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EAN : 9782757851937
168 pages
Éditeur : Points (02/04/2015)
Résumé :


Dans ce roman, Luis Sepúlveda entrelace récits personnels et réflexions sur sa vision du monde. Depuis le moment où l'adolescent se voit contraint par un premier amour d'abandonner sa passion du football pour la poésie, bien du temps a passé.

Il découvre entre temps que la littérature peut donner une voix à ceux qui n'en ont pas : histoires de travailleurs, détresse devant la destruction de la planète, analyse violente de la crise éco... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
fanfanouche24
  07 août 2016
Un petit recueil des petites et grandes choses de l'existence d'un écrivain chilien... ayant pour notre plus grand plaisir sacrifié le football à la poésie...,
célèbre auteur du "Vieux qui lisait des romans d'amour"...
"Au fil du temps, l'amour des mots m'est apparu comme un amour qui ne trahirait jamais"
Recueil d'évocations: de son métier d'écrivain, de son enfance, de son pays
natal, de ses bonheurs de père, de grand-père, de ses amours littéraires;
dont sa vénération pour le poète, Pablo Neruda, auquel il consacre de fort belles pages.... de ses engagements sociaux et politiques; etc.
"La mort de Pablo Neruda a été perçue par les Chiliens comme une vague supplémentaire du tsunami de l'horreur qui s'abattait sur nos vies. (...)
Quand nous avons appris que notre Pablo nous avait quittés, nous avons senti s'y ajouter une immense solitude car pour nous Neruda avait toujours été le frère, le camarade que nous sentions tout proche dans son tendre belvédère d'Isla Negra" (p. 64)
Un modeste volume immensément précieux pour appréhender plus profondément l'oeuvre de cet écrivain, et faire d'autres découvertes dont cet "antipoète" , Don Nica, dont il parle avec tant d'enthousiasme et de respect...et qui "titille ...ma curiosité !
"Don Nica, par contre, n'a jamais dit qu' il était poète mais s' est plutôt défini comme un antipoète. Et "Qu'est-ce qu' un antipoète : un marchand d'urnes et de cercueils ? Un prêtre qui ne croit en rien ? Un général qui doute de lui-même ? Un vagabond qui rit de tout, même de la vieillesse et de la mort ? Un interlocuteur grincheux ? Un danseur au bord de l'abîme ?..."(p.75)
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Isa0409
  21 avril 2020
☀️ “Je suis un Chilien sans un document qui l'atteste mais peu m'importe car, où que je sois, il me suffit de regarder vers le sud pour sentir sur mon visage l'air austral qui, dans ma mémoire têtue, a toujours l'odeur de la solidarité, de la fraternité et de la volonté de construire un pays meilleur”
☀️Une vie de passions formidables (Escrituras en tiempos de crisis) regroupe différentes anecdotes, expériences et bribes de vie de Luis Sepulveda.
☀️Avec cette plume reconnaissable entre mille, il dépeint tour à tour avec humour, mélancolie, nostalgie et colère cette vie qui fut la sienne. Qu'il s'agisse d'un repas entre famille, de sa passion pour le football, de son premier amour et du deuxième, de son exil en Espagne, des gouvernements espagnols et chiliens ou des attentats de Madrid ou en Norvège, Luis Sepulveda narre les événements avec une poésie qui lui est propre, y portant un regard d'homme, et non pas d'écrivain. Car l'écrivain cède la place.
☀️La dernière “escritura” est intitulée “Chili, pays de ma mémoire”. Il y décrit son amour et sa haine pour ce pays qu'il a dû fuir, ce sentiment ambivalent d'appartenance et de rejet ; aucun papier ne prouve que Sepulveda est chilien puisque la nationalité lui a été retirée et pourtant, chaque fois qu'il revient au Chili, le pays de sa mémoire, les hommes et les femmes qui habitent ce pays incroyable, que ce soit par son histoire ou sa géographie, ces hommes et ces femmes disais-je, portent en eux l'espoir, la tranquillité, l'attente et l'abnégation. Luis Sepulveda était un homme du Sud, et son pays, bien qu'il l'ait fui et haï, resterait toujours cette terre indomptable.
☀️”La muerte es parte de la vida, es el cierre biológico y necesario de un ciclo. Sería insoportable ser inmortal”. Yo creo que no es un cierre, sino el inicio de algo nuevo, algo superior y mejor, y en este momento, has vuelto inmortal...
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AurelieDeLivreMois
  20 septembre 2015
Lire Une Vie de passions formidables c'est avoir une place autour de la table dressée de ce grand écrivain chilien exilé en Espagne et prendre part au repas familial auquel il nous convie...
Lien : https://www.livre-mois.fr/li..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   24 juillet 2016
Un jour, un recueil de poèmes de Pablo Neruda tomba entre mes mains: -Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée- (...)
Je me suis alors transformé en un fervent lecteur de poèmes. De Garcia Lorca à Antonio Machado, de Gabriela Mistral à Léon Felipe, de Neruda à de Rokha et, au fil du temps, l'amour des mots m'est apparu comme un amour fidèle qui ne me trahirait jamais. (p. 36)
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fanfanouche24fanfanouche24   24 juillet 2016
Donner la parole aux sans voix

Il m'est particulièrement difficile d'imaginer une littérature où le conflit entre l'homme et ce qui l'empêche d'être heureux serait absent. Je ne pourrais m'attaquer à la littérature, à l'écriture, sans la conscience d'être la mémoire de mon pays, de mon continent et de l'humanité. (p. 22)
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fanfanouche24fanfanouche24   23 juillet 2016
Narrer...résister

Parfois les mots manquent de sens ou, s'ils en ont eu, l'ont perdu en chemin mais moi je continue de croire à la force des mots pour mettre à plat les choses, les faits et, ensuite, mesurer s'ils doivent ou non être changés. (...)
Chaque jour j'aime davantage la vie, la rue, les faits sociaux car je trouve que c'est là que les mots remplissent encore une fonction nécessaire. (p. 43)
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fanfanouche24fanfanouche24   07 août 2016
Don Nica, par contre, n'a jamais dit qu' il était poète mais s' est plutôt défini comme un antipoète.
Et "Qu'est-ce qu' un antipoète : un marchand d'urnes et de cercueils ? Un prêtre qui ne croit en rien ? Un général qui doute de lui-même ? Un vagabond qui rit de tout, même de la vieillesse et de la mort ? Un interlocuteur grincheux ? Un danseur au bord de l'abîme ?..."(p.75)
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fanfanouche24fanfanouche24   24 juillet 2016
Donner la parole aux sans voix

La manifestation littéraire la plus connue pour avoir donné la parole à ceux qui ne l'ont pas ou ne peuvent faire entendre leur voix est peut-être -J'accuse- d'Emile Zola car, en effet, le capitaine Dreyfus n'avait pas la possibilité de faire connaître sa vérité. Pourtant, malgré l'immense courage de l'article de Zola, la vérité ne réussit pas à s'imposer dans toute sa splendeur.

Dans la littérature latino-américaine, à partir du XVIIIe siècle, nombreux sont les écrivains qui donnent la parole à ceux qui n'avaient aucune possibilité de dire "J'existe", "je vis et je ne suis pas invisible" (p. 20)
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