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Paolo Eleuteri Serpieri (Illustrateur)
EAN : 9782205031256
64 pages
Éditeur : Dargaud (17/04/1992)
3.64/5   46 notes
Résumé :

" ... Schastar a disparu... Je suis sûr qu'il a découvert la "vérité". Peut-être est-il atteint du "Mal" et se cache-t-il... Druuna, tu dois le retrouver avant eux... ! "

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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  09 décembre 2012
Alors Druuna heu , Druunaaaaa , Druuna , hein , c'est ça ? Comment dire ?
Beaucoup de qualificatifs bien trop réducteurs : sculpturale , plantureuse , magnétique...
Bon , de là à concourir pour le nobel de physique , y a encore de la marge . En même temps , ce n'est absolument pas ce qu'on lui demande , alors...
Serpiéri , scénariste et dessinateur , prétendait adorer croquer les fesses des femmes . de fait , dans cette série , les croquis de dos pulluleront pour le plus grand plaisir du lecteur se pâmant alors devant tant de sensualité suggérée .
Evoluant dans un monde post-apocalyptique rongé par un mystérieux virus contaminant un à un les humains devant désormais faire allégeance aux prêtres , Druuna – rhââââ lovely - se bat courageusement au quotidien afin d'obtenir sa dose de sérum à même de ré-humaniser Schastar , son douloureux compagnon d'infortune , dorénavant réduit à l'état de blob tentaculaire par ce vilain parasite tout pas gentil . Pour ce faire , elle n'hésite pas à payer régulièrement de sa propre personne , la brave petite .
Le créneau de Serpiéri , la science-fiction érotique .
Un trait de crayon magistral , précis et très agréablement suggestif au service d'une histoire qui , au-delà du plaisir visuel avéré , tient furieusement la route !
Un univers chaotique et intrigant formidablement dépeint dans lequel évolue une Druuna - rhâââ lovely – timidement vêtue quand ce n'est pas en tenue d'Eve , son créateur semblant vraiment connaître de gros problèmes de budget «  vestimentaire «  . La pauvre gamine...
Héroïne faussement ingénue , Druuna – rhâââ lovely – connait parfaitement son corps et l'effet qu'il produit sur tout mâle en mal d'affection , qu'elle soit consentie ou non.... Elle a fait sien l'adage «  La faim justifie les moyens « et le moins que l'on puisse dire , c'est que la famine guette !
Violent , charnel , sexuel mais terriblement intelligent , l'univers Serpiéri fascine autant qu'il interpelle .
Une BD à ne pas mettre entre toutes les mimines !
Druuna : rhâââ lovely ! J'l'avais déjà dit ? Au temps pour moi...
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Commenter  J’apprécie          453
Sphilaptere
  15 février 2018
Druuna, ah Druuna, j'entends d'ici vos objections. Cette série offrirait surtout un prétexte à Serpieri pour dessiner les fesses (et quelles fesses ! ) de son héroïne sous toutes les coutures. Je vais essayer de vous convaincre que ces histoires de fesses sont un intérêt bien secondaire de la série.
1 – Serpieri est un dessinateur hors pair. Il excelle autant dans les décors que dans les personnages, et le décor urbain décadent de Morbus Gravis est particulièrement détaillé et oppressant. Ces décors en plein déliquescence offrent un superbe écrin à Druuna et à ses fesses.
2 – Victimes d'une épidémie mystérieuse, les habitants maladifs au teint verdâtre reflètent le malaise de cette société obscurantiste policière et répressive, dans lequel, par contraste, les fesses pleines de Druuna éclatent de santé.
3 – Pourchassés, aux marges et dans les souterrains de la société, les mutants variés, tous très travaillés, sont eux, pleine d'une sombre vitalité, qu'ils emploient souvent à pourchasser Druuna de leurs tentacules, fascinés qu'ils sont par ses fesses.
4 – Le scénario est riche de bien d'autres choses que de prétextes offerts à l'héroïne pour se dévêtir. C'est une authentique histoire de science fiction. D'ailleurs il y a beaucoup de texte, et des planches fort bavardes. Druuna aborde cette histoire de face, et c'est d'ailleurs pour cela qu'on la voit tellement de dos.
5 – Pas convaincus ? Qu'importe, si Serpieri avait continué à dessiner la Bible, comme à ses débuts, nous n'aurions probablement jamais entendu parler de lui.
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Bequelune
  21 septembre 2015
La légende veut que Serpieri soit un dessinateur perfectionniste qui jetait ses dessins s'il ne les réussissait exactement comme il le voulait dès le premier jet. Ce qui est sur en tout cas, c'est que les courbes généreuses de son héroïne sont superbes, tout comme ce monde froid et métallique dans lequel il la condamne à évoluer.
De ce monde, on ne sait d'ailleurs pas grand chose. L'ambiance est largement post-apocalyptique, très urbaine dans les premiers tomes, mais une ville dégradée, corrompue, abimée, dans tous les sens du terme. Une élite religieuse y impose sa tyrannie suite à une probable grande guerre dont on ignore tout.
Ce qui est intéressant, et qui nourrit un érostisme toujours un peu perturbant (certains trouveront même ça malsain), c'est ce contraste entre la ville froide, violente, et la chaude Druuna.
Ce premier tome est le seul vraiment intéressant de la série. Après ce Morbus Gravis plutôt réussie, le scénario partira un peu dans tous les sens, sans qu'aucune idée ne soit vraiment exploitée. Et les scènes de sexe glisseront de plus en plus vers une pornographie facile sans autre intérêt que le trait vif de Serpieri qui représente les rondeurs charnues de sa belle.
Le tout a donc un peu des allures de série Z, avec un érotisme un peu crado et futuriste, et un scénario davantage complexe que vraiment travaillé. J'ai beaucoup aimé ce tome 1 malgré tout.
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hopla33
  01 avril 2012
Dans un monde postapocalyptique on découvre Druuna l'héroïne de cet album et Schastar son compagnon, ils habitent une cité où règne une étrange épidémie qui transforme les humains en monstres sanguinolents et féroces. Schastar est atteint de ce mal implacable, pour retarder l'échéance Druuna doit, par tous les moyens, se procurer du sérum...
Cet album, à ne pas mettre entre toutes les mains, est d'une violence extrême; du sang, du sexe, la déchéance humaine dans ces aspects les plus sordides.
Le scénario de Paolo Eleuteri Serpieri est recherché et cohérent. Les graphismes et les couleurs sont superbes. Un album vraiment d'une grande qualité à réserver néanmoins à un public averti.
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Erik_
  05 septembre 2020
On ne peut que tomber sous le charme de cette héroïne franchement un peu dévêtue au doux nom de Druuna. C'est justement là où le bas blesse : trop, c'est trop diront la majorité ! Il y a certes une parfaite gratuité dans les scènes érotiques. Or, je ne cautionne guère ce genre de surenchères. Quoique...
Pourtant, le graphisme est somptueux. On voit que le dessinateur a du génie dans la création de ce monde futuriste. Que dire également des formes ? Je suis époustouflé par tant de grâce dans le dessin.
Le scénario est inutilement alambiqué. On arrive à suivre mais difficilement dans tous ces méandres. Personnellement, j'ai beaucoup aimé le tome sur la « planète oubliée ». J'avais lu cette bd qu'on m'avait prêté il y a quelques années. Je l'avais alors totalement rejeté. J'ai changé d'avis avec le temps. Il m'a fallu quand même plus de 10 ans pour y revenir et curieusement pour l'apprécier.
Je sais très bien que je devrais me joindre en choeur avec les partisans jouant aux vierges effarouchées mais je ne peux pas ! Au fond de moi, j'aime l'audace de ce cocktail entre sexe et science-fiction car c'est d'un genre totalement inédit. Une oeuvre brûlot assez exquise !
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critiques presse (1)
Sceneario   30 mars 2015
Un monument de la BD.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
gavarneurgavarneur   15 février 2017
Au fond ils ont peut-être raison de détruire tous ces vieux papiers pleins de mots inutiles et absurdes
Commenter  J’apprécie          100
Erik_Erik_   23 septembre 2020
La première fois que j'ai vu une femme nue, j'ai cru que c'était une erreur. (Woody Allen)
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Vidéo de Paolo Eleuteri Serpieri
Paolo Serpieri en interview pour PlaneteBD.com
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
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