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EAN : 9782922145519
367 pages
Editions Alire (01/09/2005)
4.12/5   432 notes
Résumé :
Il s'appelle Yannick Bérubé, il a vingt-trois ans, il est séquestré au 5150, rue des Ormes, dans la ville de Montcharles, et c'est pourquoi il a décidé d'écrire son histoire.

Or, si son récit débute par une banale chute à bicyclette, la suite bascule rapidement dans l'horreur, car la famille qui le retient prisonnier est loin d'être normale : Jacques Beaulieu, le père, est un psychopathe qui ne jure que par le jeu d'échecs et qui se prend pour le dern... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
4,12

sur 432 notes
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Foxfire
  13 février 2018
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un thriller. Il y a quelques années, j'étais assez friande de ce genre de lectures à sensations et puis je me suis lassée. Trop de romans qui se ressemblent, l'impression que beaucoup d'auteurs utilisent des ficelles et des recettes, trop de facilités... Malgré cette lassitude, je reste ouverte et j'étais intriguée par ce roman et son auteur dont j'ai entendu du bien. Grâce à Do (merci à toi) j'ai donc pu découvrir "5150 rue des Ormes".
Cette histoire de séquestration s'avère un quasi huis-clos très efficace. Sénécal est indéniablement un page-turner, j'ai bouffé "5150 rue des Ormes" en à peine 2 jours. Une fois commencé, impossible de le lâcher. Ostie de bouquin !
La dimension psychologique de Yannick, le prisonnier, est intéressante. Sa descente aux enfers est bien menée. On le voit progressivement sombrer dans la folie, ça se fait par petites touches, pas trop brutalement, c'est crédible. Quant à la famille Beaulieu, elle est très bien campée, chaque membre avec son identité et sa personnalité propre. le patriarche rejoint sans peine le panthéon des barjos psychopathes les plus réjouissants.
"5150 rue des Ormes" tient à la fois du thriller et du roman d'horreur et c'est sans doute cet aspect qui m'a particulièrement plu, notamment les petites touches qui évoquent les contes ou encore le personnage d'Anne qui donne un côté quasi-surnaturel au récit. Et j'ai particulièrement apprécié la façon dont les échecs sont utilisés dans le roman. C'est original, pertinent et astucieux.
Le roman a tout de même un défaut non négligeable, on ne s'attache absolument pas aux personnages, à aucun d'entre eux. Même Yannick m'a laissée indifférente. J'avais envie de connaitre la suite de l'histoire mais sans que le destin de Yannick ne me touche d'une quelconque façon. Peu m'importait qu'il meurt ou qu'il s'en sorte.
"5150 rue des Ormes" ne restera sans doute pas gravé dans ma mémoire mais c'est un bon divertissement qui procure ce qu'on est venu chercher, tension, suspense, insomnie et ongles rongés.
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verobleue
  24 mars 2015
A la foire du livre 2015 de Bruxelles, le Québec était à l'honneur. Les avis enthousiastes sur Babelio m'avaient donné envie de découvrir Patrick Sénécal, auteur de romans d'horreur et de thrillers J'ai ainsi pu me procurer tous les poches de cet écrivain canadien que certains critiques comparent à Stephen King. 5150, rue des Ormes est son premier roman publié en 1994.
Yannick Bérubé, 23 ans, étudiant en littérature, découvre Montcharles, une petite ville où il vient de s'installer. Il s'y promène en vélo. En évitant un chat, il chute. Blessé légèrement, il s'arrête devant la première maison d'un cul-de-sac de la rue des Ormes pour téléphoner car son vélo est inutilisable. le propriétaire l'invite à désinfecter sa blessure. Sa femme lui suggère d'aller à la salle de bain de l'étage. Mais dans la maison, Yannick voit quelque chose qu'il n'aurait pas dû voir. Il est retenu contre son gré dans cette maison où vivent 4 personnes : Jacques Beaulieu, le propriétaire, taximan, obsédé par la justice et les échecs, sa femme Maud, très croyante et très soumise envers son mari. Ils ont deux filles, Michelle, 16 ans, et Anne, 10 ans, handicapée, muette et apathique.
Pour retrouver sa liberté, le propriétaire lui impose un marché : Yannick doit le battre lui, Jacques Beaulieu, aux échecs.

Ce thriller est raconté à la première personne. D'abord à travers la voix de Yannick, qui raconte sa séquestration. Ensuite via Maud Beaulieu, la femme du propriétaire et des morceaux de son journal intime. On apprend ainsi comment le couple s'est rencontré, comment leur relation a évolué, ce qui éclaire le lecteur sur leur situation .
Ce livre nous plonge dans un huis-clos à l'atmosphère oppressante et angoissante. Au fur et à mesure, on veut savoir. Difficile de lâcher avant la fin car le comportement de Yannick l'entraîne dans une situation surréaliste, absurde et démente. On aimerait l'aider à s'en sortir. Malheureusement, Yannick n'en fait qu'à sa tête et nous entraîne dans son cauchemar.
C'est vivant, haletant et énervant !
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NicolaK
  14 mars 2022
J'avais longtemps délaissé la littérature canadienne et je me suis rattrapée, d'abord avec Patrick Senécal, puis avec un autre dont je vous parlerai ultérieurement.
Nous suivons donc Yannick, d'abord à vélo, puis par terre où le jeune homme choit après avoir voulu éviter un chat, c'est déjà moins exaltant, surtout s'il nous vient l'idée saugrenue de nous faire recueillir par une famille pas comme les autres, mais bon, nul ne peut prévoir ce qui se passe derrière une porte close. En l'occurrence, la famille qui vit au 5150 rue des Ormes est tellement accueillante qu'elle vous adopte de suite. Ah oui, Jacques et Maud sortent vraiment de l'ordinaire, c'est juste vous qu'ils ne laissent plus sortir.
Peu d'auteurs arrivent à nous tenir en haleine dans un huis-clos, surtout sur près de 370 pages. L'auteur relève brillamment le défi en nous proposant un roman qu'on ne referme qu'après l'avoir fini.
L'atmosphère est anxiogène au possible, on en oublie presque de respirer. Nous traversons toutes ces épreuves avec lui, au-travers d'un journal intime, donc bien entendu rédigé à la première personne du singulier. Bingo, on est dans la peau de Yannick et on observe les agissements de ses tortionnaires. Ses émotions nous transpercent, entre sa colère, sa rage, ses espoirs de trouver une issue, son désespoir de n'en pas trouver qui le font plonger dans des abîmes de détresse bien compréhensibles.
Mais Maud aussi écrit son journal, ce qui nous permet de comprendre les raisons pour lesquelles elle est aussi soumise à son mari, véritable marionnette et prisonnière aussi, quand on y réfléchit. Ça n'excuse pas tout, certes, mais voyager dans son esprit est un sacré périple également, et quand Jacques sombre dans la folie, elle n'a pu que le suivre, aussi inconcevable que ce soit. Mais bon, s'étant mariée très jeune, fortement marquée par la religion, elle a juste changé de dieu si l'on peut dire. Quant aux deux gamines, elles ne sont pas en reste, mais n'ont rien connu d'autre, donc...l'une est violente, l'autre muette.
Les passages sur la partie d'échecs est particulièrement réussie. Seul moyen pour Yannick pour sortir de là, la gagner. Heureument que ce n'est pas à moi que c'est arrivé, parce que mon niveau aux échecs... bref passons. En tout cas, ce jeu prend vite une place prépondérante dans le récit, et curieusement, des liens entre les deux hommes se tissent. Yannick en est tellement obsédé qu'il ne cherche même plus à s'échapper. Il veut gagner la partie. Il n'y peut rien, ça l'obsède.
Un livre qui doit être lu, donc. Pas de temps mort, un suspense et une ambiance à couper au couteau, un final magistral... Il faut un moment pour s'en remettre et c'est quelque chose que je dis rarement. À dévorer de toute urgence si vous ne l'avez pas lu.
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book-en-stock
  11 avril 2018
Un huis-clos plein de mystère et une partie d'échec pour le moins saugrenue voire horrifique.
Un étudiant découvre à vélo la ville où il va faire ses études. Un chat le fait chuter devant une maison un peu à l'écart rue des ormes. Il frappe à la porte pour appeler un taxi, entre et se retrouve séquestré dans cette maison.
Je souhaitais lire cet auteur et mon choix s'est porté sur ce titre qui a attendu pas mal de temps dans ma PAL, avant d'être choisi lors d'une « pioche dans ma PAL »… L'occasion était là de plonger dans l'univers du thriller-horreur, étiquette qui me freinait.
Le début du roman est tout à fait correct, on entre peu à peu dans l'ambiance, le texte nous dévoile les lieux et les personnages. Vers la moitié du roman, je commençais à me demander où était cette réputation d'horreur, je trouvais que cela manquait un peu d'action : le huis-clos se poursuit longtemps, c'est assez psychologique mais pas saisissant au point de m'ôter tout ennui. Par contre, la dernière partie du livre rattrape tous les retards, comble les attentes et fait dans le 100% horreur et écoeurant !!! Un peu comme une bombe à retardement qui explose soudain ! N'étant pas très adepte de ce genre de lecture, j'ai pris pas mal de recul dans cette lecture, n'essayant pas trop d'imaginer les dernières scènes qui n'épargnent rien.
J'ai apprécié l'écriture de Patrick Senécal : une intrigue bigrement bien construite, il sait nous surprendre jusqu'au bout. Les expressions québécoises parsemées le long du texte donnent une valeur ajoutée à l'ensemble.
Une belle découverte même si je ne suis pas certaine de retenter l'aventure ; c'est le genre qui ne me convient pas, en aucun cas la plume de l'auteur, entendons-nous bien !!
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Tatooa
  16 novembre 2015
Bah, voilà, le Cavalier Senécal avec son "5150 Rue des Ormes" rejoint au panthéon des huis clos infernaux le Roi King et son "Misery", et la Reine Giebel et son "Les morsures de l'ombre".
Un bouquin inlâchable. Un style impeccable, une plongée en enfer et en folie lancinante, envoûtante.
Je ne suis arrivée à le lâcher qu'au début. Quand on se dit que, finalement, Beaulieu n'est pas si fou que ça, tant que Yannick semble rester le même. Sauf que ce n'est que le début, et peu à peu, la descente au sous-sol devient inéluctable, incontrôlable et carrément fascinante.
Si on n'éprouve que peu d'empathie et de compassion pour les personnages de Senécal, la force de ce roman réside dans la fascination morbide qu'on éprouve à côtoyer cette famille de dingues.
Car elle est cohérente, cette famille. Logique et soudée, à sa façon. Une façon de fous. Tellement cohérente qu'on comprend ce qu'il se passe pour l'otage malgré lui. C'est tellement bien fait que pour ma part, j'ai rien à dire de négatif sur ce bouquin, que j'ai fini en apnée...
Je peux pas dire que ce soit un coup de cœur tellement c'est tordu, mais c'est vraiment du grand art.
A réserver aux amateurs de plongées en eaux troubles très très profondes et noires...
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
balrogbalrog   12 octobre 2013
Ce n'est pas une adolescente de seize ans que j'ai devant moi, mais une entité noire. Elle a beau s'entourer de rouge dans sa chambre, c'est le noir qui émane d'elle. Pas le noir du Mal, non...Le noir du vide, le noir qui avale tout et que rien ne peut altérer...Le noir que l'Homme, depuis le début des temps, s'efforce de repousser par de vaines lumières et de délimiter par de dérisoires balises, mais qui sera toujours là, quelque part...parce qu'il est fondamental.
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balrogbalrog   13 octobre 2013
La folie est un mot passe-partout utilisé pour qualifier quelque chose qu'on ne comprend pas.
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LudiliLudili   25 septembre 2010
Pour la première fois de ma vie, je ressens réellement cette obscure, cette incontrôlable émotion...Celle qui cloue votre coeur et arrache des morceaux de votre âme...J'ai peur.
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Mimosa022Mimosa022   21 juin 2014
Si je m'en sors (Seigneur ! juste écrire ces cinq mots est tellement terrifiant...), je ne suis pas convaincu du tout que je tiendrai à ce qu'on lise ce que j'aurai écrit.
Je n'écris pas ceci pour quelqu'un.
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TatooaTatooa   16 novembre 2015
Depuis quelques jours, j'ai l'inquiétante impression de décrocher, de décoller, de me détacher de l'idée que je me faisais du réel... ça ne me rassure pas du tout. Il est donc temps d'écrire. Le crayon me servira peut-être d'ancre pour que je ne dérive pas trop...
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Vidéo de Patrick Senécal
Les auteur·rice·s qui par­ticipent à ce cabaret cul­tivent l'énigme, inven­tent des mon­des, créent des cli­mats qui tan­tôt envoû­tent, tan­tôt glacent le sang. Lais­sez-vous entraîn­er dans un univers où tout peut arriver!
Avec: Catherine Côté, Auteur·rice Catherine Leroux, Auteur·rice Fanie Demeule, Auteur·rice Jonathan Reynolds, Auteur·rice Patrick Senécal, Auteur·rice Raphaëlle B. Adam, Auteur·rice Audrée Wilhelmy, Auteur·rice Véronique Marcotte, Animateurrice Guido del Fabbro, Musicien·ne
Livres: L'avenir Abîmes Brébeuf Plie la rivière Highlands Flots Servitude
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