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ISBN : 2922145662
Éditeur : Editions Alire (28/03/2003)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 238 notes)
Résumé :
Il s'appelle Bruno Hamel, il a trente-huit ans et il est chirurgien. Avec sa petite famille - Sylvie, sa conjointe, et Jasmine, sa fille de sept ans -, il habite Drummondville et, comme tous les gens heureux, il n'a pas vraiment d'histoire. Jusqu'à ce que Jasmine, par un bel après-midi d'automne, soit violée et assassinée. Dès lors, l'univers de la famille Hamel bascule.

Mais lorsque la police arrête le meurtrier, un terrible projet germe dans l'espr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
Domi_V
  06 mai 2014
Sous le soleil d'octobre encore agréablement chaud, vous balayez les feuilles d'automne pour en faire un gros tas. En souriant, vous pensez à votre fille de sept ans qui -grand plaisir pour elle, simple petit bonheur pour vous- va se laisser tomber dans cet amoncellement de couleurs chatoyantes quand elle va rentrer de l'école...
Sauf qu'elle ne rentrera plus jamais de l'école...
Un monstre d'homme a mis fin à cette jeune vie en éclosion et cela de la façon la plus ignoble !
Alors, après le désespoir, l'envie bientôt irrépressible, vous prend, vous pousse, vous exhorte à vous venger, n'est ce pas...n'est ce pas ?!
Après l'anéantissement, c'est une haine enténébrée qui se réveille chez Bruno Hamel, médecin et père de la petite Jasmine violentée. C'est cette haine qui lui permet d'élaborer, avec minutie et froideur, un plan parfait pour enlever et séquestrer le monstre qui a assassiné sa fille...et dans un chalet au fond des bois, cette pourriture va connaître l'abîme des pires souffrances...
C'est un livre extrêmement violent dans lequel l'auteur n'épargne pas le lecteur, ni dans les descriptions des "punitions" à l'horreur exponentiel, ni dans l'échelonnement des noirs sentiments qui remuent le père, incapable de faire son deuil à cause de l'aveuglement provoqué par sa vengeance déchaînée.
S'il n'y avait, en contrepoint, l'enquête de la police, menée par le sergent-détective Mercure (un homme réfléchi et humain), le lecteur pourrait s'auto-accuser de voyeurisme. Or, sans tomber dans le piège naïf des définitions de "bien, mal, juste, injuste", l'auteur nous amène adroitement à nous poser des questions sur nos propres ressentiments et notre discernement a propos de la justice...
La justice ? oui...mais..."Si quelqu'un verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé" * ...n'est ce pas...?

(* Genèse IX:6)
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Steamkeupon
  27 avril 2015
Un père de famille bien tranquille, Bruno Hamel, voit son monde basculer le jour où sa fille de sept ans est enlevée, violée et assassinée. Sa vie simple, banale mais heureuse s'effondre en un coup. Et lorsque la police arrête l'auteur, sa douleur fait place à la haine et il va échafauder un plan machiavélique : kidnapper le monstre qui lui a arraché sa joie de vivre et lui faire endurer les pires souffrances durant 7 jours avant de l'achever…
Dit comme ça, le pitch ressemble à n'importe quel scénario de « torture porn » qui ont inondés la toile depuis « Saw », mais c'était sans compter sur le génie de Senécal.
Ce livre parle effectivement de vengeance. Aveugle, cruelle, impitoyable… et aux yeux de beaucoup, justifiée. Mais il parle également de rédemption, de pardon. Et c'est entre ces deux thèmes forts que Senécal nous balance allègrement tout au long du récit.
Son personnage principal n'est pas non plus épargné par cette torture psychologique. Il sait que la Justice des hommes ne fera rien pour lui, ne l'aidera aucunement dans sa douleur, donc se tourner vers la Loi du Talion est LA solution. C'est si facile d'y adhérer… mais au fond de lui, il doute. Il sait qu'il agit pour le mieux… ou bien il essaie à tout prix de s'en persuader. En fait, tout au long du bouquin, ce père de famille , Juge, Bourreau (Dieu ?), oscille sans arrêt entre la certitude du bien fondé de ses actes et la recherche d'une certaine légitimité. Et ce questionnement le fera peu à peu sombrer dans la folie. Une folie sombre, désespérée, triste. Une folie qui l'éloignera de son humanité.
En parallèle, on trouve un policier chargé de l'enquête, Mercure, qui lui aussi a vécu un drame personnel tout aussi traumatisant. Seulement, lui, il a préféré se tourner vers le dialogue plutôt que la violence aveugle pour maîtriser sa haine. Cela donne un personnage tout aussi torturé mais d'une manière plus réfléchie.
Au final on se trouve avec entre les mains un livre dérangeant mais qui nous fait réfléchir tout au long de la lecture. Et c'est ça que j'adore avec Senécal : il fait se questionner le lecteur sur des sujets graves, prenants, qui divisent immanquablement les êtres humains que nous sommes.
Hamel a-t-il raison d'agir ainsi ? La haine libère-t-elle de la douleur ? En agissant ainsi, ne devient-on pas pire que le monstre que l'on veut punir ? de quelle manière auriez-vous VOUS réagit devant un tel drame ?
Autant de questions qui s'imposent à vous tout au long de votre lecture…
J'ai commencé ce roman sans trop savoir à quoi m'attendre… et je l'ai dévoré en 4 jours ! On ne ressort pas indemne d'une telle histoire et on repose le livre avec un goût étrange dans la bouche. Il n'est d'ailleurs pas à conseiller aux âmes sensibles car les scènes de torture sont brutales, violentes, sans pitié aucune.
Cet auteur est parvenu à me secouer comme rarement un auteur l'a fait.
King m'émerveille même dans son épouvante ; Clive Barker me fascine dans la noirceur de ses délires ; Chattam me fait frissonner avec ses descriptions du Mal, mais Senécal, lui… il me fait froid dans le dos avec ses histoires tirées des plus sordides faits divers que l'on peut lire dans la presse quotidiennement !
Demain je passe chez mon libraire commander ses autres méfaits littéraires, sans faute !
Pour moi un 9/10 sans problème.
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Profileuse2290
  13 janvier 2017
" Il s'appelle Bruno Hamel, il a 38 ans, il est chirurgien et sa vie va basculer lorsque sa fille Jasmine sa petite fille va être violée et assassiné . "

Alors delà dans sa tête tout va bascule . Un plan macabre va se forger dans son cerveau et il va passer du côté obscur.


Entreprendre justice lui même .

S'occuper du monstre qui a tué sa fille , son amour de fille , il va tellement avoir cette soif de vengeance au détriment de sa compagne qu'il va complètement oublier et ne se concentrer que sur sa vendetta contre ce monstre qui lui arrache sa fille , son bébé , son amour , sa vie .


De se faite, il va opter pour " les Sept jours du talion " ou durant sept jours, il fera subir à ce monstre les pires horreurs inimaginables à cet homme , comme le principe oïl pour oïl dent pour dent , le coupable doit subir le même dommage que celui qu'il ait fait commettre à sa victime .

Alors, il n'écoutera plus personne ni même Sylvie sa compagne qui veut le résonner , ni cet inspecteur Mercure qui essaye de l'en dissuader que faire justice soit même ne rimé à rien .

Non, il n'écoute pas , il a plus de lueur qui brille dans son regard , mais plutôt une lueur noire de vengeance , il se ferme complètement , cogite , élabore , traque , mettra son plan à exécution .

Il a décidé de faire justice lui-même, car ce monstre avait déjà commis l'impensable avant de tuer sa fille et il a été relâché, donc, il ne fait plus confiance à cette justice à, il n'y croit plus .

Seul sa fille compte et les souvenirs avec elle .

Roman noir , choquant , éprouvant pour les nerfs , le moral .

Patrick Senécal nous tient solidement accroché à ce roman , on bascule avec le personnage principal, on n'en ressort pas indemne .

Se livre te fait voir le côté obscur de nous même et il nous expose face à une situation que nous avons tous abordée mais jamais essayé.

La vengeance ...

Je sais qu'en lisant Patrick Senécal, je ne m'attends jamais à un roman à l'eau de rose , pour avoir lu ses autres écrit avant , mais celui-ci ma happé et complètement vidé , durant toute ma lecture , je me disais qu'ai que j'aurais fait à sa place si la personne que j'aime le plus au monde, il lui arrivait quelque chose .


On comprend dans le roman que Bruno un homme si heureux si gentil quitte sa carapace de douceur et se transforme en monstre , et que le monstre devient sa victime .


Ce roman est percutant , saisissant , fascinant et un véritable coup de coeur .


UNE TUERIE .

Les scènes y sont tellement décrites que l'on a l'impression de voir un film d'horreur sous nos yeux .

Ce roman est dur , noir , il faut vraiment avoir le coeur accroché pour le lire , et aimer le style de Patrick Senécal .

En tout cas moi j'y adhère .

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boulaycarine
  10 avril 2013
Je possède la quasi-intégralité des livres de Patrick Senécal. Cependant, c'est avec parcimonie que de temps à autre, j'extrais un de ses romans de ma pile à lire, afin de combler une envie au moment opportun. J'ai, pour le moment en tout cas, l'embarras du choix et je jette mon dévolu pour cette fois sur LES SEPT JOURS DU TALION.

Bruno Hamel, trente-huit ans est chirurgien. Il vit à Drummondville avec sa femme Sylvie et sa petite fille Jasmine.
Une vie somme toute banale, jusqu'à ce bel après-midi d'automne, où Jasmine est retrouvée dans le champ près de son école sauvagement violée et tuée.
Quatre jours après la découverte du corps de Jasmine, le sergent - détective Mercure lui annonce qu'ils ont retrouvé le meurtrier.
Un terrible projet germe alors dans l'esprit enténébré de Bruno Hamel. Il va enlever le monstre afin de le torturer pendant sept jours, après quoi il l'exécutera. Ensuite seulement, il se rendra …

Une heure avant que les ténèbres ne s'abattent sur lui, Bruno Hamel remerciait la providence de lui avoir accordé une vie sans réelles épreuves. On pense toujours que ça arrive à d'autres enfants, à d'autres parents, mais certainement pas à nous. Pourtant Jasmine, son unique fille est morte. Une épreuve pour son couple, qui depuis quelque temps déjà bat de l'aile. C'est le moment de redevenir le couple qu'ils formaient auparavant, afin de traverser ce drame, ensemble. Mais au lieu de les rapprocher, la mort de leur fille va les séparer.
C'est dans une détresse omniprésente, que Bruno Hamel brisé par le malheur et le désespoir va échafauder un projet démentiel, afin d'apaiser son sentiment d'impuissance et d'injustice. C'est de manière réfléchie et calculée, qu'il va élaborer une froide et chirurgicale préparation afin de torturer pendant sept jours l'assassin de sa fille dans le but de lui rendre la pareille.
Comment Bruno Hamel, cet homme altruiste et pacifiste, qui a choisi de soigner et de sauver des vies en devenant chirurgien, a-t-il pu endosser ce rôle de père vengeur ? Comment cet homme a-t-il pu passer du statut de père de famille ordinaire à celui de tortionnaire ? le choix de contre-attaquer ne ravive-t-il pas encore plus la blessure ? La vengeance libère-t-elle de la haine et de la douleur ? Finalement, est-elle salutaire ?
Patrick Senécal, écrit un roman coup de poing avec ce drame psychologique. La violence exprimée avec force tout au long du récit n'est pas une fin en soi. Si l'auteur a recours à elle, c'est parce que c'est le phénomène par lequel la vengeance s'exprime le plus souvent. Se venger, c'est faire subir à l'autre un préjudice au moins aussi important que celui dont on estime avoir été soi-même victime. Alors dans le contexte d'une telle tragédie, Bruno Hamel se livre à des représailles qu'il imagine proportionnelles à sa douleur.
Un livre particulièrement ardu, à bien des niveaux. Psychologiquement, d'abord. Nous assistons à la métamorphose d'un homme ordinaire en bourreau mais également à la transformation d'un monstre en victime. Émotionnellement ensuite. Impossible de rester de marbre face à un homme que la noirceur a intégralement pénétré, au point d'empêcher tout épanchement de son désespoir, de même qu'il est difficile de rester imperturbable face aux supplications et aux lamentations du monstre. Une écriture très descriptive, quasi visuelle qui donne lieu à quelques scènes effroyables notamment lorsque l'homme laisse place au chirurgien afin de pratiquer son « art » de manière plus que particulière.
Vous l'aurez compris, mieux vaut être préparé avant d'attaquer LES SEPT JOURS DU TALION. Une lecture qui amène quoi qu'il en soit une réflexion intense voire une introspection. Qui n'a pas déjà eu envie de se venger à un moment de sa vie ? Comment réagirions-nous face à un tel drame ? La vengeance est un sentiment humain certes, mais de geste de reconstruction ne devient-elle pas un cercle vicieux aux effets dévastateurs ? N'est-elle pas finalement qu'illusion ? À vous de juger …
Après le dérangeant HELL.COM, le fascinant 5.150, RUE DES ORMES, je me réjouissais de retrouver le grand Patrick Senécal. Une fois encore je suis estomaquée et je constate à nouveau que c'est de main de maître que l'auteur allie psychologie et terreur.
L'immersion dans l'univers du maître de l'horreur québécois est pour moi toujours éprouvante, mais bigrement fascinante ! Avec LES SEPT JOURS DU TALION je tiens là mon second coup de coeur de l'année 2013.
Retrouvez sur mon blog la bande annonce du film ainsi que des photos extraites du film ... lien ci-dessous.
Lien : http://lenoiremoi.overblog.c..
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ParadoxDidi
  13 décembre 2016
Je ne connaissais pas Patrick Senécal il y a encore quelques semaines. Comme j'ai été particulièrement sage cette année, j'ai eu la joie d'en recevoir un en cadeau de Noël anticipé.
Les Sept Jours du talion, c'est une histoire de monstres. Ils sont différents, plus ou moins attachants, mais omniprésents.
Tout d'abord il y a « le » monstre, un jeune homme qui a violé et assassiné Jasmine, la fille de sept ans de Bruno Hamel. On en sait assez peu sur ce personnage, même si la presse laisse filtrer quelques informations, même s'il se confie à son bourreau. le personnage reste monstre.
Ensuite, il y a Bruno Hamel, devenu bourreau à la suite de la tragédie. Un monstre d'un instant. Sept jours c'est si peu dans la vie d'un homme… On apprend à connaître ses démons, on essaie de comprendre ce qui le pousse à tant de violence. Personnellement, je n'ai pas réussi à comprendre, mais bon, c'est bien expliqué, lui-même n'aurait pas compris avant que ça lui arrive. Je suppose que de subir un évènement aussi horrible peut pousser à bout un « bien-pensant ». J'aurais aimé le comprendre plus, pouvoir m'imaginer en bourreau potentiel, mais ça n'a pas été le cas, c'est pour cela que je n'ai pas mis cinq étoiles.
Enfin, il y a Mercure, le policier chargé de l'enquête qui tente de retrouver Bruno Hamel avant qu'il ne commette l'irréparable. Lui, c'est un bourreau qui s'ignore. C'est le personnage que j'ai trouvé le plus abouti, avec un passé construit, et surtout une volonté de comprendre les actes des criminels qui le pousse à enquêter de manière plus totale.
En voyant tous ces monstres, je n'ai pu que faire deux constats :
- J'ai parfois fait le choix de ne pas devenir un monstre, de ne pas rendre la douleur subie (et en voyant les décisions qui auraient pu être prise alors, je suis heureuse d'avoir réussi à lutter) ;
- Je suis très certainement le monstre de quelqu'un, peut-être sans le savoir, ou tout du moins il est peu probable que je ne le devienne jamais (ce constat-là par contre a distillé une certaine crainte chez moi, qui je l'espère s'estompera).
Je vous laisse donc avec vos monstres et vos démons, ceux qui toujours s'insinuent pour donner un jour un nouveau sens au mot « justice ».
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Domi_VDomi_V   06 mai 2014
- on peut être anti-violent et être fasciné par la violence, vous ne pensez pas ?
- C'est vrai.
[...]
- C'est exactement le cas de Bruno, poursuivit Sylvie. La toile représente bien ça, d'ailleurs : on montre que l'Homme est victime de la guerre, mais aussi que la guerre est faite par l'Homme. C'est ce que représente cette terrible tête de taureau, dans le tableau : l'être civilisé peut devenir un monstre.
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Domi_VDomi_V   02 mai 2014
Il la ramena contre lui, déposa son visage au creux de son épaule et l'étreignait avec force, sans un mot, sans un cri, avec seulement une lente, longue et sifflante expiration. Il ne remarqua pas si elle était raide ou molle, chaude ou froide... Il remarqua seulement que, pour la première fois, sa fille ne répondait pas à ses caresses, ne le serrait pas contre elle comme à son habitude, ne gloussait pas de plaisir dans son cou... Pour la première fois, elle n'avait aucune réaction. Et de toutes les douleurs, ce fut le pire.
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Domi_VDomi_V   05 mai 2014
- [...]. Vous avez jamais eu envie de devenir prêtre ?
Mercure [le flic] eut une moue dubitative.
- Je ne suis pas sûr d'être croyant.
- Évidemment. Vous vous intéressez ben trop aux hommes pour croire en Dieu.
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ValettesangpagesValettesangpages   11 juin 2016
En voyant le monstre sortir de la voiture, Bruno Hamel entendit le grognement de chien pour la première fois.
A une trentaine de mètres devant lui, la voiture de police était arrêtée près de l’entrée arrière du Palais de justice depuis une bonne minute déjà et ses occupants n’avaient toujours pas donné signe de vie. Bruno s’était même demandé s’ils n’avaient pas remarqué sa présence lorsque les deux policiers étaient enfin sortis pour ouvrir aussitôt la porte arrière. Le monstre, menotté, était apparu.
Bruno le voyait en chair et en os pour la première fois. A l’exception de ses cheveux lissés et de sa barbe fraichement coupée, il était comme toutes les images vues à la télé.
C’est à ce moment là que le grognement de chien se fit entendre, sourd, lointain. Bruno y porta à peine attention. Ses yeux ne quittaient pas le visage du monstre. Il s’était toujours méfié des stéréotypes : il considérait que les plus tordus avaient souvent l’air les plus droits…Pourtant, cette fois le monstre ressemblait vraiment à une pourriture, une vraie caricature de « méchant » hollywoodien, et cette constatation agaçait Bruno, il n’aurait su dire pourquoi.
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SteamkeuponSteamkeupon   25 avril 2015
D'un pas lent il alla au salon. Il ouvrit la télé et se passa à nouveau la cassette des nouvelles. Toujours sans le son, il observa les images, puis appuya sur "pause" au moment où l'assassin souriait vers la caméra. Le jeune homme s'immobilisa à l'écran... et, à partir de cet instant, devint le monstre.
Le médecin s'approcha de la télé, se pencha et, le visage tout près de l'écran, fixa intensément le monstre figé devant lui.
Alors, les ténèbres ne se contentèrent plus d'altérer sa tristesse, mais l'abolirent complètement. Telle une tache d'huile grandissante, elles se répandirent dans tout son corps, jusqu'à remplir son regard.
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