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EAN : 9782851979391
152 pages
L'Herne (28/06/2011)
3.25/5   6 notes
Résumé :
Chaque mois, pendant presque 5 ans, Michel Serres a observé et analysé, sous forme de chroniques relativement brèves (parues dans « Le Monde de l’éducation », de 1995 à 2000), toutes sortes de faits ou traits saillants de notre société : la publicité (souvent hideuse) ; l’ordinateur (qui nous oblige à être intelligents) ; la société pédagogique (dans laquelle les citoyens ont été, sont ou seront enseignés ou enseignants) ; Wikipédia (encyclopédie interactive et mult... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Orphea
  18 novembre 2012
Opération Masse Critique...
Merci aux éditions de L'Herne et à Babelio bien sûr.
Ce petit ouvrage de quelque 150 pages rassemble une trentaine de brèves chroniques, parues dans "Le Monde de l'Éducation" entre 1997 et 1999. C'est ce détail qui m'a décidée à choisir ce livre parmi tant d'autres. "Le Monde de l'Éducation", revue bien connue des enseignants et des étudiants : et pourtant, moi qui me destine à ce merveilleux métier de professeur des écoles, je n'ai jamais pris le temps d'en parcourir les pages.
Dans ce petit recueil, sont réunies quelques réflexions intéressantes sur l'enseignement et le savoir en général, ou du moins quelques pistes de réflexion que tout bon enseignant, à mon sens, devrait se poser un jour. Non, je ne suis pas toujours d'accord avec vous, Monsieur Michel Serres, tout philosophe, tout académicien que vous soyez, mais qu'importe ! Vous ouvrez la voie, vous m'aidez à faire quelques pas, je peux ensuite vous lâcher la main et penser par moi-même.
Non la lecture de ces petites chroniques n'apporte pas de réponses, la philosophie n'en apporte jamais, elle nous lance sur le chemin de la pensée.
Non, vous ne trouverez pas dans ces pages des solutions aux problèmes que notre école républicaine rencontre aujourd'hui. Un système remis en cause, réformé sans cesse, pour le meilleur et... Merci Monsieur Sarko, pour le pire.
Et pourtant si vous voulez bien prendre le temps de vous interroger quelques minutes, le temps d'une lecture, sur notre manière de transmettre le savoir, comment donner le goût de la connaissance aux futures générations, et prendre le temps de réfléchir à ce que notre société nous propose dans ce domaine, alors non, vous n'aurez pas perdu votre temps.
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Corboland78
  24 octobre 2012
Michel Serres, né en 1930 à Agen (Lot-et-Garonne), est un philosophe, historien des sciences et homme de lettres français. Son nouvel ouvrage, Andromaque veuve noire, qui vient d'être édité, regroupe ses chroniques parues dans le Monde de l'Education entre janvier 1997 et mai 1999.
Une petite trentaine de textes courts, abordant tous peu ou prou, le thème de l'enseignement et de la transmission du savoir.
Michel Serres se gausse des politiques nouvellement nommés qui veulent réformer l'enseignement dans le seul but de se faire mousser ou de contredire leurs prédécesseurs, lui sait au regard de sa longue expérience que « tous les systèmes se valent, l'important étant ce qu'on en fait » et que le savoir dépend des modalités de transmission. A l'ère des ordinateurs et d'internet, ces médiums ne sont pas de simples outils de travail. Une réforme de l'enseignement ne portera ses fruits que si elle intègre le fait que les contenus dépendent des canaux de diffusion.
Le philosophe reste par ailleurs optimiste sur l'avenir du livre, constatant que « jamais un support nouveau ne détruisit le précédent ». Bien que nos vies soient régies par les écrans d'ordinateurs, tablettes, Smartphones et autres technologies modernes, nous continuons à écrire et imprimer. Mais la nature des messages échangés dépend des supports qu'ils utilisent.
L'auteur s'interroge aussi sur la science et l'éthique, remarquant que bien souvent c'est après qu'une découverte a été faite, qu'on se demande si elle est moralement acceptable. Comment inverser cette tendance, sans entraver la liberté ?
Je dois avouer que la lecture de ces différentes chroniques m'a le plus souvent paru ardue. Si quelques unes sont aisément compréhensibles, d'autres doivent être relues et même dans ce cas, l'obscurité ne se dissipe pas pour autant. Il faut dire aussi que si Michel Serres est un conteur très agréable à l'oral (par exemple ses interventions à la radio sur France-Info), à l'écrit malgré ses efforts, il adopte un style un peu daté fait d'éléments de phrases inversés, qui rendent la lecture un peu complexe.
Ces chroniques parues à l'origine dans un magazine, constituaient certainement un moment de lecture plaisant, mêlant culture et réflexion en un texte court, mais ici dans un livre, l'accumulation produit l'effet inverse. Un bouquin intelligent mais pour un public ayant le niveau.

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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
OrpheaOrphea   18 novembre 2012
Qui le nie ? Sans histoire nous redeviendrions des bêtes. S'impose donc une obligation de souvenir, lien qui nous tient au langage et, sans doute, à la conscience ; mais s'impose surtout un devoir de projet. Plus difficile que le premier, le second exige imagination, discernement, sens du présent, de l'anticipation, volonté de survivre pour suivre le cap décidé, enthousiasme, courage... vertus transcendantes par rapport à la répétition, elle-même en chute vers l'instinct de mort.
L'histoire et la tradition nous soutiennent, certes, mais elles ne trouvent leur sens que par la relecture qu'en fait un avenir soutenu. On périt moins des ennemis ou des obstacles que du manque de descendance ou de production, dans le lit du détail infini de l'anamnèse immobile. Sans ferme dessein, le passé tombe dans la mort et l'oubli ; un collectif sans résolution ne sait plus écrire son histoire ; sans invention ni œuvres contemporaines vives, une culture agonise. La mémoire creuse notre tombe et, sur cette fondation fermée, le projet bâtit notre séjour.
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DanieljeanDanieljean   10 mai 2018
Désirez-vous la gloire ? Ne faites pas, dites, parlez de ceux qui font. Voulez-vous de l'argent ? Le héros sue, le travailleur produit, le savant invente, le sportif bat des records... vendus à des milliers d’exemplaires ou écoutés par des millions de spectateurs, ceux qui en parlent font une fortune. Assez d’actes : des discours, des représentations ! Ne vous fatiguez point à conduire un navire, mettez en scène le naufrage de son modèle en carton-pâte, sans vous préoccuper de la véracité des choses de la mer. N’inventez ni ne produisez, critiquez.
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OrpheaOrphea   18 novembre 2012
Qui êtes-vous, identiquement ? Une intersection, fluctuante par la durée, de cette variété d'appartenances. Vous ne cessez de coudre et tisser votre propre manteau d'Arlequin, aussi nué ou bariolé, mais plus libre et souple, que la carte de vos gênes.
Ne défendez donc pas, bec et ongles, l'une de vos appartenances, multipliez-les, au contraire, pour enrichir votre identité, d’autant plus heureuse et forte, justement, qu'elle se délivre de l'appartenance que vous désiriez défendre. Ce faisant, vous l'honorerez mieux.
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Corboland78Corboland78   24 octobre 2012
L’abandon de l’éducation par les parents, la famille, le quartier, la ville et toute autre communauté rejaillit, aujourd’hui, sur l’école, où tout, désormais, doit se faire, où tout donc, par saturation, devient irréalisable.
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OrpheaOrphea   18 novembre 2012
Le racisme réduit le principe d'identité à la relation d'appartenance, liens pour lesquels la logique et les mathématiques écrivent deux signes différents. Pitié, n'usez pas du terme identité, quand il s'agit de culture, de langue ou de sexe, puisque, là, il signifie l’appartenance : cette faute devient vite crime.
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Videos de Michel Serres (69) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Serres
Dans un contexte social inédit et face à l'impossibilité de célébrer cette année la 40ème édition du festival, l'association Quai des Bulles, fidèle à son objectif premier de favoriser la création, développe de nouveaux projets pour continuer à promouvoir et valoriser le métier d'artiste et d'auteur de bande dessinée.
C'est pourquoi, nous publions "QDB" : une revue expérimentale, libre et éphémère. Conçue comme un laboratoire graphique, elle questionne avec curiosité le dessin et la multiplicité des démarches, le fond et la forme, bref, tout ce qui fait la base du métier d'artiste.
Le premier numéro invite douze auteurs à s'exprimer sur la thématique « L'Art inutile ! » : Alfred, Karine Bernadou, Florence Dupré la Tour, Joub, Laurent Lefeuvre, Emmanuel Lemaire, Anneclaire Macé, Claire Malary, Nylso, Eric Sagot et Zanzim.
Toutes et tous préoccupé.e.s par l'urgence sanitaire, la culture ne semble plus être un produit de première nécessité. Et pourtant… À ceux qui se posent la question de savoir si l'art est utile, nous souhaitons leur tendre cette revue QDB et leur répondre cette intemporelle citation de Michel Serres :
« A quoi bon vivre si nul jamais n'enchante le monde ? »
Retrouvez la revue en version papier, dans les lieux culturels de Bretagne, à partir du 15 décembre et dès maintenant dans les commerces de proximité de Saint-Malo et le pole culturel La Grande Passerelle.
En numérique : https://bit.ly/3orU8z8
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Michel Serres nous manque déjà...

Certains les nomment génération Y ou "digital natives", les jeunes, (nouvelles ?), générations nous battent à plate couture devant un écran. Moi j'ai préféré les désigner sous le terme générique de ........?........

petite poucette
les pouces en or
petit poucet
poucez vous de là

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