AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782843044878
336 pages
Éditeur : Zulma (20/08/2009)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Premier roman d’Enrique Serpa, Contrebande dépeint à merveille le monde turbulent et misérable de La Havane dans les années vingt. À travers l’agitation d’une foule de pêcheurs, prostituées, contrebandiers, enfants miséreux, on voit couver le feu qui embrasera l'île de Cuba où l’insolente fortune de quelques-uns nargue l’extrême dénuement de la plupart.

Contrebande, c’est aussi l’histoire d’un face-à-face entre le propriétaire de La Buena Ventura et R... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  11 octobre 2014
La Havane, années 20. Concurrencés par les bateaux frigorifiques américains et les pêcheurs côtiers venus du Japon, les pêcheurs cubains ne gagnent plus de quoi faire vivre leurs familles. le poisson est vendu à perte, le marché est saturé. Ancien chimiste reconverti en armateur, le narrateur aime promener sa nonchalance sur la Buena Ventura, l'un des trois bateaux dont il a hérité. Fatigué par une vie de noceur invétéré, il a pris la mer sur les conseils de son médecin qui lui prédit une mort certaine s'il continue les excès. S'il réussit encore à donner le change, il est lui aussi désargenté et les dernières campagnes de pêche n'ont en rien arrangé sa situation. C'est alors que Requin, le patron de la Buena Ventura, lui propose de ce lancer dans la très lucrative contrebande d'alcool. Assoiffés par la Prohibition, les américains sont prêts à payer cher le rhum cubain à celui qui est assez courageux pour tenter l'aventure et suffisamment chanceux pour ne pas se faire prendre. Freiné par sa lâcheté naturelle, l'armateur est aussi trop cupide pour refuser cette opportunité de faire fortune rapidement.

D'une écriture finement ciselée, Enrique SERPA raconte l'aventure de deux hommes que tout oppose mais qui sont réunis par la vie aventureuse des contrebandiers où la peur d'être pris se mêle à l'adrénaline engendré par le danger omniprésent. Si pour Requin, repris de justice qui a déjà tué, meneur d'homme revenu de tout, sans attaches familiales mais guidé par un certain sens des valeurs, la contrebande n'est pas ne expérience nouvelle, le narrateur qui, lui, la découvre dans tous ces aspects, même les plus dangereux, est plus circonspect. Bien sûr, il se rêve fort, courageux, conquérant, mais sans cesse, sa faiblesse et sa pusillanimité le rappellent à l'ordre. Pourtant, ces deux natures opposées doivent s'unir pour mener à bien ce projet d'envergure. Cela ne se fera pas sans heurts mais Requin, toujours droit dans ses bottes, sait faire taire les velléités de son patron. Cependant, avant de se lancer, le chemin est long. Il faut réunir les fonds, trouver un fournisseur, se jouer des autorités pour enfin prendre la mer, la peur au ventre mais les yeux déjà brillants à l'idée des pesos qui viendront garnir les bourses...
Au-delà du récit d'aventures, c'est aussi une chronique de la société cubaine des années 20 que SERPA offre à ses lecteurs. Les pauvres vont en guenilles, les travailleurs ne peuvent plus nourrir et vêtir leurs enfants, les ouvriers et les pêcheurs menacent de faire grève. Les patrons, soutenus par le gouvernement, ne cèdent rien et l'on sent poindre ce qui sera le Cuba des prochaines années. le communisme sème les graines de la sédition et certains rêvent d'une société où les pauvres seraient moins pauvres et les riches moins riches...
Un livre qui manque parfois de rythme. L'intrigue est très longue à se mettre en place et le narrateur, éternel indécis, manque singulièrement de charme. A lire tout de même, pour le contexte, et pour la très belle écriture de SERPA.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
Malaura
  22 septembre 2011
Homme angoissé et pusillanime, les nerfs "corrodés par des années de rhum et de lupanar", le propriétaire de la goélette « La Buena Ventura », surnommé l'Amiral, pratique la pêche dans la baie de la Havane avec Requin, le capitaine de bord, un homme dur, à l'assurance mâle, envers qui il éprouve un mélange de fascination et de répulsion.
Accablé par la situation économique désastreuse de l'île et influencé par Requin, il accepte, non sans crainte, de monter une opération de contrebande d'alcool.
Entre peur et excitation, l'équipage de « La Buena Ventura », constitué de vieux loups de mer, vogue alors vers son destin...
Paru en 1938, considéré comme un classique de la littérature cubaine, il aura fallu du temps avant que le roman d'Enrique Serpa (1900- 1968) soit traduit en français.
Justice est enfin faite ! Car il aurait été dommage de passer à côté de ce superbe roman d'aventures maritimes qui s'inscrit dans la lignée des écrits d'Hemingway dans la mise-en-scène d'hommes aux valeurs viriles, dans l'analyse fouillée des sentiments et dans le réalisme social et l'âpreté de ses descriptions.
Par son phrasé fougueux au souffle puissant et frénétique, Enrique Serpa insuffle à son récit une poésie sombre, violente, écumante comme une mer démontée.
Il émane de ces lignes bouillonnantes des odeurs de ports ; exhalaisons d'iode, d'algues et de poissons mais aussi senteurs de soufre, celle de la détresse rentrée, de la colère sourde, du morne dédain devant les iniquités arrogantes qui gouvernent l'île. Relents et effluves de misère mêlés au parfum âcre de la mer, étreignant le lecteur, l'emportant vers le large, au gré d'un courant vif et indomptable.
Portraits détaillés d'êtres en perdition, peinture de la Havane miséreuse des années 1930, un livre aussi impétueux que l'océan, dans lequel s'insinuent, à travers de splendides métaphores marines, les tensions et injustices qui conduiront à l'éclatement de l'île pendant la révolution castriste.
Un très beau livre à découvrir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
nadejda
  15 mars 2011
Je suis reconnaissante aux Editions Zulma qui permettent la découverte de ce livre superbe de Enrique Serpa, son premier et, je crois unique, roman paru en 1938. Ce qui est incroyable c'est qu'il faille attendre 2009 pour en avoir une traduction française.
C'est un texte noir mais dont l'écriture est d'une très grande poésie. Les êtres que l'on y croisent sont rudes, des marins qui pour survivre abattent un travail de forçat qui ne les nourrit plus eux et leur famille, ou complètement abandonnés et démunis comme ces prostituées vieillissantes, ces enfants qui se vautrent dans la boue de village aux maisons délabrées... le grand dénuement, la misère du plus grand nombre face à l'opulence insolente de quelques-uns, seront le ferment de la future révolution.
Au coeur de ce roman comme nous le dit l'épigraphe « ... contrebande d'alcool ; contrebande de pensées, pour endormir ma conscience qui parfois protestait. Mais qu'étais-je d'autre, moi, l'hypocrite, le timide et le vaniteux, qu'un produit frauduleux parmi tous ces hommes véritables» et si la trame du récit est simple Serpa nous le rend captivant car il a l'art de décrire, très souvent en ayant recours à des métaphores marines, le dédale de l'âme humaine et les paysages parfois somptueux, parfois souillés d'ordures avec la même passion et la même magie. 
Nous assistons à l'affrontement de deux hommes, le narrateur , armateur de la Buena Aventura, et Requin, capitaine du navire, que leur conception de la vie oppose mais qu'un mélange de haine, de mépris et aussi d'admiration et bien sûr d'intérêts communs vont réunir pour en faire des complices dans cette aventure marine où la peur et l'amour de la mer sont omniprésents. C'est violent et beau.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
PetiteBalabolka
  02 avril 2015
Il ne semble doué que pour la faiblesse. Pusillanime et versatile, tel est le personnage principal de ce roman qui a pour cadre l'île de Cuba dans les années 20. Cet homme qui est pourtant le narrateur n'est jamais nommé, un peu comme un miroir à la transparence de sa volonté. L'aisance financière relative dont il bénéficie lui procure les moyens d'une vie dissolue. Armateur par héritage de trois bateaux de pêche, il a abandonné sa carrière de chimiste au sein d'une entreprise sucrière. N'ayant pas en lui la rage de ceux qui avancent le ventre creux, il traîne sa langueur de bars en lupanars, consommant ce qui est offert dans ces lieux sordides qu'Enrique Serpa sait décrire dans toute leur fatigue. Pour soigner sa santé malmenée par des années d'excès, l'armateur noceur se conforme à la prescription médicale : prendre l'air en mer à bord du fleuron de sa petite flotte, La Buena Ventura commandée par un impressionnant capitaine surnommé Requin. Là, la mollesse de notre dandy (dont l'équipage raille en sourdine la pantalon de flanelle et la veste en cachemire) ne peut que mettre en exergue la farouche détermination de Requin dont le caractère affuté comme une lame impose d'emblée le respect aux marins. Mais malgré tout le talent du capitaine pour repérer les bancs de mérou, le résultat de la campagne de pèche permet à peine de couvrir les frais engagés. L'offre surabondante de poissons, conséquence directe d'une concurrence déloyale des bateaux frigorifiques américains rend le prix d'achat dérisoire. Les marins goûtent une fois de plus l'amère expérience du labeur acharné qui n'accorde pas, comme une juste récompense, la satisfaction de réjouir son foyer d'une bonne pitance. Requin, toujours pugnace, suggère alors au propriétaire de la flottille de se tourner vers une activité rendue lucrative par l'instauration de la Prohibition chez le puissant voisin : la contrebande d'alcool. Un peu par cupidité mais surtout enivré par la promesse d'émotion associée à cette entreprise risquée, l'armateur se laisse convaincre et même absorber par l'aventure. Son caractère craintif voire pleutre a enfin une occasion de s'affirmer face à Requin. le dandy las et dolent va pouvoir vibrer. Il dépense alors une incroyable énergie pour collecter les fonds nécessaires à l'achat de la marchandise et pour prendre contact avec les acheteurs. Quand tout est prêt, l'aventure peut commencer.
A ce stade de l'histoire et contrairement à ce à quoi on aurait pu s'attendre, le lecteur va devoir accepter quelques longueurs car Enrique Serpa a décidé de prendre son temps. En effet, les journées de navigation nécessaires pour rejoindre le point de rencontre et débarquer la précieuse cargaison sont l'occasion pour l'auteur de brosser un portrait psychologique et social des autres marins. Il oppose la résignation du vieux Martín à la colère sourde de Pepe le catalan, Pepe qui enrage de ne pas parvenir à nourrir correctement ses gosses, qui est révulsé par tant d'inégalités entre les armateurs, soutenus par le gouvernement, et les pécheurs, acculés à une vie sans espoir. Dans la colère de Pepe, il y a le désespoir contenu de tout un monde de miséreux entre les prostituées fatiguées de la Havane, les marins exploités, les gosses anémiques et va-nu-pieds, les paysans résignés des hameaux et, pauvres parmi les pauvres, les "éboueurs" qui survivent des rebuts des autres. C'est avec une infinie tendresse qu'Enrique Serpa nous les présente, eux qui sont ses compatriotes, cherchant peut être à restaurer un peu de leur dignité bafouée par tant d'injustice et de pauvreté.
Le propos du livre est servi par une écriture magnifique. Dire que ce roman écrit en 1938 n'a été traduit et édité en France qu'en 2009. Remarquable travail de la maison Zulma qui a su dénicher cette pépite et surtout travailler avec un traducteur capable d'en préserver la beauté littéraire. Car quel matériau ! On comprend pourquoi le grand Hemingway lui-même avait repéré les talents de romancier d'Enrique Serpa et l'exhortait à ne pas rester journaliste.
C'est en effet avec une poésie sans cesse renouvelée que l'auteur nous décrit tout un univers maritime, que ce soit le dur labeur des pécheurs mais aussi la fière allure de la goélette, les infinies textures de la mer et la palette des couleurs du ciel quand il se reflète dans cette immensité.
C'est aussi avec une profonde humanité qu'il présente la colère d'un peuple et annonce en quelque sorte une révolte en marche.


Lien : http://leschroniquesdepetite..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
jostein
  07 juillet 2014
Le narrateur est un ancien chimiste reconverti en armateur depuis une crise de neurasthénie. Propriétaire de trois goélettes, lui et son équipe de pêcheurs cubains végètent depuis que les navires frigorifiques américains inondent le marché du poisson et que les limites des eaux territoriales ont été modifiées.
La misère s'installe à La Havane mais les souhaits de grève des pêcheurs sont souvent avortés par la peur des représailles.
Requin, patron de l'équipe de la Buena Ventura convainc l'armateur de se lancer dans un commerce plus rentable, le transport de tonneaux de rhum à destination de l'Amérique en pleine prohibition.
Le narrateur, d'un milieu plus aisé et religieux, acculé par le manque d'argent se lance dans cette aventure qui peut l'amener vers la déchéance ou la prospérité avec une éternelle peur au ventre.
Contrebande est un roman d'aventures qui allie d'excellentes descriptions tant de la vie cubaine que de la vie en mer et une fine analyse psychologique de personnages troublés complexes.
Si Requin est un ancien repris de justice, bagarreur, avec une vraie âme de chef, il n'en reste pas moins sensible et respectueux envers ses amis ou de pauvres clandestins. L'affreux tueur Scot ( "cette plaie pantelante, orageuse et hérissée de rancoeur et de menaces") peut exprimer une véritable trouille face à l'immensité de la mer la nuit. Et le narrateur, intimidé, craintif qui ne comprend pas comment des tueurs peuvent annihiler tout remords n'en vient-il pas à se lancer dans une aventure illégale.
Nous sommes dans un monde d'hommes, le monde de la mer qui peut toutefois réservé des moments de calme et de poésie.
" En revanche, la solitude en mer absorbe et purifie tout. Elle règne sur toutes choses comme un despote sur le territoire de sa victoire. La raison en est qu'en mer la solitude, énorme et mystérieuse, frôle l'éternité."
Mais l'auteur, en journaliste et auteur cubain témoigne aussi de cette misère du peuple tant en ville avec la prostitution et la violence qu'en campagne à Boca de Jaruco avec la faim, la boue et la résignation.
" En mer, les hommes sont fatalistes et stoïques, mais sur terre, sans cesser d'être fatalistes, ils deviennent résignés, comme s'ils avaient à nouveau contracté un lointain complexe d'infériorité."
La fracture sociale se creuse de plus en plus avec une population nantie propriétaire de plusieurs villas ou ces américains qui paient pour le plaisir de pêcher.
Contrebande est un roman passionnant, témoignage social du Cuba des années 20, mais aussi analyse psychologique de personnages déchus et terriblement humains.
Lien : http://www.unidivers.fr/theo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60

Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
MalauraMalaura   18 avril 2012
La solitude en mer absorbe et purifie tout.
Elle règne sur toutes choses comme un despote sur le territoire de sa victoire. La raison en est qu’en mer la solitude, énorme et mystérieuse, frôle l’éternité.
Commenter  J’apprécie          260
nadejdanadejda   15 mars 2011
__ Tu as raison, Antonio ; la vie est triste.
Alcorta ébaucha un sourire pétri de souffrance, de sarcasme et de confusion :
--- Oh, vous en avez de bonnes !... Si pour moi la vie était seulement triste, ce serait déjà la fête !
..... J'aurais voulu le haïr et le rudoyer pour avoir achevé de troubler ma joie. Mais sa détresse infinie m'émouvait.
..... Dans mon coeur commença à fermenter la levure de la solidarité humaine. Et je remarquai que mon énergie s'atomisait comme une vague qui se brise sur un rocher.
Le silence devint gênant. Alcorta s'en aperçut et s'éloigna. Je fus incapable de trouver les mots pour le réconforter.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
michelekastnermichelekastner   24 juin 2012
Requin débordait d'admiration ingénue à l'égard des contrebandiers. Il ne faisait aucune distinction entre le bien et le mal dans leurs actes. Seul l'intéressait le courage avec lequel ils défiaient le danger, ce qui pour lui, dans les ténèbres de sa conscience et sans qu'il s'en rendit compte, revenait à donner un sens à la vie. C'est pourquoi, quand il me parlait, il redressait autant le buste et mettait tant de flamme dans son regard. Une bouffée d'enthousiasme lui gonflait les veines du cou et une ivresse primitive lui bombait le torse, semblable à la bravoure d'un coq de combat ou à la vaillance du marlin ferré à l'hameçon qui lutte jusqu'à la mort pour s'échapper. Je m'imaginai à cet instant que Requin était fait d'une substance étrange et précieuse, peut-être d'un matériau héroïque. Il aurait pu être tout aussi bien un vaillant militaire qu'un explorateur intrépide ou un valeureux chef de bande. Mais, à défaut de théâtre et d'occasions pour ses exploits, il se résignait au sort d'obscur contrebandier d'alcool.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
nadejdanadejda   15 mars 2011
Un pêcheur, le pantalon roulé autour des mollets et la vareuse à l'épaule, gravissait la rue escarpée qui relie le quai au village. Tel un miracle de pourpre et d'argent, de sa main pendait un bouquet de perches de mer écarlates, de daurades argentées et de fins serrans qu'on aurait dit découpés dans de la soie.
Un gamin déguenillé s'approcha de lui, tendant la main et détournant le visage, dans l'attitude d'un mendiant. L'homme eut un mouvement négatif de la tête. Non. Non. Non. Et je sentis soudain une bouffée de haine à l'égard de ce passant anonyme qui répétait --- à l'image des rebuffades que je venais de connaître -- le geste dur et impitoyable du refus.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
CirseCirse   03 mars 2015
On prononce un mot, presque sans réfléchir, comme on jetterait négligemment le noyau d'un fruit. Mais le noyau d'un fruit est le mystère où dort la vie. Il tombe sur le sol et la terre, généreuse et maternelle le recueille. Toute aussi généreuse et maternelle, l'eau le cherche et le caresse, tandis que le soleil, tel un amant passionné le courtise. Et un beau jour le noyau se transforme en plante. L même chose se produit avec un mot qui, prononcé de façon irréfléchie, tombe dans les zones sombres de la conscience. Là, il se blottit et semble mort, alors qu'il est vivant et qu'il évolue, jusqu'au jour où, arrivé à maturité, il aspire à se changer en acte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

Video de Enrique Serpa (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Enrique Serpa
Claude Fell & Claude Couffon - Traducteurs d'Enrique Serpa
autres livres classés : cubaVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Les classiques de la littérature sud-américaine

Quel est l'écrivain colombien associé au "réalisme magique"

Gabriel Garcia Marquez
Luis Sepulveda
Alvaro Mutis
Santiago Gamboa

10 questions
281 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature sud-américaine , latino-américain , amérique du sudCréer un quiz sur ce livre

.. ..