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EAN : 9782896152490
342 pages
Editions Alire (03/11/2016)
3.97/5   197 notes
Résumé :
Il s’appelle Michaël Walec et il rêve de publier un roman noir – un bon, un vrai ! Alors depuis trois ans, le soir, après avoir donné ses cours de français aux détenues de l’Établissement Joliette pour femmes, il bûche sur son manuscrit. Et quand il visite les Salons du livre, il se dit que, un jour, lui aussi fera partie de la grande famille des écrivains.
Mais depuis quelque temps, alors qu’il s’acharne à réécrire les scènes pivots de l’intrigue, force lui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
3,97

sur 197 notes
Un écrivain en mal d'inspiration, Michael et une détenue qui tue sans émotion, Wanda.

Un duo improbable dont les destins vont devenir indissociables.

Michael, l'écrivain de romans noirs, nous amène dans les coulisses de la création littéraire, tout en nous faisant partager le petit monde littéraire québécois. Sénécal va même jusqu'à glisser de vrais auteurs dans sa galerie de personnages.

Wanda, en prison pour meurtre va devenir la « muse » de l'écrivain. Pour le meilleur et pour le pire.

J'ai tourné frénétiquement les pages de ce roman car j'ai retrouvé le Patrick Sénécal des grands jours. Cet auteur a le pouvoir de vous embarquer et vous fait le coup du grand huit émotionnel !

Autant, son précédent roman m'avait un peu déçu (Faims), autant celui-ci m'a enthousiasmé.

Un Sénécal en pleine forme pour un bon roman noir à la croisée d'un MISERY ou de LIAISON FATALE, qui m'a fait frémir.

Lien : https://labibliothequedejuju..
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Bon, faut que j'essaie de faire une belle critique pour rendre hommage à l'un de mes auteurs fétiches.
Mais tout ce que j'ai écrit pour l'instant c'est plate.
Le chien de mon voisin n'arrête pas d'aboyer alors pour se concentrer c'est pas facile.
J'ai découvert Patrick Senécal en 2006 avec son roman fantastique "Sur le seuil", expérience réitérée l'année suivante avec trois de ses thrillers : les sept jours du talion, le passager ...
Il est vraiment en train d'utiliser sa câlisse de perceuse en pleine soirée ? Ostie d'enfoiré qui se gare toujours devant ma sortie de garage ...
... et 5150, rue des Ormes. Mais ce sont "Aliss" et "Le vide" qui l'ont propulsé au rang d'auteur préféré, dans mon subjectif classement intérieur.
Bon là c'est plus possible. Musique techno à fond qui accompagne en ryhme mon début de migraine.
Il me semble avoir une hachette dans la remise. Je reviens tout de suite.

* * *

Le calme est enfin revenu. Je suis à peine éclaboussé.
Où en étais - je ?
Ah oui, L'autre reflet. le roman 2016 de Senécal a pour thème l'inspiration littéraire par le meurtre et la torture.

Michaël Walec ( MW ) est écrivain amateur. Il a un certain talent mais il lui manque le petit quelque chose qui fera de ses thrillers noirs des romans à succès.
Ce petit quelque chose il le trouvera par hasard en la personne de Wanda Moreau ( WM ), emprisonnée pour meurtre. Professeur de français, il dispense son savoir dans l'établissement pénitencier pour femmes de Joliette. Son activité consiste principalement à corriger les fautes de grammaire et d'orthographe des courtes et maladroites nouvelles rédigées par les détenues participant à son cours.
L'histoire de Wanda a beau être dépourvue de style, elle y décrit son propre meurtre avec tant de force et d'éléments concrets que Michaël va s'en inspirer pour parfaire une scène de meurtre de son propre roman. Plagiat ? Il se refuse à raisonner ainsi. Après tout c'est sa propre écriture qui insuffle à cette scène charnière l'énergie transformant son petit polar en chef d'oeuvre du genre.
Après d'autres modifications toujours inspirées par les confidences de Wanda, son roman "Sous pression" verra le jour sous sa forme quasiment définitive. Et il est tellement bon qu'il a toutes les chances de trouver un éditeur.

Très court résumé de la première partie ( MW et WM ) dans lequel le lecteur fait donc rapidement connaissance avec un homme marié, futur papa, heureux en ménage et sur le point de concrétiser son rêve. Un homme qui serait presque attachant s'il n'y avait pas ce côté irritable aussi prononcé. C'est quelqu'un qui est facilement agacé, toujours sur la défensive quand on lui parle de son roman en cours, qui est énervé tant par le vélo du voisin traînant sur sa propriété que par l'auteur de fantasy déguisé en chevalier lors de son dernier salon du livre en tant que lecteur.
Wanda voudra-t-elle se venger ou le faire chanter pour le vol de ses histoires ? Tiendra-t-elle à l'inverse à devenir la muse de cet écrivain quitte à commettre d'autres atrocités ? Michaël constera-t-il que pour confirmer son talent naissant il devra se salir les mains afin de décrire à la perfection ce que ses personnages, victimes et bourreaux, ressentent ? Ce sont les différentes questions qu'on se pose après les premiers chapitres. N'importe comment, on sait que ça va dérailler.

Lire un Senécal, c'est embarquer dans un TGV en sachant que dès les premières pages il va y avoir quelques secousses et que le train va accélérer de plus en plus, que les heurts seront de plus en plus violents, jusqu'à ce qu'on se prenne un mur à 400 km/h. On a beau anticiper une partie des évènements, on ignore qui, quand , comment et on ressort de ces derniers de plus en plus abasourdis, chancelants, en attendant un final qui nous laissera KO.

On retrouve des thèmes chers à l'auteur à nouveau : le pouvoir, la famille, le quotidien. Il fait même une allusion rapide à Faims, son précédent livre ( lors d'un entretien, un auteur doit dire ce qu'il pense des meurtres ayant eu lieu à Kadpidi ).
Et surtout le vide - cette notion si chère à l'écrivain - est de nouveau présent. C'est lui qui caractérise le plus Wanda. A la recherche d'émotions, elle ne ressent rien la majorité du temps.
( "Mais non, je ne suis pas un monstre ! Si je ressentais du plaisir ou de la satisfaction, ou n'importe quoi, oui, je serais un monstre sadique ! Mais je ressens rien !" )

Quant au thème du double / du reflet / du miroir, il est omniprésent.
"Pis, à un moment donné, on va se rencontrer au centre, comme si on arrivait devant un miroir. Devant un reflet, très proche de nous, à la portée de la main."
Les initiales WM et MW qui se confondent sautent évidemment aux yeux. L'écriture à quatre mains est cependant ici incomparable à celle de Nicci French, Camut / Hug ou Preston / Child.
"Deux mains féminines, douces, mais maculées de sang, se posent sur les siennes et guident ses doigts sur le clavier."
On a également le pseudonyme. Michaël devient Mike, c'est plus accrocheur comme nom d'auteur. Alors on pense évidemment à La part des ténèbres de Stephen King et à son duo Thad Beaumont / Georges Stark. Mike représente-t-il une sorte de double maléfique ? Mais il ne faut surtout pas s'arrêter au héros écrivain et à ses différentes identités. Ca ne paraît pas très original et pourtant jamais je n'avais lu d'histoire présentée sous cet angle là.

En tant que lecteur, la sensation est même assez vertigineuse. En effet, L'autre reflet est construit exactement comme le serait un polar noir de Mike Walec, avec des passages clés de plus en plus atroces et révoltants qui sont les principaux supports de toute l'histoire. Cet effet miroir est tellement bien construit que le lecteur ne sait plus forcément s'il est en train de lire du Senécal ou du Walec.

Parce que pour couronner le tout, il y a beaucoup de Senécal dans le personnage de Walec. L'auteur de Hell.com s'est indubitablement projeté dans son héros romancier. Et ça ne s'arrête pas à l'ancien professeur de littérature né à Drummondville devenu écrivain de thrillers ( aux scènes particulièrement horribles ) puisque tous les deux participent également à des conférences, des interviews radiophoniques ou télévisuelles, et à des salons du polar. Et fréquentent les mêmes auteurs dans leur entourage professionnel.
J'ai mis beaucoup de temps avant de réaliser qu'en toile de fond, derrière le clavier sur la couverture, il s'agissait d'un salon du livre. Sans doute parce qu'on ne les assimile pas souvent à des lieux effrayants.
Vous changerez peut être d'avis.
En 2013 Senécal participait à un projet intitulé "L'Orphéon" avec son conte allégorique Quinze minutes. Avec quatre autres auteurs ils ont écrit cinq histoires différentes se déroulant dans le même immeuble, dans lequel les différents protagonistes de chaque récit se croisent, dialoguent, interfèrent. Les cinq livres pouvant ainsi se lire indépendamment et formant pourtant un tout cohérent. Je l'évoque parce que les quatre auteurs qu'a côtoyés Senécal notamment à cette période sont présents dans L'autre reflet : Roxanne Bouchard, Geneviève Jannelle, Véronique Marcotte et Stéphane Dompierre.
Stéphane Dompierre qui propose d'ailleurs à Mike Walec de participer à son second recueil de nouvelles érotiques. J'ignore s'il est réellement question d'un second recueil à venir mais Senécal a en tout cas participé au premier, Nu, avec sa nouvelle "Baise fondatrice".
("Pendant une quinzaine de minutes, les deux collègues discutent de choses et d'autres jusqu'à ce que Dompierre demande à Michaël s'il a envie de se joindre au second collectif de nouvelles érotiques qu'il est en train de préparer" )
On croise aussi d'autres auteurs québécois édités par A lire ( François Levesque, Jean-Jacques Pelletier ), la même maison d'édition que Senécal.
Ou encore India Desjardins, qui est à l'origine du recueil "Cherchez la femme" dans lequel Senécal a également publié une nouvelle.
Premier livre du challenge littérature québécoise, il s'avère être aussi une vraie mine d'or pour faire connaître les auteurs canadiens francophones.

Senécal, s'il égratigne par moments l'industrie du livre, s'efforce aussi de rendre à la littérature d'horreur et de thriller ses lettres de noblesse ( "On ajoute que le tout est écrit dans un style soigné, littéraire, et c'est justement cette adéquation entre l'horreur crue et la prose très travaillée qui fait de ce bouquin une oeuvre unique" ).
Mais l'autre reflet est surtout un roman qui aborde ce qu'on est prêt à faire pour connaître le succès, la notoriété, et pour la conserver.
Puissance et folie peuvent elles cohabiter ?

Livre amoral difficile à lâcher, terriblement malin, vaguement plus sage cependant que certains de ses prédécesseurs, je ne peux que vous conseiller la lecture de ce nouveau Senécal avec mon objectivité très relative. En tout cas j'en suis ressorti lessivé, mal à l'aise ... et j'ai adoré ça !
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« Peu importe ce qu'on écrit, on parle toujours un peu de soi. »

Que va laisser Michaël de lui-même dans ce roman noir qu'il tente d'écrire?

Michaël enseigne dans un établissement pénitencier pour femmes à Joliette au Canada et rêve d'être écrivain. Il se voit déjà en haut de l'affiche mais peine avec les scènes de violence de son roman. Sa rencontre avec l'une des détenues, Wanda, une ex-meurtrière incapable de ressentir la moindre émotion, va être un électrochoc.

Le début était prometteur, bien rythmé et laissait planer de nombreuses questions et ambiguïtés. Et puis, c'est parti en brioche…

C'est parti en brioche entre autres parce que le personnage central, Michaël, m'a lassée avec ses tergiversations si peu en phase avec son tempérament excessivement égocentrique. Ses périodes de pseudo remords (trop redondantes) m'ont paru totalement décalé. Il n'est d'ailleurs pas très perspicace pour un auteur de thriller. Il a toujours un temps de retard dans ses questionnements. Bref, il sonne faux. J'ai lui ai préféré le personnage de Wanda (la détenue). Elle est certes alcaline, froide et machiavélique, mais elle tient la route, elle suit son implacable logique.

C'est aussi parti en brioche à cause des scènes de meurtres. Elles sont tout simplement écoeurantes ! J'ai bien conscience qu'étant donné le scénario, l'auteur se devait de marquer le coup mais rien à faire, ça m'a paru surfait, trop téléguidé, de la violence pour la forme en quelque sorte.

Même le thème de l'écrivain à la recherche de son inspiration est abordé de manière superficielle. Je m'étais imaginé que le processus de création serait quelque peu développé mais en fait, on est plus dans un décorum, dans les paillettes du showbiz, la promotion commerciale, le top des ventes.

En revanche, j'ai apprécié l'approche amorale. de plus, l'écriture, sans être très élaborée, est alerte et émaillée d'expressions québécoises qui apportent une fraicheur tout à fait sympathique. Ça, j'ai « trippé » ! Mais l'ensemble reste assez décevant, trop éloigné de mes attentes. Heureusement, j'ai pu échanger autour de cette lecture avec Siabelle. Ça m'a permis de l'égayer !
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Où un auteur de romans noirs trouve-t-il ses idées? Comment peut-il décrire avec tant de réalisme des meurtres horribles? Comment peut-il entrer ainsi dans l'esprit de personnages abjects? S'inspire-t-il de crimes réels ou bien… serait-ce parce qu'il y a une profonde noirceur cachée au fond de l'âme de l'écrivain?

Le thème de l'auteur tourmenté n'est pas nouveau dans le roman noir, pour n'en citer qu'un, plusieurs livres de Stephen King mettent en scène un écrivain. Mais ce qu'on trouve moins souvent, c'est ce qui se passe après la publication : être assis dans un salon du livre et attendre anxieusement, et attendre longtemps, alors que personne ne se présente à sa table de signatures. C'est peut-être alors envier un collègue devant qui patiente une longue file de lecteurs. Ce pourrait être la générosité de certains auteurs et la complicité entre gens du métier, mais aussi la jalousie et les petites mesquineries d'un petit milieu. Et que dire du dilemme du commerce du livre : est-ce que j'écris ce qui me plait ou bien si je dois me compromettre pour « vendre » davantage?

Dans ces décors de salons du livre, Sénécal fait plusieurs clins d'oeil au milieu littéraire, en nommant bon nombre d'auteurs québécois, poussant la perversité jusqu'à ajouter le nom des animateurs télé qui s'intéressent à l'édition et à ses célébrités. Mais rassurez-vous, ces personnages réels échapperont au funeste destin des victimes expiatoires du roman…

Un bon Sénécal, mais sans aucune touche de fantastique, mais avec quand même une bonne dose d'horreur. Nul doute cependant que les fans qui liront le livre n'oseront plus l'interroger sur ses sources d'inspirations…

Mais si je vous retournais la question : en tant que lecteur de polars, qu'est-ce qui fascine tellement dans ces histoires horribles? Serait-ce aussi le reflet d'un recoin sombre de notre psychisme?
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« Elle n'a donc pas vraiment de talent littéraire. Ce qu'elle a, c'est le vécu ! Et c'est bien ce qui est injuste ! Car lui, il a le talent ».

C'est en compagnie de mon amie Cricri124 qu'on décide ensemble de lire « l'autre reflet », je veux lui faire découvrir l'univers de l'auteur Patrick Senécal, que j'apprécie beaucoup. Je ne suis pas certaine de ce titre pour lui faire connaître mais comme j'ai lu beaucoup de ses livres, je n'avais plus beaucoup de choix.

On fait la connaissance des deux protagonistes Wanda et Michaël. On va les suivre tout au long de leurs quêtes, Wanda est une détenue et Michaël enseigne la littérature à la prison. C'est ainsi que leurs routes se croisent. Elle ne ressent pas ses émotions et il ne sait pas écrire de vraies scènes qui baignent dans l'horreur. Michaël est loin de se douter ce qui va se passer après sa rencontre avec Wanda quand elle va sortir de cet établissement.

L'auteur Patrick Senécal nous plonge dans le milieu québecois, on croise aussi certains artistes connus et on mentionne les vrais noms des médias. On retrouve des références dont il est très habile de nous transmettre.

« Il fallait qu'on se rencontre, c'était notre destin... Mais ensemble, tout est possible. Ensemble, on peut créer la vie et la mort ».

C'est une bonne lecture, je ne suis pas happée comme j'aurais aimé l'être, l'ambiance est très sombre, l'écriture est puissante, l'auteur Patrick Senécal nous présente bien son histoire, il sait très bien jouer avec nos deux protagonistes, on ne se préoccupe pas du sens moral, il respecte très bien sa thématique.

L'auteur Patrick Senécal maintient bien le lecteur car tu es curieuse de suivre Wanda et Michaël. Au cours des événements, on se rend compte que Wanda va tout faire pour que Michaël réalise son but le plus cher mais c'est à quel prix ? On semble évoquer que tout peut être acceptable pour écrire le meilleur des romans noirs. Même Michaël le découvrira, que l'écrivain peut devenir vite son propre ennemi.

« C'est bien, Michaël, articule une voix féminine derrière lui. T'as compris. Tu convertis ta souffrance en art. Comme tout grand auteur ».

On s'y laisse entraîner malgré la noirceur même si on trouve parfois des longueurs ainsi que certains passages qui sont très dérangeants. Et le petit plus, c'est le journal de Wanda, j'aime le concept sur l'écriture. Il reste que c'est un bon moment de lecture, je crois même que c'est pour un public averti car je me suis sentie très éprouvée et pourtant j'ai l'habitude de ce genre de lecture. C'est un auteur dont j'affectionne beaucoup ses livres dans l'ensemble.

C'est super mes échanges avec ma complice Cricri124, je suis très contente de le lire avec toi, nos partages sont toujours très intéressants autour de notre livre. C'est à mon tour, j'invite donc à aller lire son beau billet.

Siabelle
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec
14 novembre 2016
En plus d’avoir un don pour créer la tension et le suspense, Patrick Senécal leur propose dans son nouveau roman, une petite incursion dans le processus créatif, le monde des auteurs, l’écriture et l’univers des salons du livre.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
On passe pas nos journées à errer en attendant d’être touché par la Grâce ou de ressentir une pulsion incontrôlable pour créer… Non : on respecte un horaire rigoureux, on se plante devant notre ordinateur et on travaille! Et si rien ne sort, on reste assis là et on se botte le cul jusqu’à ce qu’on trouve quelque chose.

(Alire, p. 283)
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- Le milieu littéraire est sûrement la dernière institution culturelle qui est restée pure.
Elle ricane en s'étirant.
- Et c'est exactement son problème ! Un écrivain qui vend trop, c'est louche ! Créer des produits dérivés à partir d'un roman, c'est méprisable ! Faudrait que le monde de l'édition s'ouvre un peu plus à la réalité d'aujourd'hui ...
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Trop de gens croient qu'ils peuvent écrire maintenant ; trop d'apprentis écrivains se pensent bons. Même ceux qui ont été refusés par tous les éditeurs sérieux sont convaincus qu'ils sont incompris, et ils veulent tellement être lus qu'ils se publient eux-mêmes ou, pire, ils acceptent de payer de leur poche des éditeurs profiteurs.
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En effet, mis c'est la façon la plus romantique, la plus poseuse, celle qui fait de bonnes entrevues et qui mythifie l'auteur, mais ce n'est pas la vraie façon de parler. La vraie, c'est celle-ci: écrire c'est un job, comme n'importe quel autre job. On passe pas nos journées à errer en attendant d'être touché par la Grâce ou de ressentir une pulsion incontrôlable pour créer....Non: on respecte un horaire rigoureux, on se plante devant notre ordinateur et on travaille ! Et si rien ne sort, on reste assis là et on se botte le cul jusqu'à ce qu'on trouve quelque chose. Et ce qui rythme notre emploi du temps, c'est pas la disponibilité de nos personnages, mais le nombre de mots qu'on veut atteindre par jour, ou le nombre d'heures qu'on s'oblige à abattre. Et quand on écrit, on parle pas avec un protagoniste qui existe pas, on s'engueule pas avec lui parce qu'il refuse de nous obéir: on bûche, on réfléchit, on construit la meilleure scène, on peaufine notre personnage, on clarifie la narration, et on décide ! Et tout vient de nous. Sinon on est pas des auteurs mais des schizophrènes.
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