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ISBN : 2922145514
Éditeur : Editions Alire (01/09/2005)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 252 notes)
Résumé :
Il s'appelle Yannick Bérubé, il a vingt-trois ans, il est séquestré au 5150, rue des Ormes, dans la ville de Montcharles, et c'est pourquoi il a décidé d'écrire son histoire.

Or, si son récit débute par une banale chute à bicyclette, la suite bascule rapidement dans l'horreur, car la famille qui le retient prisonnier est loin d'être normale : Jacques Beaulieu, le père, est un psychopathe qui ne jure que par le jeu d'échecs et qui se prend pour le dern... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
greg320i
  01 novembre 2015
Ha Sacre ,Enfin, le voici, ,
- Mais qui ?
-Ha, Ha, le voilà !
- Mais quoi ??
- Tabarnak, le Sénécal, mon gars ! ,'vec son criss de 5150 rue des Ormes de dieu.. pas fichu de le trouver avant désolé ..
M'en aura donc fallu du temps, du courage et du vent sous les ponts à attendre sa calvaire de venue, didiouu.. Pire que le p'tit pépère Noël un soir de 24 décembre .
Un fantasme de lecture pour moi depuis longtemps,las de ne point pouvoir atteindre sa plume, bien trop haute -géographiquement parlant- pour moi .
Fort heureusement, patience est mère de vertu comme le dise les sages. ( mais à savoir qui est le père ,,)
Alors mon cadeau d'halloween, crois-moi ben que j'l'ai festoyé en charmante compagnie : La fête de l'horreur est une tradition avec six-trouilles et beaucoup de chandelles chez moi , pensez-vous .
, Bref , pas de pépin, le copain Patrick s'en vint enfin le jour de la Toussaint dans mon répertoire, oh Ciboire!
T'aura donc ben mieux de m'écouter, mon ostie de critique alors si tu veux voir c'que j'en pense de tout ça .
Le parler local, ça m'est plutôt égal ,me dérange pas, m'en contrefout comme d'une guise , ou plutôt ' j'm'en Crisse ' comme il disent.
Car on s'habitue à tout voyez-vous. Déjà à l'époque de mes premiers émois horrifique avec le King, ce Stephen là jurer comme un charretier. Faut croire que ça en devient une bien vilaine tradition le parler-mal .
Je ne suis ni pour , ni contre, mais disons que ça éloigne les bien pensants et effraye parfois les bonnes mères de famille, dommage pour eux .

Retour en ces lieux , 5150 rue des ormes .
J'ai retrouvé la piste !
Jai ouvert mon bel ouvrage noir et blanc signé de l'éditeur Guy Saint Jean flambant neuf, déniché pour trois sous avec une chance inouï et inoubliable .
C'est dire si c'en a valu la peine de s'être mis martel en tête . Ouaip .
Mortel je dirai même .
Un souvenir donc mémorable mais pas forcément inoubliable .
- Est-ce croyable ??
- Et pourtant très chers, je crains bien que ce soit le cas ..
- Pourquoiiiii...
Difficile à dire, mais sobre comme un jeune étudiant -l'auteur n'ayant alors en 1994 que 27 ans- j'ai l'impression nette et confuse que les excuses au manque d'horreur de 5150.. soit dû à un manque de bouteille . Un premier jet timide comme un puceau . L'ado déjà adulte révélant ses aptitudes littéraire et son attitude volontaire à nous prouver ses qualités mais censurant le roman de son talent encore trop latent d'hémoglobine et de trombines écorchés..
Pourtant il y avait de quoi ..
.
Enfin quoi , Patrick , muscle ton jeu ! Va s'y mieux que ça.. Ose, montre ce que t'a au milieu de tes,, hem pardon ..l'emportement de lire une 'presque horreur'.
Manque de beurre dans les épinards, de cette once de pinard qui aurait peut-être décoincé l'histoire fuyante, par moment flasque et molle dans son formol .
De son format écrit sous forme de journal, je n'ai aucun mal , non , mais si sage, si répétitif par certaines formules.. ainsi la mère et son agaçant en-tête 'Louange à toi seigneur et Béni-tous ceux que j'aime ,,' édité dans son journal intime secret . Le père et son enrageant entêtement de justice, "car cela est Juste", "Je suis juste" , "les échecs sont Juste" , "justice", "Justes" ; ,,
argh. juste trop pour moi !!
Et ces personnages donc, ..
Disons le tout net : Je n'est aimé personne dans 5150 rue des Ormes .Aucun hommes ni femmes .
Pas un seul protagoniste,,, que ce soit le père 'juste' ,,nooooon ! Hum, donc ' 'suffisamment' présomptueux et naïf pour croire que les Echecs c'est la vie ( Stephan Zweig, sort de ce corps !) et soit-disant capable d'interpréter le rôle de justicier sans trace ni effusion de ses crimes au grand jour , le véritable titre 'méchant' n'est lui est donc pas vraiment attribuer. Impossible. Pas assez vorace ni rageur .Un comble que l'on ne peut que souhaiter pourtant dans les bonnes et horribles histoires qui réclame force et rage avec courage.
A fuir aussi le héros Yannick Bérubé, simplet comme un gamin, d'une telle ignorance en ses chances de fuites -hésitant, repoussant, revenant !- que l'évidence de son évasion est au final sabordé avant même d'y croire.
Maladroit qui plus est comme un pied ...
Je lui aurais moi même mis des claques tant son inaptitude à fuir la maison maudite est béante . Pourtant ses chances,, mais non , à croire que sa place à la fin de l'histoire reste encore celle qui lui est dû et hautement mérité.

Alors là je dis, chapeau Papa Senécal , si le roman se veut odieux c'est bien gagné, j'ai détester tout le monde. Une horreur ici somptueuse;,
Même ta sacrament de petite effrontée de Michelle ,teigneuse et orgueilleuse, pourtant ici parfaite dans son contre emploi de fille-à-haïr que Yannick aussi ne pourra que subir .
La mère ? A tuer trois fois, rien à tirer . D'une naïveté qu'elle ne mérite pas de passer les chapitres indemne. Quel dilemme donc que le lecteur n'est pas le pouvoir d'assassiner les personnages ou d'en violenter un peu plus certains.
Au final de mon résumé ..
5150, rue des Ormes reste la première pépite , l'engouement qu'on lit pour s'initier au style Québécois et la curiosité de s''ouvrir à la manière dont on distillent outre frontière l'horreur .
A savoir ,la manière de tromper habilement son lecteur à l'aide de petits moyens et d'autres méthodes .
Travaillé en thriller , 5150..passe lentement et répulsivement, entrainant en douceur son lecteur dans une angoisse ici ou là.
Calvaire psychologique et acharnement thérapeutique des situation sous-jacente de la terreur.

L'auteur n'en reste pas moins bon joueur ( d'échecs ? ) , ne révélant injustement qu'au compte goutte une page par jour de l'auto-journal de son Héros. Un suspense habile mais terrible pour les nerfs du lecteur
Cruel . Mais nécessaire .
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verobleue
  24 mars 2015
A la foire du livre 2015 de Bruxelles, le Québec était à l'honneur. Les avis enthousiastes sur Babelio m'avaient donné envie de découvrir Patrick Sénécal, auteur de romans d'horreur et de thrillers J'ai ainsi pu me procurer tous les poches de cet écrivain canadien que certains critiques comparent à Stephen King. 5150, rue des Ormes est son premier roman publié en 1994.
Yannick Bérubé, 23 ans, étudiant en littérature, découvre Montcharles, une petite ville où il vient de s'installer. Il s'y promène en vélo. En évitant un chat, il chute. Blessé légèrement, il s'arrête devant la première maison d'un cul-de-sac de la rue des Ormes pour téléphoner car son vélo est inutilisable. le propriétaire l'invite à désinfecter sa blessure. Sa femme lui suggère d'aller à la salle de bain de l'étage. Mais dans la maison, Yannick voit quelque chose qu'il n'aurait pas dû voir. Il est retenu contre son gré dans cette maison où vivent 4 personnes : Jacques Beaulieu, le propriétaire, taximan, obsédé par la justice et les échecs, sa femme Maud, très croyante et très soumise envers son mari. Ils ont deux filles, Michelle, 16 ans, et Anne, 10 ans, handicapée, muette et apathique.
Pour retrouver sa liberté, le propriétaire lui impose un marché : Yannick doit le battre lui, Jacques Beaulieu, aux échecs.

Ce thriller est raconté à la première personne. D'abord à travers la voix de Yannick, qui raconte sa séquestration. Ensuite via Maud Beaulieu, la femme du propriétaire et des morceaux de son journal intime. On apprend ainsi comment le couple s'est rencontré, comment leur relation a évolué, ce qui éclaire le lecteur sur leur situation .
Ce livre nous plonge dans un huis-clos à l'atmosphère oppressante et angoissante. Au fur et à mesure, on veut savoir. Difficile de lâcher avant la fin car le comportement de Yannick l'entraîne dans une situation surréaliste, absurde et démente. On aimerait l'aider à s'en sortir. Malheureusement, Yannick n'en fait qu'à sa tête et nous entraîne dans son cauchemar.
C'est vivant, haletant et énervant !
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Tatooa
  16 novembre 2015
Bah, voilà, le Cavalier Senécal avec son "5150 Rue des Ormes" rejoint au panthéon des huis clos infernaux le Roi King et son "Misery", et la Reine Giebel et son "Les morsures de l'ombre".
Un bouquin inlâchable. Un style impeccable, une plongée en enfer et en folie lancinante, envoûtante.
Je ne suis arrivée à le lâcher qu'au début. Quand on se dit que, finalement, Beaulieu n'est pas si fou que ça, tant que Yannick semble rester le même. Sauf que ce n'est que le début, et peu à peu, la descente au sous-sol devient inéluctable, incontrôlable et carrément fascinante.
Si on n'éprouve que peu d'empathie et de compassion pour les personnages de Senécal, la force de ce roman réside dans la fascination morbide qu'on éprouve à côtoyer cette famille de dingues.
Car elle est cohérente, cette famille. Logique et soudée, à sa façon. Une façon de fous. Tellement cohérente qu'on comprend ce qu'il se passe pour l'otage malgré lui. C'est tellement bien fait que pour ma part, j'ai rien à dire de négatif sur ce bouquin, que j'ai fini en apnée...
Je peux pas dire que ce soit un coup de cœur tellement c'est tordu, mais c'est vraiment du grand art.
A réserver aux amateurs de plongées en eaux troubles très très profondes et noires...
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Steamkeupon
  13 mars 2015
Patrick Senécal est un auteur qui m'a été conseillé par une Babeliotte, Siabelle, habitant Montréal.
La Foire du Livre de Bruxelles approchant et, vu que c'était le Québec en invité d'honneur, je m'suis dit que ce serait trop bête de passer à côté.
Hop ! Ni une ni deux, je me rends sur place (aaah la vue de ces piles de livres, de cette odeur d'encre et de papier!!!!) et direction le pavillon québecois. Vu que je n'ai jamais de chance avec les auteurs, je rate Patrick Senécal d'une vingtaine de minutes (je suis maudit!!!) et donc je pioche 2 de ces ouvrages, dont celui-ci.
Le roman fait 367 page et se lit vite, trop vite.
Une fois commencé, vous ne pouvez plus vous arrêter, vous êtes aspiré dans cette folie, cette horreur tapie au coeur d'une maison situé dans un quartier banale d'une petite ville. Les événements s'enchaînent et vous êtes témoins impuissant des agissements d'une famille en apparence normale et de leur dernière victime.
L'histoire est racontée en alternance de 3 points de vue : celui de la victime, celui de la femme (via son journal intime) et un point de vue « extérieur » qui nous décrit certains événements se déroulant hors de la maison. Plutôt sympa comme manière de présenter les chose.
Les personnages sont bien typés (le mari est un vrai psychopathe bipolaire, la femme une bigote naïve et complètement soumise, la fille encore moins nette que ses parents et le Jeune, la victime un peu neu-neu) et leurs psychologies se découvrent et se développent au fil du récit. J'avoue que j'ai eu parfois du mal avec le caractère, la personnalité du jeune « otage ». de temps en temps je l'aurais bien secoué ou mis une bonne claque pour le réveiller, pour le secouer. Mais peut-être était-ce le but rechercher par l'auteur...
Et ce que j'ai apprécié par dessus tout, c'est que tout au long de cette descente aux Enfers, je n'ai pas arrêté de me projeter à la place de ce jeune séquestré par les cousins lointains de Charles Manson (ou de la famille Firefly pour les amateurs de films d'horreur et de Rob Zombie en particulier). Je sais, c'est tordu, mais à chaque fois que j'avais envie de hurler « mais pourquoi tu ne bouges pas, pourquoi tu n'agis pas maintenant !! », une petite voix me soufflait « ok, mais si tu étais à sa place, aurais-tu vraiment agit autrement ? ». Car oui, c'est aussi là tout le génie de Senécal : il nous fait réfléchir à notre propre façon d'agir face à de tels événements. Il est facile de se dire « oh moi à sa place j'aurais fait telle ou telle chose » mais... l'aurait-on vraiment faite ?
On a comparé ce roman à « Misery » de Stephen King. Ok pour le huis-clos anxiogène à souhait mais là s'arrête la comparaison à mon sens. La psychologie des personnages du King est assez différente de celle de Senécal même si elle la rejoint en substance (perte de la notion du bien et du mal, de la réalité pour les bourreaux, instinct de survie pour les victimes).
Ceci dit, c'est le premier roman de Senécal et même si à certains moments une certaine lenteur vient alourdir, ralentir le récit, le comparé à une chef-d'oeuvre de Stephen King est déjà un exploit !
Et même si la fin n'est pas celle que j'aurais imaginée, elle reste d'une noirceur implacable.
Livre à conseiller ? Plutôt oui !
Auteur à suivre ? Et comment !
Next one ? « Les 7 jours du Talion ».
+ Lire la suite
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balrog
  30 octobre 2013
Voici un huis-clos très satisfaisant, qui n'est pas sans rappeler un certain "Misery" de S.King.
Yannick Bérubé est retenu en otage par une famille de barjo et il veut à tout prix se faire la tangente...La tache ne sera pas aisée pour lui, car le chef de famille l'a emmené sur un terrain de jeu difficile à quitter....
C'est le deuxième Senécal que je lis, et franchement, je ne suis pas déçu par ses histoires, ni par sa prose. Cet auteur est une sorte de S.King francophone.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
balrogbalrog   12 octobre 2013
Ce n'est pas une adolescente de seize ans que j'ai devant moi, mais une entité noire. Elle a beau s'entourer de rouge dans sa chambre, c'est le noir qui émane d'elle. Pas le noir du Mal, non...Le noir du vide, le noir qui avale tout et que rien ne peut altérer...Le noir que l'Homme, depuis le début des temps, s'efforce de repousser par de vaines lumières et de délimiter par de dérisoires balises, mais qui sera toujours là, quelque part...parce qu'il est fondamental.
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balrogbalrog   13 octobre 2013
La folie est un mot passe-partout utilisé pour qualifier quelque chose qu'on ne comprend pas.
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fleurdusoleilfleurdusoleil   25 septembre 2010
Pour la première fois de ma vie, je ressens réellement cette obscure, cette incontrôlable émotion...Celle qui cloue votre coeur et arrache des morceaux de votre âme...J'ai peur.
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Mimosa022Mimosa022   21 juin 2014
Si je m'en sors (Seigneur ! juste écrire ces cinq mots est tellement terrifiant...), je ne suis pas convaincu du tout que je tiendrai à ce qu'on lise ce que j'aurai écrit.
Je n'écris pas ceci pour quelqu'un.
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TatooaTatooa   16 novembre 2015
Depuis quelques jours, j'ai l'inquiétante impression de décrocher, de décoller, de me détacher de l'idée que je me faisais du réel... ça ne me rassure pas du tout. Il est donc temps d'écrire. Le crayon me servira peut-être d'ancre pour que je ne dérive pas trop...
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