en Amérique du Sud (La bande de savants fou de Joseph Mangele, Klaus Barbie etc...). Les personnages principaux parmi les "gentils" ne sont pas particulièrement attachants, ils sont même plat.
L'écriture elle est simple et faite de cours chapitres, rien d'extraordinaire mais pas désagréable non plus.
Action, action et action sont les maîtres mots de cette histoire, on n'a que peut de temps pour respirer ce qui fait défiler les pages.
Sans être le thriller de l'année j'ai tout de même passé un bon moment.
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Clair-De-Lune
  03 octobre 2015
Je tenais grandement à remercier Babelio et les éditions Critic pour cet envoi.
Voilà un roman pas super long mais c'est 260 pages bien remplies. Oui, je le dis dès le début : j'ai apprécié Soleil noir.
Le lieu de l'action se déroule en Amérique Latine. Bonjour la chaleur. C'est un récit où l'ont suit plusieurs personnes. Il y à Esteban, un promu sergent mais suite à un braquage qui tourne en bain de sang, sa vie va suivre une route bien différente de celle qu'il était prêt à gravir. Adela, qui à des sortes d'hallucinations étranges. Un groupe de jeunes qui ont tous moins de 15 ans et qui découvre avec effarement une caisse en pleine jungle. Et la découverte de l'intérieur va aussi changer leurs vies. À Antonio, qui vie dans cette jungle et qui va aussi découvrir cette caisse. À Amanda, une ex de Esteban. Et d'autres gens. Ils vont tous être dans la même histoire alors qu'ils ne se connaissaient pas avant. Un point en commun ils auront mais personne n'en voudrait. Eux, ils ont pas le choix, malheureusement pour eux et heureusement pour nous, lecteurs et lectrices.
L'histoire est intéressante. Elle est bien racontée, bien écrite. Les chapitres sont courts mais à chaque fin de chapitres, on ne peux s'empêcher de vouloir lire la suite à tout prix. Il se passe toujours quelque chose qui nous pousse à ne pas fermer le livre. Il faut le voir comme un "page turner". le suspens et l'envie de la découverte sont toujours au rendez-vous. On navigue entre les différents points de vues des personnages chapitre après chapitre alors on à pas tout de suite la suite des points de vues, ce qui fait que je n'ai pas lâché le bouquin des mains. Les protagonistes sont attachants.
Je m'attendais à une intrigue avec un serpent destructeur au fin fond de la jungle car la quatrième de couverture parle justement de serpent avec même une citation et le début du roman commence aussi avec un serpent. Mais pas du tout ! On en est même très loin. On vise les nazis, les expériences folles et la folie des humains sur ce qu'ils sont capable de faire avec leurs envies les plus dingues pour notre espèce. Plusieurs passages sont assez violents. J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur. Les descriptions des paysages, l'ambiance générale, les coins visités, les personnages, l'intrigue, c'est bien écrit, ce qui facilite encore plus notre lecture. La fin bouscule bien. On reste pas sur sa faim. C'est un élément que je regarde de plus en plus dans les livres et avec Soleil noir elle n'est pas décevante.
Après des années à avoir suivi leurs vidéos de leurs blog sur leurs coups de coeur des éditions Critic car oui, ils ont une magnifique librairie à Rennes, c'est le premier roman que je lis de leurs éditions et ça donne envie de lire le reste de leurs catalogue.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   04 juillet 2017
Dès son arrivée au pouvoir en 1954, Stroessner a mis le pays à feu et à sang. Il n’avait qu’une seule obsession : purger le Paraguay de tous les communistes. Guérilleros ou intellectuels, il les mettait tous dans le même panier. Et le panier, il le brûlait. Pour ce faire, il s’appuyait sur la police et l’armée, mais aussi sur des consultants étrangers, d’anciens militaires pour la plupart, qui s’occupaient de former les services secrets du pays aux méthodes anti-insurrectionnels, techniques d’interrogatoire et autres luttes antiguérillas. Et tout ça, presque vingt ans avant le Plan Condor, c’est dire s’il avait de l’avance…
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AlfaricAlfaric   28 juin 2017
La psychologue avait insisté pour qu’il aille se recueillir sur les deux tombes. Se confronter physiquement à la mort de sa famille l’aiderait à tourner la page. C’était, paraît-il, un travail de reconstruction nécessaire.
Il se surprit à sourire.
Qui avait dit qu’il voulait reconstruire quoi que se soit ? Il s’était juré de ne pas se présenter devant Maria et Lucia sans avoir coincé les salauds qui leur avaient arraché la vie, dût-il pour cela les traquer en enfer.
C’était tout ce qu’il lui restait : la vengeance. Cette petite flamme ténue qui ne s’éteignait jamais. Elle le guiderait à travers les ténèbres qu’il s’apprêtait à traverser.
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AlfaricAlfaric   25 juin 2019
Nous étions au début des années soixante-dix. La United Fruit Company et AMK-John-Morell convergeaient pour former la United Brand Compagny. La plus important firme bananière du monde était alors assez puissante pour influer la plupart des gouvernements d’Amérique latine et s’approprier des dizaines de milliers d’hectares de terres fertiles, quel qu’en soit le prix. Leur appétit ne connaissait aucune limite. Ils lorgnaient sur les terres des paysans au Guatemala, en Bolivie et au Honduras. Tous les moyens étaient bons. Ils achetaient tout ce qu’ils pouvaient et prenaient le reste de force.
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AlfaricAlfaric   23 octobre 2015
- Le gouvernement n’agit pas pour améliorer les choses ?
- Pour cela, il faudrait de l’argent… Quand il y en a, il va d’abord dans la poche des politiciens. Le pays est corrompu, malade de son propre système. Les ressources ne manquent pas pourtant : de l’argent, du gaz, du bois… Mais elles sont exploitées par des entreprises étrangères, rien ne reste ici. Un mendiant assis sur un trône d’or, voilà ce qu’est la Bolivie – ce qu’elle a toujours été…
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MaksMaks   25 juillet 2016
Le vieil homme suivit la direction indiquée par la fille. Il ne tarda pas à déceler les contours sombres de l’immense caisse.
Même à plusieurs mètres, il en émanait une odeur puissante, écœurante. Jamais il n’avait rien senti de tel. Il pressa un mouchoir contre son nez et avança.
Le spectacle qui s’offrit à lui était au-delà de tout ce qu’il avait pu imaginer. Les portes du conteneur vomissaient un flot de cadavres pourrissants. Ceux qui tenaient encore debout semblaient impatients de se frayer un chemin vers l’extérieur.
Cette vision dépassait l’entendement et allait le hanter longtemps.
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Un livre fantastique signé Christophe Semont, aux éditions House Made Of Dawn
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