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EAN : 9782376862376
296 pages
Editions ActuSF (24/02/2020)
3.25/5   87 notes
Résumé :
Gauthier Guillet et Anna Cargali parcourent la France pour résoudre des mystères qui relèvent plus souvent d'arnaques que de véritables phénomènes surnaturels. Mais leur nouvelle affaire est d'un tout autre calibre : pourquoi la ville de Londres subit-elle une véritable canicule alors qu'on est en plein hiver et que le reste de l'Angleterre ploie sous la neige ? Se pourrait-il que cette fois des forces inexpliquées soient vraiment en jeu ?
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
3,25

sur 87 notes
Lu en quelques heures à peine, j'ai trouvé ce récit très distrayant. Petite relique de ma PAL, c'est Sflagg qui me l'a piochée dans le cadre de Pioche de ma PAL en mars pour son côté steampunk, la raison pour laquelle ce récit était justement dans ma PAL.
Force m'est de reconnaître que du steampunk, il y en a peu. On a quelques évocations ici ou là mais nous avons surtout ici une fantasy historique. Je n'en dirais pas plus pour éviter de divulgâcher.

Nous suivons Anna, démystificatrice alliée à un Français quelque peu orgueilleux et pompeux. Leur rôle? Prouver que les éléments surnaturels n'ont rien de surnaturels mais sont l'aboutissement de progrès scientifiques ( c'est là qu'on sent l'hameçon steampunk). Ils sont missionnés par la Chambre des Lords. En effet, Londres, bien qu'en hiver, a des températures supérieures à ce qu'elle peut connaître en été! Pour les aider, ils devront faire cause commune avec leur homologue anglais et sa nièce qui est son assistante.

L'intrigue est intéressante et l'action est menée tambours battants. Les chapitres s'enchaînent, le lecteur est entraîné par ce tourbillon d'actions. Les relations entre les personnages donnent lieu à certains moments d'humour. le tout nous offre donc une bonne lecture, divertissante à souhait dans ce Londres du XIXe s un peu uchronique, encore que.
Si j'ai l'impression que l'univers n'a pas été assez creusé, force m'est de reconnaître que je ne me suis pas ennuyée un chouïa et que la plume de l'autrice est d'une grande fluidité et d'une certaines légèreté. A voir si je trouve d'autres titres d'elle.
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Cuits à point aura droit à deux chroniques en une. Mon moi d'il y a une bonne trentaine d'années l'a trouvé très fun et mon moi de maintenant très bof. Entre les deux, mes goûts de lecture n'ont pas changé mais les attentes, si. Beaucoup.

De quoi ça parle ? D'un réchauffement climatique qui ne touche que la ville de Londres sans que les habitants de la perfide Albion puisse l'expliquer. Machinerie humaine à l'oeuvre ou phénomène surnaturel ? zatiz zecouechtieune, comme aiment dire les mangeurs de gelée à la menthe. Pour mener l'enquête, le gouvernement britannique fait appel à un spécialiste local (Anton) et deux étrangers (le Français Gauthier et l'Italienne Anna).


Chemin de fer, machines à vapeur, métro, dirigeables, haut-de-forme, nous voici propulsé à la fin d'un XIXe siècle alternatif, pas très différent du nôtre. Deux différences notables : 1) la Grande-Bretagne est gouvernée, par une reine et une chambre des lords, comme dans la vraie vie, mais aucune chambre des communes, aucun ministre et pas l'ombre d'un Prime minister (ce qui m'a, j'avoue, laissé perplexe quand on connaît le fonctionnement politique britannique) ; 2) la magie existe. le deuxième point classe le bouquin en gaslamp fantasy, “fantasy de la lampe à gaz”, appellation débile pour une “époque” dont les récits sont caractérisés avant tout par la vapeur et l'émergence de l'électricité. Il y a trente-cinq ans, on l'aurait rangé en steampunk, dans la lignée de l'ouvrage fondateur du genre, Les Voies d'Anubis de Tim Powers.


Puisqu'on parle d'il y a trente et quelques années… Mon moi enfant a apprécié la lecture de Cuits à point. le roman a le mérite d'être court, moins de 300 pages, ce qui est bienvenu en ces temps de course aux signes, avec des bouquins toujours plus gros, toujours plus longs, mais loin d'être remplis à hauteur du volume. Pas de longueurs ni d'intrigues secondaires hors sujet, l'histoire avance vite et bien, concentrée sur son fil principal, rythmée, on ne s'ennuie pas. Pas de prise de tête non plus, on se situe dans un pur récit d'aventure et de divertissement qui n'est pas là pour te donner une leçon de vie ni te refiler la migraine en te plongeant dans des réflexions philosophiques abyssales sur la marche du monde et la nature humaine. le bouquin de Serrano assure le taf dans le cadre de ces attentes de lecture bien précises.
Donc pour ça, il y a eu de mon côté un plaisir de lecture, nostalgique, très cure de jouvence dans l'âme, qui m'a renvoyé à mes jeunes années. Quelque chose d'assez proche de ma lecture de Cinq semaines en ballon de Jules Verne, roman riche en aventures, péripéties et évasion, mais, pour le reste, creux comme la montgolfière qu'il met en scène.
Alors Cuits à point, à lire si vous cherchez une histoire simple et dynamique, dans un univers brossé à grands traits sans surcharge encyclopédique de détails, avec des personnages archétypaux. Idéal pour une lecture détente après une journée crevante, et je dirais très bon choix de cadeau à destination de vos gamins, filleuls, nièces, pour les amener aux littératures de l'imaginaire en passant par la porte de l'aventure.


Mon moi de maintenant est quant à lui resté sur sa faim. Tout est trop simple et trop basique. L'intrigue se déroule à Londres mais pourrait tout aussi bien déménager dans n'importe quelle ville, ça ne changerait pas grand-chose. Tu remplaces Big Ben et le palais Buckingham par la tour Eiffel et l'Élysée, et le tour est joué pour du made in France. le cadre spécifiquement britannique reste léger. Pas un mal par rapport à d'autres bouquins dans la même veine dont les auteurs ont le travers inverse de te citer tous les monuments, tous les noms de rue, tous les détails civilisationnels réels ou fictifs pour faire couleur locale. Mais là, c'est quand même un peu light. Mis à part une insistance sur les convenances et la place mineure accordée aux femmes dans la société (éléments qui n'ont en vérité rien de propres à l'Angleterre mais valent pour toute l'Europe de l'époque et ses excroissances outre-mer), ainsi que sur le flegme so british, je ne me suis jamais senti baigner dans cette ère victorienne que je connais bien pour avoir dû m'en taper l'étude exhaustive lors de mes vertes années estudiantines.


Les personnages, même constat. Partir sur un trio de mythbusters Anna-Gauthier-Anton était une bonne idée pour proposer une approche plus dynamique que l'éternel duo Holmes-Watson ou Fox Mulder-Dana Scully. L'opposition entre Gauthier et Anton sur la réalité du surnaturel rappelle celle des protagonistes de X-Files, avec au milieu une Anna dont les doutes permettent d'apporter des nuances entre les deux. Ça, j'ai bien aimé. Reste que les joutes verbales de Gauthier et Anton, avec ce côté gamins se renvoyant à l'envi des “non, si, non, si, non, si”, finissent par devenir répétitives et changer les personnages en têtes à claques auxquelles on a du mal à s'attacher. D'autant plus qu'on ne sait rien d'eux. Leur background tient en deux lignes, dur de s'accrocher à quoi que ce soit pour les apprécier ou les détester. On en dira autant des personnages secondaires qui se limitent à leur fonction : les lords sont juste des lords et la reine d'Angleterre, je ne me souviens pas qu'elle soit nommée autrement que “la reine” ou “la monarque”. Vu la place qu'elle occupe à la fin du roman et le rôle qu'elle y joue, dommage qu'elle soit réduite à une silhouette de carte à jouer.
Dernier problème, enfin, des personnages et non des moindres : ils n'évoluent pas. En termes d'écriture, ça me dépasse. Surtout dans le cas d'un protagoniste comme Gauthier, monsieur Rationnel, monsieur “je ne crois pas au surnaturel, ça n'existe pas et il n'y a pas à revenir dessus”. Quand il se trouve confronté à un phénomène qui relève du surnaturel de la façon la plus indubitable qui soit, ben rien. Pas plus choqué que ça, alors que tout son système de pensée devrait être remis en question, s'écrouler, se reconstruire. Un peu comme si Nietzsche, après avoir balancé que Dieu est mort, s'était retrouvé face à une théophanie en bonne et due forme, avec la lumière, les éclairs, le tonnerre, les trompettes, le buisson ardent, toute la panoplie… pour aboutir au seul résultat de se dire “ah, ok, d'accord” puis se demander s'il y a des frites à la cantine ce midi.
Seule Anna évolue un chouïa pour s'émanciper de son mentor Gauthier, mais pas trop. Dommage pour un roman qui évoque à plusieurs reprises la place des femmes, toujours en retrait, en-dessous, subordonnées, invisibilisées. D'autant plus dommage que les figures féminines ne manquent pas dans Cuits à point pour exploiter cette thématique. Liana, la sorcière qui est le big boss des quartiers pauvres, donc femme de pouvoir dans tous les sens du terme ; Maggie, la nièce d'Anton, pleine d'esprit d'aventure et de rébellion, qu'on imaginerait bien en suffragette une fois à l'âge adulte, à militer pour l'égalité des droits civiques et à balancer aux orties convenances old school et mentalités archaïques ; la reine, qui est la reine justement, donc avec une forte valeur symbolique et non dénuée de certaines prérogatives dans la monarchie britannique. Tout est là, dans la structure du texte, mais pas exploité dans le propos ni mis en valeur dans l'intrigue.


Et c'est LE gros reproche que j'adresse à ce roman : tout n'est qu'esquisse. L'univers, les personnages, les thèmes… Pourtant, il y avait de quoi faire quelque chose à la hauteur d'un Terry Pratchett, tous les germes sont présents. La thématique féministe (cf. La Huitième Fille ou le régiment monstrueux dans Les Annales du Disque-Monde), le progrès à marche forcée avec ses conséquences aussi bien positives que destructrices (ici, le creusement du métro ; chez Pratchett, le triptyque Timbré, Monnayé, Déraillé), la transition des mentalités à une époque de bouleversement entre conservatisme et progressisme, science moderne et croyances anciennes, positivisme et surnaturel (mesmérisme, occultisme, spiritisme, courant artistique gothique), rationalisme et revival religieux. Autant de sujets qui restent au premier plan aujourd'hui. Pour ne prendre que deux exemples : la place des femmes à égalité avec les hommes, y a encore du boulot ; le match complotisme-zététique prolonge en droite ligne le vieux débat entre surnaturel et rationalité sur le même mode hyper clivant et dépourvu de nuance (donc stérile).
Même un thème aussi évident que le réchauffement climatique, pourtant le point de départ de l'intrigue, est passé sous silence ! WTF ?!?
Donc mon moi de maintenant, dont les attentes de lecture en matière d'aventure pure sont comblées depuis un bail, est ressorti très insatisfait. J'espère trouver dans mes lectures de fantasy autre chose que de jolies histoires inoffensives. On n'en est plus là aujourd'hui, elles ont déjà été écrites, plus la peine de réinventer la roue à chaque roman du genre. Raison pour laquelle j'adore les Tarry Pratchett, les Anthelme Hauchecorne, les Clément Bouhélier, capables de développer un imaginaire riche qui se double d'un regard sur le monde et l'humanité, de proposer aventure et critique, divertissement et réflexion.


Donc Cuits à point, sympa, pas impérissable, ni mauvais ni excellent, plus du tout adapté à ce qui me correspond (ou c'est moi qui ne suis pas adapté à ce que propose le livre, ça marche dans les deux sens, y a pas de coupable ou de torts dans cette histoire). Selon vos attentes de lecture, vous le trouverez chouette ou vide. Voire les deux à la fois si vous avez comme moi une approche félino-schrödingerienne de la lecture.
Lien : https://unkapart.fr/cuits-a-..
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En ce mois de février 2020, les Indés de l'Imaginaire font leur rentrée ! du côté d'ActuSF c'est Élodie Serrano, une petite nouvelle sur la scène des littératures de l'imaginaire français, qui est mise à l'honneur avec « Cuits à point », un court roman mêlant histoire et fantasy. L'histoire prend place au XIXe siècle, entre la France et l'Angleterre, et met en scène deux héros exerçant une profession pour le moins originale et visiblement assez décriée, celle de démystificateur. le principe ? Des particuliers font appel aux démystificateurs lorsqu'ils se retrouvent confrontés à des manifestations qui pourraient passer pour surnaturelles. Charge au duo de résoudre le mystère et de comprendre s'il y a bien anguille sous roche ou s'il ne s'agit tout simplement que d'une banale escroquerie. du côté de Gauthier Guillet, un ténor de la profession et ancien mentor de l'héroïne, les choses sont claires et nettes : il s'agit forcément toujours d'une arnaque, le surnaturel n'existant pas. Anna, elle, a un avis moins tranché sur la question, ou du moins était-ce le cas avant qu'elle ne soit irrémédiablement contaminée par le scepticisme de son partenaire. Leur défiance va toutefois être mise à rude épreuve une fois arrivés à Londres, lieu de leur prochaine mission. Sollicités par les membres du Parlement britannique, les deux démystificateurs sont chargés de résoudre le mystère de la hausse conséquente des températures dans la capitale, et ce alors que la saison hivernale est déjà bien installée. Pour Gauthier la cause du réchauffement est évidente : une machinerie construite par l'homme et qu'il convient simplement d'identifier et d'arrêter. Pour le troisième démystificateur réquisitionné et avec lequel le duo se voit forcé de travailler, la question est beaucoup plus complexe et pourrait tout à fait impliquer l'existence d'une créature surnaturelle.

Le pitch de base est assez simple mais s'avère efficace pour tenir le lecteur en haleine. du moins est-ce le cas pendant la première moitié roman qui parvient à entretenir le suspens sur la nature de ce réchauffement climatique localisé. La seconde partie, elle, voit le secret éventé et se focalise par conséquent davantage sur l'action, le but des personnages n'étant plus de mener l'enquête mais plutôt de tenter de contenir la menace révélée. L'histoire se suit sans ennui aucun, même s'il faut bien admettre que la plupart des rebondissements de l'intrigue sont aisément prévisibles et que la seconde partie est un peu moins captivante dans la mesure où les personnages prennent (de leur propre aveux) toutes les mauvaises décisions possibles. Difficile d'en dire plus au risque de trop en dévoiler, le principal attrait du roman reposant justement sur la nature du responsable de la montée des températures. Situer l'action dans un décor londonien permet en tout à cas à l'autrice de faire appel aux principales figures du folklore anglais, qu'il s'agisse de Merlin, du Petit Peuple ou des sorcières. le monde dans lequel évolue nos deux héros emprunte cela dit davantage à l'histoire qu'à la fantasy, le surnaturel étant considéré comme inexistant pour la plupart des individus, le pendant masculin de notre duo de héros en tête. L'autrice met en scène un XIXe siècle convainquant, même si la reconstitution historique se limite à quelques éléments de caractérisation concernant les costumes ou les grands monuments. J'ai, en revanche, été agréablement surprise par plusieurs références au contexte social, et notamment à la distinction entre bourgeoisie et classes populaires (les cadres dirigeants déconnectés des conditions de travail des ouvriers, l'inaction des rentiers avancée comme justification de l'absence de surnaturel dans les affaires qu'ont eu à régler le duo…). C'est léger, mais ça a le mérite d'être là.

Les personnages sont pour leur part sympathiques, même s'il faut admettre que, tout comme le décor, ces derniers ne sont pas aussi développés qu'on pourrait le souhaiter. On peut tout de même saluer la volonté de l'autrice de mettre en avant un beau panel de personnages féminins qui, chacune à leur manière, tentent d'échapper au carcan que la société anglaise de l'époque impose à la gente féminine. Il s'agit d'ailleurs d'une thématique non négligeable du roman et l'autrice aborde le sujet avec doigtée, refusant de tomber dans l'écueil classique qui consisterait à mettre en scène des femmes bad-ass totalement détachée des règles et obstacles imposés alors à leur sexe. Ainsi, si Anna et Maggie sont toutes deux parvenues à s'écarter du parcours traditionnel qui les aurait inévitablement conduites à se marier et à engendrer, celles-ci n'en subissent pas moins de manière plus ou moins subtile les stéréotypes et les humiliations qui sont le lot commun des femmes de leur époque (réflexion sur la tenue vestimentaire, illégitimité à prendre la parole en public, comportement avec la gente masculine scrutée en permanence…). Les deux protagonistes masculins possèdent quant à eux une personnalité totalement contradictoire mais, dans les deux cas, un peu trop caricaturale, le Français se montrant bougon à l'excès et enfermé dans ses certitudes, tandis que l'Anglais se montre ouvert d'esprit, aimable et plein de ressources. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est le premier qui parvient le mieux à susciter l'affection du lecteur, le second se révélant bien trop fade en dépit de son apparente sympathie. Un mot, pour terminer, sur le style de l'autrice qui se révèle assez passe-partout mais qui permet, par sa fluidité, de faciliter l'immersion du lecteur dans l'histoire.

Pépite des éditions ActuSF pour la rentrée 2020, « Cuits à point » est un roman sans prétention mais sympathique, mettant en scène un duo attachant menant l'enquête dans la capitale anglaise du XIXe. le mélange d'histoire et de magie fonctionne bien, et, même si le suspens faiblit au cours de la deuxième partie du roman, le mystère qui plane autour du réchauffement inexpliqué de Londres parvient à maintenir le lecteur en haleine et donne lieu à des scènes spectaculaires presque dignes d'un blockbuster.
Lien : https://lebibliocosme.fr/202..
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Avant toute chose je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Actu SF pour cet envoi.
J'ai passé un bon moment avec Anna et Gauthier les héros de cette aventure surnaturelle qui se déroule à Londres, même si ce livre est clairement destiné aux adolescents.
Ces deux démystificateurs sont appelés en Angleterre car la ville y vit une véritable canicule en plein hiver et il se pourrait que des forces surnaturelles soient à l'oeuvre.
C'est une excellente découverte de l'univers steampunk mais pour l'adulte que je suis, j'ai été un peu frustrée par le peu d'épaisseur des personnages et par le fait que l'action prime clairement sur le reste.
L'intrigue est légère et tout est prévisible, il n'y a que très peu de descriptions de l'univers dans lequel les personnages évoluent, la psychologie des protagonistes est assez succincte et on sent que l'auteur s'est uniquement focalisée sur l'action, ce qui fait que le roman se lit sans aucun temps mort.
La place des femmes à cette époque est la seule chose un peu pertinente qui soit mise en avant.
Pour autant, le roman se lit très bien, le style est simple et il y a des touches d'humour.
Aimant beaucoup l'univers steampunk, la fantasy et la science-fiction, j'ai trouvé ce roman un peu trop léger à mon goût mais toutefois prometteur, et je pense qu'il plaira davantage à un jeune public qui découvre ce genre et n'a pas envie de se perdre dans de longues descriptions ou la psychologie des personnages.
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Une assez grande déception que cette histoire fantastique, légèrement steampunk ,qui avait tout pour plaire ! Une jolie couverture, dans l'air du temps, l'enquête à Londres et deux personnages associés pour démystifier le faux surnaturel ! le titre n'est ni adapté ni à mon goût, sorti de son contexte il a perdu le peu d'humour qui affleurait.

Londres, c'est très bien ! le détective anglais, qui croit en la magie et aux forces surnaturelles, très bien aussi ! Sa nièce, encore mieux ! L'italienne des associés démystificateurs : peut mieux faire ! le français démystificateur : imbuvable un peu, ça passe, les trois-quarts du livre c'est trop ! Franchement trop !

Il a fallu un temps qui m'a semblé infini pour arriver à une quelconque action et ça ne risquait pas d'être à l'initiative du français, tellement il est borné et macho et aime s'écouter parler !

J'ai mis pas mal de jours à lire ces trois-quarts du roman et j'ai persisté parce que c'était une pioche mensuelle et que je mets un point d'honneur à finir un livre dans ce cas et dans d'autres aussi !

Le quart final est très bien, ça bouge, il y a plein de bonnes idées mais traitées maladroitement, il aurait fallu faire plus long pour ça (!!) et hop c'était fini !

Assez déséquilibré, d'autant plus que toutes les fois où il s'agissait du français c'était inintéressant et ça n'apportait rien à l'histoire et comme ça ne semble pas être une suite, ça n'apporte rien à l'histoire du duo non plus !

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critiques presse (1)
SciFiUniverse
08 avril 2020
Cuits à point est un roman passionant du début à la fin. Entre enquête, épopée fantastique mâtinée de steampunk et personnages avec du répondant, Elodie Serrano nous brosse l'image d'un Londres alternatif qui se réchauffe sans raison apparente.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
— Dire que nous pourrions être à Londres, marmonna Anna Cargali en regardant les champs défiler par la fenêtre de leur voiture à vapeur. Le duo de démystificateurs avait reçu deux missives la veille. L’une de Londres, plutôt pressante mais sans la moindre information, l’autre de la part de madame du Meslay, en Bourgogne, qui se plaignait de fantômes perturbant son sommeil depuis à présent un mois. Si elle les avait supportés si longtemps, elle pouvait bien attendre encore un peu, non ? Pourtant, son partenaire avait préféré la campagne française.
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- Je ne serais plus très fière d'être Anglaise, si vous choisissez la destruction.
Tous se retournèrent vers Maggie, qui jusque-là s'était tenue silencieuse. La jeune fille, en toute logique, avait dû considérer que son opinion ne serait pas prise en compte.
- On m'a appris qu'être Anglaise signifiait flegme et raison, continua la jeune fille, pas impressionnée pour un sou par l'attention de l'assemblée posée sur elle. Se précipiter ainsi sur une décision belliqueuse, motivée par la peur plutôt que par l'intérêt supérieur de la nation, ne me paraît pas digne de ce pays. Même la France ne se montrerait pas aussi agressive.
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Il fut suivi sans un mot par sa nièce, toujours aussi blanche, mais incapable de résister à l’attrait de l’inconnu, de toute évidence. Anna hésitait. Une des choses qui lui plaisait, dans sa profession, était sa relative sécurité. La perspective d’aller à la rencontre d’un dragon ne lui semblait pas compatible avec ce point. Cela dit, sa curiosité aussi la titillait. Sans compter qu’il y avait une chance que Gauthier ait raison. Il lui en voudrait probablement beaucoup de ne pas être à ses côtés pour étudier quelque machinerie qu’il aurait découverte. Mais une corde, vraiment ? Elle allait immanquablement se blesser. Des jupons et des bottines étaient tout sauf une tenue adaptée à une telle activité. Si elle avait su, elle se serait vêtue différemment…

— Ah, au diable la prudence ! Vous, vous restez ici, ordonna-t-elle à l’ingénieur, qui lui semblait le plus musclé des deux. Vous guettez notre retour et vous nous aidez à ressortir de ce trou au besoin. Vous, vous filez à la Chambre, ajouta-t-elle à l’attention du géologue. Prévenez-les de la situation, ainsi que votre patron. Qu’ils fassent envoyer qui leur paraît pertinent. Secours ou soutien, selon notre devenir.
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— Oh ! J’ai failli oublier ! s’exclama Anna. Avez-vous lu le Times hier ?

— Bien sûr que non ! J’avais plus important à faire, comme réfléchir sur toutes les découvertes du jour et m’efforcer de leur donner sens et cohérence.

La réflexion au-dessus de tout. Anna se demanda s’il n’arrivait pas à Gauthier de rater des choses dans ses enquêtes, ou plutôt d’y passer plus de temps que prévu, faute de vouloir se servir de tous les outils à sa disposition.

— C’est fort dommage, vous auriez fait une découverte utile. C’est donc moi qui vous la rapporte, pour une fois, expliqua Anna, taquine. Un article revenait sur cette cavité qui a mis un frein au développement du métro. Ils ont dû arrêter les travaux car le sol s’affaissait dangereusement et quand ils ont voulu sonder, pour voir s’ils ne se trouvaient pas sur une couche sableuse isolée, bien que ce soit improbable, ils sont tombés à la place sur une cavité à un mètre sous la surface. Ce qui est encore plus étonnant, car les relevés topographiques des géologues, réalisés préalablement aux travaux, avaient montré un sous-sol dense qui nécessiterait, au contraire, des outils résistants pour être creusé.
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Le cab les déposa au pied de l’université de Westminster, Anton leur ayant promis que le quartier regorgeait de restaurants tout à fait acceptables. Il les guida d’un pas assuré dans des rues pavées piétonnes où les devantures s’alignaient, toutes plus colorées les unes que les autres, refusant d’en dire plus sur leur destination, jetant des sourires en coin à Anna à chaque fois, comme s’il avait eu vent d’une blague parfaitement drôle qu’il n’osait partager.

Alors, faute de savoir où ils allaient, l’Italienne se mit à observer les passants. Le quartier était animé et cossu, les dames aux chapeaux extravagants marchaient le bras passé par-dessus celui de leurs époux en costume sombre, parlant à voix basse. Anna aimait espionner les conversations des gens pour y percer un peu de leur intimité, mais difficile de distinguer la moindre parole. Seuls un sourire, une tête penchée ou une mine crispée et une distance physique maintenue trahissaient l’humeur des couples croisés.
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