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Hugues Serraf (Autre)
EAN : 9782369560920
288 pages
Éditeur : Editions Intervalles (03/07/2020)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 8 notes)
Résumé :
L'arrivée d'un nouveau directeur secoue la rédaction engourdie d'un grand hebdomadaire parisien.
Son critique cinéma observe d'un œil circonspect la mise en place d'une gestion décomplexée tandis qu'on transforme à marche forcée le journal moribond en étendard du néo-progressisme.
Plus tire-au-flanc que meneur d'hommes, notre chroniqueur est pourtant choisi pour devenir l'un des apôtres de cette mutation radicale. Cerise sur le gâteau, il est un petit ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  27 juin 2020
Ouvrage reçu, à ma très grande surprise, en Service de Presse par les éditions Intervalles, je tiens avant tout chose à les remercier car sans elles, je serais probablement passé à côté de cet ouvrage qui vaut vraiment le détour et vous allez comprendre pourquoi (enfin j'espère) !
Notre protagoniste travaille pour la rubrique cinéma d'un grand journal Parisien "Vision" qui semble en déroute et c'est souvent la guerre entre les nouveaux qui s'occupent du web et ceux qui continuent à écrire pour un canard en version papier. L'arrivée de Nykras nommé nouveau directeur a pour but de faire redresser la balance mais ce dernier, à trop vouloir révolutionner les choses, ne va pas se faire que des amis au sein du journal. L'on suit donc en parallèle dans cet ouvrage l'avancée et la survie aujourd'hui de la presse écrite et du politiquement correct (il est notamment question d'un comique qui n'en est pas vraiment un pour notre héros et qui sort des vannes à deux balles au point de heurter l'opinion publique, d'où la question : peut-on rire de tout ?) et la question, ô combien encore sensible à l'heure actuelle du conflit israélo-palestinien. Notre héros est juif non pratiquant contrairement à son frère Jérémy qui travaille d'ailleurs das la synagogue de son quartier et compte bien emmener prochainement sa famille vivre en Israël. Enfin, de l'autre côté, il y a Noura, la compagne de notre quinquagénaire et qui partage, en plus de son travail, beaucoup de choses avec ce dernier. Entre eux, pas de tabous. Même si elle est probablement d'origine musulmane (c'est du moins ce que j'ai supposé), Hugues Serraf nous montre que l'on peut effectivement parler de tout, traiter de sujets sensibles et même en rire mais avec l'art et la manière (contrairement au dit comique de notre histoire mais cela n'est qu'une anecdote parmi d'autres).
Un livre extrêmement bien écrit (normal, notre auteur est journaliste), extrêmement bien construit (normal, notre auteur est journaliste) et extrêmement bien enseigné (normal, notre auteur est journaliste). Bon j'arrête. Sérieusement, un ouvrage dans lequel j'ai eu un peu de mal à me plonger au début mais je ressors finalement extrêmement satisfaite pour un tas de raison de cette lecture que j'ai trouvé très enrichissante (là, je parle pour moi car l'y ai beaucoup appris).
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hcdahlem
  28 juillet 2020
Au secours, mon hebdo change de ligne!
Hugues Serraf se met dans la peau d'un critique de cinéma dont l'hebdomadaire vient d'être racheté, entrainant une nouvelle ligne éditoriale. Incisif et drôle, c'est comme si Balzac avait rencontré Thierry Jonquet.
Toute ressemblance n'est pas fortuite, même si cette formidable plongée au coeur de la rédaction d'un hebdomadaire parisien n'est pas un roman à clefs. Et pour ceux que le jeu amuse, disons qu'Edwy Plenel pourrait très bien avoir servi ici de modèle à Léon Nykras, le directeur qui prend ses nouvelles fonctions. Et j'imagine que le personnage principal, en l'occurrence le chroniqueur cinéma, pourrait tout aussi bien être le double de l'auteur (la belle illustration de couverture de David Lanaspa venant conforter cette hypothèse).
Nous voici donc à l'heure des grandes manoeuvres qui vont faire tomber Vision dans l'escarcelle d'un capitaine d'industrie, bien décidé à transformer le magazine de gauche en tribune du néo-progressisme. L'oeil goguenard de notre journaliste aguerri regarde avec un certain intérêt la transformation en cours et la nouvelle maquette ne lui déplaît pas. Après tout, il ne se mêle pas de politique. Seulement voilà, la culture n'est pas en dehors du monde et le choix de ses chroniques doit aussi servir la cause. Et bien entendu, c'est là que le bât blesse.
Ayant longtemps travaillé au sein d'un hebdomadaire, il m'a été très facile de m'identifier à cet anti-héros, d'autant que dans mon cas, les débats ont conduit à la réduction puis à la disparition de la rubrique littéraire… Autre temps, moeurs identiques!
Mais foin de considérations personnelles et revenons au dernier juif de France. Au sein de la rédaction les événements s'accélèrent et les rebondissements s'enchaînent, si bien qu'on ne lâche désormais plus le livre. C'est le meurtre d'un rabbin à Sarcelles qui va cristalliser les débats, provoquer la prise de conscience. Et offrir à l'auteur l'occasion de nous livrer une savoureuse galerie de personnages. Comme dans un casting de cinéma, les premiers et les seconds rôles sont formidables, de la rédactrice en chef fraîchement nommée à la mère de sa petite amie. L'humour et le décalage entre les petites histoires et les grands problèmes font mouche! Quand par exemple l'antisémitisme rampant devient éclatant, quand on se rend compte que du sang juif coule dans ses veines, ce qui ne semblait jusque-là ne pas le préoccuper, pas davantage que ses collègues. Mais s'il oubliait pour un temps la filmographie de Woody Allen, ce serait peut-être pas si mal… Les comiques antisémites sont beaucoup plus amusants!
Et voilà comment une vie plutôt agréable se transforme en combat. Comment les petites routines du quotidien s'effacent au profit d'un engagement pour une liberté désormais bridée. Sous couvert d'une gentille farce, c'est bien à une analyse de notre société que se livre l'auteur. Sous couvert d'une critique au vitriol de la scène médiatique française, c'est bien à un réveil des consciences qu'appellent ces lignes. Il n'en reste pas moins que sont ici rassemblés tous les ingrédients du roman idéal pour les vacances. Hugues Serraf, c'est l'assurance de ne pas bronzer idiot !

Lien : https://collectiondelivres.w..
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musemania
  19 septembre 2020
Après avoir découvert le milieu de l'art dans ce qu'il a de plus vil lors du premier roman de Fabrice Chatelain « En haut de l'affiche », paru aux éditions “Intervalles”, je me suis ici immergée dans le milieu du journalisme de la presse écrite aux mêmes éditions.
Plongée dans la rédaction de l'hebdomadaire parisien « Vision » qui peine à se tenir à flots entre la perte d'abonnés et l'engourdissement de leur ligne éditoriale, j'y ai découvert notre héros, chroniqueur de la rubrique cinéma qui stagne dans une vie assez plan-plan. L'arrivée d'un nouveau directeur va ébranler la rédaction, que ce soit par sa vision managériale que par ses idées du journalisme. En parallèle, notre chroniqueur doit parer son frère, Jeremy, pour qui la vie de dentiste juif en banlieue serait devenue périlleuse.
Bon, dire que toute ressemblance ne serait que fortuite serait en quelque sorte se voiler la face. Surtout que l'auteur est lui-même journaliste. Sa profession l'a sûrement bien aidé mais ce livre est réellement bien construit et bien écrit. Par une plume très fluide, Hugues Serraf met en exergue plusieurs thèmes actuels de société dont l'anti-sémitisme latent et ô combien, hélas, grandissant. Par des petits faits divers dont certains en minimisent les conséquences, c'est un danger actuel sur lequel on ne peut fermer les yeux.
Malgré un certain détachement pour la forme, on ne peut s'empêcher de se demander si l'auteur s'est lui-même inspiré de son vécu pour ce livre. Avec beaucoup d'ironie, notre héros se plaît à aller dans le sens contraire de ses pairs afin de pousser à la réfraction. Ce qui pourrait passer pour un roman léger et sans prétention pousse finalement les lecteurs à la réflexion, sans qu'ils ne s'en rendent compte. Et ça, j'aime beaucoup!
Sous la forme d'une critique satirique du monde des médias, c'est pourtant bien face à un appel au réveil des consciences qui est amené par Hugues Serraf et ce, de manière intelligente et éclairée.
Surprise, je ne m'attendais pas du tout à ce service-presse. Or, je serais sans doute passée à côté de ce livre qui, pourtant, mérite d'être connu et d'être lu. C'est pourquoi je remercie infiniment les éditions Intervalles pour leur confiance.
Lien : https://www.musemaniasbooks...
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fabienne1809
  03 octobre 2020
Dès l'abord, ce roman est une invitation à la lecture. Je trouve cette couverture, typique des Editions Intervalles, vraiment attirante.
Ensuite, l'histoire elle aussi interpelle. C'est un peu l'histoire du journalisme d'aujourd'hui avec des exigences moindres que par le passé. Cela fait regretter aux gens de ma génération le journalisme de papa, empreint de rigueur, relatant des faits vérifiés dans un français impeccable. Et précisément, le héros de ce livre est de ma génération, comme l'auteur d'ailleurs, qui est journaliste.
Et comme un malheur ne vient jamais seul (humour !), le héros (comme l'auteur) est juif. Et il ne fait pas bon être juif par les temps qui courent... Et quand le héros a une copine de culture musulmane, ça donne des moments très cocasses et des explications très intéressantes pour le lecteur.
Le bémol pour moi est un petit manque de rythme et d'action.Du coup, j'ai parfois traîné un peu à poursuivre ma lecture.
Cela reste une belle découverte pour laquelle je remercie les Editions Intervalles et Babelio pour cet ouvrage reçu dans le cadre de la Masse critique de septembre 2020.
https://www.facebook.com/Des-livres-dans-mon-coeur-104773758017976
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YvPol
  07 juillet 2020
La cinquantaine, chauve, journaliste-critique-cinéma à l'hebdomadaire Vision, vaguement glandeur, c'est d'un oeil circonspect que le narrateur regarde l'arrivée d'un nouveau patron censé dynamiser le journal en perte de vitesse. Pressenti pour devenir responsable du département culture, son mauvais esprit revendiqué, son goût de se moquer de tout et de tous le desservent. Et puis, il apprend qu'il est juif. En fait, il le savait bien sûr, mais très éloigné de la religion, ce n'est pas une identité ni même un questionnement pour lui, sauf lorsque l'antisémitisme le rattrape.
Ce personnage, ça pourrait être moi : la cinquantaine, -presque chauve-, athée, je hais tous les communautarismes quels qu'ils soient, et aime rire de tout. Mais, je ne suis ni journaliste, ni cycliste, ni juif. Personne n'est parfait. J'aime beaucoup le détachement, l'humour décontracté et cinglant de Hugues Serraf et de son double littéraire. Il rit de tout et de tous, en commençant par lui, la base avant de se moquer des autres. Son roman léger de prime abord, pose pas mal de questions et dresse un constat sévère de la société actuelle. Non pas qu'il dise que c'était mieux avant, mais il faut avouer que dans certains domaines, la volonté de rajeunir, de dynamiser ne se fait pas pour du mieux. En tant que journaliste, il parle de la dérive des médias vers les scoops à tout prix, sans vérification des sources et des infos, vers le sensationnalisme -qui fait vendre- jeté brut, sans explication, sans analyse. Désormais n'importe qui s'érige en expert et vient asséner ses vues sans les étayer ; les spécialistes auto-proclamés ou cooptés étant experts en tout. La description du petit monde de Vision est succulente, encombrée de jargon professionnel incompréhensible empli de mots creux juxtaposés.
L'autre grand sujet est le communautarisme, le racisme et l'antisémitisme. Tout ce qu'on entend un peu partout est dans les propos de l'un ou l'autre des intervenants : la différence entre l'antisémitisme et l'anti-sionisme, ce dernier permettant de minimiser le premier. le rappel systématique du conflit israélo-palestinien pour justifier l'antisémitisme ordinaire. L'amalgame de tous les juifs forcément islamophobes et défenseurs d'un Israël envahisseur. Tout va dans le sens d'un manichéisme empêchant toute contradiction, toute discussion.
Bref, tout cela est fort bien fait, car écrit avec humour et détachement. le narrateur est drôle, son côté revenu de tout et taquin est un délice. Il se plaît à provoquer la contradiction, juste pour voir les réactions (un autre point commun). Il est parfois gentil et d'autres fois vachard. Parfois sur des personnalités fictives -aux traits qui en rappellent des vivantes- et d'autres fois sur des réelles. Je me suis souvent dit, pendant ma lecture, que j'offrirais ce livre à untel qui a des idées -courtes- arrêtées sur le conflit israélo-palestinien sans en englober l'histoire entière, à un(e)tel(le) qui scrute chaque phrase pour savoir si dedans il n'y aurait pas quand même un peu de sexisme, à un(e)tel(le) qui jure que les juifs quand même ils sont partout où il y a de l'argent et du pouvoir, que les arabes sont tous des voleurs et les noirs des fainéants... Mais je ne suis pas certain qu'ils goûteraient le sarcasme et l'ironie de Hugues Serraf.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   28 juillet 2020
On discute encore un peu, et le mec me dresse tout son inventaire, depuis l’illégitimité historique des juifs dans le secteur (un argument qu’il tient de Shlomo Sand, l’universitaire qui écrit des bouquins démontrant «scientifiquement» que les juifs ont été «inventés» au XIXe siècle en Europe mais un juif israélien qui dit que ni les juifs ni Israël n’existent, ça sonne plutôt comme du Groucho Marx à mon humble avis), jusqu’à la responsabilité d’un pays grand comme deux Seine-et-Marne dans à peu près tous les désordres de la planète. Depuis le sionisme comme idéologie raciste «probablement» derrière Daesh ou les attentats du 11 septembre jusqu’aux agents du Mossad entraînant les contre-révolutionnaires vénézuéliens et les CRS français dans les manifs de gilets jaunes… Comme j’en redemande avec gourmandise, il me parle aussi de la collusion secrète entre Hitler et les juifs allemands, qui «ont plus ou moins monté toute cette histoire de Shoah ensemble, c'est attesté» dans le but de créer une tête de pont occidentale au Moyen-Orient qui sécuriserait les approvisionnements européens en pétrole.
C'est la cascade, désormais. Je n’en espérais pas tant: la banque Rothschild; George Soros: l’ethno-racialisme du «peuple élu»; le trafic international d’organes secrètement prélevés sur les prisonniers palestiniens; le gouvernement français et l’Union européenne, otages des sionistes («Il y a des preuves!»); la Torah, qui légitimerait le sacrifice de bébés non-juifs pour «certaines fêtes religieuses», ce qui expliquerait «les fréquentes disparitions d’enfants en bas âge près des colonies de Cisjordanie»; le contrôle de la finance et des médias mondiaux; la rente victimaire; la participation juive à la traite négrière…. p. 114-115
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cicou45cicou45   25 juin 2020
"Qui sait, dans certains contextes les barbus finissent peut-être par développer une forme d'estime les uns pour les autres, un peu comme ces pilotes de gros cubes qui se font un petit signe de reconnaissance en se croisant sur la route, sans se soucier de la marque de leurs motos. Mais il pourrait aussi ne s'agir que d'une victoire micro-locale du communautarisme à l'anglaise, lorsque les tribus juxtaposées continuent de se détester cordialement, bien sûr, mais dans le calme...Je réserve mon jugement."
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cicou45cicou45   27 juin 2020
"C'est bon pour Paris, ça...Non, dans ma nouvelle demeure dynastique, il ne devra y avoir que le genre de mobilier authentique sur lequel on tombe dans le grenier des Dufour, Dumoulin et autres Meunier ; ces familles AOC dont les grands-mères aux joues roses produisent de la confiture de rhubarbe par hectolitre et les grands-pères malicieux pêchent à la mouche dans de petits coins connus d'eux seuls parce que c'est un secret transmis et retransmis sur quatorze générations d'honnêtes gaulois. Du rustique à pedigree, quoi...Du beau, mais pas forcément du pratique."
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YRESYRES   29 septembre 2020
« Vous voulez en venir où, en fait? Vous ne vous rendez pas compte que les juifs se comportent aujourd'hui comme des nazis, qui exterminent les Palestiniens ?
_ Comme des nazis ? Ils ouvrent des camps de concen-tration et construisent des chambres à gaz? C'est un génocide?
_ Ils ont d'autres méthodes, mais c'est la même chose. C'est pire, même ...
_ Mais ça n'est pas un peu bizarrement spécifique d'accuser des juifs d'être des nazis? Le premier Bachar el-Assad venu, qui fait plus de morts en six mois que le conflit israélo-palestinien en soixante-dix ans, c'est quoi alors? Les Saoudiens qui aplatissent le Yémen entre deux décapitations de femme adultère, on doit les comparer à qui, historiquement parlant? » On discute encore un peu, et le mec me dresse tout son inventaire, depuis l'illégitimité historique des juifs dans le secteur (un argument qu'il tient de Shlomo Sand, l'universitaire qui écrit des bouquins démontrant« scientifiquement » que les juifs ont été « inventés » au XIX siècle en Europe -mais un juif israélien qui dit que ni les juifs ni Israël n'existent, ça sonne plutôt comme du Groucho Marx à mon humble avis), jusqu'à la responsabilité d'un pays grand comme deux Seine-et-Marne dans à peu près tous les désordres de la planète. Depuis le sionisme comme idéologie raciste « probablement » derrière Daesh ou les attentats du 11 septembre jusqu'aux agents du Mossad entraînant les contre-révolutionnaires vénézuéliens et les CRS français dans les manifs de gilets jaunes... Comme j'en redemande avec gourmandise, il me parle aussi de la collusion secrète entre Hitler et les juifs allemands, qui « ont plus ou moins monté toute cette histoire de Shoah ensemble, c'est attesté » dans le but de créer une tête de pont occidentale au Moyen-Orient qui sécuriserait les approvisionnements européens en pétrole. C'est la cascade, désormais. Je n'en espérais pas tant: la banque Rothschild ; George Soros ; l'ethno-racialisme du « peuple élu»; le trafic international d'organes secrètement prélevés sur les prisonniers palestiniens ; le gouvernement français et l'Union européenne, otages des sionistes (« Il y a des preuves! ») ; la Torah, qui légitimerait le sacrifice de bébés non-juifs pour,« certaines fêtes religieuses », ce qui expliquerait « les fréquentes disparitions d'enfants en bas âge pres des colonies de Cisjordanie » ; le contrôle de la finance et des medias mondiaux ; la rente victimaire ; la participation juive à la traite négrière (« C'était bien caché, mais ça commence à se savoir désormais! ») Jusqu'au nombre de morts dans les camps : « Je ne dis pas qu'il n'y en pas eu du tout, il y a débat là-dessus, les spécialistes divergent, mais six millions? Plus c'est gros, plus ça passe, quoi ! » Lorsque Spirette vient enfin battre le rappel de ses ouailles dispersées devant le cinéma parce que la projection va reprendre, je dis au revoir au type, je le félicite pour l'exhaustivité du panorama et je lui demande:« OK, OK, je vois. Mais on n'est plus trop dans le registre israélo-palestinien, là .... Vous n'êtes pas simplement antisémite, en fait? -Antisémite, moi? Bien sûr que non, toujours la même chanson! Mais ça ne marche plus, ce terrorisme intellectuel. Je suis antisioniste! »
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cicou45cicou45   25 juin 2020
"_Douze avec les assistantes.
_Douze...C'est rien du tout, douze. Tu m'aurais dis cen cinquante, mais douze...
_Ha ha, justement : c'est le nombre magique de l'organisation sociale des primates supérieurs au-delà duquel cohésion et leadership deviennent de l'optimum, d'après Dumbar. C'est pour ça que les sports collectifs se jouent souvent à onze ou moins."
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Vidéo de Hugues Serraf
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