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ISBN : 2842053257
Éditeur : 1001 Nuits (25/03/1998)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 109 notes)
Résumé :
Cet écrit de Sénèque est une lettre écrite à son ami Paulinus, dans laquelle il développe ses réflexions sur ce qui, aux yeux de beaucoup, est vécu comme une sorte d'injustice ou de déception : que la vie soit trop courte.
Loin s'en faut, proclame le grand philosophe. La vie est, au contraire, a priori plutôt généreuse. Seule l'attitude des individus peut conduire à ce que leur vie leur paraisse passer plus vite qu'il ne l'est.
Ainsi, si tant de person... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Deslivresalire
  14 mai 2018
"Personne n'apprécie le temps à sa véritable valeur" dit Sénèque dans ce rapide traité sur la brièveté de la vie, qu'il adresse à son beau-père Paulinus.
Nous n'avons pas véritablement une existence courte, mais nous en gaspillons une part considérable.
Il s'applique alors à démontrer, souvent par l'absurde, que finalement, nous disposons d'un temps suffisant, mais que la vie nous parait plus ou moins courte selon ce que nous en faisons.
Ainsi, "la vie la plus courte et la plus remuante échoit à ceux qui oublient leur passé, négligent leur présent, redoutent l'avenir : quand la dernière extrémité est venue, ces malheureux comprennent trop tard qu'ils ont cru tout le temps, alors qu'ils ne faisaient rien, avoir été occupés".
Il nous amène alors à considérer que ceux qui veulent fréquenter quotidiennement les philosophes n'émietteront plus les années de leur existence et apprendront à mourir.
A mon avis :
Sénèque est un philosophe stoïcien (courant dont la finalité est le bonheur individuel, qui s'appuie sur l'acceptation de ce qui ne dépend pas de nous pour se concentrer sur ce que nous pouvons modifier).
Il naquit entre -4 et -1 avant J-C (encore que J-C ne soit pas né en l'an zéro, mais sans doute 7 ans plus tôt... mais c'est un autre débat !) pour mourir en 65.
Autant dire que l'étayement de sa philosophie repose sur un environnement qui nous est parfaitement étranger.
Et pourtant, quelle modernité dans le propos !
Un traité plein de bon sens et d'exemples concrets, qui permettent une compréhension facile de son contenu, lu rapidement et trop bref à mon goût (cela s'expliquant par le fait qu'il s'agit d'une correspondance avec son beau-père).
Attention néanmoins à quelques contresens possibles sur des mots dont la signification a pu être légèrement modifiée avec le temps ou qui ressortent d'une définition philosophique (exemple : "l'oisiveté" relève plus de la pratique de la sagesse, les "occupés" étant ceux qui ne la pratiquent pas).
Bref, un traité instructif qui démontre que certaines problématiques d'aujourd'hui... ne datent pas d'aujourd'hui.
Retrouvez d'autres avis sur d'autres lectures sur mon blog :
https://blogdeslivresalire.blogspot.com/
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raton-liseur
  27 août 2012
Certes ce livre est un petit classique de la pensée stoïcienne, et, écrit vers 50 avant notre ère, il faut savoir le replacer dans son contexte philosophique et littéraire (ce que je ne suis pas la meilleure placée pour faire). Mais je dois avouer que, même en prenant ces précautions, je n'arrive qu'à être agacée par ces livres d'idées qui ne sont pas des démonstrations mais plutôt des sermons. Si l'on n'est pas d'accord d'emblée avec la pensée de Sénèque, ce ne sont pas ces lignes qui convaincront car elles ne prêchent qu'aux convaincus.
Quant au fond, je dois avouer que cette conception très étroite de ce qu'est une vie réussie (ou une vie tout court d'après Sénèque, le reste n'étant que temps qui passe) ne me convainc pas du tout, refusant tout ce qui n'est pas réflexion philosophique et prônant ce qui ressemble fortement à un égoïsme sans borne.
Une lecture instructive, je suppose, mais qui ne me réconcilie pas avec la philosophie et les philosophes.
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Vermeer
  29 novembre 2017
Bonne nouvelle : la vie n'est pas courte, elle est longue si on sait la vivre, utiliser le temps qui nous est donné à bon escient. Réflexions d'une grande modernité, ce qui est logique puisque le sujet abordé est intemporel.
Les hommes courent après la gloire, les honneurs, gaspillent leur temps en activités inutiles, vivent comme s'ils avaient l'éternité devant eux. "Vous vivez comme si vous étiez destinés à vivre toujours".
Inutile de se demander ce que l'on fera à la retraite, à cinquante ou soixante ans puisque nous ne sommes pas sûrs d'atteindre cet âge, vivons le présent et ne le gaspillons pas."Le plus grand obstacle à la vie est l'attente qui espère demain et néglige aujourd'hui".
Beaucoup d'hommes n'ont pas longtemps vécu mais ont longtemps été, n'ont pas été dans la vie mais dans le temps "ce n'est pas de la vie mais du temps". Pour éviter de perdre sa vie, mobilisons nos ressources intérieures, les seules qui restent durables.
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mercutio
  21 octobre 2014
Dans le dialogue "De la brièveté de la vie", Sénèque argumente que la question ne relève pas tant de la mesure de la durée de la vie que de ce que nous faisons de cette vie.
Il distingue ainsi les vies diluées des occupati (affairés) et celles concentrées des otii (retraités), seuls ces derniers ayant le loisir d'exercer leur esprit.
Il illustre assez longuement les multiples façons de gaspiller sa vie ou perdre son temps ce qui revient au même, étant entendu que sa perspective est stoïcienne, c'est-à-dire que la bonne manière de passer sa vie est de tendre vers la sagesse ou encore pratiquer la vertu: "Seuls entre tous sont gens de loisir ceux qui consacrent leur temps à la sagesse: seuls ils vivent".
Il conclut en exhortant son interlocuteur Paulinus à abandonner ses charges publiques et se consacrer aux pensées qui le conduiront vers "l'élévation morale, l'amour et la pratique des vertus, l'oubli des passions, l'art de vivre et l'art de mourir, une sérénité profonde."
Ce serait n'avoir rien compris aux Stoïciens que de prétendre que tout cela est plus accessible avec un patrimoine confortable ou une bonne retraite complémentaire. C'est juste que ça aide .... sans être (du tout, du tout) indispensable.
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PiertyM
  06 octobre 2013
De la brièveté de la vie ou encore si' l'on peut se permettre de l'écrire autrement sous forme d'une question: le temps est-il irréversible à l'homme?
Sénèque commence:
''La plupart des mortels, Paulin, se plaignent de l'injuste rigueur de la nature, de ce que nous naissons pour une vie si courte, de ce que la mesure de temps qui nous est donnée fuit avec tant de vitesse, tarit de rapidité, qu'à l'exception d'un très− petit nombre, la vie délaisse le reste des hommes, au moment où ils s'apprêtaient à vivre.''
Voici une problématique qui a toujours figuré parmi les préoccupations prioritaires de l'homme. Mais elle ne concerne plus que la philosophie, elle implique aussi d'autres domaine de la science et de la vie.
Elle nous accompagne dans notre quotidien où l'homme par moment serait tenté de se faufiler dans la peau de Dorian Gray, cet illustre personnage de portrait de Dorian Gray. En effet ce personnage avait percé le secret du temps qui n'avait plus d'emprise sur lui.
Par contre à mon entendement, discuter de la brièveté de la vie est utopique d'autant plus que la science elle-même qui est sensée guider l'homme actuellement est complètement controversée. Dans un premier temps cette science contribue à lutter contre cette brièveté puis dans un autre elle s'y prête elle-même.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
raton-liseurraton-liseur   27 août 2012
Nous n’avons pas trop peu de temps, mais nous en perdons beaucoup. La vie est assez longue, elle suffirait, et au-delà, à l’accomplissement des plus grandes entreprises, si tous les moments en étaient bien employés. Mais quand elle s’est écoulée dans les plaisirs et l’indolence, sans que rien d’utile en ait marqué l’emploi, le dernier, l’inévitable moment vient enfin nous presser : et cette vie que nous n’avions pas vue marcher, nous sentons qu’elle est passée. (p. 2, Ligne 3, Chapitre 1).
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Cedric_OCedric_O   04 décembre 2010
Ce n'est pas que nous disposions de très peu de temps, c'est plutôt que nous en perdons beaucoup. La vie est suffisamment longue et elle nous a été accordée avec une générosité qui nous permet d'accomplir de très grandes choses, à condition toutefois que nous en fassions toujours bon usage; mais lorsqu'elle s'égare dans le luxe et l'insouciance, lorsqu'elle n'obéit à aucune valeur, il nous faut la contrainte de la nécessité suprême pour que nous nous apercevions qu'elle est passée alors que nous n'avions pas compris qu'elle était en train de s'écouler.
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DeslivresalireDeslivresalire   14 mai 2018
Le plus grand obstacle à la vie est l'expectative, qui, suspendue au lendemain, gâche l'aujourd'hui
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fxperdriolefxperdriole   06 janvier 2015
Je m'adresserai volontiers ici à quelque homme de la foule des vieillards : "Tu es arrivé, je le vois,
au terme le plus reculé de la vie humaine ; tu as cent ans on plus sur la tête ; hé bien, calcule l'emploi de ton
temps ; dis−nous combien t'en ont enlevé un créancier, une maîtresse, un accusé, un client ; combien tes
querelles avec ta femme, la correction de tes esclaves, tes démarches officieuses dans la ville. Ajoute les
maladies que nos excès ont faites ; ajoute le temps qui s'est perdu dans l'inaction, et tu verras que tu as
beaucoup moins d'années que tu n'en comptes.
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petchpetch   24 janvier 2013
Chacun conduit sa vie à grande allure et souffre de tout attendre du futur et d'être insatisfait du présent.
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Videos de Sénèque (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Sénèque
Pièce radiophonique adaptant « Phèdre », tragédie de Sénèque, diffusée le 9 août 1991 sur France Culture, dans une adaptation de Françoise Gerbaulet réalisée par Jean-Pierre Colas. Distribution des rôles : Jacqueline Danno (Phèdre), Alain Cuny (Thésée), Christophe Alwright (Hippolyte) et Yves Gerbaulet (Le choeur).
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