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ISBN : 2918135046
Éditeur : Editions Dialogues (09/09/2010)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 12 notes)
Résumé :

Comment les marins se sauvent-ils des tempêtes ? Et les mariniers des inondations ? Comment les montagnards se tirent-ils des crevasses ? Et les gardiens de phare d’un envahissement de rats ? Comment les savants négocient-ils le feu et les bombes des volcans ? Que disent la brise, les fleuves turbulents, le grand hurlement des loups et le silence des microbes qui foisonnent ? Pour faire entendre le bruit de fond du monde et la voix des viva... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Lorraine47
  27 janvier 2016
Biogée est une ode aux sciences et vie de la Terre. Quel régal de se laisser emporter par le style tumultueux de cet humaniste du XXI ème siècle qu'est Michel Serres. Cet homme du sud ouest, qui a passé son enfance sur les berges de Garonne nous livre un essai très lyrique et personnel sur l'état de notre planète. Il a ce talent si particulier de s' appuyer à la fois sur de solides connaissances scientifiques à la pointe des dernières découvertes mais aussi sur une culture philosophique empruntée aux anciens tels Empédocle d'Agrigente. J'ai aimé voyager en compagnie de Michel Serres à la fois dans le temps et l'espace et retracer à ses côtés une histoire de la science. Certes, son style peut sembler abscons, mais il faut dépasser cette première impression et se laisser aller en toute confiance au flux impétueux de cet amoureux du savoir partagé.
J'envie les étudiants de Michel Serres!
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ibon
  19 septembre 2016
Lumineux et obscur, clair et confus, passionnant et ennuyeux. Michel Serres gagne à être connu mais pas forcément tous ses écrits.
Ses chroniques sur France Info sont à savourer car il est le sage, l'érudit que l'on écoute, doté d'un savoir-faire de conteur, d'une voix que l'université de Standford a su employer pour former ses étudiants.
Mais les nouvelles de ce recueil m'ont dans l'ensemble laissé perplexe. Je n'y pas vu le lien entre elles et le style m'a déconcerté: poétique ou ampoulé (selon le point de vue).
Il me semble qu'il a voulu s'inspirer des "essais" de Montaigne. Dans ce cas, en prenant exemple sur l'illustre écrivain, peut-être ne faudrait-il pas tout lire d'un trait et piocher, picorer, de-ci de-là.
Toutefois, le message sur la préservation de la Biogée m'a échappé même si les épisodes de sa jeunesse dans la Marine (notamment au moment de la nationalisation du Canal de Suez) ont éveillé ma curiosité.

Donc, déçu par quelqu'un d'admirable pour finir comme j'ai commencé: avec un paradoxe.
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claraetlesmots
  12 septembre 2010
J'avais commencé cette lecture qui est un essai. Ayant eu du mal à rentrer dedans, je l'avais mise de côté. J'en ai parlé avec Charles Kermarec qui m'a dit :
-Pourquoi ne pas l'écouter ?
En effet, je n'y avais pas pensé alors que les livres des éditions dialogues offrent cette possibilité. Mais lire un livre ou l'écouter, est ce pareil?
Et là, je peux vous assurer que j'ai fait un très beau voyage ! Enclencher la lecture, fermer les yeux et se laisser guider, emporter par la voix de Michel Serres.
La voix suit le texte, se fait langoureuse comme les fleuves. Elle se fait forte, tempétueuse comme les volcans. Chantante ou en colère, elle déclame ou proteste. La voix devient celle de notre terre Mère. Elle détache ou insiste sur certains mots mais toujours avec ferveur et passion. le texte devient prière, hymne à la terre et à la vie. Nos erreurs sont martelées, accentuées par le timbre de la voix et par la ponctuation.
Un texte parsemé de poésie, de références à l'histoire et aux philosophes. le tout s'unit, s'enchevêtre à merveille et prend une portée universelle. Nul besoin d'être historien ou grand penseur, le corps tressaute, frémit et frissonne à l'écoute. On entend et surtout on comprend le message.
J'en suis ressortie abasourdie comme après un grand voyage. Une immersion totale au coeur de notre Mère… l'humilité, le respect prennent la relève.
Un livre qui devrait être lu, écouté par tous et par les générations qui viennent.
Sur mon blog, un extrait lu par Michel Serres
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gwenlaot
  11 novembre 2013
L'odyssée de Michel Serres
Difficile de faire rentrer ce livre dans une case… Roman ? non. Autobiographie ? Non. Poésie ? Non. Philosophie ? Non. Ou plutôt, oui, oui, oui et oui…
Une fois passées les premières pages en lectrice désorientée, je me suis laissée guidée par Michel Serres dans ses aventures autour du globe, plongée dans l'histoire des sciences, dans la nature, la biogée…
Sans avoir l'impression de « lire de la philosophie » je pense que ce livre est une vraie oeuvre philosophique dans le sens où j'en suis sortie en percevant le monde un peu différemment qu'en entrant. J'ai ressenti ce livre comme une ode au monde vibrant, ni bon, ni mauvais, mais sans cesse en mouvement, en échanges entre éléments, humains, espèces…
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faelys
  12 octobre 2010
Quand Monsieur Serres se met à conter la terre, la mer, l'homme et la science, la poésie et l'expérience de la vie, je me laisse porter par ses mots avec délectation, je déguste de la philosophie sans le savoir...
"Bio veut dire la Vie et Gé veut dire la Terre, comme dans Géographie. La Vie, on le sait, habite la Terre et la Terre se mêle à la Vie. de même, ce livre mélange des histoires, des légendes, des récits avec des paroles de philosophie".
C'est presque un recueil d'impressions, d'anecdotes, de réflexions humanistes et scientifiques qui parlent à chacun. Comme un conte universel, une suite de paraboles pour évoquer la fragilité de notre terre et notre responsabilité, notre inconscience. D'un souvenir sur un fleuve à des sentiments provoqués par une éclipse ou un rayon vert, des parois de glace à la solitude des phares, Michel Serres nous parle avec poésie, conviction et talent:
"Pour faire entendre le bruit de fond du monde et les voix des vivants, j'ai appelé à l'aide le récit de la nouvelle, l'évocation poétique ou musicale, les raisons scientifiques et la méditation propre à la philosophie...en une mosaïque la plus proche possible de l'expérience positive de la vie".
Le livre offre un code qui permet d'écouter en ligne le texte lu par Michel Serres lui-même, je me ferais un plaisir de l'écouter un de ces jours, assurément!!

Lien : http://petitesmadeleines.hau..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
ibonibon   02 septembre 2016
Ecran, quel aveu: faire obstacle autant qu'il montre. Comment estimer à leur juste épaisseur les couches de médias sous lesquelles gisent toutes choses, ainsi multiplement empaquetés sous écrits, pliés sous imprimés, bâillonnés sous images, cachés sous sons, étouffées sous langues, égarées sous cent écrans?
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Lorraine47Lorraine47   17 janvier 2016
Quand je caresse mon amie, mes yeux magnifient son regard, mon tact habille et exalte sa peau qui glorifie la mienne. L'ego vit et vaut de créer de l'ego chez autrui qui, alors, peut le rendre au premier au décuple, en vie et en valeur. (P41)
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Lorraine47Lorraine47   16 janvier 2016
Non seulement a disparu mon vieux métier de forçat d'eau douce, pêcher du sable, casser des cailloux, compacter des routes, mais je pleure le silence de quelques cinquante mots que je n'employais qu'avec dix mariniers, mon père et mon frère, disparus: ainsi parlant tout seul cette langue muette, je rumine un dialogue des morts. (P 23)
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Lorraine47Lorraine47   18 janvier 2016
Comme la somme des quatre premiers nombres égale dix et que, pour les pythagoriciens, la dizaine exprime l'Univers, ainsi les quatre éléments forment-ils le monde: voilà l'une des premières lois, tout archaïque, de la physique. (P76)
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rkhettaouirkhettaoui   28 août 2013
Nous avions pour amie la mer…… mais pour ennemie,la mer,d’autant plus aiméeque sa fureur fait frémir,triomphale,la mer ravageuse,indifférente à nos souffrances comme une maîtressecruelle,la mer qui peut soudain se présenter devant la proue comme une haute et unique falaise ou paroi de
montagne et venir s’effondrer,fracassée,sur les œuvres vives comme un tsunami,la mer qui parfois force à se dresser,debout,sur les murs de la cabine ou de la passerelle pendant que le plancher se lève à la verticale,la
mer épouvante qui hante les nuits insomniaques sous les hululements de la corne de brume,la mer abominable,épouse et fille de la brise,passive devant le vent,la mer qui emporte des apparaux et avale des vies,la mer mortelle…
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Videos de Michel Serres (62) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Serres
À 87 ans, Michel Serres continue de porter son optimisme de l?intelligence. le membre de l?Académie française publie un manifeste savoureux et grinçant intitulé « C?était mieux avant », aux éditions le Pommier, dans lequel il fustige les « nostalgiques pessimistes ».
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