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ISBN : 2221156668
Éditeur : Robert Laffont (12/03/2015)

Note moyenne : 3.3/5 (sur 10 notes)
Résumé :
C'est la Chandeleur. Deux amies, que je n'ai pas vues depuis plusieurs mois, viennent passer l'après-midi chez moi. J'ai préparé des crêpes, on a ouvert une bouteille de cidre. Tout pourrait être tranquille, une partie de cartes ou simplement bavarder, mais je les sens ailleurs.
Très vite, la cocaïne s'invite au centre de la discussion.
Elles racontent comment elle était bonne, le premier dealer qui n'est pas venu, l'argent qu'elles se doivent. Je ne d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
bbtiz
  02 mai 2017
"Les paillettes se posent sur mes pupilles et c'est en aveugle que j'avance, illuminée nuit après nuit, sans avoir l'idée qu'un jour je finirai par griller." La claque. Quand j'ai commencé ce roman, je m'attendais à un témoignage à la "moi, Christiane F. 13 ans, droguée, prostituée", une histoire tragico-toxo-dramatique, que j'allais lire vaguement émue mais incapable de m'identifier aux personnages, tellement ils auraient été aux antipodes de moi, ma vie, mes amis. Mais loin de l'enfant en mal-être qui se coupe de la société et se pique, tombant dans une sorte de contre-société, Juliette "l'anti héroïne" de ce roman se croit jeune, belle et s'imagine la vie devant elle, pleine de belles surprises. Elle nie sa toxicomanie en y voyant quelque chose de festif et de mondain, elle nous entraîne derrière elle dans des fêtes aux quelles on a déjà assisté soi-même, nous montre des gens qui nous ressemblent mis à part qu'ils "tapent" comme elle dit. Son récit est une vraie claque, car loin d'être une personne à la vie et au style différent du mien, elle est quelqu'un que j'aurai pu rencontrer, avec qui j'aurai pu sortir. La banalisation de sniffer plutôt que de se piquer, le côté "discret" de la dépendance et des effets physiques de la "C." rend l'addiction transparente à un oeil non averti.
L'écriture est assez neutre, avec cependant de très jolies tournures de phrases, qui permettent de donner par moment une touche de douceur, de poésie, ce qui coupe la violence du récit. Mais c'est chaque fois une poésie très noire, qui illustre bien la souffrance de Juliette...
Parlant de l'addiction de son amoureux, qu'elle pense être l'homme de sa vie, pour qui elle se dit prête à mourir: "Ça ne me concerne pas, point." À ce moment du récit j'ai du reposer le livre. Les émotions étaient trop forte j'ai pleuré. Pourtant c'était un passage comme un autre, elle racontait de façon détaché la chose. Mais cette phrase m'a mise face à un gouffre de solitude tel que je n'ai pu qu'en ressentir une profonde pitié, compatir à l'isolement dans lequel la blanche avait poussé cette petite fille, au point qu'elle se sente attachée à quelqu'un dont finalement elle ne partage rien, pas la vie, juste des traces de poudre qui leur coupe tous sentiment...
Maintenant que je referme ce récit, terminé et que je médite, je ne peux qu'admirer le courage qu'il aura fallut pour parler, pour témoigner. Et me dire que je surveillerai de plus près mes amis pour leur tendre la main s'ils tombent dans ce bourbier.
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FRANGA
  03 octobre 2015
un témoignage intéressant, pour ceux qui connaissent la cocaïne, pour ceux qui ne la connaissent que de nom, comme un danger potentiel pour leur entourage, parce qu'eux sont persuadés qu'ils n'y toucheront jamais...
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philarmonic
  07 mars 2017
Les deux premiers chapitres (tres courts) nous font entrer dans ce récit poignant, réaliste et non-moralisateur. La jeune Juliette découvre la vie, le monde du travail, Paris, l'amour et la cocaine. Magnifique ouvrage plein d'émotion. Bravo pour cette belle plume!

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noid
  16 août 2015
Un témoignage épidermique. Suffisant pour faire peur aux enfants trop aventureux?
Hélas, tellement focalisé sur la cocaïne qu'il fait passer l'héroïne au second plan. Dommage.
Lien : http://noid.ch/c-la-face-noi..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
FRANGAFRANGA   23 septembre 2015
L'être humain perçoit de façon atténuée les douleurs de son voisin, en réduit les supplices. Quand une personne raconte sa rupture, sa dépendance, son mal-être, l'autre se prend systématiquement à faire une comparaison, à évaluer la souffrance et à dédramatiser sa situation. Personne dans mon entourage ne comprenait mon chagrin.
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philarmonicphilarmonic   07 juillet 2015
"Alors qu’on vient de finir de dîner en tête à tête et que le vin fuse dans mon sang, là, assise sur le bout du canapé, quand il sort le pochon, qu’il aligne les lignes, que sa carte tapote la poudre, là, alors que personne ne me voit sauf lui, là, à cet instant, alors que j’en ai irrésistiblement envie, il m’en propose. Mes yeux brillent, mon cœur bat. Très fort."
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rkhettaouirkhettaoui   28 février 2019
Il existe tant de mots pour la décrire et en parler sans crainte. Au fil du temps, une relation intime, courtoise, se tisse entre elle et nous. Elle sera Blanche. L’initiale C. Petite coco. Le lien s’affirme, devient charnel. Poudre. Coke. On l’adore, jusqu’à oublier de l’appeler comme il se doit, par son vrai nom : cocaïne.
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philarmonicphilarmonic   07 mars 2017
Je bois pour oublier l’envie, pour finalement en avoir encore plus envie. L’alcool appelle la cocaïne, comme le café appelle la cigarette. Il suffit d’un verre, et c’est la catastrophe : j’ai les méninges qui tournent en boucle, des réflexions démesurées sur le sujet me vampirisent toute la soirée. Quand c’en est trop, je saute dans un taxi, ivre et triste de me découvrir ainsi.
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rkhettaouirkhettaoui   28 février 2019
Si je suis venue à Paris, c’est dans l’espérance de quitter la province à jamais. Comme si plus rien ne me retenait et que désormais tout m’attendait. J’espère croiser ici ces grandes figures qui peuplent mes rêves. J’espère devenir chic comme ces femmes qui flânent, naturelles, juchées sur dix centimètres de talons. J’espère être acceptée, puis estimée un jour.
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Vidéo de Lolita Sene
Lolita Sene parle de "C., La face noire de la blanche" Partie 1
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