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EAN : 9782715254442
144 pages
Éditeur : Le Mercure de France (28/05/2020)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Une mère inconnue qui ressemble à Liz Taylor, un père tendrement aimé qui se prend pour Musset, un amant marié qui joue avec un revolver, un autre qui apparaît le jour de la mort de Beckett, des amies en Allemagne, en Corse, en Angleterre, dont parfois le souvenir a presque disparu, et un Je tantôt féminin, tantôt masculin, vulnérable ou assassin, apparaissent tour à tour, comme on abat des cartes, dans ce nouveau jeu d'Anne Serre placé sous le signe de Lewis Carrol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Jean-Daniel
  18 novembre 2020
Je le reconnais, je n'ai pas réussi à m'introduire dans l'univers inclassable d'Anne Serre. Ce recueil de 33 très courts textes a pourtant reçu le prix Goncourt 2020 de la nouvelle, suivi de nombreux commentaires élogieux des médias.
Je sais, prix Goncourt ne signifie pas automatiquement qualité ! A mi-parcours d'une randonnée soporifique, sans surprises et décevante, j'allais abandonner mais j'ai souhaité en savoir plus en écoutant l'auteure en podcast.
Comment ces nouvelles sont-elles nées ? Chacune de ces nouvelles, ou presque, commence par la première phrase d'un roman de sa bibliothèque. Elles ont toutes une chose en commun, elles disent quelque chose de la jeunesse de l'auteure entre 20 et 30 ans, et offrent une parcelle de son histoire sans être toutefois autobiographiques. Comme le suggère la citation de Fernando Pessoa reprise au début du livre : « Chacun de nous est plusieurs à soi tout seul, est nombreux, est une prolifération de soi-même. »
À la page des remerciements, (poussé par la curiosité, j'ai tenu à poursuivre mon cheminement) ce ne sont pas les noms de parents ou amis que l'on découvre, mais la liste des livres dont la première phrase a fourni l'incipit de la plupart des trente-trois textes du recueil.
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Malavella
  10 novembre 2020
Prix Goncourt de la nouvelle
Et voilà, encore un Goncourt pour une femme ! Ces dernières années, il y en a régulièrement, pas encore énormément, mais les femmes sont tout de même devenues / en train de devenir des autrices que les jurys de prix littéraires commencent à apprécier autant que les maisons d'éditions et le public.
Et en plus, quel Goncourt ! Une nouvelle remarquable.

Je trouve très difficile d'écrire une critique sur ce livre, car il incite à songer, rêver éveillé à ce que sont la conscience, l'égo, beaucoup d'aspects de la vie, la vie et la mort, la création. En plus, il laisse tellement d'espace, d'ouverture au lecteur pour penser, songer soi-même qu'on se demande si on parle encore de ce livre quand on s'aventure bien loin dans ces explorations. Chacun ira son propre chemin avec les textes de Anne Serre. Je ne sais pas non plus ce qu'elle-même a vu dans son texte ou a voulu écrire.
Mais sur Babelio, on écrit ce qu'on voit soi-même dans un livre, cela peut être très subjectif.

Le style
est absolument magnifique. Très poétique, sa beauté même exprime surtout un amour pour la vie. Il peut exister grâce aux mots et tournures de phrases superbes et chaleureux, mais également grâce à ce qui n'est pas écrit. L'absence d'opnions diverses est un grand soulagement, une nécessité même si on veut faire une recherche philosophique en toute liberté. Ce qui n'est pas écrit est aussi merveilleux, car en lisant les mots écrits, on a aussi l'impression de se promener dans un tout autre domaine, qui ne fait pas partie du monde des mots, du cerveau. Et pourtant c'est décrit avec les mots.
Anne Serre observe et décrit avec une grande affection, au lieu d'analyser et de juger. Au lieu de cela, elle pense, elle tâtonne, avec beaucoup d'attention.

L'image de soi
Comment le cerveau fait-il pour fabriquer une image de soi cohérente ?
Pour commencer la recherche sur l'égo, l'auteure a déjà jeté par-dessus bord certains thèmes qui mèneraient tout de suite à des opinions, des discussions, des conflits : tous les thèmes des actualités, la politique, le changement climatique, les religions, les croyances, les guerres, les migrants sont éradiqués, avec toutes les opinions que nous avons là-dessus. Sans ces milliers d'opinions, commence une observation déjà bien différente.

L'auteure ne nous donne pas des règles strictes, mais tout le livre tourne autour de ce sujet. Tous les aspects que le cerveau utilise pour constamment se (re)fabriquer une image de soi cohérente, sont approchés. Tâche bien difficile, pour ce cerveau (pourtant malin), car bien vite on se rend compte que la ‘personne' est constituée de fragments différents, que l'unité n'est qu'apparance.

Conclusion
Un livre peut-être agaçant, mystérieux ou même cryptique pour les personnes qui ne se sont jamais intéressées à l'image de soi et n'ont pas d'ouverture pour approcher l'identité, la vie, la mort.
Sinon, une découverte, un petit joyau, tellement il est beau.
Mais aussi un livre qui rend heureux, tout simplement parce qu'on se rend compte qu'il y a encore des personnes intéressées dans cet égo superflu, les mécanismes du cerveau pour se construire, et qui peuvent découvrir ainsi, peut-être, une forme de vie où l'égo avec ses croyances et ses tracas, n'est plus nécessaire, ne présente plus aucun intérêt, qu'il se manifeste ou non. Alors le temps qui ne fait plus partie du temps, la vie et la mort (qui ne peuvent exister l'un sans l'autre), ainsi que la création, sont là.

En prime...
Comme je l'ai déjà mentionné, ce livre laisse au lecteur un si grande ouverture, tant d'espace, qu'on va son propre chemin avec ce qu'on a lu.
Voici un exemple d'une interprétation sans doute très personnelle du livre - mais qui sait, peut-être juste ?
Quand on arrive à la fin d'une nouvelle, elle s'achève totalement. Après suivra une autre. Mais même si ces autres nouvelle parlent de la même personne, de la même famille, etc., jamais Anne Serre ne reviendra sur quoi que ce soit qui a été écrit avant. Une fois une nouvelle finie, elle est entièrement terminée - la mort, et quelque chose de totalement nouveau surgit - la vie. Avec les deux, il y a création.
Et puis, il y a cette toute dernière nouvelle, .
Rien de cela n'est écrit en toutes lettres, ou très peu. Mais à la lecture de ce livre, l'auteure m'a emmenée dans un domaine que j'explore déjà. J'ai lu son monde, ses histoires, comme des pensées, une façon de vivre qui concorde beaucoup avec ma vie, mes explorations, et donc je l'ai ressenti ainsi.
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Fanchtok
  19 septembre 2020
Madame Schmidt, probablement la seule femme de ménage allemande de tout Paris, se réjouit de son unicité. Je la comprends. Seulement voilà, si l'enveloppe charnelle est unique, quoique évolutive, à l'intérieur ça se bouscule au portillon. À travers ces trente-trois nouvelles, c'est un peu ce qu'Anne Serre semble nous susurrer. Comme autant de prismes diffractant la psyché, chacune illustre nos multiples vies intérieures, secrètes, et dès lors l'étrangeté même des relations humaines.
Ces histoires - courtes nouvelles, si je ne craignais le pléonasme - respirent la malice. Parcourues d'embûches, parsemées de grains de sable ou de folie entrainant flottements et quiproquos, elles se révèlent mystérieuses, cocasses, comme évoluant dans un monde onirique. Ces rêves forment d'ailleurs la principale source d'inspiration d'une narratrice (C'est lorsque les gens racontent des choses qui ne ressemblent pas à des récits de rêves que cela m'ennuie), ou peut-être de l'auteure elle-même. Ainsi, Anne Serre s'amuse constamment à brouiller les pistes, en évoquant la littérature - avec au passage un bel hommage à Samuel Beckett - et offrant la mise en abîme de l'écrivaine au travail. Mais après tout, pourquoi faudrait-il toujours rétablir la vérité ? Et d'ailleurs, laquelle ? ajoute-t-elle immédiatement.
Cette galerie de personnages aux réactions parfois loufoques - madame Gandi est-elle ou non ma cousine Edwige Bouchard ? - m'évoque parfois les cas cliniques décrits par le neurologue Oliver Sacks. Nulle pathologie cérébrale ici, si ce n'est notre duplicité ordinaire, notre multiplicité ai-je envie de généraliser, de laquelle Anne Serre fait son miel. Son écriture fine et sensible lui permet d'aborder, avec grâce et humour, l'amour, l'amitié, la famille et le deuil. C'est d'ailleurs la mort qui lui inspire la merveille nouvelle " Papa est revenu ", ou l'éphémère retour du père dans le salon familial.
Ces tableaux sont autant de friandises d'humanité qu'il conviendra de déguster accompagnés d'une tasse de thé, noir mais sans amertume. Tout en élégance, elle saupoudre ses histoires d'une pincée de contrainte oulipienne, que je vous laisse découvrir. J'en ai déjà trop dit. Lisez cet automne Au coeur d'un été tout en or. Vous m'en direz des nouvelles.
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Philbast
  13 septembre 2020
Écrire une nouvelle est peut-être ce qu'il y a de plus difficile car il faut dans un texte court, et même, ici, parfois très court, raconter une histoire sans faillir avec un début et une fin.
Ce qui est intéressant en effet avec une courte nouvelle c'est que le lecteur peut l'appréhender en une seule fois, en une seule lecture.
Dans ce recueil magistral, qui a totalement mérité le prix reçu, on pense souvent aux nouvelles de Cortazar, que l'auteur ne cite pourtant pas.
Des textes oniriques, parfois un peu surréalistes, conduisent le lecteur dans mille directions pour le perdre et le retrouver.
Caustique, parfois, le narrateur (à plusieurs facettes comme Fernando Pessoa cité en exergue), tantôt homme, tantôt femme, d'aujourd'hui ou d'hier, laisse entrevoir une bribe d'existence, un instant magique (le très beau premier texte), un souvenir marquant, une divagation...
La force inouïe et la beauté solaire de ce recueil frappent le lecteur avec sans doute l'objectif de le dérouter afin de mieux le charmer.
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Butterflies
  30 décembre 2020
J'ai commencé ce recueil de nouvelles enthousiaste, le bandeau rouge scandait « bourse Goncourt » et semblait garant de qualité. après les 3 premières nouvelles, très brèves, je l'ai vite abandonné pour d'autres lectures. repris trois romans plus tard, le temps d'un trajet. Bilan: des nouvelles inégales. Certaines sans intérêt particulier. D'autres bien écrites mais rien de transcendant. L'auteur écrit à la 1re personne essentiellement. Elle se fait tantôt homme, tantôt femme, vieille ou jeune, libre ou en couple. Certaines nous content aussi une histoire à la 3ème personne comme celle « où deux existences ne purent jamais se mêler« . La malédiction de la cantatrice et du réalisateur et l'impossibilité pour un acteur italien, Silvio Silvio de croiser le chemin du cinéaste Fellini dans « Comme un mouchoir de poche », qui empruntait pourtant le même itinéraire, chaque jour, sans jamais le rencontrer à son grand désespoir et à tel point qu'une histoire en a été tirée au succès retentissant « Les larmes de Silvio » remportant le Prix Stresa, vendu à deux cent mille exemplaires en Italie mais jamais suivie de la rencontre des deux protagonistes…
« J'ai connu d'autres cas où deux existences ne purent jamais se mêler. Deux êtres avaient tout pour s'entendre, pour se comprendre, pour s'apporter l'un à l'autre ce qui manquait à l'un et à l'autre, or leurs trajectoires bifurquaient inexorablement et cependant toujours en s'effleurant, comme si, au fond, l'un n'était rien d'autre que le reflet de l'autre. »
Elle rassemble des récits et des anecdotes autour de ses voyages de jeunesse. Certains apprécieront peut-être. Je les ai trouvées soporifiques pour l'essentiel.
La façon dont elle les a écrites est beaucoup plus passionnante bien que le résultat soit décevant. Anne Serre débute chaque nouvelle par une citation d'un livre de sa bibliothèque dont elle remercie les auteurs en fin d'ouvrage en nommant les titres des romans, page 139. Leur point commun: Anne Serre y offre une parcelle de sa propre histoire, de sa jeunesse entre 20 et 30 ans, sans être purement autobiographique.
Voici quelques extraits:
en images et écrits couleurs cf mon blog

Lien : https://blogapostrophe.wordp..
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2020
L’histoire des vêtements d’un homme (ou d’une femme) dans une vie est quelque chose de passionnant, et je me suis toujours demandé pourquoi aucun écrivain, à ma connaissance, ne s’y était livré avec succès. Je crois que c’est très difficile à faire, car je m’y suis un peu essayée, pour voir, et j’en ai conclu que les vêtements comme les visages sont indescriptibles. Même si vous avez tout le vocabulaire nécessaire pour les matériaux, les coupes, les couleurs, vous ne pourrez jamais décrire un vêtement comme vous pouvez décrire un paysage ou un intérieur. Il se peut que seul un visage mort soit descriptible, ai-je dit à Henry tandis que nous bavardions sous le poirier aux petites poires toujours vertes ou blettes, lui dans un transat de toile à rayures, moi dans un fauteuil de rotin tressé. Mais pour les vêtements, je n’ai pas d’explications.
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Alice_Alice_   23 septembre 2020
Au coeur d'un été tout en or, lentement nous glissons sur l'onde. Nous sommes sur l'étang près du village, dans une barque de pêcheurs, j'ai seize ans et rien, rien encore ne m'est jamais arrivé. Tout va commencer, tout est encore en avant. Je porte une chemise dont je suis très fière, ce doit être l'un de mes premiers achats en solitaire, elle est longue, sans col, et je la porte ceinturée, comme Tolstoï. Tandis que la barque glisse sur l'eau noire, ma main dans l'eau cueille des nénuphars. Elle saisit leurs tiges vertes, tout doucement gluantes, les arrache, et c'est comme un élastique qui sort de l'eau, au bout duquel les vastes feuilles vertes et planes, rondes comme des assiettes, ont le vivant d'une oreille d'éléphant. Puis c'est la fleur, comme en caoutchouc, blanche et dure avec son coeur jaune. Rien ne me sera jamais plus doux que l'eau du lac d'été noire et froide, noire et tiède, amour du corps. On joue dans la barque, on se renverse, on se fait passer par-dessus bord, on plonge on s'engloutit, on ressort parmi les nénuphars aux tiges vivantes, rien n'a encore commencé, mais tout va commencer bientôt.
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Alice_Alice_   23 septembre 2020
Lorsque nous avons consenti à nous réveiller et sommes à la cuisine en train de prendre notre petit déjeuner, m'a dit Lottie, nous nous racontons nos rêves. Il paraît qu'il y a des gens que cela ennuie ; ce n'est pas du tout notre cas. Bien au contraire, m'a dit Lottie, c'est lorsque les gens racontent des choses qui ne ressemblent pas du tout à des récits de rêves que cela m'ennuie. J'aime le moment où le rêve commence à s'échapper, car c'est la règle, comme tout le monde le sait : la parole le fait fuir. Il se défait comme un chapiteau qu'on démonte, il s'évanouit comme une apparition qui s'en va, il était énorme et il n'en reste presque rien : un bout de scène, un détail du décor. Vous aurez remarqué, m'a dit Lottie, il y a toujours un moment de la journée où il réapparait. Vers six heures du soir, vous êtes en train de réparer une lampe, de parler avec un ami, de lire ou de prendre le bus, et le rêve d'un coup apparaît en entier, juste une seconde, avant de disparaître à nouveau et cette fois pour toujours. Avec ma sœur Irma nous accordons beaucoup d'importance à toutes ces choses.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2020
Je crois que je suis très habile à la production des rêves. J’en fais en moyenne quatre par nuit et ce sont de véritables romans ou plus exactement des nouvelles. Il y a toujours un début, un milieu, une fin, même si bien sûr l’ordre est le plus souvent interverti et que le rêve débute par la fin pour s’achever par le milieu. Mais cela a son charme, aussi. Les histoires chronologiques m’ont toujours laissée sceptique car comment dire ou croire que telle histoire commence ici et s’arrête là ? J’ai connu une femme écrivain qui disait toujours qu’elle commençait ses romans par la fin : quand elle avait trouvé la dernière phrase de son roman, alors elle pouvait le commencer.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2020
J’ai connu d’autres cas où deux existences ne purent jamais se mêler. Deux êtres avaient tout pour s’entendre, pour se comprendre, pour s’apporter l’un à l’autre ce qui manquait à l’un et à l’autre, or leurs trajectoires bifurquaient inexorablement et cependant toujours en s’effleurant, comme si, au fond, l’un n’était rien d’autre que le reflet de l’autre.
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Vidéo de Anne Serre
ANNE SERRE – GRANDE TIQUETÉ Par l'auteure & Marie-Armelle Deguy
Inventer une langue est le fantasme de beaucoup d'enfants, ou de beaucoup d'écrivains. Anne Serre le fait en tant qu'enfant, et en tant qu'écrivain. le conte qu'elle écrit l'est dans une langue inconnue, nouvelle, faite des mille choses dont elle a en quelque sorte hérité de son père qui, atteint d'un cancer à la bouche, s'est mis à développer un « sabir » qu'elle seule comprenait. de cet ultime échange, naît ce livre si singulier, qu'on peut lire en essayant de saisir le sens, ou écouter en « suivant la musique ». C'est ce qui est proposé pour cette soirée où l'auteure, accompagnée d'une comédienne, nous donne à entendre cette histoire.
À lire – Anne Serre, Grande tiqueté, Champ Vallon, 2020.

Lundi 9 mars 2020 - 21H
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