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EAN : 9791097455187
168 pages
Éditeur : Cent Mille Milliards (09/05/2018)

Note moyenne : 2.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Les valises, ce sont celles que chacun, chacune porte, transporte, emplies de souvenirs, de désirs, de tristesse et de tendresse. Des valises dont on se débarrasse pour aller de l'avant, que l’on cherche à retrouver parce qu’elles sont pleines de moments personnels, de sentiments intimes.
L’acteur : un monologue où l’acteur engage tout ce qu’il est bien en face du public. Il se raconte, raconte ce qu’est le jeu du théâtre, ce qu’il contient de mensonges et d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
SZRAMOWO
  30 janvier 2019
Curiosité littéraire que ces trois pièces de Claude Sérillon, le célèbre présentateur TV. Cet ouvrage reçu dans le cadre de la dernière masse critique littérature ne m'a pas réellement emballé.
Dans valises, l'auteur confronte trois personnages, "un homme d'âge mur, une femme, belle sensuelle et troublante et une jeune fille, peut-être étrangère" à "Un amoncellement de valises" ; "Atmosphère de sous-sol,avec un tobbogan d'où tombent parfois d'autres valises."
La valise, symbole de l'appartenance sociale, ethnique, religieuse, la valise qui qualifie l'étranger ou le migrant (Linda de Sousa ne chantait-elle pas La valise en carton ?)
L'exercice me rappelle ce jeu que l'on pratique en attendant ses bagages à l'aéroport. Y avez-vous déjà joué ? 15 points à chaque fois que vous devinez à qui appartient la Samsonite blindée ou la valise en toile entourée d'une ceinture de cuir etc...
Les personnages tentent d'ouvrir les valises. L'homme mûr commence, bientôt rejoint par la femme. Ils évoquent le sexe de façon allusive. Leur vie leur échappe. Ils ont pensé au suicide. L'orgasme suscite une interrogation chez la femme. le mouchoir blanc qui sert de pochette à l'homme devient le centre de leur jeu, mais au cas où le lecteur n'aurait pas compris qu'il s'agit de badinage amoureux, l'auteur précise en italique (jeu entre eux, le mouchoir est un prétexte).
La femme part et la jeune fille apparait. L'homme soupçonne aussitôt un complot des deux femmes contre lui.
Rien. La jeune fille part en courant.
La deuxième pièce est un monologue d'acteur et s'intitule l'acteur...
Cet acteur, crache un peu dans la soupe, en se plaignant d'une certaine routine "Il m'arrive des écoeurements, de vraies tentations de fuir tout ça."
Passons...
Enfin, la dernière pièce, "Comme deux vieilles putes" met en scène deux actrices qui se détestent et se le disent sans le dire tout en le disant.
Rien de palpitant.
J'ai lu jusqu'au bout.
Merci Babelio et les éditions Cent Mille Milliards.
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Meps
  09 février 2019
Tout d'abord merci à Babelio et aux éditions Cent Mille Milliards (belle référence à Queneau, je ne connaissais pas ce livre particulier, merci pour la découverte !) pour m'avoir permis de découvrir un autre facette de l'homme de télé.
J'ignorais qu'il avait déjà écrit des romans et des nouvelles et je découvre ici son tout nouveau versant dramaturge.
L'expérience n'est pas des plus concluantes pour moi. Dommage car il y a de vraies trouvailles, notamment dans les idées de départ des trois pièces courtes: une réflexion philosophique sur les bagages qu'on délaisse, dont on se décharge, qu'on reprend, qu'on retrouve; un monologue sur le métier d'acteur; une confrontation entre star de télé et comédienne de théâtre.
Je pense que ce qui ne m'a pas séduit est le fait que les personnages sont plus là pour porter le message et manquent de consistance personnelle. On n'arrive pas à s'attacher à eux, ce sont des figures floues, évanescentes. J'ai besoin de plus de chair dans un texte,qu'on me fasse croire que ceux que je vois existent réellement.
Néanmoins, il reste quelques beaux moments, notamment dans le monologue de l'acteur qui sait en décrire les joies comme les limites. Mais je me suis parfois perdu, et malheureusement les coquilles d'édition ne m'ont pas aidé dans mon immersion. Je pense notamment qu'il y a même un moment dans la troisième pièce où les deux personnages ont été inversées (ou alors c'est voulu par l'auteur pour perdre son lecteur... et alors là j'aime encore moins !)
Je garde l'envie d'aller découvrir l'auteur de romans car on est toujours curieux de voir les autres facettes des personnages médiatiques dont on ne connait qu'une seule dimension, celle des écrans plats.
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legoergosum
  31 janvier 2019
Les valises
Faits, défaits, enregistrés, perdus, retrouvés, abandonnés, les bagages sont devenus un objet sociologique. Claude Sérillon en fait à la fois le décor et le propos de sa courte pièce. Chacun des trois personnages a sa relation avec les valises. L'homme qui se présente seul sur scène au début de la pièce, sonde les valises, il y voit des vies intimes, comme s'il vivait par procuration. Un être frustré, à coup sûr. Les deux autres personnages qui entrent en scène, deux femmes, n'ont pas le même rapport à la fameuse valise. Une histoire semble s'ébaucher entre cet homme et l'une de ces femmes. Qu'en adviendra-t-il ? La plus jeune d'entre elles, s'en va. Chacun a pu dévoiler au cours de la pièce une partie de sa vie. Une valise ouverte , c'est peut-être l'allégorie d'une vie. Je ne suis absolument pas sûre d'avoir vu juste dans cette pièce à laquelle je n'ai pas accroché.
L'acteur
Très courte pièce dans laquelle l'auteur, dans une tentative de mise en abyme, à mon sens maladroite, développe les réflexions plutôt amères d'un acteur sur sa propre condition d'acteur. Le texte est un véritable fourre-tout, sans fil conducteur. Entre routine, frustrations, angoisses, quête de reconnaissance, satisfactions éphémères, le métier d'acteur semble mis à mal. Seule éclaircie, peut-être, cette liberté que lui donne l'auteur, grâce à l'improvisation.
Comme deux vieilles putes
Malgré le titre, ambigu, de cette troisième pièce, je n'ai pas pu entrer dans l'univers de ces deux femmes, en dépit d'un final sans doute réconfortant :
- Karine : (...) "J'ai ce soir le beau rôle, la femme aimée. Je veux le jouer longtemps. " (...)
-Sophie S : (...) " La vie est une surprise, Karine. Rien n'est écrit. Les loges ne sont pas attribuées. Il suffit de si peu de choses. Cette nuit, demain, plus tard, je te ressemblerai. Je l'attends, et je me tais. "
J'aime beaucoup le sémillant Claude Sérillon, journaliste, présentateur, écrivain, homme engagé, j'aime moins son intrusion dans le monde du théâtre, mais ceci n'engage que moi.
Merci à Babelio et aux Editions "Cent mille milliards " pour cet envoi, dans le cadre de Masse critique.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   31 janvier 2019
KARINE MORIN : Agressive, non. Mais agitée, oui. D'abord, j'ai froid, et je déteste avoir froid. Et puis comme vous tournez en rond avec l'air d'une chatte qui cherche où mettre bas, j'essaie de provoquer l'accouchement. J'ai joué tous les rôles ou presque, alors celui de sage-femme sur le trottoir, c'est une opportunité excitante. Je peux quelque chose pour vous ?
SOPHIE S. : Oui
KARINE MORIN : Quoi ?
SOPHIE S. : Je veux faire du théâtre.
KARINE MORIN : Ben voyons ! C'est original, c'est nouveau, ça vous a pris comme une envie de vous asseoir sur les toilettes.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   31 janvier 2019
- Tu n'es pas un acteur assis, m'a-t-il dit dès notre première rencontre. Ca veut dire quoi ? Tu marches très bien, tu évolues et tu sais très bien évoluer sur un plateau dans la rue...
- Forcément, des remarques de ce genre s'inscrivent durablement dans la tête. Alors j'ai privilégié les propositions où je suis en mouvement. Où on me voit agir...
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MepsMeps   09 février 2019
Le plus délicat, c'est de refuser. De trouver des arguments pour refuser une pièce. Ne pas vexer, ne pas se fâcher, ne pas laisser croire que l'on ne sait pas faire.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   31 janvier 2019
LA FEMME : Etre amoureuse, quelle méchante idée ! J'aurai l'impression d'être prisonnière.
L'HOMME : Ne plus l'être...et ouvrir les valises inconnues.
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