AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2757828258
Éditeur : Points (07/06/2012)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Des villages immuables de la cordillère des Andes aux
glaciers de la Terre de Feu, Luis Sepûlveda nous raconte son
pays, le Chili. Vingt-cinq contes et autant de rencontres:
Nushino, le chasseur; les frères Arancibia, amis des jeunes
poètes; les companeros qui résistèrent à Pinochet; un chien
punk qui sent approcher la police et, en pleine jungle
amazonienne, un vieux qui lit des romans d'amour...
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
andman
  23 août 2013
La gentillesse d'une amie m'a permis de découvrir, cette semaine, les écrits de Luis Sépúlveda et de mieux appréhender le parcours, pour le moins agité, de ce militant politique chilien.
Ce recueil de chroniques, intitulé « Histoires d'ici et d'ailleurs », est sans doute le plus court chemin pour apprécier la personnalité et les talents d'écrivain de cet homme courageux.
Le 11 mars 1990, après 16 ans de cauchemar, prend fin le pouvoir dictatorial du Général Pinochet.
C'est le moment que choisit Luis Sépúlveda pour revenir dans son pays après un exil de 14 ans en Europe. Cet opposant de la première heure au régime militaire a passé plus de 2 ans de prison à Temuco avant qu'Amnesty International ne réussisse à obtenir, en 1977, sa libération contre un exil.
La joie, sans doute immense, de fouler à nouveau le sol de la mère-patrie n'est pas relatée. Sépúlveda préfère sillonner la banlieue de Santiago où les stigmates des années de plomb sont partout présents. Avec sincérité, l'écrivain humaniste rend hommage à ses compatriotes miséreux, ces anonymes qui, parfois au péril de leur vie, ont résisté aux militaires avec des moyens dérisoires. Cette première chronique est particulièrement émouvante.
La deuxième nous permet de survoler dans un petit avion la Terre de Feu.
Sépúlveda a travaillé avec Greenpeace dans les années 80. le militant écologiste dénonce ici la réalisation de projets énergétiques néfastes pour l'environnement et critique ouvertement une industrie touristique peu soucieuse de la fragilité de la région.
L'écrivain rappelle avec à propos qu'en seulement 50 ans, la température de l'Antarctique, de la Patagonie et de la Terre de Feu a augmenté de 2.5 degrés modifiant considérablement la topographie des glaciers de ces régions australes.
Suivent 23 autres chroniques tantôt en Amérique latine, tantôt en Europe.
L'une d'elles devrait particulièrement intéresser les nombreux lecteurs d' "Un vieux qui lisait des romans d'amour" ; elle relate la genèse, au coeur de la forêt amazonienne, de ce livre à succès.
De nombreuses chroniques rendent hommage aux compagnons d'armes de l'auteur.
Sepúlveda a fait partie du GAP, la garde rapprochée de Salvador Allende, dont la devise était : "Ni oubli, ni pardon".
L'homme au tempérament de guerrier déplore avec amertume les mesures d'impunité dont bénéficient, au nom de la réconciliation nationale, les assassins du régime Pinochet.
Tel un bon vin dont les arômes impriment durablement la mémoire, je garderai à l'esprit les chroniques vagabondes de ce livre d'emprunt.
Merci Eliane de m'avoir fait découvrir cet auteur chilien aux convictions affirmées !
Une lecture prochaine d'un roman de Luis Sépúlveda me paraît maintenant une évidence.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          520
mariech
  28 novembre 2011
Une vingtaine de petits récits présentés dans le désordre , sur l'amitié , le temps qui passe , la mort de nos amis , l'oubli ,l'exil et ses conséquences .
Je ne connaissais pas du tout l'auteur sauf de réputation , surtout pour son célèbre roman ' le vieux qui lisait des romans d'amour ' . Luis Sepulveda nous relate d'ailleurs ici ce qui inspiré son roman , coup de coeur aussi pour sa première rencontre avec son éditrice , beaucoup d'humour . J'ai ressenti aussi beaucoup de nostalgie . Un seul ( petit bémol ) , les histoires sont assez inégales .
En résumé , écriture fluide , un réel talent de conteur : j'avais l'impression que l'auteur m'emmenait en voyage , un bon moment de lecture qui donne envie de faire plus ample connaissance avec l'oeuvre de l'auteur et de se renseigner sur l' Histoire du Chili que je connais très peu .
Commenter  J’apprécie          140
araucaria
  09 mai 2013
Un Sepulveda bien écrit comme toujours, mais très engagé. Ce n'est pas mon livre préféré de cet auteur. Je suis un peu déçue, à lire si on a pas de meilleur choix dans l'oeuvre de cet écrivain chilien.
Lien : http://araucaria.20six.fr
Commenter  J’apprécie          212
CraboBonn
  17 avril 2013
Il ne faut pas s'y méprendre, ce livre n'est pas un recueil de nouvelles comme son titre pourrait le laisser vaguement penser. Il s'agit en fait d'un recueil de chroniques que Don Luis a écrit dans le journal la Montagne et d'autres petits textes, d'autres histoires de la vie rocambolesque de Don Luis. Il faut s'imaginer passer une bonne soirée entre « companeros », et après quelques piscos et autour de quelques empanadas, on demande a Don Luis de se raconter. Au fil des pages, il parle du Chili d'aujourd'hui et d'hier, des compagnons d'armes, d'autres écrivains de ses amis, d'amis maintenant disparus. Beaucoup de ces histoires sont très ancrées au Chili ou dans les pays dans lesquels Sepulveda a trainé son exil après avoir été membre de « garde » personnelle d'Alliende (Uruguay, Bolivie, Pérou, Allemagne). Toutes ces histoires renforcent pour beaucoup la légende de la vie de Luis, d'autres sont juste des histoires « comme ça », racontée avec tendresse et brutalité, force et humour. Tout l'homme Sepulveda est la, partageant les secrets qui ont conduit a l'écriture du « vieux qui lisait des romans d'amour » (un vieil homme réellement rencontré dans la jungle), des histoires de chiens punks et de vol au dessus de la terre de feu.
Un livre très hétéroclite que je ne conseillerais pas (du tout) pour une découverte de Sepulveda mais qui plaira a ceux que le personnage fascine ou intéresse, aux familiers du Chili et a ceux qui on un peu de leur coeur en Amérique du Sud.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Coeurdechene
  11 octobre 2011
1990, c'est l'année du retour. Après un exil de presque vingt ans, l'auteur revient au Chili et compare la réalité aux souvenirs. Un constat inévitable : les choses changent.
Le premier texte est celui du retour douloureux, quand on s'aperçoit que les années ont marqué ceux qui nous sont chers. Que sur la photo de cinq enfants emportée en exil, il en manque un maintenant. La vie laisse ses marques partout.
C'est ce que racontent les vingt quatre nouvelles suivantes. Au Chili, en Allemagne, en voyage, avec des amis ou simplement souvenirs liés à un article de presse ou une lettre reçue. Les textes s'enchaînent sans logique ni chronologie, juste comme on se souvient.
De fait, plus qu'un recueil de nouvelles il s'agit bien ici d'un recueil de témoignages, de souvenirs, d'anecdotes vécues ou vues par Sepulveda durant ses nombreux voyages.
Les situations s'enchaînent sans se ressembler. On passe d'une époque à l'autre, toujours sur un détail ou un sentiment, le tout raconté avec tendresse.
De Nushiño, le chasseur Shuar qui l'a inspiré pour le Vieux qui lisait des romans d'amour, aux frères Arancibia, en passant par la voix de la speakerine Katia Olevskaïa, tous ces textes résonnent de manière particulière pour le lecteur, car ils sont mêlés des sentiments des années passées. du souvenir. Et c'est toujours le même leitmotiv qui revient, celui d'écrire pour ne pas oublier. Rendre hommage mais pas que. Faire que ces instants rentrent dans une dimension éternelle, qu'ils deviennent partagés, par-delà le temps et les pages des livres. Et puis il y a ce combat propre à Sepulveda, celui que tous ceux qui ont lu une fois un texte de lui connaissent : celui pour la liberté, pour ne jamais accepter la défaite, même lorsque tout tend à prouver que l'on est vaincu.
C'est un recueil qui rend les yeux humides. Pas parce que c'est triste. Mais parce qu'une fois, un jour, c'est une situation que l'on a vécu qui est décrite et que nos propres souvenirs s'ajoutent à ceux de l'auteur. Parce que la plume de Sepulveda parle directement au coeur, sans passer par des artifices ou de grandes phrases. Bref, tout le contraire de ce billet... Mais c'est que c'est tellement beau et bon qu'il est difficile d'en parler. En fait, le mieux, c'est d'y jeter un oeil. Les deux, même. Et juste d'apprécier ce moment d'intimité.
Lien : http://www.biblioblog.fr/pos..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50

critiques presse (4)
Actualitte   23 août 2011
Un vrai rayon de soleil plein de hargne salutaire ! […] Des témoignages à lire et à méditer.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Lexpress   27 juillet 2011
D'un récit à l'autre, le Chilien brandit sa lanterne d'Aladin sur une époque qu'il rêve de réenchanter. Et qu'il observe parfois avec ironie, parfois avec amertume.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   28 juin 2011
Ce recueil de chroniques récentes, de témoignages, de portraits, de contes aurait pu s'appeler «Ébauche d'un autoportrait».
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeSoir   14 juin 2011
Fait de textes « très personnels » d'après l'auteur, ce recueil nous emmène au plus près du Chilien. [...] C'est un livre bouleversant, écrit dans une langue simple et franche, qui prend directement aux tripes. Quitte à les tordre.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
andmanandman   22 août 2013
La Patagonie, la Terre de Feu, les confins du Bout du Monde sont en danger. Une vision irrationnelle du progrès et le développement intensif, auxquels s'ajoute un tourisme irrespectueux, font de ces territoires extrêmes des lieux condamnés.
Tandis que nous volons au-dessus de la bahía Inutíl, Victor me dit :
- Dans un avenir proche, en arrivant aux abords du Perito Moreno, les touristes pourront lire : ici il y avait un glacier.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
andmanandman   20 août 2013
Salvador Allende a dit un jour, avec raison, que nous étions un pays notarial. On faisait confiance et on croyait à l’égalité parce qu’on la pratiquait. Tous les jours, dans un bar quelconque, quand deux poivrots se disputaient, l’un disait soudain à l’autre : « Tu es un imbécile ». Et la réponse invariablement était : « Tu vas me répéter ça devant un notaire ».
Commenter  J’apprécie          220
CoeurdecheneCoeurdechene   20 mars 2012
Autre raison de mon retour au Chili : des visages d'enfants souriants. Quand j'ai vu pour la première fois ce portrait d'un groupe de gamins, j'ai su que je ne pourrais jamais l'oublier. C'était chez Anna Petersen, l'auteur de la photographie. Je venais d'arriver en Allemagne, mon exil ne durait que depuis quatre ans mais ils avaient suffi pour que le Chili devienne pour moi une référence douloureuse et de plus en plus lointaine.
J'ai d'abord été impressionné par la douceur de ces visages puis, après avoir examiné plus attentivement les attitudes, j'ai trouvé le grand secret de ce portrait de groupe : la pureté.
Il y avait chez ces gamins la pureté originelle que nous trouvons sur les milliers de photos prises tous les jours dans les jardins d'enfants ou les écoles européennes. Mais ces gosses ne vivaient pas en Europe. ils vivaient au Chili, à La Victoria, un quartier pauvre de Santiago et l'un des plus touchés par la répression et la misère. Alors j'ai tremblé de peur devant cette pureté et j'ai voulu me demander combien de temps il leur faudrait pour la perdre.
Les années ont passé. L'exil s'est prolongé au-delà des discours triomphalistes jusqu'en février 1990. Pendant toutes ces années j'ai conservé la photo car la pureté de ces enfants représentait tout ce qui me restait du Chili que j'avais connu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
mariechmariech   28 novembre 2011
Les exilés sont comme les loups , partout où nous allons , nous rejoignons des meutes qui ne sont pas les nôtres , nous participons , nous chassons ensemble et pourtant la lune nous invite à nous mettre à l'écart pour hurler de solitude .
Commenter  J’apprécie          70
romain29romain29   07 septembre 2013
Ils en parlent comme d'un jeu innocent. Ils tapent sur l'épaule de Pablo et le déclarent meilleur « renvoyeur » de grenades lacrymogènes.
_Tu n'avais pas peur, Pablo ?
_ je ne sais pas. Moins que les Palestiniens de l'Intifada. Et puis ça sert à quoi d'avoir peur ? Moi je ne veux pas vivre...
Garrido le Fou secoue la tête en entendant ces paroles. Il a envie de dire quelque chose mais le regard impérieux de Pablo qui a seize ans et qui ne veut pas vivre, croise celui du champion prématurément vieilli et l'oblige à se taire.
_Et toi, Cécilia, tu es d'accord avec Pablo ?
Cécilia a dix-sept ans. C'est une jolie fille. Elle balance son corps bien fait sur des chaussures aux talons usés et cherche ses mots.
_Je ne sais pas, avant je rêvais de vivre. Je rêvais de toutes les belles choses que je pourrais faire quand je serais grande. Maintenant, je ne rêve plus. Maintenant, j'ai peur de rêver et, quand ça m'arrive, ça me met en colère, les rêves sont des mensonges.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Luis Sepúlveda (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Luis Sepúlveda
Présentation Dernières nouvelles du Sud par Luis Sepulveda et Daniel Mordzinski .Une présentation en images du dernier livre de Luis Sepulveda et Daniel Mordzinski, Dernières nouvelles du Sud. En route pour la Patagonie...
autres livres classés : littérature chilienneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Le vieux qui lisait des romans d'amour

En quelle année est paru ce roman ?

1990
1991
1992

10 questions
282 lecteurs ont répondu
Thème : Le vieux qui lisait des romans d'amour de Luis SepúlvedaCréer un quiz sur ce livre
.. ..