AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782754830454
128 pages
Futuropolis (07/10/2020)
4.04/5   35 notes
Résumé :
Trois cousins juifs, Andrea, Martino et Cati, sont persécutés par les lois raciales de Mussolini à l’aube de la seconde guerre mondiale. Forcé de quitter Trieste pour New York, Andrea essaiera de retrouver une vie normale, hanté par les fantômes du passé.
À travers le destin d’Andrea Goldstein, jeune homme juif, Andrea Serio nous fait percevoir avec douceur et empathie, l’intensité, la violence, la bêtise crasse et innommable de cette sombre époque, comme les... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
jamiK
  28 février 2021
C'est le récit de la fuite des juifs d'Italie pendant la seconde guerre mondiale. Ce n'est pas un récit de grande aventure, épique, au contraire, il est intimiste, s'attarde sur les images de l'Italie, cette beauté, cette quiétude qu'il vont devoir quitter, pour l'oublier ou pour la retrouver plus tard. le graphisme est beau, d'une grande douceur, réalisé au crayons de couleurs ou pastels, cela apporte un velouté aux éléments, de grandes surfaces donnent une texture tactile, une volupté, tout cela est perturbé par les évènements historiques, durs et injustes, la loi raciale décrété par Mussolini en 1938, puis la déportation ou la fuite en 1942 et enfin l'arrivée des américains. Andrea et Magda vont être envoyé aux Etats-Unis par leurs parents, dans la famille d'une tante. Andrea reviendra avec l'armée américaine. Andrea Serio a choisi un point de vu purement sensuel, les images racontent une atmosphère, une ambiance, il a pris le parti de nous laisser errer dans un presque silence, économe en mots, mais pas en lumière, c'est purement visuel et cela suffit, c'est très fort, très beau, très nostalgique… Magnifique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Francinemv
  21 octobre 2020
Le bleu est une couleur chaude pour Andrea, Martino et Cati, les trois cousins alors en villégiature dans la petite station de Medea cet été 1938. Il suffira d'une diffusion radiophonique pour que ce bleu azur vire au bleu nuit ou se fige en un bleu glacial, que leur vie bascule et leur avenir devienne incertain. Dans Rhapsodie en bleu, paru aux Editions Futuropolis, Andrea Serio va décliner toutes les nuances de bleu rehaussées d'ombre et de lumière de Trieste à New York, de New York à Naples à travers le destin d'Andrea, jeune juif exilé revenu au pays combattre le fascisme au sein de l'armée américaine. L'art de faire surgir l'émotion par des non-dits criants et des pastels de toute beauté.
Décembre 1944.
Le GI Andrew Goldstein appuyé au bastingage d'un paquebot réquisitionné par l'US Army, contemple l'océan qui le ramène en Italie. Bleu froid de l'océan, bleu de la peur des combats à venir partagée par tous les hommes sur le navire qui se dirige vers Naples et vers nous lecteurs sous un ciel et une mer d'encre. S'en suit un flashback au temps où Andrew s'appelait encore Andrea et où Medjeva (actuellement en Croatie) alors italienne portait le nom de Medea.
Medea 1938
« Cette plage, pour mes cousins et moi, c'était ce qu'il y avait de plus beau au monde. Notre saison de baignades commençait à la fermeture de l'école et durait jusqu'aux premiers jours de septembre. »
Insouciance, baignades, premiers émois, révisions de Martino en vue d'un examen… Léger vague à l'âme de Cati lors de cette dernière soirée dansante qui marque la fin des vacances quand soudain la conversation des trois cousins est interrompue par une déclaration :
«...Victor Emmanuel III, par la grâce de Dieu et par la volonté de la nation, roi d'Italie, empereur d'Éthiopie, ayant entendu le Conseil des ministres, décrète :qu'au poste d'enseignant dans les écoles de tout ordre et grade ne pourront être admises les personnes de race juive … que dans les écoles de tout ordre et grade ayant un statut légal, ne pourront être inscrits les élèves de race juive...»
Triste retour à Trieste pour Andrea. Un mois après un autre discours, celui prononcé par Mussolini, Piazza Unità d'Italia à Trieste proclamant les lois raciales le 18 septembre 38, ses parents prendront la décision de l'envoyer lui et sa soeur Magda en Amérique…
Alors oui les illustrations sont absolument magnifiques. Cette beauté est d'autant plus terrible que nous savons sur quelle abomination tout cela va déboucher. La proclamation des Lois raciales marque la fin d'un monde. L'Italie d'alors semble être un paradis perdu tout comme dans le film de Vittorio de Sica « Le Jardin des Finzi-Contini ».
Mais il ne faut pas oublier que dans une bd ou un roman graphique, l'illustration se doit d'être au service de la narration. Et c'est le cas ici. Bien loin d'être uniquement illustrative ou contemplative, elle est la trame même du récit. La couverture annonce le ton : Elle nous fait glisser des arbres de Trieste en première de couverture à ceux bordant Central Parc en quatrième.
Toute la tension sous-jacente réside dans les ellipses, les non-dits. Les différents points de vue, le traitement cinématographique et l'enchaînement des images contribuent à renforcer cette sensation de mal-être et nous font ressentir au plus profond de nous-mêmes les émotions des personnages. Ah la séquence magistrale chez les parents d'Andrea à Trieste ! [...]
Chronique dans son intégralité sur l'Accro des Bulles.
Lien : https://laccrodesbulles.fr/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
marietjf
  25 avril 2021
Encore un bel album qui m'avait échappé…. Un album qui raconte une histoire douloureuse, des vies qui basculent à la proclamation des lois raciales de Mussolini le 18 septembre 1938. Andrea et ses cousins passent de l'insouciance et du bleu de la mer à un avenir soudainement incertain d'un bleu nuit inquiétant.
Andrea Serio utilisent avec un talent éclatant toutes ces nuances de bleu, mais pas que, pour toucher le lecteur. Avec élégance et douceur, les planches souvent muettes et les cadrages ingénieux nous touchent en plein coeur. Pas besoin de mots quand le dessin est à ce point parlant… Les pastels, crayons (les pleines pages !!!) se font virtuoses pour faire passer les émotions en finesse…
Cette histoire tragique servie par le talent d'Andrea Serio risque de vous habiter longtemps, je vous aurais prévenu.
Commenter  J’apprécie          50
ElmoLelou
  08 décembre 2020
Cet album s'inspire librement d'un ouvrage de Silvia Cuttin "Ci sarebbe bastato", à ce jour non publié en français.
Il conte l'histoire de 3 cousins italiens: Andrea, Martino et Cati. Famille Goldstein...
Ils passent depuis de nombreuses annés leurs vacances d'été à Médéa en Croatie.
1938, promulgation des lois raciales à la veille du conflit mondial. La vie des trois jeunes gens basculent.
Andrea s'exile avec sa soeur à New-York. Taraudé par sa conscience, il finit par s'engager et part à la guerre.
Il est question ici d'exil et de racisme, de violence bien évidemment. le récit est merveilleusement soutenu par le dessin poétique et tellement juste d'Andrea Serio.
On n'est pas loin d'Edward Hopper. La rencontre d'Andrea et Joan dans un bar de New-York. Les immeubles de la ville se reflètent dans les vitres. C'est somptueux!
Une palette de bleu à couper le souffle qui justifie le titre, outre qu'Andrea écoute Rhapsody in blue avant de partir au combat. Parfois, le trait se fait noir et dur. Parfois, pas de fond aux cases, juste les personnages pour accentuer le moment présent si important.
Quelques traits de crayons, des touches de couleur pour dire toute la bêtise humaine.
Attention talent!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Positivattitude
  05 février 2021
Graphiquement, l'album est très soigné : le dessin au crayon est généreux, les couleurs sont très belles. J'ai juste été parfois gêné par l'impression brouillon de certains bâtiments dessinés à main levée, donc aux lignes non droites.
L'histoire est vraie, donc particulièrement intéressante et instructive à ce titre. Toutefois, il manque une continuité pour donner plus de force à sa tragédie d'Andréa. Je pense que l'auteur aurait dû prendre le risque d'ajouter des instants de vie inventés à son récit pour l'enrichir.
Commenter  J’apprécie          00


critiques presse (1)
LigneClaire   19 octobre 2020
C’est un titre qui est aussi celui d’une oeuvre majeure de l’un des plus grands compositeurs américains Georges Gershwin. Rhapsodie en bleu est désormais celui d’un album unique au charme et à la puissance évocatrice incomparable signé par Andrea Serio.
Lire la critique sur le site : LigneClaire

Videos de Andrea Serio (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Andrea Serio
Rencontre animée par Patricia Martin
Écrivain, poète, dramaturge, traducteur du Yiddish et de l'hébreu, Erri de Luca, s'est tourné tardivement vers l'écriture, après avoir été tour à tour militant révolutionnaire, ouvrier, bénévole en Tanzanie, chauffeur de camion dans des convois humanitaires pendant la guerre de Bosnie. Il a obtenu en 2002 le prix Femina étranger pour son roman Montedidio (2001), le Prix européen de littérature en 2013, ainsi que le Prix Ulysse pour l'ensemble de son oeuvre. La publication de Diables gardiens – avec les illustrations de l'artiste et architecte Alessandro Mendini – nous offre l'occasion de rencontrer l'une des personnalités les plus inclassables de la scène littéraire italienne. À lire – Erri de Luca, Diables gardiens, trad. de l'italien par Danièle Valin, Illustrations d'Alessandro Mendini, Gallimard, 2022 – le poids du papillon, illustré par Andrea Serio, Futuropolis Gallimard, 2022.
+ Lire la suite
autres livres classés : fascismeVoir plus
Notre sélection Bande dessinée Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura

Autres livres de Andrea Serio (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2577 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre