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ISBN : 2922145662
Éditeur : Editions Alire (28/03/2003)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 310 notes)
Résumé :
Il s'appelle Bruno Hamel, il a trente-huit ans et il est chirurgien. Avec sa petite famille - Sylvie, sa conjointe, et Jasmine, sa fille de sept ans -, il habite Drummondville et, comme tous les gens heureux, il n'a pas vraiment d'histoire. Jusqu'à ce que Jasmine, par un bel après-midi d'automne, soit violée et assassinée. Dès lors, l'univers de la famille Hamel bascule.

Mais lorsque la police arrête le meurtrier, un terrible projet germe dans l'espr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  11 mars 2019
Bruno Hamel est médecin et a tout pour vivre une vie heureuse. Une femme aimante et une petite fille qu'il aime plus que tout. Jusqu'au jour ou un homme lui vole sa fille en la violant et en la tuant. Cet homme équilibré qu'est Bruno Hamel va passer de l'autre côté de la frontière du bien et du mal et va exercer une vengeance implacable.

J'ai particulièrement aimé ce roman parce que l'auteur a une façon logique et implacable de traiter cette vengeance.
Franchement combien d 'entre nous , si il arrivait quelque chose de ce genre a un de nos enfants, réagirait de la même façon que Bruno? Se venger et torturer lentement cet être qui a fait tant de mal à la chair de notre chairs ?
Mais l'auteur ne s'arrête pas là .. tout au fond il relate 3 possibilités de réaction face a un acte immonde.. et en fait on se rend compte que les 3 sont justes, que les 3 sont des réactions humaines. Avant ce roman j'étais pleine de certitudes , j'étais sûre de ma réaction, aujourd'hui je le suis beaucoup moins…
Et puis il y a le côté psychologique aussi. on se rend compte que la folie tourne autour du personnage principal, mais cette folie est-elle due a la perte de sa fille, ou alors a l'acceptation des actes immondes qu'il commet sur le violeur ?
Biens sur les personnages sont très travaillés, tout comme le scénario. Rien n'est laissé au hasard. Mais j'ai particulièrement aimé les noms donnés aux policiers, sans oublier la description et la façon d'être du policier principal qui mène l'enquête Mercure qui m'a juste fait penser a Columbo.
Sénécal est implacable, dans sa logique , dans son histoire… je suis conquise par la maitrise et le savoir faire de cet auteur.
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DoVerdorie
  06 mai 2014
Sous le soleil d'octobre encore agréablement chaud, vous balayez les feuilles d'automne pour en faire un gros tas. En souriant, vous pensez à votre fille de sept ans qui -grand plaisir pour elle, simple petit bonheur pour vous- va se laisser tomber dans cet amoncellement de couleurs chatoyantes quand elle va rentrer de l'école...
Sauf qu'elle ne rentrera plus jamais de l'école...
Un monstre d'homme a mis fin à cette jeune vie en éclosion et cela de la façon la plus ignoble !
Alors, après le désespoir, l'envie bientôt irrépressible, vous prend, vous pousse, vous exhorte à vous venger, n'est ce pas...n'est ce pas ?!
Après l'anéantissement, c'est une haine enténébrée qui se réveille chez Bruno Hamel, médecin et père de la petite Jasmine violentée. C'est cette haine qui lui permet d'élaborer, avec minutie et froideur, un plan parfait pour enlever et séquestrer le monstre qui a assassiné sa fille...et dans un chalet au fond des bois, cette pourriture va connaître l'abîme des pires souffrances...
C'est un livre extrêmement violent dans lequel l'auteur n'épargne pas le lecteur, ni dans les descriptions des "punitions" à l'horreur exponentiel, ni dans l'échelonnement des noirs sentiments qui remuent le père, incapable de faire son deuil à cause de l'aveuglement provoqué par sa vengeance déchaînée.
S'il n'y avait, en contrepoint, l'enquête de la police, menée par le sergent-détective Mercure (un homme réfléchi et humain), le lecteur pourrait s'auto-accuser de voyeurisme. Or, sans tomber dans le piège naïf des définitions de "bien, mal, juste, injuste", l'auteur nous amène adroitement à nous poser des questions sur nos propres ressentiments et notre discernement a propos de la justice...
La justice ? oui...mais..."Si quelqu'un verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé" * ...n'est ce pas...?

(* Genèse IX:6)
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ValerieLacaille
  15 février 2019
La « Loi du talion » est symbolisée par l'expression « oeil pour oeil, dent pour dent ». Pire encore que la vengeance en elle-même, elle engendre une réciprocité dans l'acte criminel qui a été commis.
Dans ce roman de Patrick Senécal, initialement publié en 2003 et réédité en novembre 2018 par les éditions Fleuve Noir, c'est une histoire, hélas, de plus en plus « banale » qui est point de départ du désir de vengeance d'un père, Bruno Hamel : sa fille de sept ans a été violée et sauvagement assassinée. De nature pacifiste et opposé militant à la peine de mort, cet homme de même pas quarante ans, chirurgien et bénévole dans une association d'aide aux femmes battues, va voir ses idéologies fortement ébranlées par ce drame horrible, certainement l'un des plus horribles qui soit, et la suite que la justice va lui donner :
« - C'est long, vingt-cinq ans, Monsieur Hamel. Même quinze ans. Pour demeurer en prison jusqu'à la mort, il faut avoir fait quelque chose de vraiment…
Il s'interrompit, réalisant la maladresse de ses paroles, mais Bruno avait compris et rétorqua sèchement:
- le viol et la mort de ma fille ne sont pas assez graves, c'est ça? »
Il va donc décider de se rendre justice, et surtout, de rendre justice à sa fille, lui-même. Le jour de la comparution de l'assassin au tribunal, il fait en sorte de le kidnapper afin de lui faire payer ce qu'il a fait à son enfant pendant sept journées dans un chalet isolé. Une semaine entière de terribles souffrances, pendant laquelle la Police devra user de perspicacité si elle veut l'arrêter avant qu'il n'aille trop loin.
Un roman « coup de poing » où il faut avoir l'estomac bien accroché pour pouvoir réussir à encaisser certains passages !
J'ai vraiment aimé la psychologie des personnages, suffisamment fine pour que le lecteur puisse mesurer le questionnement du principal protagoniste et puisse réfléchir avec lui sur la pertinence émotionnelle de répondre à la violence par la violence.
Un roman profond, dérangeant, qui me donne vraiment envie de découvrir les autres écrits de l'auteur.
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Steamkeupon
  27 avril 2015
Un père de famille bien tranquille, Bruno Hamel, voit son monde basculer le jour où sa fille de sept ans est enlevée, violée et assassinée. Sa vie simple, banale mais heureuse s'effondre en un coup. Et lorsque la police arrête l'auteur, sa douleur fait place à la haine et il va échafauder un plan machiavélique : kidnapper le monstre qui lui a arraché sa joie de vivre et lui faire endurer les pires souffrances durant 7 jours avant de l'achever…
Dit comme ça, le pitch ressemble à n'importe quel scénario de « torture porn » qui ont inondés la toile depuis « Saw », mais c'était sans compter sur le génie de Senécal.
Ce livre parle effectivement de vengeance. Aveugle, cruelle, impitoyable… et aux yeux de beaucoup, justifiée. Mais il parle également de rédemption, de pardon. Et c'est entre ces deux thèmes forts que Senécal nous balance allègrement tout au long du récit.
Son personnage principal n'est pas non plus épargné par cette torture psychologique. Il sait que la Justice des hommes ne fera rien pour lui, ne l'aidera aucunement dans sa douleur, donc se tourner vers la Loi du Talion est LA solution. C'est si facile d'y adhérer… mais au fond de lui, il doute. Il sait qu'il agit pour le mieux… ou bien il essaie à tout prix de s'en persuader. En fait, tout au long du bouquin, ce père de famille , Juge, Bourreau (Dieu ?), oscille sans arrêt entre la certitude du bien fondé de ses actes et la recherche d'une certaine légitimité. Et ce questionnement le fera peu à peu sombrer dans la folie. Une folie sombre, désespérée, triste. Une folie qui l'éloignera de son humanité.
En parallèle, on trouve un policier chargé de l'enquête, Mercure, qui lui aussi a vécu un drame personnel tout aussi traumatisant. Seulement, lui, il a préféré se tourner vers le dialogue plutôt que la violence aveugle pour maîtriser sa haine. Cela donne un personnage tout aussi torturé mais d'une manière plus réfléchie.
Au final on se trouve avec entre les mains un livre dérangeant mais qui nous fait réfléchir tout au long de la lecture. Et c'est ça que j'adore avec Senécal : il fait se questionner le lecteur sur des sujets graves, prenants, qui divisent immanquablement les êtres humains que nous sommes.
Hamel a-t-il raison d'agir ainsi ? La haine libère-t-elle de la douleur ? En agissant ainsi, ne devient-on pas pire que le monstre que l'on veut punir ? de quelle manière auriez-vous VOUS réagit devant un tel drame ?
Autant de questions qui s'imposent à vous tout au long de votre lecture…
J'ai commencé ce roman sans trop savoir à quoi m'attendre… et je l'ai dévoré en 4 jours ! On ne ressort pas indemne d'une telle histoire et on repose le livre avec un goût étrange dans la bouche. Il n'est d'ailleurs pas à conseiller aux âmes sensibles car les scènes de torture sont brutales, violentes, sans pitié aucune.
Cet auteur est parvenu à me secouer comme rarement un auteur l'a fait.
King m'émerveille même dans son épouvante ; Clive Barker me fascine dans la noirceur de ses délires ; Chattam me fait frissonner avec ses descriptions du Mal, mais Senécal, lui… il me fait froid dans le dos avec ses histoires tirées des plus sordides faits divers que l'on peut lire dans la presse quotidiennement !
Demain je passe chez mon libraire commander ses autres méfaits littéraires, sans faute !
Pour moi un 9/10 sans problème.
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stokely
  25 février 2019
J'ai été un tantinet déçu par cette lecture j'avais beaucoup aimé Hell.com mais celui-ci j'ai un peu moins aimé, je pense que cela s'explique pour différente raison la taille plus courte du récit qui permet moins d'explorer la psychologie des personnages. Et second point important ce récit est en fait un écrit plutôt ancien de l'auteur qui date de 2002 mais qui vient de sortir maintenant chez nous en grand format.
Le pitch de ce bouquin est simple un couple heureux composé de Bruno Hamel chirurgie et sa compagne Sylvie vive avec leur petite fille Jasmine tout va basculé lorsque celle-ci va être enlevé, violé et tué laissant ses parents dans un profond désarroi.
Lors de l'arrestation du meurtrier Bruno n'a plus qu'une obsession se venger de l'assassin de sa fille en le séquestrant et en le torturant durant 7 jours avant de se rendre à la police.
Un récit court mais avec un vrai questionnement sur la fait de vouloir faire justice soit même ici dans le récit la vie de la petite fille ne vaut qu'une peine de 15 ans de prison.
J'ai trouvé que le découpage par jour du récit est intéressant cependant le côté enquête des policiers n'est pas tellement poussé et on y est plutôt indifférent.
Les scènes de tortures sont plutôt assez gore Bruno étant chirurgien et connait donc bien le corps humain.
Une lecture qui nécessite de faire des pauses et de passer en alternance sur un sujet plus léger, je n'hésiterais pas cependant à lire d'autres récit de l'auteur comme le Vide.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
DoVerdorieDoVerdorie   02 mai 2014
Il la ramena contre lui, déposa son visage au creux de son épaule et l'étreignait avec force, sans un mot, sans un cri, avec seulement une lente, longue et sifflante expiration. Il ne remarqua pas si elle était raide ou molle, chaude ou froide... Il remarqua seulement que, pour la première fois, sa fille ne répondait pas à ses caresses, ne le serrait pas contre elle comme à son habitude, ne gloussait pas de plaisir dans son cou... Pour la première fois, elle n'avait aucune réaction. Et de toutes les douleurs, ce fut le pire.
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DoVerdorieDoVerdorie   06 mai 2014
- on peut être anti-violent et être fasciné par la violence, vous ne pensez pas ?
- C'est vrai.
[...]
- C'est exactement le cas de Bruno, poursuivit Sylvie. La toile représente bien ça, d'ailleurs : on montre que l'Homme est victime de la guerre, mais aussi que la guerre est faite par l'Homme. C'est ce que représente cette terrible tête de taureau, dans le tableau : l'être civilisé peut devenir un monstre.
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DoVerdorieDoVerdorie   05 mai 2014
- [...]. Vous avez jamais eu envie de devenir prêtre ?
Mercure [le flic] eut une moue dubitative.
- Je ne suis pas sûr d'être croyant.
- Évidemment. Vous vous intéressez ben trop aux hommes pour croire en Dieu.
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lyokolyoko   09 mars 2019
C'est facile d'être un bien-pensant quand tout va bien dans sa vie ! C'est facile d'être humaniste quand on n'a pas connu la souffrance et le malheur
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SangpagesSangpages   11 juin 2016
En voyant le monstre sortir de la voiture, Bruno Hamel entendit le grognement de chien pour la première fois.
A une trentaine de mètres devant lui, la voiture de police était arrêtée près de l’entrée arrière du Palais de justice depuis une bonne minute déjà et ses occupants n’avaient toujours pas donné signe de vie. Bruno s’était même demandé s’ils n’avaient pas remarqué sa présence lorsque les deux policiers étaient enfin sortis pour ouvrir aussitôt la porte arrière. Le monstre, menotté, était apparu.
Bruno le voyait en chair et en os pour la première fois. A l’exception de ses cheveux lissés et de sa barbe fraichement coupée, il était comme toutes les images vues à la télé.
C’est à ce moment là que le grognement de chien se fit entendre, sourd, lointain. Bruno y porta à peine attention. Ses yeux ne quittaient pas le visage du monstre. Il s’était toujours méfié des stéréotypes : il considérait que les plus tordus avaient souvent l’air les plus droits…Pourtant, cette fois le monstre ressemblait vraiment à une pourriture, une vraie caricature de « méchant » hollywoodien, et cette constatation agaçait Bruno, il n’aurait su dire pourquoi.
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