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ISBN : 2922145883
Éditeur : Editions Alire (23/11/2004)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 188 notes)
Résumé :
Silence, à l'exception du moteur dur camion qui roule depuis maintenant une quinzaine de minutes. Dave n'est vraiment pas rassuré. Une évasion tout seul, c'est déjà risqué, mais à quatre, ça confine au suicide, surtout avec un imbécile comme Jef...

Heureusement, Eric écoute les consignes à la lettre. Et Loner est parfait : aucune hésitation, aucun doute, aucun faut mouvement. Normal, puisqu'il est l'architecte de cette évasion. Il n'a pas proféré tro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Tatooa
  22 janvier 2019
Du très bon :
Le suspens est bien mené, c'est formidablement bien écrit, le québécois n'enlève rien (au contraire) à l'ambiance, même si les jurons sont un peu répétitifs.
On comprend certains mots non explicites en français (fif, moi je ne connais pas, en tous les cas.)
L'action tourne rondement, un vrai de vrai page-turner.
Les moins : c'est trop superficiel. C'est le côté négatif d'une action menée tambour battant, sans prendre le temps de respirer ni de réfléchir. Il n'y a aucun approfondissement de rien (le roman est court, 300 pages à peine).
Du coup, si on en ressort échevelé, dégoûté, voire horrifié, on est aussi considérablement frustré sur le manque d'explications à ce qu'il se passe dans cette fichue maison, "Oniria".
Senécal gagnerait à prendre un peu exemple sur S. King (un peu, pas à plagier) et à approfondir ses personnages et ses univers, qui sont déjà riches à la base, pour obtenir un meilleur résultat. Ce roman est, somme toute, très "filmesque", on ne sait quasiment rien de l'intériorité des protagonistes, et j'avoue n'avoir toujours pas compris le fil conducteur essentiel du roman...

On a donc un beau florilège de scènes affreuses, une fois de plus (comme dans Aliss), mais pas grand chose qui "ancre" l'histoire et lui donne matière et cohérence. de mon point de vue, ça ne suffit pas à faire un excellent roman. Après, ça joue sur le suspens, de prendre le temps de développer les personnages et les bases de son histoire, c'est sûr. C'est sans doute un choix d'écriture de la part de l'auteur. Mais moi, ça m'a manqué.
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LaGeekosophe
  01 janvier 2019
Mon premier roman de Patrick Sénécal ! J'étais curieuse de découvrir cet auteur canadien, spécialisé notamment dans la littérature d'horreur. Oniria est son quatrième roman et fut une expérience assez troublante. Qu'en ai-je pensé ?
J'ai une fascination pour les histoires gores depuis toute jeune. J'avais commencé avec du Stephen King et je n'ai jamais arrêté depuis ! Ici, l'histoire nous plonge, comme le titre nous laissait entendre, dans une histoire onirique qui vire au cauchemar le plus sordide. L'auteur choisit ainsi de nous plonger dans un huis-clos où les protagonistes vont faire face à leurs peurs et leurs pulsions les plus primales, ce qui est vite accentué par le fait que nos 4 anti-héros sont des évadés de prison, des tueurs.
Du gore à la suggestion, du malsain au franchement choquant, Patrick Sénécal dévoile de nombreuses façons de créer la peur ou l'inquiétude chez le lecteur. L'écriture est en plus de cela efficace et maîtrisée, ce qui permet à ce roman assez court rester captivant tout du long. de plus, le concept du roman en lui-même, du moins son ressors scénaristique principal offre de belles possibilités en matière d'horreur, qu'elle soit psychologique ou plus viscérale.
J'ai cependant trouvé que ce concept aurait mérité d'être plus approfondi, car beaucoup d'éléments restent irrésolus à la fin du roman alors qu'il aurait été plutôt intéressant d'aller au bout de certaines pistes. Par exemple, j'ai trouvé le concept des personnes masquées qui enlèvent leurs masques mais dont personne ne peut voir le visage sans tomber dans la folie vraiment trouvé. Il créait un contraste avec l'imagerie assez brutale que l'auteur développe surtout (c'est un roman assez sanguinolent, vous l'aurez compris). Mais j'ai trouvé que cet élément avait finalement un rôle plus décoratif et c'était dommage.
De plus, l'auteur a également incorporé des éléments plus paranormaux que scientifiques qui ne s'imbriquaient pas forcément très bien dans l'histoire et dans la résolution. Si l'aspect plus lovecraftien crée un pont intéressant entre des oeuvres de le littérature qui partagent une veine horrifique et cauchemardesque, sans doute ces idées auraient gagné à être placées plus tôt dans l'histoire pour avoir un meilleur impact et surtout sembler comme plus naturelles dans le déroulé global de l'histoire.
Oniria est une bonne découverte et un premier pas intéressant dans l'oeuvre d'un auteur que je ne connaissais pas. Horreur bien mené, partis pris imaginatifs et intéressants, écriture crue et immersive, c'est un bon roman pour les fans d'horreur sans filtre. Dommage que certains thèmes n'aient pas été plus approfondis pour proposer une réflexion plus acérée sur les mécanismes de la peur ou l'effet des attentes de la société sur notre inconscient et dépasser un imaginaire un peu torture porn.
Lien : https://www.lageekosophe.com
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Maks
  08 janvier 2016
Non seulement l'histoire est bien étrange et tordue comme j'aime mais l'horreur et la peur sont au rendez-vous dans un suspense haletant qui ne nous laisse pas une minute de répit ce qui fait que la lecture passe très vite, de plus les personnages sont bon, ils ont tous un grain ce qui pimente le suspense.
Pour ce qui est de l'écriture on a ici un livre bien écrit et l'on y ressent vraiment la patte Québécoise au vu des expressions et petits mots que l'on retrouve tout du long mais qui ne gênent pas pour comprendre.
Il est très facile de s'imaginer les différents personnages car ils sont singulier mais aussi les décors qui m'ont fait penser à une ambiance de jeu de plateau à la donjons et dragons ou à la cluedo, à la limite de l'ambiance jeu vidéo du style Silent Hill.
Si vous aimez le frisson n'hésitez pas.
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profileuse_criminal_lectrice
  10 avril 2019
" Oniria " de Patrick Senécal, lecture assez déroutante et glauque à souhait, par sa couverture, on croirait une simple peinture peinte, mais non se roman cache bien son jeu.
D'entre dans ma lecture je me suis retrouvé avec 4 détenu en fuite de leur prison, comme tout évadés, ils ont la police à leur trousse.
C'est à nouveau ici que je me suis retrouvé dans un roman de l'auteur que j'ai lu dans le train le soir de nuit sensation de peur garantit comme tu te retrouves proche de ta campagne et qu'il n'y a presque pas un pèlerin dans ton train jusqu'à ce que tu te mettes à parler toute seule et dire " Oh la vache, c'est quoi ce passage " , chapitre court, histoire totalement addictive, mais certains passage assez hard et très glauque.
Jusqu'à la tout pourrait paraître simple, bah non sinon ne serais pas Patrick Senécal grand maître québécois de l'horreur et du suspense.
Bah, ses évadés vont découvrir un endroit bien pire que la prison " Oniria " charmante villa où moi-même, je n'irais même pas faire une halte pour dormir. La belle villa avec ses charmants hôtes d'accueil.
Je me tais de peur d'en révéler trop.

Livre qui fait 300 pages, mais qui se lit très très vite, car une fois dedans impossible de le lâcher, car envie de comprendre où l'auteur allais m'emmener et non, je n'ai rien vu venir.
En somme un bon roman, pas un coup de coeur, ça peut être un livre qu'on emporte avec soit, au moins on est sur de pas s'ennuyer si on attend à un rendez-vous pendant le trajet comme moi.

J'ai même eu la sensation, c'est même pas une sensation en fait, l'auteur s'amuse avec se livre à nous faire peur, pour qu'en fait se roman reste dans notre tête.
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AnyoneAndNobody
  16 février 2019
L'Horreur n'est pas le genre le plus répandu en Francophonie et à part les auteurs les plus connus comme le King, peu de textes sont traduits par rapport à la production anglophone existante donc pour moi qui adore l'horreur depuis toute gamine (et qui n'est pas encore tout à fait à l'aise avec la lecture en anglais), c'est comme tomber sur un trésor que découvrir des plumes talentueuses que je ne connaissais pas.
Bien entendu j'ai déjà lu Chattam ou encore Sire Cédric qui ont une bibliographie importante mais je n'ai aucune affinité pour eux. Et bien qu'il me soit arrivé d'apprécier certains de leur titres, ce ne sont pas les auteurs qui me donnent envie de lire leur bouquins.
Mais Sénécal est très talentueux dans le domaine, regorge d'imagination et il parvient à diffuser cette atmosphère étrange qui me plait énormément. Des deux romans que j'ai lu, je peux constater qu'il a un penchant pour les thèmes qui abordent le rapport à soi et à l'autre ce qui donne des situations très particulières quand ils sont abordés dans ce genre qu'est l'horreur. Et dans le cas d'Oniria, je conseille aux lectrices/lecteurs sensibles de rester sur leur garde ou de s'abstenir puisqu'il y a des scènes très détaillées de body horror qui peuvent éventuellement vous choquer.
Bref la route est semée d'embûches dans ma quête pour découvrir des écrivains spécialistes de l'horreur qui me plaisent, alors, après avoir lu Sur le Seuil et maintenant Oniria, je suis ravie de pouvoir affirmer que Senécal fait désormais partie de ces rares auteur(e)s qui satisferont ma soif d'histoires horrifiques.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MaksMaks   08 janvier 2016
La poignée tourne. La porte s’entrouvre et Dave serre les lèvres avec tant de force qu’elles en deviennent blanches.
Un enfant de sept ou huit ans apparaît.
Le visage d’Éric s’allonge de deux pieds. Le gamin a des cheveux noirs plats, porte des vêtements d’été et dévisage les trois hommes avec un large sourire, comme ravi de les trouver là. Dave baisse son arme en soupirant. Enfin, un rêve normal ! Il s’approche de l’enfant en souriant vaguement :
— Peux-tu parler ?
Le garçonnet le regarde d’un air interrogateur. Éric ose un petit ricanement, mais Loner conserve un visage grave. Dave se penche pour être à la hauteur de l’enfant. Ce dernier incline la tête sur le côté, en jouant avec l’un des boutons de sa chemise.
— Aie pas peur… Je veux juste savoir si… s’il y a d’autre monde, là-bas… Es-tu tout seul ?
Une petite main se propulse vers l’avant et cinq ongles tranchants se plantent dans la joue de l’évadé. Dave pousse un cri et lâche son couteau. Il se redresse d’un bond en portant la main à sa joue meurtrie, pour aussitôt hurler avec encore plus de force. Le gamin, qui a saisi le couteau avec une vitesse stupéfiante, vient de le planter dans son mollet droit. Dave se met à tituber, puis, perdant l’équilibre, tombe à la renverse. L’enfant bat des mains en gazouillant de joie, le sourire tout à coup inquiétant.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2015
Il peut arriver qu’on se voie dans nos propres songes, mais pas comme on est réellement. C’est une sorte de fantasme que le rêveur a de lui-même, un « moi » idéalisé. Vivianne a appelé cela une Projection. Cette Projection, une fois matérialisée, ne disparaît plus, même si les diffuseurs s’éteignent, même si le rêveur se réveille.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2015
Si tout va bien, David D’Or pourra se proclamer libre à nouveau d’ici quelques heures. Et ce ne sera que justice !
Parce qu’il est innocent, lui ! Il n’est pas un tueur, comme tous ces prisonniers qu’il doit côtoyer depuis six mois ! Il est innocent, et il a bien l’intention de le démontrer, de le prouver à la face du monde !
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2015
Elle joue les allumeuses de première, le suce comme un aspirateur, et tout à coup, alors qu’il est bandé comme un étalon, elle devient une sainte-nitouche ? Elle est bien comme toutes les autres ! Une hypocrite qui ne veut que tout contrôler, qui ne veut que profiter des hommes !
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2015
Vivianne a toujours voulu comprendre les tueurs en série. Mais ce n’est pas facile d’entrer dans le cerveau de ces êtres déséquilibrés, surtout lorsqu’ils parlent peu, se contredisent ou, carrément, demeurent plongés dans un profond mutisme.
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Interview de Patrick Senécal aux Imaginales 2018
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