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ISBN : 1090175094
Éditeur : Serge Safran éditeur (07/03/2013)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
À Sienne, dans la dernière décade du XVe siècle, Pandolfo Petrucci prend le pouvoir. Ce despote cynique reste en butte à l’opposition de quelques grandes familles. La découverte d’un complot, en décembre 1496, marque le début d’une répression sanglante qui contraint Gian Di Bruno à fuir la ville.
Trahi par ses proches, il se réfugie en territoire florentin, sur le Casentino, dans la demeure inhabitée de son ami Paolo. C’est le début d’un exil qu’une servan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
TRIEB
  26 mars 2013
Qu'est-ce qui nous aide à vivre le mieux ? Cette question, que nous nous posons tous à un moment ou à un autre de nos vies, est le thème du roman d'Eliane Cerdan La Fresque.
Le récit se déroule à Sienne, dans la dernière décennie du XVe siècle. Pandolfo Petrucci a pris le pouvoir dans cette ville, il y règne en tyran implacable. Il se heurte à l'opposition des grandes familles et mène une diplomatie délicate avec les villes-états de Florence et de Milan. Tous ces bouleversements politiques contraignent Gian di Bruno à fuir la ville de Sienne et à se réfugier sur le Casentino dans la maison inhabitée de son ami Paolo. Les complots vont bon train, les Vénitiens soutiennent Pise et veulent étendre leur influence à Sienne…
Très vite, l'exil conduit Gian di Bruno à des interrogations multiples : elles portent sur son enfance, sur l'impact de l'exil : « L'exil est avant tout la fin d'une harmonie. Quand je vivais à Sienne, je ne prenais jamais le temps de contempler les cyprès ou l'ocre d'un chemin mais je sais, maintenant que s'instaure entre le paysage et moi un désaccord de tous les instants, quelle était la force du lien qui nous unissait. »
Gian évoque aussi la mémoire de son épouse, décédée : « Mais j'ai aimé .Il y a si longtemps que je croyais l'avoir oublié. Je croyais avoir effacé de ma mémoire celle qui avait donné un visage au bonheur et à la trahison .J'avis vingt ans. Il n'y a pas eu d'autre amour. »
Pourtant, Gian di Bruno croira renaître. Dans un premier temps, il nourrit un grand amour pour Leilia Charimonti, femme rencontrée sur son lieu d'exil ; il pense se régénérer, accéder à la plénitude enfin retrouvée mais ce sont le pouvoir des mots et l'écriture qui seront à l'origine de son salut personnel. Il perçoit l'intelligence humaine comme « un voile opaque entre le monde et nous ». L'amour est perçu par Gian comme une illusion, il trouve la paix dans l'écriture : J'écris toutes les nuits, l'écriture ne me console pas de la vie .Elle m'en donne une autre. »
Gian finit par ne plus craindre la solitude et admet que l'amour ne se remplace pas .On le voit, ce roman décrypte les étapes traversées pour accéder à la maturité, au détachement de l'individu face au monde.
Epicure n'aurait pas renié cet accès au bonheur, empreint d'ascétisme et de renonciation aux désirs matériels en pleine harmonie avec sa philosophie .Le roman d'Eliane Cerdan n'est pas un roman historique ; il revêt un aspect intemporel par le dépouillement du style de l'auteure, qui fait gagner le récit en efficacité. L'écriture est épurée, elle illustre éloquemment les étapes d'une vie nécessaires à la découverte de la vérité personnelle de Gian di Bruno.
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ATOS
  20 mai 2019
" C'est la première nuit d'hiver" /"Entrer dans le silence comme on entre dans une eau calme"../."Les mots qui surgissent, je les retiens à la lumière, je les assemble.J'en fais un bouquet pour l'absente". Une image, un homme, une terre, un amour, une offrande. L'écriture d'Eliane Serdan est très belle, tout en lumière, et en obscurité. C'est une heure crépusculaire que celle qui enfante le dernier hiver.
Astrid Shriqui Garain
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Plumisa
  29 juin 2013
Même si la quatrième de couverture le laisse à penser, " La fresque" n'est pas un roman historique. le contexte politique du moment donne le pourquoi du départ et place le roman, mais ce qui se passe n'est qu'effleuré. Il se déroule à la fin du XVème siècle dans un coin reculé de Toscane, mais en fin de compte, il pourrait se situer ailleurs en un autre temps, ça ne changerait pas grand chose à son déroulement.
C'est un écrit de belle facture à l'écriture minimaliste et fluide qui coule à l'intérieur du lecteur en s'y faisant une place, petit à petit.
Gian di Bruno s'est exilé pour fuir ses ennemis politiques. Il se retrouve face à la solitude, face à lui-même et à la nature qui l'entoure. Cette nature va prendre une place grandissante et lui apporter des réponses, d'autres questionnements et de l'apaisement.
Dans son isolement, cet homme croisera la simplicité, l'amitié, le silence et contre toute attente, l'amour. Ses sentiments s'aiguiseront, sa jalousie aussi... Ce qu'il vit et voit lui apportera-t-il autant que ce qu'il espère ?
Son cheminement intérieur allant grandissant, il donnera un sens à sa vie et se tournera vers l'écriture.
Un roman d'une lecture poétique agréable qui peut surprendre quand on s'attend à autre chose, mais il se lit bien et laisse des traces plus qu'il n'y paraît. Il se décline en délicatesse et raffinement tant dans le style que dans les mots choisis.
Lien : http://isabelle-passions.ove..
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Coya
  01 juillet 2013
Je pensais lire un livre historique mais pas du tout. Nous vivons une année de la vie de Gian di Bruno. Une année durant laquelle il a dû partir en exil. Une année de solitude, d'amour, de déceptions, de jalousie, d'incertitudes, de remords, de culpabilité, d'idées suicidaires, de lassitude, de réconciliation, ...
C'est un petit livre qui se lit assez vite parce que l'écriture est simple. Je ne peux pas dire que l'histoire m'a passionnée puisque Gian di Bruno est assez pessimiste sur sa vie en exil, par moments il m'exaspérait et j'avais envie de lui donner deux ou trois gifles pour qu'il se ressaisisse. Je conseille ce livre comme lecture passe-temps.
Merci à Babelio et aux éditions Serge Safran.
Lien : http://unlivreunwakanda.cana..
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blablablamia
  16 octobre 2013
Le thème de la solitude très présent dans ce titre se retrouve également dans le petit roman La Fresque, qui est très beau, et était également dans la sélection du comité de lecture.
Je suis heureuse d'avoir découvert ce roman grâce à ce comité car je serais passée à côté sinon.
D'une écriture fine et épurée, Eliane Serdan nous raconte l'histoire d'une chute et d'une renaissance, d'un apprentissage de soi même, toute une vie durant, et l'ouverture, l'autorisation que l'on se donne enfin à écrire.
La suite:
Lien : http://blablablamia.canalblo..
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critiques presse (1)
Culturebox   11 avril 2013
Troisième roman d'Eliane Serdan, "La Fresque" plonge le lecteur dans la vie quotidienne d'un homme contraint à l'exil dans la Toscane du XVe siècle. Un livre court, où les mots sonnent pour décrire le cheminement intérieur d'un homme déraciné.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
TRIEBTRIEB   26 mars 2013
J’écris toutes les nuits, l’écriture ne me console pas de la vie .Elle m’en donne une autre
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CoyaCoya   01 juillet 2013
Le mensonge fait naître l'opacité. Ce ne sont d'abord que des blancs, des non-dits qui viennent teinter la transparence de l'air. Et tout doucement, sans qu'on y prenne garde, l'air s'épaissit, devient dense.
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CoyaCoya   01 juillet 2013
"Quarante et un hivers sans fin, dans le silence" ... " Et pour seule arme, des psaumes. Des livres. Des mots. Comme un pont entre lui et Dieu. Les mêmes mots, indéfiniment... Et la joie qui en jaillissait."
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CoyaCoya   01 juillet 2013
Ici la vanité n'a plus cours. Elle prend l'air ridicule d'un vêtement précieux dont on a hâte de se débarrasser.
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